Dossier d’œuvre architecture IA06004723 | Réalisé par
Prédal Christophe (Rédacteur)
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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Thuin-Chaudron Véronique (Rédacteur)
Thuin-Chaudron Véronique

Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).

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  • recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
maison de villégiature (villa balnéaire) dite Sans Souci, puis Quo Vadis puis Château de L'Aigle d'or ou L'Aigle d'or, actuellement immeuble
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Ville de Nice
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Nice - Nice
  • Commune Nice
  • Lieu-dit Saint-Maurice
  • Adresse 10 avenue de Gairaut , 36 avenue du Ray
  • Cadastre 2025 EI 0011
  • Dénominations
    maison
  • Précision dénomination
    maison de villégiature, villa balnéaire
  • Appellations
    Sans Souci, Quo Vadis, Château de L'Aigle d'or, L'Aigle d'or
  • Destinations
    immeuble
  • Parties constituantes étudiées

Frédéric Garin de Cocconato, résidant en Italie, et son épouse d’origine anglaise nationalisée italienne, construisent sur un terrain acheté à Antoine Giauffret en 1880. La villa est vendue en 1887 à Eusèbe Irénée Parreau et son épouse De Bottini, habitant à Saïgon. Elle est ensuite revendue en 1905 à William H Bradford, sujet américain. Elle porte alors le nom de Sans Souci. En 1915, la villa devient la propriété du peintre Marius Empis de Vendin (ou Wendin) et son épouse Angèle née Thornton Hayes. Elle est rebaptisée Quo vadis. Il est probable qu'il soit l'auteur d'une partie des peintures murales du salon, dont l'un des motifs porte la date "1916". En 1943, La villa est revendue à Mme Germaine Eugénie Lajous, séparée de biens de Richard Patron. La maison prend le nom de Château de l’Aigle d’or. En 1948 Mme Lajous dresse un cahier des charges pour en faire une copropriété. C'est sans doute la période où la maison a été surélevée d'un niveau.

La partie sud du jardin, dominant le chemin du Ray où se situait l'entrée principale, comprenait des constructions annexes dont l'une devint villa dès le début du siècle. D'autres constructions furent édifiées après 1951 (Lotissement de L'Aigle d'or) et six garages ajoutés sur la limite occidentale dans les années 1950.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle , (incertitude)

Maison érigée sur une parcelle dominante, dont la déclivité a donné lieu à la mise en place de deux terrasses maçonnées avec balustrades. La villa, à tendance italianisante, était à l'origine élevée d'un étage sur rez-de-chaussée et étage de soubassement. Au volume principal, rectangulaire s'adjoignent des parties annexes : porche, avant-corps au centre de l'étage de réception (rez-de-chaussée), travée en avancée (tourelle ?) en façade nord, volume carré à l'ouest formant grande tourelle carrée. Avant l'ajout d'un étage supplémentaire, ce volume s'individualisait dans la silhouette générale, dépassant tel un belvédère. La maison comprend également des espaces extérieurs, loggia à l'est prolongeant les salons intérieurs, terrasses accessibles depuis le 1er étage sur le porche, l'avant-corps du 1er étage et en position d'angle à l'ouest. Les quatre façades, enduites sur structure en moellons, sont traitées de manière égale avec des modénatures néo-classiques : chaînage harpé aux angles, linteaux linéaires ou triangulaires...Auparavant ceinturée d'une balustrade (avant surélévation), la toiture, en tuiles plates mécaniques, est en pavillon avec croupes sur les extensions de volume. Le belvédère est couvert de ciment. Une volée droite aboutit à la porte d'entrée sous porche. L'escalier intérieur est tournant à retours avec jour, bordé d'une rampe néo-Louis XVI. L'étage de réception (divisé en plusieurs appartements) conserve deux pièces avec décor : une à panneaux peints et l'autre avec des lambris de style Empire.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
  • Toits
    tuile mécanique, ciment en couverture
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit en pavillon croupe
    • croupe polygonale
    • terrasse
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie, suspendu
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
  • Techniques
    • maçonnerie
    • ferronnerie
    • peinture

Z Nice repérage

  • 01-DENO maison
  • 02-CHRONO 1860-1919
  • 03-CARACTERE éclectique
  • 04-TENDANCES italianisme
  • 05-INTEGRITE partielle
  • 06-VISIBILITE limitée
  • 07-SITUATION isolé
  • 08-IMPLANTATION sur jardin ou parc
  • 09-MATERIAUX oui
  • 10-MACONNERIE enduit avec parements
  • 11-SUR FACADE loggia
  • 12-ENTREE porche
  • 13-TOIT non applicable
  • 14-COMBLES non applicable
  • 15-DOME non applicable
  • 16-BELVEDERE oui
  • 17-FRISE non applicable
  • 18-CERAMIQUE non applicable
  • 19-MATERIEUX GROS OEUVRE moellon
  • 20-SITE dimension paysagère
  • 21-LOTISSEMENT non applicable
  • 22-PERGOLA non applicable
  • 23-JOINTS non applicable
  • 24-CLOTURES oui
  • 25-AGREMENTS oui
  • 26-COUR ANGLAISE non applicable
  • 27-Châssis vitré et verrière non applicable
  • 28-Eléments de distribution intérieur en verre non applicable
  • Pied-à-terre non applicable
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Éléments remarquables
    élévation

Protection au titre du PLU n°51.

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Documents d'archives

  • [Villa L'Aigle d'Or, Nice, 30 août 1948]. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : conservation des hypothèques, vol 1471 - n°47.

    (Chronologie des propriétaires de la villa)

Documents figurés

  • Plan du quartier St Maurice [Nice] dressé par le service topographique municipal / Plan imprimé en couleur par Maurice Thiébaut et le service topographique de la ville de Nice, [circa 1912]. BMVR de Nice - bibliothèque Romain Gary : G512 FBPN.23.

  • Stade Saint-Maurice, Nice. / Photographie anonyme, [1926-1945]. Archives communales, Nice : 3 Fi 91.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Ville de Nice
Prédal Christophe
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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Thuin-Chaudron Véronique
Thuin-Chaudron Véronique

Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).

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