Logo ={0} - Retour à l'accueil

Maison de villégiature (villa balnéaire) dite Les Myrtes

Dossier IA83001536 réalisé en 2011

Fiche

Dossiers de synthèse

Par ses proportions (665 m² au sol) et la qualité de son exécution, fruit de la collaboration de l'architecte André Barbier-Bouvet et du décorateur Paul Dupré-Lafon, cette villa peut être assimilée aux villas-châteaux de la fin du 19e siècle. Elle était également dotée d'un très riche mobilier conçu spécialement pour elle par Dupré-Lafon et qui a été dispersé lors d'une vente chez Christie's en 1987. Les abords ont été entièrement construits dans les années 1990 et transformés en résidence hôtelière.

Une autre villa avait également été construite en 1937-1938 par Barbier-Bouvet et décorée par Dupré-Lafon. Il s'agissait de Malbousquet du docteur André Jaubert, à Châtaigne. Mais celle-ci, endommagée pendant la guerre a été reconstruite en 1947.

Précision dénominationmaison de villégiature
villa balnéaire
AppellationsLes Myrtes
Parties constituantes non étudiéesparc, conciergerie, écurie, remise, logement, ferme, garage
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonSainte-Maxime - Grimaud
AdresseCommune : Sainte-Maxime
Lieu-dit : la Croisette
Adresse : chemin de, Veirane, avenue du, Souvenir-Français , boulevard
Jean-Moulin
Cadastre : 2012 F5 2600, 2898

La première villa Les Myrtes a été construite en 1887 pour monsieur Charles Truc, propriétaire au Luc (83). Elle est accompagnée d'une maison de garde et d'écuries. Elle est alors située au cœur d'un vaste domaine d'environ 60 hectares s'étendant sur les pentes de la colline de Souleyas. En 1895, sont rajoutés des remises, des écuries et des logements formant une ferme. Dans les années 1920, le domaine appartient à Henri Truchet d'Ars, dont le père avait épousé Noëllie Truc.

Dans les années 1930, elle est la propriété de madame René Marteaux, épouse de Paul Leten, ministre de Belgique. En 1941, cette dernière demande à André Barbier-Bouvet des plans pour une nouvelle villa. Un permis est déposé stipulant la démolition de tous les bâtiments existants, ce qui est fait en 1943. Il ne reste pas de représentation, à notre connaissance, de la villa détruite. La nouvelle demeure est construite entre 1941 et 1948. L'architecte-décorateur Paul Dupré-Lafon réalise la décoration intérieure ainsi que l'ensemble du mobilier. Des modifications ont été effectuées entre les plans de 1941 et les photos prises lors d'un reportage en 1951, essentiellement du côté oriental. Le décrochement sud-est occupé par le bureau-bibliothèque a été doté d'un arrondi et l'entrée principale a été précédée d'un porche ouvert par trois arcades plein-cintre. Une nouvelle maison de gardien est construite en 1945.

Au nord-ouest de la propriété, 36 hectares de terrains sont vendus par madame Leten-Marteaux pour former les lotissements du grand Souleyas (1956) puis du Nouveau Souleyas (1980). Après le décès de madame Marteaux, l'ensemble du mobilier fait l'objet d'une vente chez Christie's à Monaco en 1987. Le parc devant la villa est acquis par la ville en 1991 pour devenir un parc public. L'ensemble des terrains restants est loti dans les années suivantes. La villa existe toujours. Elle n'a pas pu être visitée.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source , (détruit)
Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Dates1941, daté par source
Auteur(s)Auteur : Barbier-Bouvet André
Barbier-Bouvet André (1892 - 1958)

André Barbier-Bouvet est né à Versailles en 1892. Il fait des études d'architecture à l' Ecole des Beaux-Arts de Paris dont il est diplômé en 1913. En 1918, il est choisi par le gouvernement français pour faire les plans et construire la nouvelle ville de Meknès au Maroc. Il réside à Meknès jusqu'à la fin de l'opération en 1925. En vacances chez des amis à Sainte-Maxime (83), il décide de s'y installer et ouvre un bureau d'étude en 1926. Grâce à ses nombreuses relations dans le milieu des grands industriels, il y construit de très grandes demeures, mais aussi de nombreuses résidences secondaires plus modestes. Il travaille également pour la ville. Il décède à Sainte-Maxime en 1958.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte attribution par source
Auteur : Dupré-Lafon Paul
Dupré-Lafon Paul (1900 - 1971)

Architecte, décorateur et créateur de mobilier, il s'illustre principalement par des réalisations de meubles et d'immeubles Art Déco, parmi lesquels le siège social de la maison Weill près de Montmartre, en 1924.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte d'intérieur attribution par source

La villa Les Myrtes occupe une position dominante par rapport au parc irrégulier de 3 hectares (actuel parc botanique public des Myrtes) qui descend en pente jusqu'à la mer. Le parc est délimité par deux allées curvilignes périphériques et parcouru par des chemins sinueux. Il est planté de nombreuses variétés de végétaux acclimatés (palmiers) dont certains centenaires, et d'essences méditerranéennes (pins, cyprès, arbousiers). Il bénéficie d'un grand bassin d'irrigation près de la villa.

La maison elle-même est construite sur une vaste terrasse maçonnée, étayée par un mur de soutènement, qui communique avec le jardin par deux volées d'escaliers. La terrasse est dallée et intègre massifs fleuris et palmiers.

