Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).
Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.
Chercheur de l'inventaire, opération de recensement de l'architecture de villégiature de Nice.
- recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
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Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Nice - Nice
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Commune
Nice
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Lieu-dit
Cimiez
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Adresse
28 boulevard Carabacel
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Cadastre
2025
LE
304 à 308, 315-316, 379, 427-428
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Dénominationshôtel de voyageurs
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AppellationsHôtel de Nice, Grand hôtel de Nice, Palais de Nice
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Destinationsimmeuble
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Parties constituantes étudiées
Les origines
En 1861, Pierre Tori, négociant niçois, achète le terrain à la famille Audiffret. Il y élève un immeuble qui devient hôtel de voyageurs dès son achèvement en 1864. C'est la célèbre famille d'hôteliers Kraft (ou Krafft) qui gère l'hôtel. Une publicité dans le "Journal de Genève" annonce pour le 1er décembre 1864 l'ouverture de l'Hôtel et pension de Nice, succursale de l'Hôtel Bernerhof de Berne, également administré par les Kraft. Les prénoms Alexandre et Charles (Kraft) y sont cités comme futurs tenanciers de l'établissement (fils de Jean) mais par la suite seul Charles semble gérer l'hôtel niçois. A son ouverture, le bâtiment est élevé de quatre niveaux (rez-de-chaussée et 3 étages) sur sous-sol et compte treize travées en façade principale (correspondant à la partie ouest du bâtiment actuel), avec à chacune des extrémités trois travées en légère avancée. L'architecte en serait Alfred Asso et il aurait été réalisé par l'entrepreneur Louis Bilbault. Dès 1866, une première extension en rez-de-chaussée est ajoutée à l'est, constituée d'une salle des fêtes dont le toit terrasse est accessible aux résidents. En 1871, les frères Bouchon, cordonniers 3 rue du Cours à Nice, achètent l'immeuble à Pierre Tori.
Une extension d'ampleur
En 1874, Jean Kraft devient propriétaire des murs pour 400 000 frs. Vers 1879-1881, l'hôtel est fortement agrandi vers l'est, presque doublé par une construction de même hauteur de onze travées. L'architecte des Kraft, sur Nice, étant Vincent Levrot, on peut légitimement penser qu'il est l'auteur de l'extension. On ne connaît pas précisément l'année de la poursuite de l'agrandissement du bâtiment principal mais des photographies montrent que la construction d'un étage supplémentaire s'est faite en deux temps, d'abord à l'est puis à l'ouest avec l'érection de la toiture en pavillon en ardoise. Ces travaux se sont déroulés entre 1890 et 1894 puisque cette date est portée sur le fronton du dôme, couplée à 1864, date rappelant l'ouverture de l'hôtel. En mai 1890, Charles Kraft dépose une demande pour réaliser un nouveau portail, encadré de piliers surmontés de figures féminines (disparues).
En plus du bâtiment principal, l'hôtel comporte des dépendances. Ainsi "L'annexe" est formée d'un bâtiment de trois niveaux édifié par l'architecte Levrot le long du boulevard Carabacel (demande formulée en septembre 1874). Par délibération du 26 janvier 1875, approuvée par le préfet du 6 février, une dérogation a été accordée afin que ce bâtiment ne soit pas soumis au reculement de sept mètres alors obligatoire le long du boulevard. Mais le fait qu'il remplace un bâtiment existant (un temps Pension des étrangers) explique aussi vraisemblablement la non-exigence de reculement. On trouve également à flanc de colline une maison, dénommée Villa Dora (prénom de la fille de Charles Kraft), édifiée vers 1880. Cette maison peut être louée à des hivernants ou bien être habitée par la famille Kraft. L'hôtel est un établissement "de premier ordre" qui accueille une clientèle aristocratique internationale. Dans l'ouvrage Villes d'hiver et bains de mer de la Corniche franco-italienne, on y apprend que : "l'Hôtel de Nice admirablement perché, recherché par les familles [est] toujours plein. Du haut du jardin, vue sur la ville et sur la mer ce qui compense l'éloignement. De ce côté sont les plus beaux appartements garnis".
