Dossier d’œuvre architecture IA06004756 | Réalisé par
Prédal Christophe (Rédacteur)
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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  • recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
jardin d'agrément de la villa Le Lys rouge
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Ville de Nice
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Nice - Nice
  • Commune Nice
  • Lieu-dit Cimiez
  • Adresse 5 allée centrale du Parc Liserb
  • Cadastre 2025 HB 0122  ;
  • Dénominations
    jardin d'agrément
  • Appellations
    Le Lys rouge
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Parties constituantes non étudiées
    théâtre de jardin, pièce d'eau, fabrique de jardin, portique de jardin, colonnade de jardin, édicule non identifié, oratoire, terrasse en terre-plein

L'aménagement du jardin débute avec la construction de la maison mais se prolonge ensuite. Des archives en main privée révèlent que l'architecte Paul Labbé est l'auteur de beaucoup d'éléments du jardin, ainsi par exemple la niche de la vierge (1929), de statuaire avec cyprès (1930) et d'une tonnelle sur la terrasse nord (1935). Certaines attributions sont manquantes comme celle concernant le patio accolé au sud du bâtiment, dont on ne sait s'il relève de l'architecte de la maison, Tronchet, ou de Labbé.

Des analogies de formes peuvent être clairement trouvées avec des compositions réalisées par le paysagiste Ferdinand Bac (notamment à la villa Croisset de Grasse et aux Colombières de Menton) et son nom a pu être cité. Mais, à ce stade, rien ne permet d'affirmer qu'il soit l'auteur. Des recherches sur F. Bac ont mis à jour une réelle admiration que portait le commanditaire du jardin Charles Le Bargy au célèbre paysagiste mais il semblerait que des différences de points de vue ou des incompréhensions aient empêché la réalisation (voir annexe). Le résultat relève peut-être d'une commande du couple Le Bargy d'un jardin "à la mode" de Ferdinand Bac ou peut-être exista t'il des croquis du paysagiste, n'ayant pas donné suite.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1935, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Labbé Paul
      Labbé Paul

      Architecte, 1ère moitié 20e siècle, premier Second Grand Prix de Rome en 1922 sur le thème « Une grande école militaire de perfectionnement ». Il est associé à l'architecte et ingénieur niçois Gaston Nénot pour quelques réalisations Art Déco (source : pss maps).

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Bach Ferdinand-Sigismond , dit(e) Ferdinand Bac
      Bach Ferdinand-Sigismond

      Ferdinand-Sigismond Bach, qui prendra le pseudonyme de Ferdinand Bac, petit-fils illégitime de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie est né à Stuttgart en 1859. Il vient à Paris en 1871 suivre des cours de peinture à l'Académie Colarossi, école d'art fondée en 1870 par le sculpteur italien Filippo Colarossi. Très introduit dans les cercles mondains parisiens, il devient un artiste à la mode et brille en tant que caricaturiste. En 1900 il quitte Paris pour sillonner l'Europe, principalement les pays méditerranéens. Ses carnets de voyage donneront lieu à l'édition d'une trentaine d'ouvrages.

      A son retour, vers 1910 il aborde une nouvelle carrière de décorateur-paysagiste inspiré par la Méditerranée. Il crée les jardins de la villa Cyrnos, au Cap Martin, ceux des villas Croisset, à Grasse (1913) et Florentina, au Cap Ferrat (1919). A partir de 1920, il réalise à Menton pour ses amis Émile et Caroline Ladan-Bockairy le domaine des Colombières où il intervient à la fois en temps qu'architecte, paysagiste, décorateur, peintre. Il séjourne aux Colombières jusqu'à la guerre de 1939. Il décède à Compiègne, chez les Ladan-Bockairy en 1952.

