Dossier d’œuvre architecture IA06004627 | Réalisé par
  • recensement du patrimoine balnéaire
Maison (villa balnéaire) dite Moun Oustal
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Cagnes-sur-Mer
  • Commune Cagnes-sur-Mer
  • Lieu-dit Saint-Véran
  • Adresse 13 rue Michel-Ange
  • Cadastre 2024 BL 4
  • Dénominations
    maison
  • Précision dénomination
    villa balnéaire
  • Appellations
    Moun Oustal

Maison construite par les architectes Rabanit et Cavallin pour M. Béligond, habitant au 17 rue Jouffroy, Paris. Quelques modifications ont été faites depuis l’établissement du plan en 1927 dans le permis de construire n°328, notamment sur le portique qui initialement mimait le rythme des ouvertures de l’étage qui a été simplifié à trois baies et un mur central aveugle. La date de 1928 est portée sur le mur boutant de la façade est.

L’accès depuis la rue se fait par un portail architecturé avec porte cochère et porte piétonne couronnée d’un jour traité avec une grille. L’appellation de la maison « MOUN OUSTAL » est apposée à droite et la plaque des architectes avec inscription « RABANIT/CAVALLIN/ARCHITECTES/CANNES » au niveau du sol, à gauche. Ce portail, avec son enduit moucheté et son parement en pierres de taille inégales et éparses, ses deux rangs de génoise et ses larmiers de tuile, annonce le caractère régionaliste néo-provençal de la maison.

La maison, en maçonnerie enduite, est construite sur un plan rectangulaire simple auquel s’adjoint un appentis, adossé au côté est. Elle est construite en rez-de-chaussée surélevé sur un étage de soubassement. Son toit est à longs pans asymétriques, couverts de tuiles mécaniques. La volumétrie ménage au sud des terrasses d'agrément et une loggia.

L’entrée de la maison s’effectue par l'angle nord-est. L’entrée s’opère par un escalier avec retour, qui est compris un porche cintré dans-œuvre. Cette façade se continue au nord par un mur boutant dans lequel est ménagé un passage piéton. La date de construction « 1928 » est inscrite au-dessus du passage.

La façade d’agrément se déploie au sud. Elle s'orchestre à partir d'une serlienne centrale, motif d’architecture classique que Cavallin insère discrètement dans des formes néo-provençal. Cette façade témoigne également d'une importante ouverture au paysage, permise notamment par les portiques surmontés d'une loggia et d'une terrasse. Cette dernière prolonge les pièces de réception qui bénéficient ainsi de la vue sur la baie des Anges. Les fonctions de service sont reléguées à l'étage de soubassement (buanderie, chauffage, garage) et au nord du rez-de-chaussée surélevé (cuisine et salle de bain). Un escalier en équerre dans œuvre relie les étages.

  • Murs
    • maçonnerie enduit
  • Toits
    tuile mécanique
  • Étages
    étage de soubassement, en rez-de-chaussée surélevé
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier en équerre
  • Typologies
    caractère régionaliste

Documents figurés

  • Une villa provençale au domaine de Saint-Véran, Cagnes-sur-Mer, Monsieur Béligond propriétaire. / Tirage de plan signé par C Cavallin et P Rabanit, juin 1927. Service Droits des Sols. Cagnes-sur-Mer : PC 328.

Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Vallée Clémence
Vallée Clémence

Chercheur au service de l'Inventaire PACA.

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