L'établissement durant le premier tiers du 20e siècle
En septembre 1899, les Kraft se retirent de la gestion de l'hôtel puisque le fonds de commerce est vendu pour 500 000 frs à MM. Roesch et Strobel, de Genève. En 1903, ils font réaliser des travaux supervisés par l'architecte Aaron Messiah (hall, salles de bain dans les suites, décoration entièrement renouvelée), pouvant correspondre à une partie du décor encore visible (salons). L'hôtel devient hôpital temporaire N°19 pendant la Première Guerre mondiale, géré par le service de santé de l’armée. En 1927, l’hôtel change de gérant avec l’arrivée d’un nouveau directeur, Maurice Lambert, apprécié de la clientèle américaine (comme cela est mentionné dans The Chicago tribune and the Daily news New York du 17 décembre 1927). Au milieu des années 1930, le fonds est toujours aux mains de Roesch et Strobel, puis Strobel seul, comme le révèle l'Annuaire de Nice et des Alpes-Maritimes de 1936.
La transformation en appartements
1936 marque la dernière année de fonctionnement de l'établissement. Une vente aux enchères du mobilier se déroule à compter du 7 septembre 1936. En 1938 le domaine, alors de 10 344 m2, est divisé en quatre lots par Dora Kraft (épouse Frisbie) et son frère Jean-Charles Kraft : le bâtiment principal, l'annexe, la villa Dora, la plateforme des tennis en partie supérieure du terrain. Les bâtiments deviennent alors des logements, le bâtiment principal une copropriété sous la dénomination de Palais de Nice. 29 appartements y sont créés par la société de construction Haour frères sous le nom de Société Immobilière du Grand Hôtel de Nice. Les façades ne sont pas modifiées. L'immeuble fait l'objet depuis quelques décennies de rénovations respectueuses. Ainsi, en 2005, les peintures de l'escalier, qui avaient disparu sous un badigeon sont remises au jour, restaurées ou reconstituées par Serge Meghter, qui réalise également un trompe l'oeil à l'arrière de l'édifice. La réfection des façades est entreprise la même année. Une marquise, reproduisant le profil de celle disparue, est replacée en 2015.
En 1861, Pierre Tori, négociant niçois, achète le terrain à la famille Audiffret. Il y élève un immeuble qui devient hôtel de voyageurs dès son achèvement en 1864. C'est la célèbre famille d'hôteliers Kraft (ou Krafft) qui gère l'hôtel. A son ouverture, le bâtiment est élevé de quatre niveaux (rez-de-chaussée et 3 étages) sur sous-sol et compte treize travées en façade principale (correspondant à la partie ouest du bâtiment actuel), avec à chacune des extrémités trois travées en légère avancée. L'architecte en serait Alfred Asso et il aurait été réalisé par l'entrepreneur Louis Bilbault. Dès 1866, une première extension en rez-de-chaussée est ajoutée à l'est, constituée d'une salle des fêtes dont le toit terrasse est accessible aux résidents.
En 1874, Jean Kraft devient propriétaire des murs pour 400 000 frs. Vers 1879-1881, l'hôtel est fortement agrandi vers l'est, presque doublé par une construction de même hauteur de onze travées. L'architecte des Kraft, sur Nice, étant Vincent Levrot, on peut légitimement penser qu'il est l'auteur de l'extension. On ne connaît pas précisément l'année de la poursuite de l'agrandissement du bâtiment principal mais des photographies montrent que la construction d'un étage supplémentaire s'est faite en deux temps, d'abord à l'est puis à l'ouest avec l'érection de la toiture en pavillon en ardoise. Ces travaux se sont déroulés entre 1890 et 1894 puisque cette date est portée sur le fronton du dôme, couplée à 1864, date rappelant l'ouverture de l'hôtel. En mai 1890, Charles Kraft dépose une demande pour réaliser un nouveau portail, encadré de piliers surmontés de figures féminines (disparues). En 1903, ils font réaliser des travaux supervisés par l'architecte Aaron Messiah (hall, salles de bain dans les suites, décoration entièrement renouvelée), pouvant correspondre à une partie du décor encore visible (salons).
L'hôtel ferme en 1936 et devient un immeuble en copropriété au début des années 1940.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle
- Secondaire : 3e quart 19e siècle
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Dates
- 1864, porte la date, daté par source
- 1894, porte la date
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Auteur(s)
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Auteur :
Asso Alfredarchitecte (incertitude), attribution par sourceAsso AlfredCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte, Nice, seconde moitié du 19e siècle. Il est né à la Trinité-Victor, près de Nice.
