Dossier d’œuvre architecture IA06004626 | Réalisé par
  • recensement du patrimoine balnéaire
maison (villa balnéaire) dite Le Casal
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Cagnes-sur-Mer
  • Commune Cagnes-sur-Mer
  • Adresse 32 chemin du Lautin
  • Cadastre 2024 BE 12,13,295
  • Dénominations
    maison
  • Précision dénomination
    villa balnéaire
  • Appellations
    Le Casal
  • Parties constituantes non étudiées
    piscine, garage

La maison Le Casal est établie sur une ancienne parcelle agricole « au quartier de la Bégude d’une contenance de cinq mille mètres carrés environ portée au cadastre section B numéro deux cent dix, deux cent onze bis en nature d’olivier avec Casal ou ruine » dans l’acte notarié de 1909.

La parcelle est achetée en 1909 par Berthe Girard, pour 8000 francs un terrain (parcelles 210-211-211bis). La vente impose de garder les arbres du terrain sur lequel en 1910 elle a fait édifier sa villa. La proximité géographique et stylistique avec la maison dite La Bégude ( IA06004192), édifiée en 1900 par Louis Bonnier, et une plaque d’architecte dont on ne conserve qu’une photo et une reproduction, permettent d'attribuer la maison à Louis Bonnier. L'entreprise niçoise Thorrand et Cie a participé à la construction des dépendances de la maison. Lorsque Berthe Girard revend sa maison, en 1922 à Henry Clause et Mina Broemmer l’acte de vente fait mention d’«une propriété située sur le territoire de la Commune de Cagnes, quartier de la Bégude, connue sous le nom de ‘Le Casal’ consistant en une Villa de style provençal, élevée sur caves et composée d’un rez-de-chaussée et deux étages, avec entrée par un portail donnant sur la rue du Moulin ; grand parc entourant ladite maison ».

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1910, porte la date
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Bonnier Louis
      Bonnier Louis

      Architecte et peintre. Etude aux Beaux-Arts de Paris à partir de 1877, diplômé en 1886. Nombreuses commandes privées et publiques : écoles, piscines, immeubles HBM. Il devient architecte-conseil de la Compagnie des chemins de fer du PLM à partir de 1920. L'essentiel de sa carrière est marquée par son passage au poste d'architecte de la ville de Paris : il est nommé architecte-voyer dès 1884, devient directeur du service de l'architecture et des plantations en 1910. Il est nommé par l'État Architecte des bâtiments civils et palais nationaux chargé du Palais de l'Élysée. En 1902, il est chargé de la rédaction du nouveau règlement d'urbanisme de la ville de Paris. Il dessine le premier plan d'extension de la ville en 1912.

      Très marqué par l'Art nouveau, son style rationaliste est à la jonction entre l'architecture d'Eugène Viollet le Duc et l'Architecture moderne.

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      architecte attribution par analyse stylistique, attribution par tradition orale
    • Auteur :
      Thorrand et Cie
      Thorrand et Cie

      Entreprise niçoise, 2nd moitié 19e siècle, spécialisée dans la construction en béton. En 1863, l’isérois Jean-François Thorrand, s’établit à Nice pour commercialiser les ciments Vicat de Grenoble et s’impose rapidement dans cette spécialité.

      Il découvre en 1898, le gisement de calcaire à ciments et à chaux de Baus-Roux, mais décède en 1899 et ce sont ses héritiers qui fondent le 28 décembre 1900 pour une durée de cinquante ans, la société Thorrand & Durandy au capital de 800 000 francs, fruit de l’association de Pierre et Paul Thorrand, déjà entrepreneurs de travaux en ciment à Nice, d‘Alexandre Durandy, ingénieur à Nice, de Monsieur Allard, ingénieur à Voreppe en Isère et de Madame Champin, veuve de Jean Thorrand.

      La société Thorrand & Durandy a pour objet l’exploitation de carrières, la fabrication et la commercialisation de ciments supérieurs et de chaux hydrauliques. Les carrières se situent sur trois communes de la Vallée du Var : La Roquette-sur-Var, Levens, Utelle. Le siège social de l'entreprise est situé au Palais de l'industrie, à Nice. (PRATELLA, Lena, De l'usage des ciments naturels dans les enduits et décors de façade à travers quelques exemples niçois (1870-1920), Mémoire d'étude, Ecole du Louvre)

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      entrepreneur de maçonnerie signature

Cette grande villa s’élève en milieu de parcelle, dans un parc arboré de cèdres, d’oliviers et de cyprès. Elle est construite sur un talus de ce terrain. Au nord-ouest, trois dépendances en appentis dont une citerne avec enduit en ciment prompt imitant un parement pierre. La marque du maçon est apposée dessus « ENTREPRISE/THORRAND ET CIE/NICE ». Une dépendance présente des ornements de céramique imitant un pigeonnier, son toit couvert de tuiles creuses. L’autre dépendance, couverte de tuiles plates présente un mitron de cheminée qui évoque ceux de la maison principale.