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      architecte paysagiste (incertitude), attribution par tradition orale, attribution par analyse stylistique

Le terrain, aujourd'hui d'environ 9900 m2 , est vallonné, juxtaposant parties en pente, parties planes et terrasses supportées par des murs en maçonnerie. Le centre du terrain forme un creux - auparavant occupé en partie par un lac irrégulier artificiel, dépendant du jardin d'agrément de la Villa Liserb - qui accueille actuellement une piscine. La zone comportant le théâtre de verdure est en contrebas de l'ensemble. La longue allée sinueuse d'arrivée domine en partie l'ensemble du terrain. Le centre est ouvert, recevant une grande pelouse (avec piscine). Le couvert boisé, dense, se situe en périphérie. C'est à proximité de la villa que prennent place les perspectives, comme celle partant de la villa en direction du sud à travers le patio, celle perpendiculaire depuis l'accès à la terrasse du patio vers le théâtre de verdure dominé par un petit exèdre ou encore celle de l'allée des cyprès vers l'oratoire.

Les parties en terrasse prolongeant la maison principale accueillent de très nombreux cyprès, dont beaucoup plantés en alignement. Les autres espèces végétales se partagent entre chênes verts, oliviers, palmiers, pins maritimes, yuccas, pittosporums, pin des canaries et eucalyptus. Sont ainsi mélangées espèces endogènes et exogènes, ces dernières ayant pu être acclimatées du temps de la propriété Liserb. Les cyprès semblent avoir été plantés par le commanditaire du Lys rouge.

Les fabriques et monuments de jardin sont nombreux : patio, fanal, bassin avec concrétions, théâtre de verdure, statue-colonne dans une sorte d'oratoire néo-médiéval, exèdre, bancs, colonnes isolées, piédestaux avec buste ou statuaire... Autour de la maison, les éléments maçonnés existent visuellement : murs avec ciment coloré reproduisant des concrétions de rocaille, garde-corps avec boules d'amortissement, bordures avec fleur de lys... Des photographies anciennes tendent à prouver que certains décors ont relevé d'une deuxième campagne de travaux, notamment les mosaïques du patio (pavement) ou certaines plaques céramique. Il semble que certains éléments du jardin aient été revêtus à l'origine d'enduits colorés ocres, repeints depuis.

  • Plans
    jardin mixte
  • Élévations extérieures
    jardin accidenté
  • Escaliers
    • escalier isolé : escalier droit, escalier symétrique en maçonnerie
  • Jardins
    bois de jardin, rocaille de jardin, pelouse
  • Techniques
    • mosaïque
    • céramique
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Précisions sur la protection

Documents figurés

  • Le Lys rouge à Cimiez [Nice], une niche abri. / Dessin de Paul Labbé, 5 août 1929. Collection particulière Bruno Goyeneche.

  • Le Lys rouge à Cimiez [Nice], fond de cyprès. / Dessin de Paul Labbé, 25 février 1930. Collection particulière Bruno Goyeneche.

  • Le Lys rouge à Cimiez [Nice], tonnelle sur la terrasse nord. / Dessin sur papier par Paul Labbé, 17 août 1935. Collection particulière Bruno Goyeneche.

  • Le Lys rouge à Cimiez [Nice], fond d'allée. / Tirage de plan non signé [peut-être Paul Labbé], non daté [circa 1930]. Collection particulière Bruno Goyeneche.

  • Propriété de M. D'Oria Francesco, ancienne propriété Lebargy-Heep [Le Lys rouge], 7 avenue du Parc Liserb, Nice-Cimiez, plan masse. / Tirage de plan par Jean-Claude Fourcy, non daté [post 1980]. Archives communales, Nice : 3T113 (lotissement Parc Liserb).

  • [Le Lys rouge, Nice, façade côté entrée]. / Photographie par Louis Giletta, non datée [circa 1930]. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : APGLT 2067.

  • [Le Lys rouge, Nice, la villa depuis le jardin]. / Négatif par Louis Giletta, non daté [circa 1930]. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : APGLT 2064.

  • [Le Lys rouge, Nice, le patio, vue prise depuis la villa en direction du sud]. / Photographie par Louis Giletta, non datée [circa 1930]. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : APGLT 2066.

Annexes

  • La question de Ferdinand Bac
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Ville de Nice
Prédal Christophe
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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