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couvent d'ursulines puis de visitandines, puis parfumerie Bérard, puis Jean Niel

Dossier IA06001645 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Genred'ursulines, de visitandines
Appellationscouvent de visitandines, puis parfumerie Bérard, puis Jean Niel
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, logement
Dénominationscouvent, parfumerie
Aire d'étude et cantonAlpes-Maritimes - Grasse
AdresseCommune : Grasse
Adresse : 4 rue
Tracastel
Cadastre : 1809 E 80, 81, 82 bis ; 2006 BH 317

En 1606, les Ursulines installent un couvent à Grasse, rue Tracastel. Les sœurs de la Visitation prennent leur suite en 1636 et, en 1665, agrandissent le bâtiment, faisant notamment édifier l'église et l'aile ouest dans laquelle elles établissent leurs cellules. Le couvent est vendu sous la Révolution comme bien national. Le parfumeur Bérard l'acquiert et le transforme en usine de parfumerie. Il l'exploite jusqu'en 1820 date à laquelle il le cède à Jean Niel, également parfumeur. Ce dernier y maintient son activité jusqu'au début du 21e siècle. Dans les années 1870, l'usine est significativement agrandie et l'aile du logis est entièrement reconstruite. L'architecte E. Raimbault en dessine les plans et les travaux sont réalisés par les entrepreneurs Bersaldo et Tomatis. L'extension de l’usine est à son tour rehaussée pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment pour réaménager les bureaux dont le décor est conçu par Jacques Courtois en 1944.

Période(s)Principale : Temps modernes
Principale : 3e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Courtois Jacques décorateur attribution par source
Auteur : Raimbault architecte attribution par source
Auteur : Bersaldo et Tomatis
Bersaldo et Tomatis

Entrepreneurs actifs dans les environs de Cannes dans la seconde moitié du 19e siècle.


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entrepreneur attribution par source

Le site Jean Niel forme un L situé en bordure du centre ancien et possède au moins trois entrées. L'ensemble se compose extérieurement de quatre structures d'époques semble-t-il différentes. La partie la plus ancienne paraît être l'aile nord. Il s'agit d'un immeuble de trois niveaux sur rez-de-chaussée, toiture à longs pans couverte de tuiles creuses. Cet espace mêlait locaux industriels de stockage et des logements. L'aile ouest se compose de trois structures. Le bâtiment le plus au nord (sur la partie la plus élevée du terrain) est, à l'angle, le bâtiment qui relie les deux ailes. Il s'apparente également à un immeuble d'habitation. Il présente un niveau de moins que l'immeuble formant l'aile nord. Dans son prolongement se trouve un bâtiment rectangulaire. La démarcation entre les deux structures est réalisée par un bandeau vertical de pierres taillées. Cette deuxième construction présente également des bandeaux moulurés qui marquent horizontalement les différents niveaux et d'autres qui encadrent les baies. Dans l'ensemble ces décors donnent à ce corps de bâtiment un aspect plus soigné que les autres structures du site. La couverture de ces deux corps de bâtiment est commune. Il s'agit d'un toit à longs pans qui se termine au nord par une croupe. L'extrémité sud couvre le mur pignon. Une corniche à modillon permet d'unir un peu plus cette couverture commune aux deux bâtiments. A l'extrémité sud de l'aile ouest se trouve un local presque carré. Il s'agit de la seule structure dont l'aspect architectural peut évoquer l'industrie. Il présente un niveau de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un niveau au-dessus visiblement ajouté postérieurement. Le plancher séparant ces deux niveaux est en voûtains. La toiture de ce bâtiment est en terrasse. Un réservoir y a été ménagé. Il a été transformé en piscine de toit dépendant du logement patronal (témoignage oral) situé au deuxième niveau.

Mursenduit
moellon
Toittuile creuse
Étages1 vaisseau, 2 étages carrés, étage de comble, étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé
Couverturesterrasse
toit à longs pans
Énergiesénergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
État de conservationétablissement industriel désaffecté

Cet ancien couvent a la particularité d'avoir abrité une usine à parfum jusqu'en l'an 2000, ce qui fait de ce site le dernier en activité dans la vieille ville de Grasse.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • [Parfumerie Bérard, puis Jean Niel] Transcription hypothécaire, n°16. 23/10/1820. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 400Q02 069.

    Vente du site de la famille Bérard à Jean Niel, parfumeur.
  • [Parfumerie Bérard, puis Jean Niel] Transcription hypothécaire, n°16. 23/10/1820. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 400Q02 069.

    Acte contenant les origines des propriété du site et la vente en 1800 de cet ancien couvent
  • Lettre de Jacques Courtois à F. de Boutiny, 10 mars 1944. Archives privées, non coté.

    J. courtois demande à son commanditaire de choisir les rideaux pour qu'ils soient livrés en même temps que les boiseries.
  • Activité de l'industrie dans le département. Etude générale sur la parfumerie. 1954. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 0028W0137.

    En 1954, la société Niel employait 14 personnes.
Bibliographie
  • La Visitation Sainte-Marie de Grasse, 1634-1934. Nice, Imprimerie Don Bosco, 1934, 24 p.

    Pour agrandir leur couvent en 1665, les sœurs font appel à l’entrepreneur qui « venait de restaurer le couvent et l’église des dominicaines ». Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général ; (c) Musée International de la Parfumerie, Grasse - Benalloul Gabriel - Buffa Géraud