Dossier d’œuvre architecture IA06003517 | Réalisé par
Prédal Christophe (Rédacteur)
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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  • recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
immeuble dit Résidences Splendid et hôtel de voyageurs dit Splendid Hôtel
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Ville de Nice
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Nice - Nice
  • Commune Nice
  • Lieu-dit Thiers
  • Adresse 50 boulevard Victor-Hugo , 2 rue Berlioz , 4 rue Berlioz , 1 rue Gounod
  • Cadastre 2025 KY 0244 - 0245
  • Dénominations
    immeuble, hôtel de voyageurs
  • Appellations
    Résidences Splendid, Splendid Hôtel
  • Parties constituantes non étudiées
    boutique

L'Hôtel Splendid existe à cet emplacement depuis le début de la décennie 1880. Au début des années 1960, le propriétaire et directeur de l'hôtel Henri Tschann décide de le démolir pour le remplacer par un établissement moderne, afin de bénéficier "d'un confort digne des extraordinaires réalisations américaines dans un cadre méditerranéen" (dépliant publicitaire S.N.I "Complexe immobilier Le Splendid"). Sur l'emplacement de l'hôtel démoli en plusieurs étapes à partir de mars 1962 (afin de réduire le temps de fermeture complète de ce dernier), s'élève le nouvel établissement hôtelier. Mais il ne va constituer alors qu'une faible partie de l'emprise totale. En effet, la plus grande part du terrain reçoit désormais une résidence de standing, les "Résidences Splendid". L'immeuble comporte, sur 2293 m2 de terrain, 78 appartements répartis sur deux entrées (boulevard Victor-Hugo et rue Berlioz) avec 88 boxes pour véhicules en sous-sol et dans la cour couverte. L'hôtel est positionné à l'angle boulevard Victor-Hugo / rue Gounod ainsi que dans le prolongement de cette rue (sur 1250 m2 de terrain). Il comprend davantage de chambres (124) que l'établissement antérieur (une centaine) en raison de son plus grand nombre d'étages. Son initiateur le présente d'ailleurs, avec raison, comme le "premier hôtel moderne de plus de 100 chambres construit à Nice depuis 1914". L'hôtel comprend aussi 43 places de parking en sous-sol et une grande salle de conférence ovale. La clientèle recherchée est en effet aussi celle des "hommes d'affaires".

L'originalité du programme est exposée dans le dépliant publicitaire. Ainsi, l'immeuble est relié à l'établissement hôtelier, depuis le toit-terrasse, afin de faire bénéficier les copropriétaires de la piscine, du bar et du restaurant de l'hôtel (on ne sait combien de temps cela a été effectif). Les occupants de l'immeuble, personnes modernes actives, voient leur organisation quotidienne facilitée par les boutiques qui sont aménagées au rez-de-chaussée : coiffeur, banquier, chemisier, garage avec lavage.... Ils profitent également d'une conciergerie et d'un "flat-service" pour la livraison de repas. La modernité de la résidence est aussi mise en avant : conditionnement d'air, déshumidification hivernale, rafraîchissement et humidification estivale, ouverture des portes du garage souterrain par "dispositif radio" à inclure dans son véhicule, traitement particulier de l'isolation phonique (laine de verre, feutre au sol, tuyauterie avec eau à basse pression )...

L'ensemble est réalisé par l'architecte Georges-Xavier Marguerita, l'aménagement du toit-terrasse accessible et des espaces communs est l'oeuvre du designer Daphné Beauchamp. L'ensemble est achevé en mars 1966.

Ensemble formant la totalité du front sud d'un grand îlot, avec retour sur les deux rues latérales, couvrant une surface de 3550 m2. Le bâti principal, de 8 niveaux sur deux niveaux de sous-sol est en "U" autour d'une cour. Cette dernière, correspondant au plancher du 1er étage, était prévue tel un jardin sur dalle non accessible, couvrant espaces publics de l'hôtel et garages. Le retrait, obligatoire sur le boulevard, est traité au moyen d'un large emmarchement et de jardinières. La fermeture par grille étant rendue impossible par la présence de locaux commerciaux en rez-de-chaussée, c'est par ce moyen que le passage en pied d'immeuble est privatisé. Les lignes directrices de l'ensemble du bâti sont horizontales, marquées par les balcons filants ou les bordures de loggias, positionnées sur les façades latérales. Les trois derniers niveaux sont en retrait, créant des terrasses. Les lignes horizontales, correspondant au parement de ciment enduit ou à un plaquis de marbre, sont scindées en deux endroits par une succession de petites baies verticales intégrées dans un mur-rideau en aluminium.

Les lignes horizontales dominent la partie "immeuble d'habitation", seul un pan de mur-rideau étant implanté au début de la rue Berlioz. A l'inverse, l'hôtel, situé en angle, se caractérise par la prééminence des parties en aluminium, accentuant la verticalité et symbolisant la modernité. Une partie vitrée arrondie, formant porche d'entrée, semble un rajout ultérieur, si l'on se base sur les élévations dessinées de l'architecte. D'après les plans initiaux, tout le toit-terrasse semble accessible par des ascenseurs mais seule la toiture de l'hôtel bénéficie d'un réel aménagement : grand et petit bassin de piscine, jardins suspendus, surfaces dallées...Aujourd'hui des structures en semi dur accueillent notamment le restaurant de l'hôtel.

