Copyright
  • (c) Parc naturel régional des Baronnies Provençales
  • (c) Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc naturel régional des Baronnies Provençales - Laragne-Montéglin
  • Commune Val Buëch-Méouge
  • Lieu-dit Chatillon
  • Adresse
  • Cadastre 1755 plan 37 3373 à 3383, 3388  ; 1823 G1 10bis à 14  ; 1984 G1 194, 198 à 203  ; 2018 000G 194, 198 à 203
  • Précisions anciennement commune de Ribiers
  • Dénominations
    ferme
  • Appellations
    ferme de Chatillon
  • Parties constituantes non étudiées
    étable, resserre, cellier, cuvage, remise agricole, fenil, séchoir, pigeonnier, cour, aire à battre

Commentaire historique

Cette ferme est installée au bord de l'ancien chemin menant de Ribiers à Sisteron qui est un axe de circulation existant au moins depuis l'antiquité romaine. D'ailleurs, des fragments de tegulae sont visibles dans les terrains à l'ouest de la ferme. L'origine de la ferme remonte peut-être à la fin de l'époque médiévale, et le toponyme Chatillon pourrait correspondre à la plate-forme artificielle de l'aire à battre ?

Sur l'ensemble bâti principal, la lecture des élévations montre de nombreux collages de maçonnerie, qui indiquent que la partie la plus ancienne correspond au bâtiment sud-est. Sur celui-ci, le style de la porte du logis, avec son jour de tympan en pierre de taille, est caractéristique du milieu du 17e siècle : on en trouve notamment deux autres exemples au bourg de Ribiers, chacun accompagné de la date 1644.

Partie sud, bâtiment oriental. Pignon est, premier niveau. Porte du logis, avec encadrement en pierre de taille intégrant un jour de tympan.Partie sud, bâtiment oriental. Pignon est, premier niveau. Porte du logis, avec encadrement en pierre de taille intégrant un jour de tympan.

En outre, on observe deux dates portées du troisième quart du 17e siècle sur l'édifice : 1660 et 1663 chacune accompagnée des initiales P et I ; mais les éléments lapidaires qui les portent sont en remploi. Quelques éléments d’encadrements chanfreinés datant de cette époque sont remployés la partie nord : jour du pignon est et porte de grange du pignon ouest.

Partie sud, bâtiment occidental. Elévation sud, premier niveau. Porte de l'étable, remployant un encadrement portant une date gravée (1660) accompagnée d'une croix.Partie sud, bâtiment occidental. Elévation sud, premier niveau. Porte de l'étable, remployant un encadrement portant une date gravée (1660) accompagnée d'une croix. Partie centrale. Pignon est, premier niveau. Elément d'encadrement remployé, portant des initiales et une date gravées et peintes (PI 1663).Partie centrale. Pignon est, premier niveau. Elément d'encadrement remployé, portant des initiales et une date gravées et peintes (PI 1663).

Il semble que l'ensemble a été largement remanié au cours de la première moitié du 18e siècle, la date de 1733 gravée sur la porte du fenil du bâtiment ouest provenant sans doute de cette campagne de réaménagement. C'est de cette époque que date l'ajout du bâtiment sud-ouest, ainsi que l'aménagement de la cour avec ses piliers de portails en pierre de taille ; la fosse à fumier paraît également contemporaine.

Partie sud, bâtiment occidental. Pignon ouest, premier niveau. Porte du fenil, portant une date gravée (1733).Partie sud, bâtiment occidental. Pignon ouest, premier niveau. Porte du fenil, portant une date gravée (1733).