Un escalier de jardin, à degrés légèrement concaves, mène à la maison depuis son coin sud. Des sphères d’ornement sont placées sur les quatre piliers en départ et arrivée de rampe.

L’édifice, bien qu’il présente des caractères régionalistes néo-provençaux, conserve une architecture savante, perceptible notamment dans la régularité de son élévation. Sa volumétrie s’organise autour d’un corps principal en L, composé d'un soubassement, un rez-de-chaussée surélevé auxquels s'ajoute deux étages carrés, et une absidiole sur la façade est. Son toit est en tuiles creuses à plusieurs pans.

Les quatre façades de la maison ont le même parement en moellons de pierre irréguliers à joint beurré. Des murs-boutants viennent régulièrement garnir les murs. Les linteaux des baies rectangulaires sont en bois, de même que les barres d’appuis, constituées d’un simple barreau.

L’entrée se fait à l’arrière, côté nord, par une terrasse en terre-plein entourée d’une pergola avec piliers maçonnés supportant des poutres de bois.

L’élévation de la façade principale, au Sud, présente deux niveaux. Son ordonnancement est harmonieux : quatre travées que viennent moduler les contreforts au coin gauche de l’édifice, l’ajout d’une loggia centrale à laquelle mène un escalier maçonné extérieur avec retour partant de la gauche de la façade. Un porche, sous la loggia présente un pilier central, monolithe en pierre blanche dite pierre de la Turbie, soutient un linteau taillé dans le même matériau au centre duquel une rigole évacue les eaux de pluie recueillies par une chantepleure. La taille de ce pilier prend soin de délarder les angles.

La distribution intérieure s’opère à partir d’un hall central qui distribue la cuisine, la salle à manger et le salon. Le salon présente deux baies avec retours, porte-fenêtre et couvert d'une voûte d’arrête sur la partie sud de la pièce. Une cheminée, en semi-hors-œuvre allie la pierre avec coquiller à la brique. Son manteau est couronné d’un blason à deux besans.

L’escalier tournant à retours sans jour, dans-œuvre, est projeté contre la façade sud. Son départ est constitué d’une volée maçonnée dont le mur de cage s’ouvre en arc segmentaire. Son premier palier donne sur la loggia au centre de la façade principale. Sa rampe est également en chêne. A partir du premier étage, un jour est ménagé dans l’escalier dont le dessin s’allège par le recours exclusif au bois, parfois souligné de ferrures et orné de sphères.

A l’étage, se trouvent deux chambres et un salon. Sous les fenêtres et dans les alcôves, des tablettes avec tiroirs et placards sont intégrées. La cheminée du petit salon a conservé sa tablette en bois, surmontée d’un miroir pris dans des boiseries.

  • Murs
    • pierre moellon
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    2 étages carrés, étage de soubassement, en rez-de-chaussée surélevé
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à plusieurs pans
    • appentis
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
    • escalier dans-oeuvre
  • Typologies
    caractère régionaliste

Documents d'archives

  • Matrice cadastrale des propriétés foncières de la commune de Cagnes-sur-Mer, 1911–1934. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 3 P 260.

    Case 845
  • Vente par les consorts Navello à Berthe Girard. Dans : minutes de maître Alexandre Camatte, notaires à Cagnes-sur-Mer, 1909. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 3 E 117 43. Vol. 1107, n°27.

    Acte de vente du 25 octobre 1909, publié le 17 novembre 1909, volume 1107, numéro 27.

Documents figurés

  • Plan cadastral de la commune de Cagnes. / dessin à l'encre sur papier signé par M. Sabatier, 1834. Echelle 1/2500e. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 25 Fi 27/1/B/COM.

    Section B, parcelle 210 et 211.
  • Côte d'Azur-Cagnes-sur-Mer-Vue des jardins du Casal, début du XXe siècle / Carte postale, Archives communales, Cagnes-sur-Mer : Carte postale Cagnes3.

Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Vallée Clémence
Vallée Clémence

Chercheur au service de l'Inventaire PACA.

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