L'immeuble comporte une majorité de 3 pièces, distribués par des escaliers principaux, de service (les deux tournant à retours avec jour), des ascenseurs et monte-charges (de service). Les sous-sols accueillent garages, caves et réserves des boutiques. De rares "chambres de personnel" prennent place au rez-de-chaussée sur cour, sans doute éclairés au moyen d'une cour anglaise. Sur les plans d'architecte, l'hôtel comporte au rez-de-chaussée, au sud, un snack-bar (devenu spa) et une grande salle de conférence ovale. La salle de sports est positionnée depuis quelques années dans d'anciens locaux commerciaux qui bordaient aussi la rue Gounod au droit de l'hôtel. Les plans initiaux montrent des "cuisines électriques", pièce particulière liée à chacune des chambres du 6e étage.

  • Murs
    • béton béton armé enduit
    • marbre plaquis
    • aluminium mur-rideau
    • verre mur-rideau
  • Toits
    béton en couverture
  • Étages
    2 étages de sous-sol, 7 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • terrasse
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
  • Autres organes de circulation
    ascenseur, monte-charge
  • Précision représentations

    Aucun décor

Z Nice repérage

  • 01-DENO hôtel de voyageur
  • 02-CHRONO 1946-1970
  • 03-CARACTERE moderne
  • 04-TENDANCES non applicable
  • 05-INTEGRITE complète
  • 06-VISIBILITE bonne
  • 07-SITUATION tete d'ilot
  • 08-IMPLANTATION en retrait
  • 09-MATERIAUX oui
  • 10-MACONNERIE enduit lisse
  • 11-SUR FACADE non applicable
  • 12-ENTREE porche
  • 13-TOIT toit terrasse
  • 14-COMBLES non applicable
  • 15-DOME non applicable
  • 16-BELVEDERE non applicable
  • 17-FRISE non applicable
  • 18-CERAMIQUE non applicable
  • 19-MATERIEUX GROS OEUVRE béton armé
  • 20-SITE composition urbaine
  • 21-LOTISSEMENT non applicable
  • 22-PERGOLA non applicable
  • 23-JOINTS non applicable
  • 24-CLOTURES non applicable
  • 25-AGREMENTS non applicable
  • 26-COUR ANGLAISE non applicable
  • 27-Châssis vitré et verrière non applicable
  • 28-Eléments de distribution intérieur en verre non applicable
  • Pied-à-terre non applicable
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents figurés

  • Complexe immobilier Le Splendid, 50 boulevard Victor-Hugo, rue Berlioz, rue Gounod, Nice, façade principale sur le boulevard Hugo. / Tirage de plan par Georges-Xavier Marguerita, janvier 1962. Archives communales, Nice : 4W737 32/62.

  • Complexe immobilier Le Splendid, 50 boulevard Victor-Hugo, rue Berlioz, rue Gounod, Nice, façade rue Gounod. / Tirage de plan par Georges-Xavier Marguerita, décembre 1961. Archives communales, Nice : 4W737 32/62.

  • Complexe immobilier Le Splendid, 50 boulevard Victor-Hugo, rue Berlioz, rue Gounod, Nice, façade postérieure boulevard Victor-Hugo. / Tirage de plan par Georges-Xavier Marguerita, novembre 1961. Archives communales, Nice : 4W737 32/62.

  • Complexe immobilier Le Splendid, 50 boulevard Victor-Hugo, rue Berlioz, rue Gounod, Nice, plan de masse, coupes. / Tirage de plan par Georges-Xavier Marguerita, août 1961. Archives communales, Nice : 4W737 32/62.

  • Complexe immobilier Le Splendid, 50 boulevard Victor-Hugo, rue Berlioz, rue Gounod, Nice, plan du rez-de-chaussée [partie immeuble d'appartements]. / Tirage de plan par Georges-Xavier Marguerita, plan rectificatif juillet 1963. Archives communales, Nice : 4W737 32/62.

  • Complexe immobilier Le Splendid, 50 boulevard Victor-Hugo, rue Berlioz, rue Gounod, Nice, plan du rez-de-chaussée [détail de la partie hôtelière]. / Tirage de plan par Georges-Xavier Marguerita, janvier 1962. Archives communales, Nice : 4W737 32/62.

  • Complexe immobilier Le Splendid, 50 boulevard Victor-Hugo, rue Berlioz, rue Gounod, Nice, plan du 1er étage - 12 appartements, 17 chambres. / Tirage de plan par Georges-Xavier Marguerita, décembre 1961. Archives communales, Nice : 4W737 32/62.

  • Complexe immobilier Le Splendid, 50 boulevard Victor-Hugo, rue Berlioz, rue Gounod, Nice, plan du 2e/3e étages - 12 appartements, 22 chambres. / Tirage de plan par Georges-Xavier Marguerita, novembre 1961. Archives communales, Nice : 4W737 32/62.

  • Complexe immobilier Le Splendid, 50 boulevard Victor-Hugo, rue Berlioz, rue Gounod, Nice, plan terrasse. / Tirage de plan par Georges-Xavier Marguerita, décembre 1961. Archives communales, Nice : 4W737 32/62.

  • "Le Splendid à Nice". / Dessin imprimé sur un dépliant publicitaire pour la S.N.I "Complexe immobilier Le Splendid", anonyme, [circa 1962]. Bibliothèque du Sénat, Nice : Br.

Date(s) d'enquête : 2017; Date(s) de rédaction : 2017
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Ville de Nice
Prédal Christophe
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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