Dans les cadastres de 1570 et 1699, ce quartier est nommé « le Pont ».
Sur le plan cadastral de 1839, cet emplacement fait partie d'une grande parcelle (1839 E1 85) d'une superficie de 8 830 mètres carrés, mentionnée comme terre labourable et appartenant à Antoine Mathieu, meunier. Celui-ci possède également toutes les parcelles avoisinantes, notamment un « moulin » (1839 E1 88, voir dossier IA05001088), un « moulin à huile » ou « pressoir à huile » (1839 E1 87 bis, voir dossier IA05001087) accompagnés par une retenue d'eau désignée comme « écluse » (1839 E1 90). Cette dernière avait d'ailleurs donné son ancien nom à ce quartier : « l'Ecluse ».
En 1847, un partie de cette parcelle (1814 mètres carrés) est cédée pour la construction de la nouvelle Route Nationale n° 94 reliant Pont-Saint-Esprit à Briançon. L'autre partie (7 016 mètres carrés) étant conservé par son propriétaire. En 1880, en même temps que le reste du domaine moulinier, cette partie passe à Coltilde Laget, épouse Beyssier, demeurant à Montferrand (Drôme) et Jean Béranger, ancien cantonnier.
Dans les années 1880, cette parcelle est partagée entre quatre propriétaires, qui changent au cours des années 1890-1900, sans que la partition foncière n'évolue. Au milieu des années 1910, aucune construction n'est mentionnée à cet emplacement dans les matrices cadastrales.
L'origine de cette maison date vraisemblablement de la fin du premier quart du 20e siècle. L'observation de la façade ouest montre clairement que le bâtiment mitoyen au sud a été accolé ultérieurement. L'actuel enduit des élévations n'est pas antérieur au troisième quart du 20e siècle.