En tout cas, sur le plan du terrier de 1755 (plan 37) publié par D. Faure-Vincent (2014), l'ensemble bâti comprenait déjà trois bâtiments mitoyens en ligne, orientés sud-nord. La partie nord est mentionnée comme une « maison, grange et écurie » appartenant à « M. Bon notaire à Sisteron et Dlle Latil son épouse » (parcelle 3375) et la partie centrale comme une « maison, grange et écurie » appartenant à M. Jacquet (parcelle 3377). Quant à la partie sud, elle comprend une « chapelle, maison, grange, écurie et pigeonnier », appartenant à « M. Loüis de Roche sieur de Françu » (parcelle 3380) ; ce document précise que cette propriété appartenait auparavant à « Mr Saint Jean ».

Chacune de ces parties est bordée à l'ouest par une aire à battre partagée en trois parcelles appartenant aux mêmes propriétaires (parcelles 3376, 3379 et 3381). Autour de cet ensemble bâti, la répartition de la possession agricole suit la même logique que celle des bâtiments. Au nord le notaire Bon, au centre M. Jacquet qui possède un petit jardin et pré, et au sud M. de Françu qui tient un domaine plus fourni. Celui-ci comprend en effet plusieurs petites dépendances et aménagements autour de la ferme. Séparées de la façade orientale par une cour, une soue et une étable avoisinent avec un « réservoir à fien ». Celui-ci est une fosse à fumier, placée à côté de l'entrée du jardin, qui existe toujours. Côté sud, une allée perpendiculaire au pignon traverse deux prés. Un grand réservoir d'eau en indivis (parcelle 3388) est situé à l'ouest de l'aire à battre et au sud-ouest se trouve une fontaine (parcelle 3385).

Plans visuels de la terre et seigneurie du Bourg de Ribiers, 1755. Détail du plan 37.Plans visuels de la terre et seigneurie du Bourg de Ribiers, 1755. Détail du plan 37.

Dans les années 1780, Louis-Antoine Long était propriétaire de la ferme de Châtillon et avait « fait une très belle fortune à la Martinique ». Il sera maire de Ribiers en 1792, avant de devoir s'enfuir en 1793 et retourner dans les Antilles où il décède rapidement (J. Roman, 1892). En 1787, Mme de Créquy, seigneur de Ribiers, confie à M. Long la construction d'une digue au niveau de la confluence entre le Riou de Clarescombes et le Buëch, en échange d'une franchise sur les taxes qu'il doit pour ses possessions et récoltes et d'un bail emphytéotique sur une partie des Îles de Ribiers.

Sur le cadastre de 1823, l'ensemble bâti a été réuni et il appartient entièrement à CHAUVET Jean Jacques qui est alors maire et grand propriétaire de Ribiers. Il se compose alors d'une maison de 680 m² au sol (parcelle 1823 G1 13), d'un bâtiment rural (parcelle G1 10bis, 40 m²), d'une écurie (parcelle G1 12bis, 20 m²) et d'un réservoir de 390 m² qui alimente la fontaine (parcelle G1 17). Un jardin de 590 m² est installé au sud-est de la cour (parcelle G1 12) et une aire à battre de 1620 m² est aménagée le long de l'élévation occidentale de la ferme (parcelle G1 14).

Cette ferme est entourée d'un très grand domaine agricole de 107,62 hectares, compact, qui comprend une autre maison de 500 m² au sol, au quartier de la Serre (parcelle G1 127), accompagnée d'une aire à battre de 340 m² (parcelle G1 128).

Les terres labourables couvrent 71 % de ce domaine, soit 76,36 hectares, mais les autres types de terres agricoles sont beaucoup plus modestes : 2,62 ha de prés (2,5 %) et 0,58 ha de vignes (0,5 %). Avec 26,43 ha, les parcelles en bois taillis couvrent un quart du domaine, principalement sa partie haute au-dessus de la Serre. Enfin les terres incultes représentent un peu plus de 1 % du domaine, avec 0,72 ha de friches, 0,30 ha de marnes (terrains stériles mentionnés comme « ruine ») et 0,19 ha de landes.