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Auteur :
Levrot Vincentarchitecte attribution par sourceLevrot VincentCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte niçois. Vincent Levrot est né le 25 février 1837 à Nice, fils de Laurent Levrot cordonnier. Il obtient un diplôme à l'Université de Gênes, en 1856, et il s'installe d'abord comme géomètre à Nice avant l'annexion. Il travaille un temps pour l'architecte Victor Sabatier. Il devient professeur de dessin, succédant dans cet emploi au peintre Garracci dans la Nice française. Il est membre fondateur de la Société des Architectes des Alpes-Maritimes constituée en 1875. En 1878, il fait partie, avec Sébastien Marcel Biasini, François Brun et Albert Bérenger, du jury qui doit désigner les élèves architectes envoyés par la ville à l'exposition universelle. En 1881, il est nommé membre du conseil d'administration de l'Ecole Nationale d'Art Décoratif. En 1884, assistant au congrès international d'architecture, il fait adopter une motion qui demande la création de syndicats mixtes comprenant ouvriers, entrepreneurs, architectes et ingénieurs. Il se préoccupe de la condition des travailleurs du bâtiment. Il entre à la Société Centrale des architectes en 1889. Il habite 7 rue Gioffredo puis 19 rue Alberti en 1881 puis 60 rue Gioffredo dans l'immeuble qu'il a construit pour lui. Il meurt à Nice le 10 décembre 1911. Il a reçu les palmes académiques (1881). Il a formé l'architecte Louis Castel. Il est l'oncle de l'architecte Jules Febvre. (Véronique Thuin)
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Auteur :
Messiah Aaronarchitecte attribution par sourceMessiah AaronCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte niçois, il s'établit dans sa ville natale à partir de 1884. Proche de l’aristocratie hivernante, il bâtit plusieurs villas en exploitant un large répertoire stylistique : Renaissance italienne, Néo-classicisme... Il travaille activement pour la communauté anglaise en participant à la construction de plusieurs églises anglicanes sur la côte. A partir de 1910, son fils Gaston devient son collaborateur. Dans les années 1920,ils adoptent un style plus épuré en ligne avec l'Art déco (intérieur du Casino municipal de Nice, aujourd'hui détruit).
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Auteur :
Bilbault Louisentrepreneur (incertitude), attribution par sourceBilbault LouisCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Entrepreneur de maçonnerie, Nice, 2nd moitié du 19e siècle. Louis Bilbault naît le 1er décembre 1836 à Saint-Parize-le-Châtel près de Nevers et est actif professionnellement à Nice. En 1863 il travaille au quai Masséna à Nice et à l'agrandissement du jardin public. En 1865, il construit l'abattoir, en 1868 le quai de la place du Voeu et en 1870 le pont Garibaldi. Il est aussi l'auteur du palais Kotschoubey, de l'église Notre Dame, du restaurant de la Réserve, de l'Hôtel de Nice et du Splendid Hôtel. En 1897 il est installé 29 rue Paganini. Il est conseiller municipal à Nice. Il est président de la loge maçonnique La philosophie cosmopolite. C'est un républicain engagé. Il meurt à Nice en 1916. (Véronique Thuin).
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Auteur :
Société Haour frères (1912 - )maître d'oeuvre attribution par sourceSociété Haour frèresCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Société créée en 1912 (Paris-Lyon), exerçant dans la promotion immobilière et la construction.
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Personnalité :
Kraft Charlescommanditaire attribution par sourceKraft CharlesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
La famille Kraft (ou Krafft) est une importante famille d'hôteliers suisses, exerçant au 19e siècle. L'établissement d'origine est le Bernerhof Hôtel de Berne, de renommée européenne, tenu par Jean Kraft né à Nuremberg et son épouse Berthe, née à Berne. Les membres de la famille tiennent en même temps le Grand Hôtel de Nice à Nice, le Grand Hôtel de Turin à Turin et le Grand Hôtel d'Italie à Florence. Charles Kraft, hôtelier à son tour, est né à Nice en 1870. (Véronique Thuin)
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Auteur :
Immeuble de plan longiligne avec une façade principale enduite donnant une impression de planéité, malgré certaines travées en léger ressaut. Le bâtiment est éloigné des voies de communication mais est dans une position très visible des alentours car accolé à la colline, en position dominante, fermant la perspective nord du boulevard Dubouchage. La façade principale est très ordonnancée sur un rythme globalement horizontal, renforcé par des balcons et des bandeaux filants. La modénature est assez discrète (chaîne d'angle, bandeau à modillons, corniche moulurée). Cette retenue des façades est contrebalancée par les trois travées occidentales, formant pavillon avec fronton ornementé et haut comble d'ardoise. Un étroit balcon filant porté par des corbeaux feuillagés court au niveau du 3ème étage (correspondant jusqu'en 1890 au dernier niveau du bâtiment). L'actuel dernier niveau présente des maçonneries biaises d'un étage de comble. Les baies de la façade principale et des latérales sont à arc en plein-cintre au rez-de-chaussée, à arc segmentaire au 2e et 3e étage et à linteau droit aux niveaux supérieurs. Marquise à campanes sur la porte d'entrée. La façade postérieure, côté colline, donne sur une cour anglaise permettant l'éclairage des pièces du rez-de-chaussée. Le bâtiment est couvert de deux longs pans à croupe, à faible pente, recouverts essentiellement en zinc, mais avec une partie en tuiles plates mécaniques sur l'arrière. La toiture en pavillon de l'aile occidentale est couverte d'ardoises avec crête en zinc. Les mitrons des souches de cheminée sont particulièrement élaborés, d'ailleurs signalés dans l'inventaire de 1899 : " poterie ornée des têtes de cheminée".
