Photographe de la ville de Nice, début du 21e siècle.
- recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Nice - Nice
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Commune
Nice
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Lieu-dit
Le Piol
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Adresse
31 boulevard du Tzarewitch
,
boulevard François-Grosso
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Cadastre
2026
MI
0168
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Dénominationsimmeuble, établissement administratif d'entreprise
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AppellationsPalais Florine
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Autres parties constituantesjardin
La demande de permis de construire émane de la Société des immeubles E. J. Barbier en 1924. Les lettres S, J et B s'entremêlent sur l'imposte en ferronnerie de la porte d'entrée. Les plans de l'architecte, Charles Bernard, révèlent qu'une partie du rez-de-chaussée et du sous-sol étaient les bureaux d'une entreprise, en l'occurrence le siège social de la Société des Immeubles Barnier, comme nous l'apprend l'Annuaire de Nice et des Alpes-Maritimes de 1927. Nous n'avons pour l'instant pas trouvé d'autres références de cette société dans les archives locales. Ce même annuaire nous apprend que la Société Nicaea films y avait aussi son siège social avant qu'elle ne déménage ses bureaux sur le studio de tournage de Saint-Laurent-du-Var. A cette date l'immeuble héberge également deux pensions de famille, la "pension nouvelle" de Prigogy et "Eli Saveta" de De Sivers, occupant chacune sans doute un étage de l'immeuble puisque ce dernier comprend un appartement par niveau. Ces sièges sociaux et pensions disparaissent avant la Seconde Guerre mondiale au profit d'appartements.
Le plan de situation déposé au moment de la demande de permis de construire projette un bâtiment bas de garages avec sans doute logements de chauffeurs, côté rue de Jussieu, fermant ainsi l'extrémité d'un grand jardin. Les garages ont été démolis et l'ensemble remodelé lors de la construction des immeubles rue de Jussieu (1971).
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle
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Dates
- 1924, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Bernard Charlesarchitecte attribution par sourceBernard CharlesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte exerçant à Nice, 1ère moitié 20e siècle. Né à Paris le 14 juin 1869, Charles Bernard est le fils du serrurier d'art Antoine Bernard. Entré à l'école des Beaux Arts de Paris en 1892, il participe à l'atelier de Guadet. En 1897, il en sort avec le diplôme d'architecte. Sous la direction de Paulin, il collabore, en qualité d'inspecteur, aux travaux de l'Exposition de 1900 pendant un an, et en particulier travaille à la construction du Palais de l'électricité. Il est installé à Nice en 1898. Il est membre de la Société des Architectes du Sud-Est et de la Société des Architectes Diplômés par le Gouvernement. Il occupe les fonctions d'expert près du conseil de préfecture. Il est décoré Officier d'Académie par le ministre de l'Instruction publique en janvier 1905. Il édifie aussi bien des maisons de rapport que des villas. Il construit également des bâtiments industriels, comme en 1905 l'usine à savons de San Rémo sur la Route de Turin, et en 1912 pour Lampyris un établissement industriel sur la rue Balzac. Dans la région, il est l'architecte de l'hôtel Garavan Palace à Menton (1904).
Une biographie parue dans Nice illustrée le dit : "ennemi déclaré de toute idée d'intrigue et de procédés arrivistes, il s'est fait connaître uniquement par ses qualités d'artiste et l'agrément de sa compagnie. On lui doit à Nice de nombreuses villas et constructions dont il ne veut pas faire état, attendant patiemment qu'une clientèle choisie lui confie l'exécution d'oeuvres réellement dignes de son talent." Il s'adonne à la peinture et expose comme aquarelliste aux salons de Nice. Il est également graveur. Il décède à Virieu (Isère) le 2 janvier 1946. (Véronique Thuin)
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Auteur :
Immeuble isolé de plan approximativement carré, élevé de sept niveaux habitables. Sa relative étroitesse et son nombre de niveaux accroissent la sensation de verticalité des façades, accentuée par la présence d'un oriel en position centrale des trois façades principales. L'étage de soubassement (ouvert sur une cour anglaise au nord et à l'ouest et sur jardin au sud) et le rez-de-chaussée sont traités à appareillage de pierres smillées (avec vestiges de joints en noir). Le reste des niveaux est en maçonnerie enduite. Le dernier étage est ceint d'une balustrade délimitant un balcon filant. Le couronnement est constitué d'une corniche en doucine. L'élévation dessinée par l'architecte semble y placer un décor peint (aujourd'hui disparu). Le bâti bénéficie d'un accompagnement de qualité, notamment sous la forme d'une clôture avec dés en maçonnerie sécurisant la cour anglaise. L'entrée, en partie protégée par le ressaut formant la base de l'oriel, reçoit numérotation et dénomination dans un cartouche avec tesselles dorées. Toit terrasse non accessible.
