Copyright
  • (c) Parc naturel régional des Baronnies Provençales
  • (c) Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc naturel régional des Baronnies Provençales - Laragne-Montéglin
  • Commune Val Buëch-Méouge
  • Lieu-dit les Faysses
  • Cadastre 1823 E3 856  ; 1984 E3 non numéroté (1233)  ; 2018 000E non numéroté (1233)
  • Précisions anciennement commune de Ribiers
  • Dénominations
    colombier
  • Parties constituantes non étudiées
    logement

L'origine de ce bâtiment remonte sans doute à la seconde moitié du 18e siècle.

Sur le terrier de 1755, il n'y a pas de construction à cet emplacement. En revanche, on remarque sur ce document l'existence d'un autre « pigeonnier en ruine » dans ce secteur (parcelle 1488), situé en face de la chapelle de Notre-Dame-des-Faysses, de l'autre côté de la route menant à Sisteron. Ce plan montre aussi à proximité les deux bassins de la « fontaine sainte », qui étaient alimenté par une source.

Sur le cadastre de 1823, l'actuel bâtiment est mentionné comme un « pigeonnier » de 20 m² au sol, appartenant à BONNETY Louis. Celui-ci possède également une parcelle de « clapier et landes » mitoyenne (parcelle 1823 E3 857) à laquelle est adossée le bâtiment, et une grande parcelle de « vigne » située en dessous (1823 E3 855). Ce quartier est alors nommé « Notre-Dame ».

La trace d'une surélévation du bâtiment est très visible sur les quatre élévations, mais c'est uniquement la cloison de l'escalier qui conserve l'ancienne forme du bâtiment. Celui-ci possédait à l'origine deux niveaux, couverts par un toit à longs pans orienté nord-sud. Après avoir été surélevé, sans doute vers le milieu du 19e siècle, le bâtiment comprenait trois niveaux, comme le montre bien une baie murée sur l'élévation nord.

C'est seulement à l'issue d'un troisième remaniement qu'il a pris sa forme actuelle, lorsque les deux niveaux supérieurs ont été fusionnés en un seul. Cette dernière transformation semble contemporaine de la réfection des enduits intérieurs du rez-de-chaussée, qui est datée par une date digitée a fresco de 1891. L'ancien enduit du rez-de-chaussée, visible par endroit, montre que les plinthes noires étaient anciennement plus hautes.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 18e siècle
    • Principale : milieu 19e siècle
    • Principale : 4e quart 19e siècle

Ce colombier est isolé à environ 600 mètres au sud du bourg de Ribiers, non loin du cimetière de Notre-Dame-des-Faysses à une altitude approximative de 540 m. Il comporte un rez-de-chaussée et un étage carré.

La partie sud du rez-de-chaussée est occupée par un logement saisonnier, accessible par une porte ouverte dans le mur sud, et éclairé par deux fenêtres percées à l'est et à l'ouest. Le sol est en carreaux de terre cuite et les murs conservent un enduit lisse avec un décor de plinthe noire. Le plafond et ses solives sont également enduits. Une cheminée était adossée au mur nord, avec un conduit construit en carreaux de terre cuite, et une pierre foyère constituée d'une grande lauze sur chant.

La partie nord-est du rez-de-chaussée est séparée du reste par une cloison à pans de bois et remplissage en mortier de gypse banché. Elle est occupée par l'escalier intérieur tournant qui mène à l'étage, desservi par une porte ouverte côté est. Les marches sont en carreaux de terre cuite rectangulaires, avec nez-de-marches en bois et contre-marches en mortier.

La partie nord-ouest consiste en un petit vestibule, accessible depuis l'extérieur par une porte ouverte côté nord, et qui communique avec le logis ; un coffre à grain maçonné est installé sous le rampant de l'escalier.

La partie sud de l'étage carré est réservée au pigeonnier, distribué par l'escalier intérieur, avec une baie d'envol ouverte côté sud. Le sol est en carreaux de terre cuite et les murs sont enduits. Ces derniers accueillent environ 200 boulins. Une soixantaine de boulins sont construits en carreaux de terre cuite. Les autres, de forme circulaire, correspondent à des modules standardisés façonnés en gypse. Ils sont installés en plusieurs rangées sur des tablettes également réalisées en mortier de gypse et l'orientation de leurs ouvertures est alternée à chaque rangée. Le conduit de la cheminée est adossé au mur nord.

La partie nord de l'étage carré, située au-dessus de la cage d'escalier, est occupée par un haut séchoir qui est aéré par deux jours en fente percés dans le mur nord et dont le sol est un plancher.

L'ensemble du bâtiment est construit en maçonnerie de moellons calcaires et de galets. La moitié inférieure des chaînes d'angles est en pierre de taille ; la partie supérieure est en brique plate. Les élévations conservent un enduit lisse, avec un décor peint de cadre de façade.

Au premier niveau de l'élévation sud, la porte possède un encadrement en arc segmentaire, en pierre de taille calcaire. Les encadrements des autres ouvertures sont façonnés au mortiers de gypse, avec un linteau en bois. Les appuis intérieurs des fenêtres sont en carreaux de terre cuite. La baie d'envol du pigeonnier est fermée par une grille façonnée au mortier de gypse, dont les trous prennent plusieurs formes géométriques. Cette baie est entourée de carreaux vernissés bruns.

La charpente comprend deux pannes, sur lesquelles sont installés des chevrons taillés en quartons qui soutiennent une sous-toiture constituée d'environ 255 tuiles plates à rebord (possiblement des tegulae, hypothèse qu'il faudrait valider archéologiquement). L'ensemble a été recouvert d'un badigeon blanc, à l'exception de six chevrons bruts de menuiserie qui ont été ultérieurement ajoutés en renfort. Le toit à un pan est couvert en tuile creuse, scellée sur la sous-toiture en tuiles plates à rebord. L'avant-toit et la saillie de rive sont constitués de deux rangs de génoise peints en blanc et le passage des angles est traité en éventail.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • calcaire galet enduit
    • brique
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    rez-de-chaussée, 1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à un pan
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant en maçonnerie
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Les tuiles plates à rebord employées en couverture pourraient être des tegulae remployées dans les années 1890. Cependant, cette hypothèse doit être validée archéologiquement.

Bibliographie

  • FAURE-VINCENT, David, FAURE, Pierre. Le Terrier de Ribiers, 1755. Lettre aux amoureux du patrimoine n° 63-64. Serres : Association départementale de sauvegarde du Pays du Buëch & des Baronnies, 2014.

Documents figurés

  • Plan cadastral de la commune de Ribiers. / Dessin, encre et lavis par Martel et Martin, géomètres, 1823. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 P 1167 à 3 P 1168.

Date d'enquête 2018 ; Dernière mise à jour en 2018
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