Le vestibule ouvre sur l'escalier principal (tournant à retours avec jour) et l'ascenseur. Des couloirs, disposés au centre du volume, coupaient longitudinalement l'espace avec pièces principales donnant en façade sud. Certaines parties des couloirs demeurent, notamment au rez-de-chaussée, où ils s'élargissent par tronçon afin de créer des espaces de salon plus importants. Le rez-de-chaussée et le 2e étage offrent les plafonds les plus hauts (témoignage oral). La répartition des portes dans la partie la plus ancienne fait penser à des "appartements meublés", ensuite divisés en chambres individuelles avec salle de bains. L'inventaire de 1899 révèle que toutes les chambres ne disposent pas de water-closets et bains et que le chauffage est fourni par des poêles en faïence. A cette date l'éclairage électrique et à gaz coexiste. Des bouches de chaleur et de ventilation sont mentionnées pour les pièces de réception au rez-de-chaussée, dont une salle à manger mauresque.
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Murs
- pierre moellon enduit
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Toitszinc en couverture, ardoise, tuile mécanique
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Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 3 étages carrés, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
- toit en pavillon
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie, suspendu
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Autres organes de circulationascenseur
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Techniques
- maçonnerie
- ferronnerie
- décor stuqué
- peinture
- menuiserie
- vitrail
- céramique
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Représentations
- corne d'abondance, aigle, mufle de lion, ange
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Précision représentations
Décor éclectique présent sur les bandeaux (frise géométrique à vaguelette), les linteaux droits des baies du premier étage (série de fleurs incrustées dans un médaillon circulaire), les sous-faces de balcon (cordon de fleur et feuille de vigne) et l'entablement de la corniche haute (entrelacs et rinceaux à dominante florale). À noter le frontispice en plein cintre dans l'axe de la façade principale avec le symbole de l'Aigle niçois. Garde-corps des balcons avec lignes de croix fleuronnées et entrelacs terminés par des feuilles cordiformes. L'escalier principal conserve ses peintures, rosaces et frises fleuries en sous-faces des volées et ciel avec angelots au plafond. Le décor peint diffère à compter du palier du 2e étage. Demeurent des décors stuqués en lambris et plafonds (néo-classique et art nouveau). Beau décor à candélabre néo-renaissance sur les vantaux de la porte d'entrée : grotesques et pot à feu. Vitraux à verres géométriques colorés dans l'escalier. Les pièces de service (cuisines, réserves, couloirs des chambres d'employés), situées à l'étage de soubassement, ont conservé pour certaines leur revêtement de carreaux avec tiges de bambous croisés et listels fleuris.
Z Nice repérage
- 01-DENO hôtel de voyageur
- 02-CHRONO 1860-1919
- 03-CARACTERE éclectique
- 04-TENDANCES néo-classique
- 05-INTEGRITE complète
- 06-VISIBILITE bonne
- 07-SITUATION isolé
- 08-IMPLANTATION sur jardin ou parc
- 09-MATERIAUX oui
- 10-MACONNERIE enduit avec parements
- 11-SUR FACADE balcon filant
- 12-ENTREE marquise
- 13-TOIT crête
- 14-COMBLES comble haut
- 15-DOME dôme assise rectangulaire
- 16-BELVEDERE non applicable
- 17-FRISE non applicable
- 18-CERAMIQUE non applicable
- 19-MATERIEUX GROS OEUVRE moellon
- 20-SITE dimension paysagère
- 21-LOTISSEMENT non applicable
- 22-PERGOLA non applicable
- 23-JOINTS non applicable
- 24-CLOTURES oui
- 25-AGREMENTS non applicable
- 26-COUR ANGLAISE oui
- 27-Châssis vitré et verrière Vitrail à lignes géométriques
- 28-Eléments de distribution intérieur en verre non applicable
-
Statut de la propriétépropriété privée
-
Éléments remarquablesporte, garde-corps, épi de faîtage, fronton, portail, escalier
Protection au titre du PLU n°511. La copropriété a obtenu le Prix du patrimoine des Vieilles Maisons Françaises en 2006 (rénovation de l'escalier).
