Dossier d’œuvre architecture IA06001641 | Réalisé par
  • patrimoine industriel, parfumeries de Grasse
bâtiment conventuel, puis parfumerie Roure-Bertrand, actuellement immeuble de bureaux
Copyright
  • (c) Musée International de la Parfumerie, Grasse

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Alpes-Maritimes - Grasse
  • Commune Grasse
  • Adresse 57 avenue Pierre Sémard
  • Cadastre 1809 E 311, 313, 315, 392, 393, 395, 396, 401, 402, 404, 442 à 445, 447p., 462 ; 2006 BK 250 à 254, 261 à 264, 266 à 271, 273, 294, 295
  • Dénominations
    bâtiment conventuel, parfumerie
  • Appellations
    parfumerie Roure-Bertrand
  • Destinations
    immeuble de bureaux

La société de parfumerie Roure-Bertrand a semble-t-il été fondée par Claude Roure au début du 19e siècle, en 1820 selon l'histoire officielle de l'entreprise. Le seul site connu occupé par cette société est son usine du quartier des Capucins (actuelle avenue Pierre Sémard). Elle a été bâtie en premier lieu sur une ancienne propriété religieuse où se trouvait un bâtiment. La moitié droite du bâtiment dit des expéditions a assez précisément la même emprise au sol que l'ancien bâtiment religieux. En 1865, Pierre Levens-Cresp propriétaire du site fait bâtir, selon les matrices cadastrales, une distillerie sur la parcelle E 442, qui correspond à celle du bâtiment dit du distilloir et de la chaufferie qui lui est accolée, avec sa cheminée en brique. La documentation ancienne confirme que ces installations sont bien les premières structures de l'usine construites sur ce site et ajoutées à l'ancien bâtiment religieux. La société Roure semble investir les lieux en 1871 selon la date portée sur l'entrée du bâtiment des absolues et en 1876 selon le cadastre. A cette époque on peut supposer que le bâtiment religieux sert aussi de local de production. La société de parfumerie ajoute à partir de là régulièrement de nouvelles structures. Le premier ajout qui date des années 1880 se trouve sur la parcelle située derrière le bâtiment religieux. La nouvelle construction, dite des absolues, est largement agrandie dans les années 1890 peu avant la construction (vers 1900) de l'atelier d'extraction. A cette date le site comprend deux groupes de constructions (le bâtiment des expéditions et celui des absolues d'un côté et de l'autre, le distilloir, la chaufferie et l'atelier d'extraction) séparés par la route départementale n°6. Cette route est privatisée et intégrée au site industriel à une date inconnue. Dans les années 1910, l'entreprise devenue propriétaire d'un terrain dit jardin Felker situé en face du site Roure, procède à la démolition d'un ancien bâtiment rural et à la construction, à la place, du bâtiment administratif, communicant avec le bâtiment des expéditions par une galerie vitrée aujourd'hui disparue. Le site comprenait aussi d'autres structures plus secondaires, notamment le dépôt d'alcool. A partir des années 1940 et surtout après guerre on ajoute de nombreuses constructions qui se limitent le plus souvent à de petites structures en tôle ou en parpaings de ciment à l'aspect très simple. L'ensemble de ces petites structures ont été démolie après la fermeture du site en 1998 et la disparition de l'entité commerciale Roure-Bertrand. N'ont été conservés et inscrits à l'inventaire que les principaux bâtiments construits avant les années 1920. De même, l'ensemble des éléments techniques (tuyaux, chemins de câbles) ainsi que les divers réservoirs et bassins ont été supprimés. En 1944 la société Roure employait 117 personnes et en 1954 elle en employait 150.

