Les consorts Germain décident de réaliser un programme immobilier en faisant démolir les immeubles existants qu'ils possèdent sur une grande partie de l'îlot. Ils font d'abord édifier l'immeuble de rapport à l'angle de l'avenue des Phocéens (actuelle avenue Max Gallo) et de la rue Saint-François de Paule (demande réalisée en janvier 1930). En juillet 1930 est déposée la demande de permis pour l'édification de la suite du bâtiment, identique, côté avenue des Phocéens (sous le nom de Société Palais Albert 1er). Cette partie accueillera un hôtel de voyageurs, comme le montrent les plans annexés.
Les architectes Charles et Marcel Dalmas ainsi que Marcel-Victor Guilgot signent les plans de l'ensemble. Mais une attribution réelle à Marcel-Victor Guilgot et Garabed Hovnanian (ce dernier ne pouvant signer car non français), quelquefois mentionnée, n'est pas à exclure tant certaines modénatures et ferronneries peuvent faire penser au Palais Magenta, inauguré l'année précédente, et signé des architectes.
L'hôtel, nommé dès son ouverture Hôtel Albert 1er, comporte à l'origine 80 chambres et 60 salles de bains. Il dispose d'un coiffeur. Les clients ont accès à un garage. Au rez-de-chaussée se trouve la bar grill et cabaret Le Perroquet où de célèbres groupes de jazz se produisent. A la même adresse est installée l'entreprise de transport de grand tourisme "Phocéens cars", réalisant des excursions dans la région. Attenant, au N°2 se trouve une station service et réparations, la Super-station Rex (commanditaire différent). L'hôtel a conservé jusqu'en 2025 son entrée au 4 avenue des Phocéens, date où le vestibule a été déplacé au coin des rues Max-Gallo / Saint-François de Paule, à l'emplacement d'une boutique.
Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.