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
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Documents d'archives
-
Nice, demande de permis de construire une annexe à l'Hôtel de Nice, boulevard Carabacel, par Vincent Levrot, septembre 1874. Archives communales, Nice : 2T45 32.
-
Nice, demande de permis de construire un portail à l'Hôtel de Nice, boulevard Carabacel, 1890. Archives communales, Nice : 2T125 146.
-
[Vente du fonds de commerce de l'Hôtel de Nice, Nice, 18 octobre 1899]. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : conservation des hypothèques, vol 792 - n°36.
(historique des constructions et état des lieux avec inventaire de 1899) -
[Division de l'Hôtel de Nice, Nice, 19 mai 1938]. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : conservation des hypothèques, vol 965 - n°9 et 10.
-
Nice, demande de permis de transformations intérieures de l'ancien Hôtel de Nice, Société Immobilière du Grand Hôtel de Nice, 1938. Archives communales, Nice : 2T873 29, 2T890 268, 2T895 320.
-
PETIT Edgar. Carabacel : une colline au coeur de Nice. Manuscrit polycopié. Nice : [s.n.], 2005. Pagination multiple ; 30 cm.
chapitre "propriété Kraft" (notamment mention de la paternité de l'hôtel à Alfred Asso)
Bibliographie
-
Annuaire des Alpes-Maritimes : 1901. Nice : Imprimerie niçoise, 1901. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice.
p. 294 -
Annuaire des Alpes-Maritimes : 1936. Nice : Chini et cie éditeurs, 1936. 1500 p.
p. 1211 -
MASSIMI Michel. Cimiez, la banlieue champêtre de Nice : histoire de ses propriétés, hôtels et villas. Nice : Campanile, 2021. 359 p. (Edition enrichie de l'ouvrage du même auteur : Cimiez, promenade au fil du temps).
p. 84-85 -
Hôtel et pension de Nice [annonce publicitaire]. Dans : Journal de Genève, 18 novembre 1864, p. 4.
-
LABAT, Auguste. Villes d'hiver et bains de mer de la Corniche franco-italienne, Paris : J.B. BAILLIERE, 1898, 90 p.
p. 47
Documents figurés
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[Hôtel de Nice, Nice]. / Aquarelle d'Emmanuel Costa, non datée [1866-1880]. Collection particulière.
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Nice - Hôtel de Nice - Carabacel. / Photographie par Jean Giletta, non datée [1880-1890]. Bibliothèque de Cessole, Nice : ALB GIL I-384.
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[Hôtel de Nice, Nice]. / Photographie anonyme, non datée [1890-1893]. Collection particulière.
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Nice - Hôtel de Nice - hôpital temporaire. / Photographie noir et blanc, anonyme, [1914-1918]. Archives communales, Nice : 10 Fi 6266.
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Palais de Nice, modifications au plan du rez-de-chaussée. / Tirage de plan avec modifications manuscrites par la Société Haour frères, décembre 1937 - août 1938. Archives communales, Nice : 2T890 268.
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Palais de Nice, modifications au plan du 1er étage. / Tirage de plan avec modifications manuscrites par la Société Haour frères, décembre 1937 - août 1938. Archives communales, Nice : 2T890 268.
Annexes
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Publicité du Grand Hôtel de Nice, insérée dans le journal "Les Echos de Nice : liste officielle des étrangers", 15 septembre 1865 (p.4)
Architecte du patrimoine. Prestataire extérieur pour l'opération de repérage du patrimoine de la villégiature de Menton en 2013-2014, de Beausoleil (06) et de Roquebrune-Cap Martin (06) en 2016 et 2017, de Nice en 2017.
Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).
Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.
Chercheur de l'inventaire, opération de recensement de l'architecture de villégiature de Nice.
Architecte du patrimoine. Prestataire extérieur pour l'opération de repérage du patrimoine de la villégiature de Menton en 2013-2014, de Beausoleil (06) et de Roquebrune-Cap Martin (06) en 2016 et 2017, de Nice en 2017.