D'après les plans de l'architecte annexés à la demande de permis (non vérifiés sur place), tous les niveaux sont destinés en tout ou partie à l'habitation, même le sous-sol abritant un appartement sur jardin et un local (peut-être d'archivage) pour le bureau d'entreprise situé au rez-de-chaussée. Les plans révèlent deux entrées, la principale et l'entrée de service placée latéralement, donnant accès à l'escalier de service avec monte-charge. Les deux escaliers sont tournant à retours avec jour, éclairés chacun par une verrière zénithale, ascenseur. La superficie importante de l'appartement lié à la loge de concierge est à souligner. Les plans nous apprennent qu'il n'existe qu'un seul appartement par niveau du 1er au 5e étage. Chaque appartement est composé de deux salons, une salle-à-manger, trois chambres, une cuisine, un office, une salle de bain, une salle d'eau, deux WC dont un pour domestique et une "terrasse ménagère" (pour étendage du linge). Le 6e étage, prévu, n'a pas été édifié sans doute pour cause de dépassement du gabarit autorisé. Il est intéressant d'y noter que deux entrées séparées auraient existé, pour femmes (six chambres de domestiques) et pour hommes (quatre chambres), avec toilettes et WC. La chambre la plus petite y aurait mesuré 5,80 m2 et la plus grande 9 m2 . Suite à l'absence du 6e étage, il est possible que les logements de domestiques aient été logés au sous-sol (non vérifié).
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Murs
- enduit
- pierre moyen appareil
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Toitsbéton en couverture
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Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 5 étages carrés
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- terrasse
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
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Autres organes de circulationascenseur, monte-charge
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Techniques
- maçonnerie
- décor stuqué
- ferronnerie
- mosaïque
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Précision représentations
Le décor maçonné se caractérise par des modénatures amples marquant notamment les dessous d'appui, la verticalité de l'oriel et la frise en avant-dernier étage. Les balconnets correspondant à la travée de l'oriel sont tous différents, utilisant majoritairement des balustres sous forme de colonnettes. Les éléments de décor sont combinés de façon originale, ainsi les moulures à encadrement des linteaux de baie, les feuillages avec une sorte de bouton latéral en dessous d'appui, les motifs en table rentrante au niveau de la frise en relief (feuillage trilobé entourant un médaillon). Ferronnerie de la porte d'entrée et de la clôture de propriété et mosaïque au niveau de l'entrée.
Z Nice repérage
- 01-DENO immeuble
- 02-CHRONO 1920-1945
- 03-CARACTERE éclectique
- 04-TENDANCES néo-classique
- 05-INTEGRITE complète
- 06-VISIBILITE bonne
- 07-SITUATION isolé
- 08-IMPLANTATION en retrait
- 09-MATERIAUX non applicable
- 10-MACONNERIE enduit et appareil
- 11-SUR FACADE bow-window
- 12-ENTREE porte ornée
- 13-TOIT toit terrasse
- 14-COMBLES non applicable
- 15-DOME non applicable
- 16-BELVEDERE non applicable
- 17-FRISE frise peinte probable
- 18-CERAMIQUE non applicable
- 19-MATERIEUX GROS OEUVRE non applicable
- 20-SITE composition urbaine
- 21-LOTISSEMENT non applicable
- 22-PERGOLA non applicable
- 23-JOINTS Joints colorés
- 24-CLOTURES oui
- 25-AGREMENTS oui
- 26-COUR ANGLAISE oui
- 27-Châssis vitré et verrière non applicable
- 28-Eléments de distribution intérieur en verre non applicable
- Pied-à-terre non applicable
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
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- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Ville de Nice
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Bibliographie
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Annuaire des Alpes-Maritimes : 1927. Nice : Imprimerie niçoise, 1927. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice.
p. 503 (1ère mention du Palais Florine, ce dernier noté dans l'annuaire de 1926 comme étant en construction)
Documents figurés
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Terrains de la Société des Immeubles E.J. Barbier, boulevard du Czarewicz à Nice, état des lieux. / Tirage de plan par Charles Bernard, mai 1924. Archives communales, Nice : 2T375 671.
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Société des Immeubles E.J. Barbier, maison de rapport, boulevard du Czarewicz [Nice]. / Tirage de plan par Charles Bernard, 12 avril 1924. Archives communales, Nice : 2T375 671.
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Société des Immeubles E.J. Barbier, maison de rapport, boulevard du Czarewicz [Nice], plan du sous-sol / rez-de-jardin. / Tirage de plan par Charles Bernard, 10 avril 1924. Archives communales, Nice : 2T375 671.
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Société des Immeubles E.J. Barbier, maison de rapport, boulevard du Czarewicz [Nice], plan du rez-de-chaussée. / Tirage de plan par Charles Bernard, 10 avril 1924. Archives communales, Nice : 2T375 671.
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Société des Immeubles E.J. Barbier, maison de rapport, boulevard du Czarewicz [Nice], plan d'étage. / Tirage de plan par Charles Bernard, 10 avril 1924. Archives communales, Nice : 2T375 671.
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Société des Immeubles E.J. Barbier, maison de rapport, boulevard du Czarewicz [Nice], plan du 5e étage. / Tirage de plan par Charles Bernard, 10 avril 1924. Archives communales, Nice : 2T375 671.
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Société des Immeubles E.J. Barbier, maison de rapport, boulevard du Czarewicz [Nice], plan du 6e étage. / Tirage de plan par Charles Bernard, 10 avril 1924. Archives communales, Nice : 2T375 671.
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Société des Immeubles E.J. Barbier, garages avec logement, angle boulevard Carlone et rue de Jussieu [Nice], rez-de-chaussée, façade, coupe. / Dessin à l'encre, Charles Bernard, mai 1924. Archives communales, Nice : 2T375 671.
Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.
Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.