Plan de masse et de situation d'après le plan cadastral de 1823, section G1. Echelle d'origine 1/2500e.Plan de masse et de situation d'après le plan cadastral de 1823, section G1. Echelle d'origine 1/2500e. Extrait de la carte IGN au 1/25 000e, montrant l'étendue du domaine agricole d'après le cadastre de 1823.Extrait de la carte IGN au 1/25 000e, montrant l'étendue du domaine agricole d'après le cadastre de 1823.

La dépendance disjointe au nord a été ajoutée au tout début du 20e siècle. Elle porte la date gravée de 1903, gravée dans l'enduit. Le hangar sud a été ajouté un peu après le milieu du 20e siècle. Dans la première moitié des années 1970, l’exploitation ovine comptait environ 500 brebis. L'activité agricole a pris fin au début des années 2010.

Bâtiment agricole disjoint nord. Initiales et date gravées dans l'enduit (1903 GC).Bâtiment agricole disjoint nord. Initiales et date gravées dans l'enduit (1903 GC).

Description architecturale

La ferme de Chatillon est isolée à environ 3 kilomètres au sud du village de Ribiers, à près de 520 mètres d'altitude.

Implantée perpendiculairement au sens de la pente, elle est composée d'un ensemble principal formé par plusieurs bâtiments accolés en tas, accompagné de trois dépendances agricoles disjointes dont une ruinée, d'une cour, d'une aire à battre, d'un grand réservoir d'eau et d'une fontaine-lavoir (voir sous-dossier dédié).

L'ensemble principal comporte trois parties - sud, centrale et nord - qui correspondent aux trois parcelles de 1755.

Vue de situation prise du nord-est.Vue de situation prise du nord-est. Vue d'ensemble prise de l'est.Vue d'ensemble prise de l'est. Vue d'ensemble prise du sud-est.Vue d'ensemble prise du sud-est. Vue d'ensemble prise du sud-ouest.Vue d'ensemble prise du sud-ouest. L'aire à battre bordant les bâtiments à l'ouest.L'aire à battre bordant les bâtiments à l'ouest.

Ensemble principal

Ensemble principal, partie sud

La partie sud est composée de deux bâtiments accolés, l'un à l'est et l'autre à l'ouest.

Le bâtiment oriental comporte un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble. Le rez-de-chaussée est occupé par un logis, accessible par une porte piétonne et éclairé par une fenêtre, ouvertures pratiquées dans le pignon est. L'étage, également réservé au logis, est desservi par un escalier intérieur. L'étage de comble accueille un séchoir et un pigeonnier. Ce dernier, qui était déjà mentionné sur le terrier de 1755, possédait des boulins circulaires en gypse. Au premier niveau du pignon oriental, la porte du logis possède un encadrement en pierre de taille calcaire avec linteau droit surmonté d'un jour de tympan également en pierre de taille. Au troisième niveau, la grille d'envol du pigeonnier est façonnée au mortier de gypse.

Partie sud, bâtiment oriental. Pignon est.Partie sud, bâtiment oriental. Pignon est. Partie sud, bâtiment oriental. Pignon est, troisième niveau. Baie du pigeonnier.Partie sud, bâtiment oriental. Pignon est, troisième niveau. Baie du pigeonnier. Partie sud. Elévation sud.Partie sud. Elévation sud. Partie sud. Elévation sud, collage de maçonnerie.Partie sud. Elévation sud, collage de maçonnerie.

Le bâtiment occidental comprend un étage de soubassement - occupé par une étable, accessible par une porte large ouverte dans le mur sud - et un rez-de-chaussée surélevé réservé à un fenil accessible de plain-pied depuis l'aire à battre par une porte piétonne ouverte dans le pignon ouest. Au premier niveau de l'élévation sud, la porte charretière remploie un encadrement en pierre de taille calcaire, en arc plein-cintre ; le claveau central porte la date gravée 1660, accompagnée des initiales P et I, et surmontée d'une croix grecque. Au premier niveau du pignon ouest, la porte du fenil remploie également un encadrement en pierre de taille calcaire, en arc segmentaire, avec un claveau central gravé de la date 1733.

