Dossier d’œuvre architecture IA06003513 | Réalisé par
Aliotti Jean-Marc (Rédacteur)
Aliotti Jean-Marc

Architecte du patrimoine. Prestataire extérieur pour l'opération de repérage du patrimoine de la villégiature de Menton en 2013-2014, de Beausoleil (06) et de Roquebrune-Cap Martin (06) en 2016 et 2017, de Nice en 2017.

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Prédal Christophe (Rédacteur)
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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  • recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
hôtel de voyageurs dit (Grand) hôtel des Palmiers, actuellement immeuble
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Ville de Nice
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Nice - Nice
  • Commune Nice
  • Lieu-dit Thiers
  • Adresse 44 boulevard Victor-Hugo , avenue Auber
  • Cadastre 2024 KY 0259, 0263
  • Dénominations
    hôtel de voyageurs
  • Appellations
    Hôtel des Palmiers, Grand hôtel des Palmiers
  • Destinations
    immeuble
  • Parties constituantes non étudiées
    jardin d'agrément, clôture

Une "maison de maître" est présente sur le terrain dès le premier tiers du 19e siècle, édifiée par le comte Joseph Berra di Pigna. Elle est revendue ensuite à de multiples reprises. En 1879, pour la première fois, l'annuaire de la ville de Nice mentionne une pension à cette adresse, la Pension des Palmiers, tenue par une certaine Miss Pontet.

Pierre Cardon achète le bâtiment le 21 janvier 1880 et le modifie sensiblement dans les années qui suivent ("Constructions qu'il a faites augmenter lui-même" d'après l'acte du 8 août 1899), pour lui donner l'état que nous lui connaissons : agrandissements latéraux importants, surélévation, dômes. Il met en gérance l'édifice en tant qu'établissement hôtelier, nommé Hôtel des Palmiers, voire même Grand hôtel des Palmiers, selon l'époque et les documents figurés. L'architecte en est Bernardin Maraïni, dont il est fait mention au sujet de l'utilisation de tuiles de verre. En 1898, un volume est ajouté en avancée au sud, pour y installer une nouvelle salle à manger. Les travaux sont réalisés par l'entreprise de ciment armé "Société générale française de construction en fer et ciments" (maison J. Monier et cie), qui y utilise des fers de béton très fins pour une portée de 12 mètres. Les hôteliers suisses Antoine Manz et Frédéric Siegler, qui exploitent alors l'établissement, finissent par l'acquérir en 1899.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'activité hôtelière cesse et une demande de transformations en appartements est déposée de la part du promoteur Joseph Saglia en janvier 1942, avec l'architecte Louis Milon de Peillon. Le permis d'habiter est délivré en mars 1944.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
    • Secondaire : 1er quart 19e siècle , (incertitude), , (détruit)
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Maraini Bernardin
      Maraini Bernardin

      Architecte actif à Nice fin 19e début 20e siècle. Bernardin MaraIni est né en Suisse. Il fait de brillantes études d'architecture à l'Académie de Milan où il remporte le Grand Prix d'Architecture. Il complète sa formation à Paris. Puis il marche sur les traces des hommes de l'art de bâtir qui sont venus du Tessin dans la région de Nice pour y construire des églises. Il s'établit dans la ville en 1868. Il est naturalisé Français. S'investissant dans la vie de la cité, il travaille en 1872 avec l'architecte Hippolyte Chevallier à un projet de galerie vitrée le long du Paillon qui n'a jamais vu le jour. Il participe à la fondation de la Société des Architectes des Alpes-Maritimes (1875). Il est aussi membre fondateur en 1887 de l'Association Régionale des Architectes du Sud-Est. Dans les années 1880, il est à l'origine de la nouvelle Ecole Professionnelle de Nice où les hommes du bâtiment peuvent perfectionner leur savoir et leur technique grâce à des. Il opère également dans des décorations d'intérieurs : au service du baron Von Derwies, il est l'auteur de la salle de spectacle du Château de Valrose, actuelle Faculté de Sciences, et participe également pour lui à la construction du Château de Trevano, près de Lugano. Il s'occupe de chantiers en Italie comme en Suisse. Il est touché par la crise économique des années 1880. Outre la baisse des commandes, il est gêné dans une opération immobilière de lotissement, entreprise en 1879 avec un autre Russe, Léopold Neuscheller, au quartier des Baumettes, autour de l'avenue du Château Saint Laurent. Il a formé l'architecte niçois Horace Grassi. " Son cabinet d'architecte fut un des plus important de la région " peut-on lire dans la notice nécrologique parue dans le journal L'Eclaireur. (Véronique Thuin)