Le plan-masse est constitué de deux corps de bâtiment (la villa et le garage), reliés par un portique, entourant un bassin. La villa présente un jeu de volumes composites de différentes hauteurs et formes de toits (longs pans à croupes, pavillon, terrasse) couverts de tuiles creuses. Le crépi rose des murs ne permet pas de voir les matériaux du gros œuvre.

La maison est constituée d'un sous-sol et d'un étage sur rez-de-chaussée. Le corps de bâtiment ouest est en rez-de-chaussée. Il abrite un garage pour trois voitures et le logement du chauffeur (cuisine, salle à manger, chambre, douche et W.-C.). Il est relié à la maison de maître par un porche à 4 piliers de briques sur lequel ouvre une petite pièce appelée laboratoire.

L'accès principal à la maison se fait par l'est. Devant l'entrée se trouve une cour couverte de gravier où les voitures peuvent déposer leurs passagers avant d'aller rejoindre le garage par l'arrière de la maison. Le perron est surélevé par trois marches. L'entrée est précédée d'un porche à trois arcades plein-cintre reposant sur des piliers de brique semblables à ceux du portique. On pénètre dans un vestibule d'où part l'escalier principal et où se trouvent deux vestiaires. La maison est scindée en deux parties très distinctes : au nord, les pièces de service (cuisine, laverie, garde-manger, toilettes, escalier de service du sous-sol à l'étage). L'office, accessible aussi directement par l'extérieur, relie les deux espaces par une petite porte donnant dans la salle à manger. La partie sud, ouverte sur la terrasse, est composée d'un grand salon en deux parties et d'un bureau-bibliothèque. A l'étage, l'escalier arrive sur un palier largement éclairé par trois fenêtres. On retrouve la même séparation qu'au rez-de-chaussée : au nord, l'escalier de service, la lingerie, deux chambres de domestiques, douche, W.-C., au sud, trois chambres avec salles de bains individuelles dont deux ouvrant sur une terrasse, et la roberie-penderie. Toutes les pièces ont leur cheminée en pierre de Lens ou de Rognes. Les sols sont en calcaire de Comblanchien. Au sous-sol, se trouvent la chaufferie, des caves, la réserve à vins.

Mursenduit
Toittuile creuse
Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans croupe
toit à longs pans croupe ronde
toit en pavillon
terrasse
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier en équerre en maçonnerie
Typologiesplan-masse composite ; volumétrie composite ; élévation avec axe ; caractère régionaliste provençal
Techniquessculpture
Représentationsange
Précision représentations

Sur le mur de façade bordant la terrasse, à l'ouest, une statue en pierre figurant un ange est plaquée devant un panneau en pierre de Rognes.

Z Maisons Maxime

Titre courantmaison de villégiature (villa balnéaire) dite Les Myrtes
Sélectionoui
Lieu-ditCroisette (la)
AdresseVeirane (chemin de)
Datation1920-1945
Date1941
ArchitecteBarbier-Bouvet André
TypeVilla-château aristocratique ou bourgeoise
Plan-massecomposite
Volumétriecomposite
Elévation principaleavec axe
Caractèresrégionaliste provençal
CouronnementGénoise
Entrée principale positionsur façade antérieure
Entrée principale niveaurez-de-chaussée
Entrée secondaire positionsur façade arrière
Entrée secondaire niveausoubassement ou rez-de-chaussée
Escalier extérieurnon
Perronoui
Porcheoui
Terrasseoui
Pergolanon
Balconoui
Galerieoui
Loggianon
Bow-windownon
Corps en arrondioui
Date de saisie2013-09-05T00:00:00.000+02:00
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Sainte-Maxime. Matrice cadastrale des propriétés bâties. 1882-1898. Archives communales, Sainte-Maxime : 1 G 5.

  • Registre des déclarations concernant les constructions nouvelles, reconstructions, additions de constructions... 1891-1939. Archives communales, Sainte-Maxime : Série T.

    Addition de logements, remises et écuries en 1895.
  • Demande de permis de construire au nom de Madame Renée Leten, à Sainte-Maxime. 1941. Archives communales, Sainte-Maxime : PC 795/856.

    Tirages de plans sur papier.
  • Dossiers des lotissements communaux. Archives communales, Sainte-Maxime : non coté.

    Boîte 32 bis.
Documents figurés
  • Façade sud, vue partielle. Salle à manger. Chambre. [Villa Les Myrtes. Sainte-Maxime.] / Photographies noir et blanc, auteur inconnu, 1951. Dans : Paul Dupré-Lafon décorateur des millionnaires / Thierry Couvrat-Desvergnes, Richer/Editions de l'amateur, 1990, p. 194.

  • Le salon. Coin de feu. [Villa Les Myrtes. Sainte-Maxime.] / Photographies noir et blanc, auteur inconnu, 1951. Dans : Paul Dupré-Lafon décorateur des millionnaires / Thierry Couvrat-Desvergnes, Richer/Editions de l'amateur, 1990, p. 195.

Bibliographie
  • Couvrat-Desvergnes, Thierry. Paul Dupré-Lafon décorateur des millionnaires. - Richer/Editions de l'Amateur, 1990, 208 p., 31 cm.

    P. 194-195.
  • Dans le jardin, les fleurs et les arbres surgissent parmi les dalles du sol. Dans : Le décor d'Aujourd'hui. Revue pratique de décoration. 18e année. N° 67. 1951. P. 64-69.

Multimedia
  • Tajan. Commissaires priseurs. Vente Paris; Mardi 20 novembre 2001. Espace Tajan. <URL : http://www.tajan.com/pdf/2001/artdeco20112001.pdf>

    P. 97.

Liens web

(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Négrel Geneviève