Partie sud, bâtiment occidental. Vue d'ensemble prise du sud-ouest.Partie sud, bâtiment occidental. Vue d'ensemble prise du sud-ouest. Partie sud, bâtiment occidental. Elévation sud, premier niveau. Porte de l'étable, remployant un encadrement portant une date gravée (1660) accompagnée d'une croix.Partie sud, bâtiment occidental. Elévation sud, premier niveau. Porte de l'étable, remployant un encadrement portant une date gravée (1660) accompagnée d'une croix. Partie sud, bâtiment occidental. Pignon ouest, premier niveau. Porte du fenil, portant une date gravée (1733).Partie sud, bâtiment occidental. Pignon ouest, premier niveau. Porte du fenil, portant une date gravée (1733).

Cette partie sud est couverte par un toit à un pan, avec un faîtage orienté est-ouest.

Ensemble principal, partie centrale

La partie centrale comporte un étage de soubassement et un rez-de-chaussée surélevé. L'étage de soubassement est occupé par une remise-étable, accessible par deux portes charretières ouvertes dans le mur est. L'angle sud-est du rez-de-chaussée surélevé est occupé par une chambre ; le reste est réservé à un fenil, desservi par une porte piétonne et une baie fenière ouvertes dans le mur ouest. Sur l'élévation orientale, on remarque un élément lapidaire remployé, gravé de la date 1663 accompagnée des initiales P et I et encadrée de deux volutes simples. Cette partie est couverte par un toit à longs pans, dont le faîtage est orienté nord-sud.

Partie centrale. Pignon est.Partie centrale. Pignon est. Partie centrale. Pignon est, deuxième niveau. Fenêtre équipée de contrevents à cadre.Partie centrale. Pignon est, deuxième niveau. Fenêtre équipée de contrevents à cadre.

Ensemble principal, partie nord

La partie nord correspond à un grand bâtiment, avec une façade en pignon. Elle comprend deux étages de soubassement et un rez-de-chaussée surélevé. Le premier étage de soubassement accueille une remise, une resserre et un logis. Le second étage de soubassement, entièrement occupé par un logis, est accessible par un escalier intérieur droit. Le rez-de-chaussée surélevé abrite un fenil, accessible de plain-pied depuis l'aire à battre par deux portes charretières ouvertes dans le pignon ouest. Les élévations conservent un enduit rustique avec un bandeau de sous-toiture lissé et peint en blanc. Les encadrements des ouvertures non transformées récemment sont façonnés au mortier de gypse, avec un linteau droit en bois. Sur le pignon ouest, les portes charretières remploient des piédroits en pierre de taille calcaire, chanfreinés pour la porte nord, avec un jambage médian commun. Le couvrement de la porte sud est en anse-de-panier en brique pleine et celui de la porte nord est en béton. Cette partie est couverte par un toit à longs pans, dont le faîtage est orienté est-ouest.

Partie nord. Pignon est.Partie nord. Pignon est. Partie nord. Pignon est, premier niveau. Porte et escalier du logis.Partie nord. Pignon est, premier niveau. Porte et escalier du logis. Partie nord. Vue d'ensemble prise du nord-ouest.Partie nord. Vue d'ensemble prise du nord-ouest. Partie nord. Pignon ouest, premier niveau. Porte sud du fenil, remployant un encadrement chanfreiné à jambage commun avec celui de la porte nord.Partie nord. Pignon ouest, premier niveau. Porte sud du fenil, remployant un encadrement chanfreiné à jambage commun avec celui de la porte nord.

Dans cet ensemble principal, les bâtiments sont construits en maçonnerie de moellons calcaires et galets, avec des chaînes d'angles en pierre de taille ou en gros moellons équarris. Les toits sont couverts en tuile creuse, éventuellement posées sur des plaques ondulées de fibro-ciment, ou en tuile plate mécanique.

