Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).
- recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
-
Albertini Cécilia-ElénaAlbertini Cécilia-ElénaCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Chercheur de l'inventaire, opération de recensement de l'architecture de villégiature de Nice.
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Nice - Nice
-
Commune
Nice
-
Lieu-dit
Baumettes
-
Adresse
117 promenade des Anglais
-
Cadastre
2025
MP
0275
-
Dénominationsimmeuble
-
AppellationsVilla Georges, La Vigie
La demande de permis de construire n'ayant pas été retrouvée à ce jour, la date exacte de construction du 1er état de la maison est sujette à caution. Une Maison Auda apparaît à cet emplacement dans l'Annuaire des Alpes-Maritimes de 1902. Pierre Auda est un entrepreneur de maçonnerie. A compter de 1906, la maison se nomme désormais Villa Georges. C'est cette "habitation de plaisance" qui est documentée par la revue Monographies de bâtiments modernes (N°236). On y apprend que l'architecte est Louis Daniel, que les stucs de la façade sont signés Rossi et les faïences polychromes de l'entablement sont de l'entreprise Saïssi de Menton.
L'immeuble est surélevé d'un étage en 1923 par les architectes Honoré Aubert et Lucien Barbet. On ne sait si c'est à cette époque que l'édifice perd son riche décor de façade mais il conserve sa dénomination. En 1955, son propriétaire de l'époque, Emile Fayaux, le surélève de quatre niveaux supplémentaires et lui donne son allure actuelle. Une plaque, en bas à gauche de la porte d'entrée, mentionne "A. Michel - ingénieur- 1957". L'immeuble se nomme désormais La Vigie.
-
Période(s)
- Principale : 3e quart 20e siècle
- Secondaire : 1er quart 20e siècle
-
Dates
- 1923, daté par source
- 1957, porte la date
-
Auteur(s)
-
Auteur :
Auda Pierreentrepreneur, auteur commanditaire attribution par sourceAuda PierreCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Entrepreneur actif à Nice dans la première moitié du 20e siècle.
-
Auteur :
Daniel Louisarchitecte attribution par sourceDaniel LouisCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte niçois, fin 19e-début 20e siècle. Il est au départ associé de l'architecte François Aune avant de travailler seul, puis un court temps avec son fils, René. Son agence est au 39 avenue de la gare à Nice. Il a édifié les tribunes et des aménagements du champ de courses niçois (source : L'urbanisme à Nice, essor d'une ville française).
-
Auteur :
Rossistucateur attribution par sourceRossiCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Stucateur actif à Nice au début du 20e siècle.
-
Auteur :
Manufacture Saïssicéramiste attribution par sourceManufacture SaïssiCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Joseph Saïssi naît à Menton en 1851. Il apprend le métier de céramiste auprès de son oncle à Monbello en Lombardie, puis dans d'autres manufactures du Piémont. De retour à Menton, il fonde, en 1873, Les Faïences Saïssi. Il obtient un grand succès avec les poteries artistiques, mais la céramique architecturale reste la principale activité de l'entreprise. Il s'associe en 1891 avec son frère Venanzio. Le développement touristique de Menton entraîne la construction de villas, d'immeubles bourgeois, de luxueux hôtels où l'on utilise volontiers les décors de faïence en façade. Toutes les couleurs possibles en céramique sont proposées, avec une prédominance du bleu turquoise en référence au bleu du ciel et de la mer.
La fabrique emploie jusqu'à 100 personnes et connaît une belle réussite. Elle obtient une médaille d'argent à l'Exposition Universelle de Paris en 1900 et Henri Saïssi, né en 1883, fils de Joseph, obtient une médaille d'or à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris en 1925. La crise économique de 1929 entraînera la fermeture de l'entreprise en 1933 .
-
Auteur :
Aubert Honoréarchitecte attribution par sourceAubert HonoréCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte, Nice, 1ère moitié 20e siècle. Diplômé de l'École Nationale des Arts Décoratifs de Paris, Honoré Aubert s'installe comme architecte à Nice en 1919. Élève puis salarié de l'architecte Lucien Barbet au sein de son agence, il prend sa succession. Inventeur d'une déclinaison niçoise de l'Art Déco qui associe opus de pierre et bétons colorés. Il est l'un des architectes les plus prolifiques de cette période. Travaillant seul, il s'associe a son fils Joseph à partir de 1937. Après-guerre, son agence est l'une des plus importantes de Nice et produit à ce titre de très nombreux immeubles au caractère moderne souvent raffiné.
Source : https://www.pss-archi.eu/architecte/8445
-
Auteur :
Barbet Lucienarchitecte attribution par sourceBarbet LucienCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte, Nice, fin 19e-début 20e siècle, formé à l'école des Beaux-Arts. Diplômé en 1881, il dirige la même année les travaux de la villa Sicard à Nice. En 1885 il construit l'école d'art décoratif de Nice dont il est professeur d'architecture et de construction. Il est en charge du décor de la salle des fêtes de la préfecture de Nice, et construit le groupe scolaire de la rue Vernier (Nice). Architecte du département des Alpes-Maritimes, il est nommé inspecteur des travaux diocésains de Fréjus le 28 mai 1891. Il forme dans son agence l'architecte Honoré Aubert.
-
Auteur :
Michel Andréarchitecte attribution par sourceMichel AndréCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Ingénieur des Arts et Manufactures (Paris), 20e siècle. Il commence sa carrière à Paris puis s'établit à Nice à compter de la fin des années 1940.
