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présentation de la commune de Bézaudun-les-Alpes

Dossier IA00128022 réalisé en 1992

Fiche

Œuvres contenues

Le territoire

Le territoire de la commune de Bézaudun-les-Alpes comporte plusieurs implantations antiques ou du haut Moyen Age. Il faut en particulier mentionner trois sites.

- A Villeplaine, à quelques dizaines de mètres au sud de la bergerie actuelle, la concentration des débris de tegulae nous indique l'emplacement d'une villa antique, tandis qu'au nord de cette même bergerie, au sommet et en bordure du plateau incliné, des traces de remaniement du socle rocheux nous signalent un site-refuge de cette villa antique.

- Près du col dit "Les Quatre Chemins", sur un monticule situé à une dizaine de mètres à l'est, les restes particulièrement bien conservés d'une fortification privée de pierre sèche que l'on peut attribuer à la fin du haut Moyen Age peuvent être observés

- Sur le versant sud-ouest de la colline qui domine l'église Notre-Dame du Peuple, les restes d'une agglomération de pierre sèche pouvant dater de la fin de l'antiquité ou du haut Moyen Age peuvent être observés. Cette agglomération a sans doute immédiatement précédé le village actuel, car c'est là, comme nous l'indique son toponyme, "Les Fourches", que se trouvait le lieu de justice sous l'ancien régime. Elle doit être à l'origine du choix du site pour l'implantation de l'église Notre-Dame du Peuple. Les tuiles plates réutilisées sur le toit de l'église ont pu être récupérées sur ce site. Leur origine n'est cependant pas connue avec certitude.

Au XIe siècle, le territoire de Bézaudun, bien que muni de sa paroisse, dépendait avec ceux de Gréolières et Coursegoules du château de Mayone, aujourd'hui le Baou Saint-Jean sur la commune de Gréolières. Bézaudun ne devient un fief que dans la première moitié du XIIIe siècle, avec la construction du château et le rassemblement à son pied d'un castrum muni d'une nouvelle église.

Un édifice disparu : l’église Saint-Antonin

Un acte non daté, mais attribué au XIe siècle, mentionne la donation à l'abbaye Saint-Victor de Marseille de l'église "Saint-Antonin au mont Cheiron". L'église est encore mentionnée en 1312 et en 1351. En 1780, l'ancien évêque de Vence cède à son successeur ses droits sur le prieuré Saint-Antonin de Bézaudun. Enfin, dans son dictionnaire publié en 1787, Achard nous dit que : "Il y a dans cette paroisse [de Bézaudun] un bénéfice simple que feu Monsieur de Crillon, évêque de Vence, donna aux Pères de la Doctrine Chrétienne" La localisation de cet édifice sur la commune de Bézaudun n'est pas prouvée, mais sa place dans la liste du synode de 1312, entre Bouyon et Bézaudun, d'une part, et Coursegoules et Saint-Michel de Coursegoules, d'autre part, le laisse entendre. Il doit donc correspondre au "prieuré" ou "bénéfice simple", mentionné à la fin du XVIIIe siècle.

La carte de l'IGN indique un lieu-dit "St-Antony", dans le Cheiron, à 3,3 km à l'est-nord-est du village, mais sur place, on n'y distingue pas de traces significatives. On sait que la confusion entre saint Antonin et saint Antoine est facile et fréquente. On peut donc se demander si la chapelle Saint-Antoine de Gréolières, aujourd'hui également disparue mais figurant encore sur la carte de Cassini, ne conserve pas aussi le souvenir de ce lieu de culte dont l'origine est antérieure à l'éclatement du territoire de Mayone.

Aires d'étudesCoursegoules
AdresseCommune : Bézaudun-les-Alpes

Références documentaires

Bibliographie
  • ACHARD, Claude-François. Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Provence ancienne et moderne, du Comté-Venaissin, de la principauté d'Orange, du comté de Nice etc. Aix-en-Provence : Pierre-Joseph Calmen, 1788, 2 vol.

  • BENOIT, Fernand. Recueil des actes des comtes de Provence appartenant à la maison de Barcelone, Alphonse II et Raimond Bérenger V (1196-1245). Collection de textes pour servir à l'histoire de Provence. Monaco : Imprimerie de Monace ; Paris : A. Picard, 1925, 2 tomes, CCLXIX, 496 p.

  • BOUCHE, Honoré. La chorographie ou description de Provence et l'histoire chronologique du mesme pays. Aix : Charles David imprimeur du Roy, 1664, 2 tomes et 2 fasc. de suppl. reliés en 2 vol.

  • FROESCHLE-CHOPARD, Marie-Hélène. Espace et Sacré en Provence (XVIe-XXe siècle). Cultes, images, confréries. Paris, 1994.

  • FROESCHLE-CHOPARD, Marie-Hélène, POTEUR, Jean-Claude. Les «romérages» en Provence Orientale au XVIlle siècle : expression d'une culture populaire. Dans : Le Monde alpin et rhodanien, Ier-2eme trimestre 1978, p. 189 à 191.

  • POTEUR, Jean-Claude. Réseau paroissial et implantations castrales du Xe au XIIIe siècle, l'exemple de l'évêché de Grasse Antibes. Dans : Actes du 109e congrès des sociétés savantes, Dijon, 1984, hist. méd., t. I, Paris, 1985, pp. 69-92.

  • POTEUR, Catherine et Jean-Claude. Les premières églises paroissiales en Provence orientale. Dans : Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie des Alpes-Maritimes,t. XXXVIII, 1996, pp. 93-106.

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