• enquête thématique régionale, arènes de Provence-Alpes-Côte d'Azur
arène d'une ferme dite mas, actuellement Arènes municipales
Auteur
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bouches-du-Rhône - Châteaurenard
  • Commune Graveson
  • Lieu-dit quartier du Grand Sépulcre
  • Adresse Arènes
  • Cadastre 1982 B 241
  • Dénominations
    arène
  • Appellations
    Arènes municipales
  • Parties constituantes non étudiées
    tribune du public, infirmerie

HISTORIQUE

On trouve dans les Archives communales de Graveson une première mention de courses de taureaux en date de juillet 1800. Un enclos, indiqué sur le cadastre de 1830, semble avoir été très vite le lieu des jeux taurins. Il s'agit d'un terrain de 1,39ha, clos de murs, comportant un corps de bâtiment (en partie du XVIIIe siècle), appartenant au Docteur Mercurin de Saint-Rémy-de-Provence. Cet ensemble, devenu propriété de la famille Lhermitte par le jeu des héritages, est donné à bail à Jacques Bonnafoux en 1849. Celui-ci dispose de "l'arène", mais les propriétaires se réservent le droit d'en jouir pour "y faire des courses de taureaux, des luttes, ou pour y faire manger le vert par la cavalerie" (acte du 12/03 /1849 ; fonds Audran Picca, Eyragues). Les Lhermitte qui restent chargés de l'entretien des murs, deviennent ainsi en quelque sorte organisateurs de courses et directeurs d'arènes. Jusqu'à l'année 1994, les arènes appartenaient à un propriétaire privé mais étaient gérées par le Club Taurin et entretenues par la mairie qui en est devenu propriétaire depuis très peu de temps.

État actuel : moyen. Travaux d'entretien nécessaires.

DESCRIPTION

Tribune sud et façade du mas. Volume et élévation vus de l'est.Tribune sud et façade du mas. Volume et élévation vus de l'est.

Situation : l'enclos est situé dans un quartier pavillonnaire de la partie sud-est de l'agglomération, non loin du centre. Il est bordé par la rue des Arènes qui devient, plus au nord en direction de Rognonas, le CD34. Les arènes sont installées dans la cour d'un mas entièrement clôturée. Pour accéder au portail, il faut franchir un pont posé sur un canal d'irrigation. Le portail d'entrée ouvre au sud.

Matériaux : pierres sèches, terre et galets, et reprises en parpaings pour le mur d'enceinte. Maçonnerie de pierres pour le mur de soutènement des tribunes. Ciment pour les tribunes. Parpaings pour une partie du toril.

Structure : les arènes sont inscrites dans un grand quadrilatère limité au sud par la façade postérieure du mas dont la partie ouest, la plus ancienne, a été construite au XVIIIe siècle. Sur les quatre côtés une grande terrasse surélevée accueille le public. Ces promenoirs sont équipés de bancs sur les parties sud et est, et sont vides à l'ouest et au nord. Dans cette partie nord, le dessous de la terrasse, plus élevée que les autres, est en partie fermée du côté piste pour former une galerie. L'angle nord-est est occupé par le toril partiellement installé dans une petite construction ancienne qui limite le terrain dans cette zone.

Élévations extérieures :

Élévation sud : le portail d'entrée est installé entre le mur d'enceinte et la façade latérale ouest du mas. Le côté est de l'entrée est donc formé par la paroi de pierres enduites de cette construction, percée de deux ouvertures et surmontée d'un fronton triangulaire limité par une moulure et dont le parement et les rangs de génoise ont été enlevés.

Couverture : dalles de ciment sur la galerie nord. Tribune et rambarde dans la partie ouest. Vue du sud.Tribune et rambarde dans la partie ouest. Vue du sud.

Distribution intérieure : un petit chalet servant de guichet est placé avant le portail d'entrée. Après le portail, trois marches permettent d'accéder à la tribune sud. Une autre série de marches va vers la terrasse ouest. À l'extrémité de cette terrasse, un escalier donne accès à la tribune nord, la plus haute. Sous cette terrasse, une galerie abrite divers locaux, comme l'infirmerie, et va jusqu'au niveau du toril. Celui-ci est surmonté de l'emplacement de la présidence. Le mur de contre piste et les terrasses sont équipées de garde-fous métalliques peints en blanc. Des platanes sont plantés dans la contre piste, sur les côtés ouest et est. L'éclairage est assuré par des guirlandes de lampes suspendues au-dessus de la piste.

CONCLUSION

Les arènes de Graveson montrent bien ce que furent de nombreuses arènes de villages. L'implantation dans la cour d'un mas destiné à d'autres activités (ici le traitement de la laine et de la soie) fut un cas assez fréquent.

La première mention de courses de taureaux à Graveson est datée de juillet 1800. Un enclos entouré de murs, aménagé en partie dans la cour d'un mas du 18e siècle appartenant à un particulier, est visible sur le cadastre de 1830. Cet enclos est à l'origine des arènes actuelles. Les arènes, plusieurs fois réaménagées, sont toujours propriété privée en 1994. Elles sont alors gérées par le Club Taurin et entretenues par la mairie, qui est devenue propriétaire peu après.

Les arènes, situées au sud-est de l'agglomération, sont inscrites dans un grand quadrilatère limité au sud par la façade postérieure du mas. Sur les 4 côtés a été aménagée une grande terrasse surélevée ; elle est équipée de bancs dans les parties sud et est. Côté nord, la terrasse élevée forme une galerie couverte d'une dalle de ciment, aménagée en divers locaux, dont une infirmerie. L'angle nord-est est occupé par le toril partiellement installé dans un petit bâtiment ancien. Le portail d'entrée est installé entre le mur d'enceinte en pierres sèches et la façade ouest du mas. Le guichet est abrité dans un petit édifice. Un escalier donnant accès à la tribune nord se trouve à l'extrémité de la terrasse ouest.

  • Murs
    • terre
    • pierre
    • ciment
    • pierre sèche
    • galet
    • parpaing de béton
  • Toits
    tuile plate, tuile creuse, ciment en couverture
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit suspendu
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
Date d'enquête 1994 ; Date(s) de rédaction 2004