Six bâtiments de l'usine Roure ont été conservés : le couple distilloir et chaufferie (avec cheminée), la halle d'extraction, l'ensemble formé par le bâtiment des expéditions et des absolues, et enfin le bâtiment administratif. Construites à des périodes différentes, ces structures présentent toutes, de façon plus ou moins prononcée, une architecture néoclassique. Elles occupent les parties hautes du terrain qui forme comme un terreplein ou promontoire dominant la campagne au sud et le vallon du Rossignol à l'est. Sur les parties basses du site où la déclivité se renforce, les anciennes installations de l'usine ont été remplacées par des immeubles d'habitation et un hôtel. Le distilloir présente un plan presque carré, un niveau de rez-de-chaussée surélevé et un soubassement presque inaccessible. Le remplissage des murs est en moellons. La cheminée en brique, mesurant environ 35 mètres de hauteur, est encastrée dans le mur nord du bâtiment. Elle est posée sur une base en briques chaînées de pierres avec sommier en pierres taillées moulurées. Le niveau principal est structuré par quatre poteaux centraux carrés en maçonnerie avec chapiteaux octogonaux centraux. Ces poteaux, plus récents que le reste du bâtiment, supportent la partie centrale de la toiture à croupe et notamment le lanterneau vitré de forme carrée. Sa charpente, comme celle de tout ce bâtiment, est en bois couverte de tuiles mécaniques. Le bâtiment des expéditions et celui des absolues sont parallèles et ont approximativement la même longueur. De formes rectangulaires, ils sont séparés par une cour intérieure et reliés au sud par un corps de bâtiment ajouté par la suite. Le bâtiment des expéditions, dont le caractère néoclassique est très affirmé, a deux niveaux : un rez-de-chaussée et un étage carré. Le rez-de-chaussée comporte une arcade centrale ou porte cochère. Cette arcade donne accès au bâtiment des absolues, le plus imposant des bâtiments industriels conservés. Il présente un niveaux de rez-de-chaussée surmonté de trois étages carrés, des combles et en sous sol un important réseau de caves et couloirs (source orale). Les planchers des étages supérieurs sont maintenus par des poteaux sans doute métalliques (fonte ?) qui rythment les espaces intérieurs. Le toit de ce bâtiment est posé sur une charpente métallique, la couverture est en tuiles mécaniques. Une des portes de ce bâtiment porte la date 1871. L'aspect général (proportions, formes, aspect) du bâtiment administratif, construit dans les années 1910, rappelle clairement celui du bâtiment des expéditions. Il présente, comme le bâtiment des expéditions, deux niveaux : un rez de chaussée surélevé et un niveau de soubassement. Son entrée est précédée d'un perron à balustrades et d'une marquise en fer forgé. Enfin, la halle d'extraction par hydrocarbures, située en contrebas et parallèlement au couple chaufferie distilloir, présente un plan rectangulaire, toit à longs pans, couverture en fibrociment remplaçant la couverture d'origine. L'utilisation du métal riveté qui autorise un remplissage en briques creuses minces a permis d'alléger la structure du bâtiment qui présente des murs de 8 cm d'épaisseur (source orale). La face nord de la halle faisant front aux autres bâtiments évoqués plus haut a été traitée de manière classique et comparable à son environnement. Le traitement différent de l'élévation sud s'accorde mieux à la structure métallique de la halle. Ce bâtiment est prolongé à l'ouest par une halle en bois dont les quatre faces sont habillées d'une clairevoie en bois. Sa charpente est en bois couverte de plaques de ciment amiante.

  • Murs
    • brique
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    tuile mécanique, tuile creuse, ciment amiante en couverture, béton en couverture
  • Étages
    1 vaisseau, étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage de comble
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à longs pans
    • toit en pavillon
  • Énergies
    • énergie thermique
    • énergie électrique
    • produite sur place
    • achetée
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Protections
    inscrit MH partiellement, 2004/03/26
  • Précisions sur la protection

    Les bâtiments suivants subsistant de l'ancienne parfumerie : bâtiment des services administratifs ou de la direction : façades et toiture, y compris la terrasse précédant le bâtiment à l'ouest avec sa balustrade ; grand bâtiment des expéditions et des absolus : façades, toitures, cour intérieure avec son escalier, structures porteuses intérieures du bâtiment des absolus ; distilloir en totalité, y compris la cheminée ; chaufferie : façades et toiture ; bâtiment des hydrocarbures et salle de réception des fleurs en totalité (cad. BK 255, 250, 251) : inscription par arrêté du 26 mars 2004.

  • Référence MH
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