Dépendance disjointe nord-ouest

Au nord-ouest de la ferme, un grand bâtiment agricole est adossé à l'aire à battre. Il comporte un étage de soubassement et un rez-de-chaussée surélevé. L'étage de soubassement est occupé par deux étables, chacune accessible par une porte charretière et éclairée par un jour, percés dans le mur oriental. Le rez-de-chaussée surélevé accueille un grand fenil, accessible par une porte charretière ouverte dans le mur ouest et éclairé par un jour côté est. Ce bâtiment est construit en maçonnerie de moellons calcaires, avec des chaînes d'angles en gros moellons équarris. Les élévations conservent un enduit rustique, avec un cartouche lissé placé au sommet du pignon oriental dans lequel est gravée la date de 1903 accompagnée des initiales G et C. Les encadrements des ouvertures sont en brique pleine, avec un couvrement en anse-de-panier pour les portes et en arc segmentaire pour les jours. Le toit à longs pans est couvert en plaques ondulées de fibro-ciment supportant des tuiles creuses. L'avant-toit et la saillie de rive sont constitués de deux rangs de génoise.

Bâtiment agricole disjoint nord. Vue d'ensemble prise du nord-est.Bâtiment agricole disjoint nord. Vue d'ensemble prise du nord-est. Bâtiment agricole disjoint nord. Pignon est, premier niveau. Porte.Bâtiment agricole disjoint nord. Pignon est, premier niveau. Porte. Bâtiment agricole disjoint nord. Vue d'ensemble prise du sud-ouest.Bâtiment agricole disjoint nord. Vue d'ensemble prise du sud-ouest. Bâtiment agricole disjoint nord. Pignon ouest, porte du fenil.Bâtiment agricole disjoint nord. Pignon ouest, porte du fenil.

Dépendance disjointe nord-est

Au nord-est de la ferme, un petit bâtiment est adossé au mur de soutènement de la cour, comprenant un unique étage de soubassement (à usage de resserre ?). Son toit à longs pans, ruiné, était couvert en tuile creuse. L'avant-toit est constitué d'un seul rang de génoise.

Dépendance disjointe sud

Au sud de la ferme, une remise est adossée sur l'ancien mur de clôture de la cour – qui forme les côtés sud et ouest – complété côté nord par quatre piliers en béton. Sa charpente à pannes sur fermes supporte un toit à longs pans avec une couverture en tuile creuse.

Remise sud. Vue d'ensemble prise du sud-est.Remise sud. Vue d'ensemble prise du sud-est. Remise sud. Vue d'ensemble prise du nord-est.Remise sud. Vue d'ensemble prise du nord-est.

Cour, fosse à fumier et aire à battre

Une cour se développe à l'est de la ferme, s'appuyant sur un long mur de soutènement maçonné. Elle était originellement fermée par un mur maçonné percé de trois portails : côté nord, ouest et sud, dont subsiste seulement à chaque fois un pilier en pierre de taille calcaire feuillurée. Le pilier du portail nord est surmonté d'un couronnement pyramidé en entablement, au sommet duquel est placée un sphère monolithe. Celui du portail ouest, qui permettait d'accéder à l'aire à battre, possède un entablement mouluré sur lequel est posée une urne galbée monolithe. Quelques grands mûriers et noyers sont plantés à l'extrémité nord de cette cour.

A l'angle sud-est de cette cour, et à l'extérieur de son emprise, une grande fosse à fumier possède des murs maçonnés, dont le couvrement est en partie réalisé par des pierres de taille calcaire, sinon par une bâtière maçonnée.

Enfin, à l'ouest de la ferme, l'aire à battre est constituée d'une plate-forme surélevée aux pentes talutées (ancienne motte castrale ?).

Portail nord de la cour, pilier.Portail nord de la cour, pilier. Portail nord de la cour, pilier.Portail nord de la cour, pilier. Fosse à fumier. Vue d'ensemble prise de l'est.Fosse à fumier. Vue d'ensemble prise de l'est.