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Milon de Peillon Louis
      Milon de Peillon Louis

      Architecte à Nice dans les années 1930-1950. Né à la Turbie, il fait ses études à l'Ecole nationale des arts décoratifs de Nice. Il participe à la reconstruction de deux villages de l'Est après la Première Guerre mondiale puis revient à Nice. Il est un temps architecte de la ville de Cagnes-sur-Mer. (source : L'urbanisme à Nice : l'essor d'une ville française).

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    • Personnalité :
      Saglia Victor-Joseph
      Saglia Victor-Joseph

      Promoteur immobilier niçois. il se spécialise notamment dans la transformation des anciens palaces niçois en appartements à compter de 1935.

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    • Auteur :
      Maison J. Monier et cie (1890 - )
      Maison J. Monier et cie

      Entreprise de maçonnerie en ciment armé, 19e-20e siècle. Joseph Monier (1823-1906) est considéré comme le principal développeur du ciment armé en France. Il est à Nice à la fin de la décennie 1880, pour y présenter sa maison en ciment armé, suite au tremblement de terre de 1887. En 1890, son fils crée M. J. Monier et fils. Entre 1890 et 1892, on trouve dans les annuaires niçois Maison J. Monier et cie (11 avenue Malausséna). A compter de 1893, on trouve à la même adresse Entreprise générale de travaux en ciment et fer ou Société générale française de construction en fer et ciments avec M. Et Me Roussel et la mention "système breveté J. Monier". On ne sait s'il s'agit de la poursuite de la société sous un autre nom ou s'il s'agit d'une société nouvelle. Le fils Monier (dont la société se nommera à compter de 1899 Société de travaux en ciment) ne semble plus en faire partie et la société des Roussel (puis de la veuve Roussel uniquement) développe en parallèle d'autres brevets de béton armé. (source : C Prédal, à partir notamment de DEGENNE Jacques, MARREY Bernard. Joseph Monier et la naissance du ciment armé, Paris : Linteau, 2001.)

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      entrepreneur de maçonnerie attribution par source

Bâtiment dont les vues aériennes et postérieures prouvent l'agrégation de plusieurs volumes chronologiquement distincts mais dont la façade d'honneur, au sud sur jardin, réussit à posséder une unité d'ensemble, bien que n'étant pas symétrique. L'immeuble est séparé du boulevard par un grand jardin et s'aligne sur la limite nord de la parcelle, aboutissant à ce qu'il ne soit pas parallèle à la ligne de boulevard. Le fait que la toute première construction du terrain ait été élevée avant l'ordonnancement du plan régulateur y est sans doute pour beaucoup. Le bâtiment ouvre sur un grand jardin aux multiples essences (le plus ample du boulevard) avec clôture au moyen d'un mur-bahut. Le bâtiment présente une grande façade urbaine élevée sur cinq niveaux avec des baies rectangulaires et verticales. Les niveaux sont divisés et identifiés par de fins bandeaux moulurés. Deux avant-corps, à la manière de tours carrées, émergent et sont couronnés de toits en pavillon coiffés d'épis en zinc. Ce sont les seuls éléments présentant des décors soutenus. Le volume bas du restaurant (un niveau), hors-oeuvre, reçoit un toit terrasse et présente des baies plus larges. La toiture, couverte de tuiles plates mécaniques, est représentative des réaménagements successifs : longs pans, pavillons, croupes, noues. Quelques éléments de zinguerie ponctuent les toitures. Le vestibule présente des colonnes en faux marbre avec chapiteaux cubiques. Le bâtiment offre plusieurs escaliers (tournant, tournant à retours avec jour) et ascenseurs.

