Auteur
Roucaute Gérard
Roucaute Gérard

Photographe au service régional de l'Inventaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 1968 à 2005.

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Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pertuis
  • Commune Ansouis
  • Lieu-dit la Vaquette
  • Cadastre 1934 A 778  ; 1836 A 827
  • Dénominations
    demeure
  • Précision dénomination
    bastide
  • Parties constituantes non étudiées
    jardin, poulailler, bassin, pigeonnier

DESCRIPTION

Situation et composition d'ensemble

Bastide aristocratique construite sur un terrain en légère pente vers le sud, sur la rive droite du Marderic, à proximité de son confluent avec la Durance, la Vaquette est en retrait de la route d'Ansouis à Villelaure, à laquelle elle est reliée par un chemin de terre. La vue, limitée au nord par des vallonnements, est largement dégagée vers le sud-ouest. L'édifice est constitué de plusieurs corps de bâtiments disposés en L sur les côtés nord et ouest d'espaces libres : le corps de logis au nord est flanqué d'une aile de dépendances en retour d'équerre à l'ouest, de la maison des fermiers et de ses dépendances, de construction plus récente, dans son prolongement à l'est. Le corps de logis donne au sud sur une série de terrasses ombragées (platanes) agrémentées de bassins, aménagées après 1836, la maison des fermiers sur une basse-cour séparée de la terrasse principale par un muret et un pigeonnier. On accède dans l'angle sud-ouest de la terrasse principale par une porte cochère sans couvrement. La comparaison des cadastres de 1836 et 1934 révèle les assez profondes transformations subies par le plan d'ensemble : en 1836, l'édifice enserrait sur quatre côtés une cour qui ouvrait au sud sans doute par une porte cochère.

Le corps de logis, qui en occupait le côté nord, était flanqué à l'est et à l'ouest d'ailes de dépendances en retour d'équerre : l'aile orientale se terminait au sud par le pigeonnier, l'aile occidentale bordait les deux autres côtés de la cour.

Façade antérieure. Au premier plan, le pigeonnier.Façade antérieure. Au premier plan, le pigeonnier.

Matériaux et mise en œuvre

Molasse calcaire locale. Maçonnerie de moellons crépie ; encadrement de baies et bandeaux de niveaux en pierre de taille.

Corps de logis

Parti général, plan, coupes

Bâtiment de plan en U (25 m x 13, 30 m), double en profondeur. Les ailes qui, sur l'élévation antérieure enserrent une terrasse, semblent constituer un rajout ancien. L'étage inférieur est un étage de soubassement qui porte un rez-de-chaussée surélevé et un étage (carré ou de comble ?).

Élévations extérieures

- Élévation antérieure

La partie centrale est ordonnancée. Les trois niveaux de baies, disposées en cinq travées, sont soulignés chacun par un bandeau régnant avec les appuis. Toutes les fenêtres sont de type identique - couvertes d'un arc segmentaire, dotées d'un appui torique et d'un chambranle plat - mais les fenêtres de la travée centrale, réglées sur la porte, sont plus larges et celles du dernier niveau moins hautes.

La porte, également couverte d'un arc segmentaire, présente des piédroits à plinthe et une clé saillante, pendante sous un entablement et une corniche cintrée.

Les ailes en avant-corps ne participent pas à cette ordonnance. Dépourvues de mouluration, elles sont é9alement dissymétriques - 6,70 m de large à gauche, 5,15 m à droite - et dissemblables : l'aile gauche est peu percée de baies récentes à linteau droit ; l'aile droite présente une travée axiale de baies segmentaires au nu du mur et sans appui.

- Élévations postérieure et latérale droite

- L'élévation postérieure, très remaniée, présente sur deux niveaux des baies disparates par l'âge et par la forme. Au deuxième niveau, dans l'axe de l'élévation, deux fenêtres sont identiques à celles de l'élévation antérieure.

Face postérieure et pignon droit.Face postérieure et pignon droit.