Portail ouest de la cour, pilier.Portail ouest de la cour, pilier. Portail ouest de la cour, pilier. Urne monolithe.Portail ouest de la cour, pilier. Urne monolithe.

Cette ferme est installée sur un site de l'antiquité romaine, et son origine pourrait remonter à la fin de l'époque médiévale. Les bâtiments actuels datent des 17e, 18e, 19e siècle et 20e siècles, et ils conservent plusieurs dates portées : 1660, 1663, 1733, 1903. L'activité agricole a pris fin au début des années 2010.

  • Période(s)
    • Principale : 17e siècle, 1ère moitié 18e siècle, 19e siècle, 1er quart 20e siècle, milieu 20e siècle
  • Dates
    • 1660, porte la date
    • 1663, porte la date
    • 1733, porte la date
    • 1903, porte la date

La ferme est composée d'un ensemble principal formé par plusieurs bâtiments accolés en tas, accompagné de trois dépendances agricoles disjointes dont une ruinée, d'une cour, d'une aire à battre, d'un grand réservoir d'eau et d'une fontaine-lavoir.

L’ensemble principal comprend 3 corps de bâtiments accolés du sud au nord. La partie sud comprend une maison-bloc en hauteur avec à l’arrière (à l’ouest) un fenil sur étable. La partie centrale est un autre fenil sur étable. La partie nord est une maison-bloc en hauteur superposant remise, resserre, logis et fenil sur 3 niveaux. Les bâtiments sont construits en maçonnerie de moellons calcaires et galets, avec des chaînes d'angles en pierre de taille ou en gros moellons équarris. Les toits sont couverts en tuile creuse, éventuellement posées sur des plaques ondulées de fibro-ciment, ou en tuile plate mécanique.

Au nord-ouest de la ferme, un grand bâtiment agricole est adossé à l'aire à battre. Un étage de soubassement est occupé par deux étables, le rez-de-chaussée surélevé accueille un grand fenil. Ce bâtiment est construit en maçonnerie de moellons calcaires, avec des chaînes d'angles en gros moellons équarris. Au nord-est et au sud de la ferme, deux remises agricoles ; celle au sud repose pour partie sur deux murs subsistant de la clôture de la cour et pour le reste sur des piliers de béton.

  • Murs
    • calcaire galet enduit
    • calcaire moellon
  • Toits
    tuile plate mécanique, tuile creuse
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit à un pan
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit en maçonnerie
  • Typologies
    F3a1 : ferme à maison-bloc à terre, à bâtiments accolés et/ou disjoints
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Bail à réparation & construction de digue et bail emphytéotique entre Mme de Crequy seigneur de Ribiers et Louis-Antoine Long, 25 septembre 1787. Archives privées du Domaine des Îles, Ribiers, non coté.

Bibliographie

  • FAURE-VINCENT, David, FAURE, Pierre. Le Terrier de Ribiers, 1755. Lettre aux amoureux du patrimoine n° 63-64. Serres : Association départementale de sauvegarde du Pays du Buëch & des Baronnies, 2014.

  • ROMAN, Joseph. Histoire de Ribiers, chef-lieu de canton du département des Hautes-Alpes. Gap : Imprimerie J.-E. Richaud, 1892. 72 p.

Documents figurés

  • Plan de la terre et seigneurie du bourg de Ribiers, 1755 / Encre et aquarelle sur papier, 1755-1758. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : F 2214.

    Plan 37
  • Plan cadastral de la commune de Ribiers. / Dessin, encre et lavis par Martel et Martin, géomètres, 1823. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 P 1167 à 3 P 1168.

    Section G1, parcelles 10 bis à 14.
Date d'enquête 2018 ; Dernière mise à jour en 2018
(c) Parc naturel régional des Baronnies Provençales
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général