  • Murs
    • enduit
  • Toits
    tuile mécanique, zinc en couverture, ciment en couverture
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 4 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
    • toit en pavillon
    • noue
    • croupe ronde
    • terrasse
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
    • escalier demi-hors-oeuvre : escalier tournant en maçonnerie
  • Autres organes de circulation
    ascenseur
  • Techniques
    • maçonnerie
    • décor stuqué
  • Précision représentations

    Décor éclectique parcimonieux d'influence néoclassique, majoritairement distribué en partie haute des élévations (en linteau et fronton des baies du deuxième étage et en couronnement par le biais de frise géométrique). La façade principale présente sur ces deux avant-corps des pilastres saillants cannelés, servant aussi de chaînes d'angle. Travail de ferronnerie au niveau de la marquise d'entrée et du volume de la salle à manger (garde-corps de la terrasse, grille de protection des fenêtres du sous-sol avec une tendance à l'art nouveau).

Z Nice repérage

  • 01-DENO hôtel de voyageur
  • 02-CHRONO 1860-1919
  • 03-CARACTERE éclectique
  • 04-TENDANCES néo-classique
  • 05-INTEGRITE complète
  • 06-VISIBILITE bonne
  • 07-SITUATION mitoyen
  • 08-IMPLANTATION sur jardin ou parc
  • 09-MATERIAUX non applicable
  • 10-MACONNERIE enduit avec parements
  • 11-SUR FACADE corps en avancée
  • 12-ENTREE marquise
  • 13-TOIT
  • 14-COMBLES non applicable
  • 15-DOME dôme assise rectangulaire
  • 16-BELVEDERE non applicable
  • 17-FRISE frise en relief
  • 18-CERAMIQUE non applicable
  • 19-MATERIEUX GROS OEUVRE non applicable
  • 20-SITE dimension paysagère
  • 21-LOTISSEMENT non applicable
  • 22-PERGOLA non applicable
  • 23-JOINTS non applicable
  • 24-CLOTURES non applicable
  • 25-AGREMENTS non applicable
  • 26-COUR ANGLAISE non applicable
  • 27-Châssis vitré et verrière non applicable
  • 28-Eléments de distribution intérieur en verre non applicable
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Éléments remarquables
    cour jardin, élévation, modillon, balcon

Documents d'archives

  • [Hôtel des Palmiers, Nice, vente Cardon / Manz-Stiegler, 8 août 1899]. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : conservation des hypothèques, vol 787 - n°27.

    Historique des bâtiments sur la propriété.
  • Nice, demande de transformations intérieures de l'ancien Hôtel des Palmiers, Louis Milon de Peillon architecte, 1942. Archives communales, Nice : 2T960 105.

Bibliographie

  • Annuaire des Alpes-Maritimes : 1879. Nice : Imprimerie niçoise, 1879. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice.

  • THUIN-CHAUDRON, Véronique. Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914, Nice : Serre, 2009, 560 p.

    p. 215, 252, 273 (maîtres d'oeuvre des chantiers).

Documents figurés

  • 1649 - Nice - L'Hôtel des Palmiers. / Carte postale, Nice : Cauvin, [circa 1900]. Collection particulière.

Date(s) d'enquête : 2017; Date(s) de rédaction : 2017
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Ville de Nice
Aliotti Jean-Marc
Aliotti Jean-Marc

Architecte du patrimoine. Prestataire extérieur pour l'opération de repérage du patrimoine de la villégiature de Menton en 2013-2014, de Beausoleil (06) et de Roquebrune-Cap Martin (06) en 2016 et 2017, de Nice en 2017.

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Prédal Christophe
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Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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