-
Auteur :
L'édifice est représentatif des modifications ayant concerné de nombreux immeubles niçois, à savoir surélévations successives et perte du décor originel. La Villa Georges présentait une riche ornementation avec des inflexions Art nouveau. Il s'agissait d'une maison de rapport offrant trois appartements, dont deux au rez-de-chaussée surélevé et le plus important au 1er étage, comprenant 6 pièces, cuisine-office, 2 chambres de bonne, vestiaire, bain, 3 toilettes, WC. La revue Monographies de bâtiments modernes nous apprend qu'il existait une "vaste cour dans laquelle on peut pénétrer en voiture ou en automobile au moyen d'une descente à couvert". Le sous-sol était en effet en grande partie occupé par des garages, un atelier, et un entrepôt sous le jardinet au sud, mettant l'habitation en retrait de la promenade des Anglais. La toiture était en ciment volcanique.
A partir de 1957, l'édifice correspond désormais à un immeuble de sept niveaux, terminé par un toit terrasse non accessible. Les niveaux ajoutés se caractérisent par des baies plus larges. La composition de la façade est unifiée par la présence de balcons filants avec garde-corps métalliques à motifs répétitifs. Un étroit auvent marque l'entrée. Le ressaut central, visible sur la maison originelle, est maintenu sur les étages supérieurs. Remarquer aussi la conservation, en 2025, des huisseries du 1er étage, sculptés au niveau de l'imposte (et visible sur les dessins de Monographies de bâtiments modernes). Escalier dans oeuvre, ascenseur depuis 1957.
-
Murs
- béton béton armé enduit
-
Toitsbéton en couverture
-
Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 6 étages carrés
-
Élévations extérieuresélévation à travées
-
Couvertures
- terrasse
-
Escaliers
- escalier dans-oeuvre
-
Autres organes de circulationascenseur
-
Techniques
- ferronnerie
-
Précision représentations
Seul élément de décor, les ferronneries présentent la répétition de polygones à angles rabattus adoucis avec résille au centre.
Z Nice repérage
- 01-DENO immeuble
- 02-CHRONO 1946-1970
- 03-CARACTERE non applicable
- 04-TENDANCES non applicable
- 05-INTEGRITE complète
- 06-VISIBILITE bonne
- 07-SITUATION mitoyen
- 08-IMPLANTATION en retrait
- 09-MATERIAUX oui
- 10-MACONNERIE enduit lisse
- 11-SUR FACADE balcon filant
- 12-ENTREE auvent
- 13-TOIT toit terrasse
- 14-COMBLES non applicable
- 15-DOME non applicable
- 16-BELVEDERE non applicable
- 17-FRISE non applicable
- 18-CERAMIQUE non applicable
- 19-MATERIEUX GROS OEUVRE béton armé
- 20-SITE dimension paysagère
- 21-LOTISSEMENT non applicable
- 22-PERGOLA non applicable
- 23-JOINTS non applicable
- 24-CLOTURES non applicable
- 25-AGREMENTS oui
- 26-COUR ANGLAISE non applicable
- 27-Châssis vitré et verrière non applicable
- 28-Eléments de distribution intérieur en verre non applicable
- Pied-à-terre non applicable
-
Statut de la propriétépropriété privée
-
Éléments remarquablesbalcon
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Ville de Nice
- (c) Ville de Nice
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Documents d'archives
-
Nice, demande de surélévation de la Villa Georges, 117 promenade des Anglais, par Honoré Aubert et Lucien Barbet architectes, 1923. Archives communales, Nice : 2T343 288.
-
Nice, demande de surélévation de la Villa Georges, 117 promenade des Anglais, par André Michel ingénieur, 1955. Archives communales, Nice : 4W224 584/55.
Bibliographie
-
Annuaire des Alpes-Maritimes : 1902. Nice : Imprimerie niçoise, 1902. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice.
p. 282 (mention Maison Auda) -
Annuaire des Alpes-Maritimes : 1906. Nice : Imprimerie niçoise, 1906. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice.
p. 325 (mention Villa Georges)
Documents figurés
-
Habitation de plaisance à Nice, promenade des Anglais prolongée, M. L. Daniel architecte, vue d'ensemble façade sur la Promenade. / Dessin (lithographie). Dans Monographies de bâtiments modernes, n°236, Paris : Ducher fils éd, [1907], p. 329-332. BMVR de Nice - bibliothèque Romain Gary : FR.D.30899.
p. 329 -
Habitation de plaisance à Nice, Promenade des Anglais prolongée, L. Daniel architecte, plan du sous-sol, du rez-de-chaussée, du 1er étage. / Dessin (lithographie). Dans Monographies de bâtiments modernes, n°236, Paris : Ducher fils éd, [1907], p. 329-332. BMVR de Nice - bibliothèque Romain Gary : FR.D.30899.
p. 330 -
Habitation de plaisance à Nice, promenade des Anglais prolongée à Nice, coupe longitudinale, détail de l'entablement et de la frise façade principale. / Dessin (lithographie). Dans Monographies de bâtiments modernes, n°236, Paris : Ducher fils éd, [1907], p. 329-332. BMVR de Nice - bibliothèque Romain Gary : FR.D.30899.
p. 331 -
Habitation de plaisance à Nice, promenade des Anglais prolongée à Nice, M. L. Daniel architecte, balcon du 1er étage sur la façade principale, fenêtres du rez-de-chaussée. / Dessin (lithographie). Dans Monographies de bâtiments modernes, n°236, Paris : Ducher fils éd, [1907], p. 329-332. BMVR de Nice - bibliothèque Romain Gary : FR.D.30899.
p. 332
Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.
Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).
Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.