- Élévation latérale droite : sur le mur-pignon droit apparaît nettement le collage de l'aile en avant-corps sur le logis initial. Fenêtres segmentaires au nu du mur disposées sur deux niveaux.

- Élévation latérale gauche : seul le pignon, aveugle, est visible au-dessus de l'aile gauche des dépendances.

Combles et couvertures

Génoise à trois rangs.

Distribution intérieure

Seul l'étage de soubassement a pu être visité. La partie antérieure du corps principal est occupé, de part et d'autre du vestibule et de la cage d'escalier à gauche par un salon, décoré de gypseries (cf.infra) et une pièce non visitée, à droite par la salle et la cuisine. Cheminée en noyer dans la salle. Menuiseries en noyer. Escalier tournant autour d'un jour sur un repos. Cage éclairée par la travée axiale de l'élévation antérieure. Rampe en fer forgé.

- Le salon : pièce carrée à angles arrondis éclairée par deux fenêtres au sud, cheminée engagée en noyer en vis-à-vis sur le mur nord ; porte dans l'angle sud-est. Sol de tomettes. Plafond à solives apparentes. Décor de gypserie sur les murs et le plafond.

Rez-de-chaussée. Salon. Cheminée (noyer) et trumeau (gypserie).Rez-de-chaussée. Salon. Cheminée (noyer) et trumeau (gypserie).

Les angles sont décorés d'un cadre mouluré montant de la plinthe au plafond intégrant un motif bas et un motif haut constitués par des volutes de feuillage.

Les trumeaux (de cheminée et des fenêtres) sont décorés d'un cadre de baguettes à enroulement de ruban et d'un cartouche ovale entre deux pilastres. La partie supérieure du cadre, de tracé segmentaire et la base du cartouche sont reliés par un mascaron, représentant un enfant sur la cheminée, un homme barbu sur le trumeau des fenêtres.

Le dessus de porte : cartouche chantourné à cadre "rocaille".

- Le plafond est constitué de trois compartiments séparés par des solives apparentes également revêtues de plâtre. Les solives sont décorées d'une moulure longitudinale sinusoïdale dans un cadre ; le même motif est adapté aux dimensions des compartiments ; aux extrémités, agrafes de fleurs et de feuillages ; au milieu, rosace ovale dans les compartiments latéraux, ronde dans le compartiment central à décor de rinceaux.

Pigeonnier

Bâtiment de plan carré ouvrant à l'ouest sur la terrasse principale par une porte couverte d'un arc segmentaire. Couverture en appentis vers le sud, présentant un décrochement occupé par la grille d'envol. Les aménagements intérieurs (boulins en plâtre, mât de perroquet) sont intacts.

Pigeonnier. Boulins.Pigeonnier. Boulins.

Bastide construite dans la 2e moitié du 18e siècle ; le plan régulier a été déformé par plusieurs remaniements successifs au cours du 19e siècle ; pigeonnier primitivement situé à l'extrémité sud d'une aile en retour à l'est

Corps de logis principal à plan en U régulier, accosté de part et d'autre de corps de bâtiment contenant les dépendances ; étage de soubassement ouvert au sud sur un ensemble de terrasses agrémentées de bassins, rez-de-chaussée surélevé et étage desservis par un escalier dans-oeuvre suspendu ; à l'étage de soubassement, salon orné de gypseries et salle à manger avec cheminée en noyer ; pigeonnier isolé de plan carré avec boulins en plâtre et mas de perroquet

  • Murs
    • molasse
    • enduit
    • moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan symétrique en U
  • Étages
    étage de soubassement, étage en surcroît
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour suspendu
  • Techniques
    • sculpture
    • décor stuqué
  • Représentations
    • coquille
    • rinceau
    • rosace
    • feuillage
    • tête
    • homme
    • rosace
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date d'enquête 1968 ; Dernière mise à jour en 1987
Articulation des dossiers