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ferme

Dossier IA05001446 inclus dans village de Ribiers réalisé en 2017

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesétable, resserre, remise agricole, fenil, séchoir, pigeonnier
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonParc naturel régional des Baronnies Provençales - Laragne-Montéglin
AdresseCommune : Val Buëch-Méouge
Lieu-dit : Ribiers
Adresse : rue, de la Draille, rue
de la Forge
Cadastre : 1823 E2 672, 674 ; 1998 E2 1810 ; 2018 000E 1810
Précisionsanciennement commune de Ribiers

L'origine de cette ferme ne paraît pas antérieure au 18e siècle.

Dans le terrier de 1755 (plan 7), le bâtiment du logis est désigné comme maison (parcelle 1178) appartenant à GIRAUD Antoine et sa femme TELLENE Claire qui possèdent aussi un jardin (parcelle 1174) où se trouve l'actuelle dépendance agricole.

Sur le cadastre de 1823, la configuration reste la même. L'actuel bâtiment du logis fait partie d'une grande « maison » de 103 m² d'emprise au sol (parcelle E2 672), accompagnée de son jardin de 150 m² (parcelle E2 674) appartenant à IMBERT Jean. L'ensemble est complété par une petite écurie de 20 m² adossée perpendiculairement à la façade sud (parcelle E2 673).

La dépendance agricole a été déclarée comme « construction neuve » en 1889 sur la matrice cadastrale des propriétés bâties, qui la mentionne comme « hangar ». La ferme est alors possédée au 7/8 par BUIS Joachim et pour 1/8 par son fils Paul qui en a l'entière propriété à partir de 1907. Il semble que la partie inférieure de son élévation nord corresponde à une construction plus ancienne (mur de jardin ?). Mais, au vu des chaînages d'angle des bâtiments mitoyens, toute la partie supérieure est une surélévation entre deux constructions déjà existantes, venant combler un vide dans un îlot agricole en fin de densification. Sur le bâtiment du logis, l'enduit de la façade date vraisemblablement du milieu du 20e siècle.

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : milieu 20e siècle
Dates1889, daté par source

Cette ferme villageoise est située entre la rue de la Forge et la rue de la Draille menant aux anciennes aires à battre communales, dans un îlot de bâtiments. Elle est constituée d'un bâtiment de logis – anciennement une petite maison de bourg, donnant dans la dense rue de la Forge – et d'une dépendance agricole ajoutée côté nord, ouvrant vers l'extérieur du bourg.

La maison d'habitation est constituée à l'origine d'un simple bloc en hauteur, mais son étage déborde côté est sur la maison voisine – à laquelle elle était rattachée dans le cadastre de 1839. De fait, l'enduit de la façade intègre la porte d'entrée de cette maison mitoyenne – dont le linteau est gravé de la date 1686 accompagnée des initiales IAP (?).

Cette maison comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et un étage carré, ces derniers destinés au logis et communiquant par un escalier intérieur. Le sous-sol est occupé par une resserre, probablement voûtée, également desservie depuis le rez-de-chaussée par un escalier intérieur.

La dépendance agricole compte un rez-de-chaussée et un étage carré. Le rez-de-chaussée est occupé par une remise-étable, accessible par une large porte charretière et par une porte piétonne. L'étage est réservé au fenil et à un pigeonnier, accessible par une baie fenière ouverte côté nord, et les murs sont bruts de maçonnerie. Dans la partie du pigeonnier, les murs sont enduits et la baie s'ouvre côté sud, sous l'avant-toit.

Les bâtiments sont construits en maçonnerie de moellons calcaires et galets. Les encadrements des portes sont façonnés au mortier de gypse, avec un linteau en bois. Sur la dépendance agricole, celui de la baie fenière est brut de maçonnerie et l'absence de son linteau (sans doute en planches) laisse voir le dessous de la génoise. Côté sud, la baie d'envol du pigeonnier possède une grille façonnée en mortier de gypse, avec huit ouvertures circulaires accompagnées des lettres ajourées J et F. La façade de la maison d'habitation conserve un enduit à la tyrolienne, rehaussé d'un décor peint de fausses chaînes harpés, faux encadrements et cadre de façade. La façade nord du bâtiment agricole conserve partiellement un enduit rustique.

La charpente est à chevrons sur pannes. Le toit est à un pan sur chaque bâtiment, couvert en tuile plate mécanique sur la dépendance agricole et en tuile creuse sur le bâtiment du logis. L'avant-toit est constitué de deux rangs de génoise qui conservent les traces d'un badigeon blanc. Sur la maison d'habitation, la souche de la cheminée est montée en briques creuses enduites avec un couvrement en tuiles creuses.

Murscalcaire moellon enduit
galet
Toittuile creuse, tuile plate mécanique
Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à un pan
Escaliersescalier dans-oeuvre
TypologiesF3a1 : ferme à maison-bloc à terre, à bâtiments accolés et/ou disjoints
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrices cadastrales de la commune de Ribiers. 1823-1911. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 P 1169 à 3 P 1172.

Documents figurés
  • Plan cadastral de la commune de Ribiers. / Dessin, encre et lavis par Martel et Martin, géomètres, 1823. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 P 1167 à 3 P 1168.

(c) Parc naturel régional des Baronnies Provençales ; (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Laurent Alexeï