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  • arsenal, parc d'artillerie dit arsenal de terre
    arsenal, parc d'artillerie dit arsenal de terre Toulon - 168 boulevard Commandant Nicolas
    Copyrights :
    (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
    Historique :
    La construction de la grande extension nord de l’enceinte urbaine, projetée dès 1845, réalisée de 1853 à 1860, et la mise en place des voies ferrées et de la gare de chemin de fer de Toulon en 1858, a créé au nord de la gare de Toulon, à l’emplacement de l’ancien « retranchement Sainte-Anne », un accessible de l’extérieur de la ville par une poterne d’usage militaire, dite Porte Sainte-Anne, était réservé par l’administration de la guerre pour établir un quartier militaire. L’ancien parc d’artillerie par un nouveau, trouvant logiquement sa place dans l’aire nord. Le plan d’urbanisme de la nouvelle ville de Toulon, établi en concertation avec le génie, avait découpé cette aire de plan polygonal construire, chacun dans un îlot de l’agrandissement nord : l’îlot n°3, le plus grand et le plus à l’est, de de terre. Cette part seule du projet aboutit sans difficulté. La construction de l’arsenal de terre est assez mal documentée par les archives du Service Historique de la Défense, mais facile à
    Cadre de l'étude :
    enquête thématique régionale architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
    Référence documentaire :
    . [Plan et élévation]. / Dessin, encre et lavis, 30 septembre 1858. Service Historique de la Défense
    Murs :
    calcaire pierre de taille enduit
    Description :
    L’enclos de l’ancien arsenal de terre, de plan polygonal tendant au triangle, était fermé sur deux côtés (sud et ouest), d’un mur d’enceinte de hauteur moyenne, qui a presque entièrement disparu ou a été mur de soutènement de l’ancienne rue du rempart du front d’enceinte K-L de 1853-1860, dans la partie méridionale duquel sont nichées 12 casemates souterraines de 1859. Cette partie est aujourd’hui abritée par un viaduc routier sur piliers de béton. Voûtées en berceau segmentaire, les casemates sont ouvertes en façade par une grande arcade en plein-cintre encadrée en pierre de taille, percée dans un mur de remplage . Au-dessus de cette arcade, le profil de la voûte forme un grand arc de décharge extradossé à longs claveaux dans le mur de soutènement. La porte d’entrée de l’arsenal de terre s’ouvre au centre d’un pan coupé qui abat l’angle aigu sud-est de l’enclos. Le portail est encadré symétriquement de deux grands pavillons de plan rectangulaire. L’architecture de ces pavillons se différencie peu de celle de maisons de
    Étages :
    étage de soubassement
    Titre courant :
    arsenal, parc d'artillerie dit arsenal de terre
    Appellations :
    arsenal de terre
    Texte libre :
    Historique, topographie et typologie générale La construction de la grande extension nord de l’enceinte urbaine, projetée dès 1845, réalisée de 1853 à 1860, et la mise en place des voies ferrées et de la gare de chemin de fer de Toulon en 1858 créait au nord de la gare de Toulon un secteur intra-muros non bâti dans un périmètre fermé au sud par les voies ferrées, exclusivement accessible de l’extérieur de la ville par une poterne d’usage militaire, dite Porte Sainte-Anne. L’administration de la guerre nouvelle aire nord. Le plan d’urbanisme de la nouvelle ville de Toulon, établi en concertation avec l’administration du génie, avait découpé cette aire de plan polygonal tendant au triangle, en trois îlots séparés Antoine Long proposaient la répartition de trois établissements militaires à construire, chacun dans un îlot de l’agrandissement nord : l’îlot n°3, le plus grand et le plus à l’est, de plan triangulaire , appartenant entièrement à l’Etat, était réservé pour un Arsenal et parc d’artillerie de terre. Cette part
    Illustration :
    Plan de repérage des restes conservés de l'enceinte urbaine, des bâtiments militaires de la ville et de l'Arsenal de la Marine. IVR93_20158301340NUC1A Vue générale plongeante de l'ensemble des bâtiments, vue du nord/nord-est. IVR93_20148300439NUC2A Ensemble des casemates dans le mur de cloture formant soutènement de la rue du rempart intérieur d'une des casemates, coté revers de la façade. IVR93_20148300269NUC2A intérieur d'une des casemates, coté revers de la façade . IVR93_20148300268NUC2A Portail d'entrée et pavillon de droite vus de l'extérieur. IVR93_20148300179NUC2A Portail d'entrée, détail du fronton et de la frise. IVR93_20148300180NUC2A Détail de la charpente du bâtiment nord. IVR93_20148300186NUC2A Détail de la charpente du bâtiment nord-est. IVR93_20148300193NUC2A
  • fortification d'agglomération, extension nord-ouest et darse Castigneau
    fortification d'agglomération, extension nord-ouest et darse Castigneau Toulon - 2ème fortification d'agglomération
    Copyrights :
    (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
    Historique :
    En 1835, les ministres de la Marine et de la Guerre approuvent un projet d'extension de l’arsenal à bastions appelé couronné de Castigneau. L'exécution de ce front commence seulement en 1843, selon un projet conseil municipal de Toulon et le conseil général du Var demandent alors à l’État de considérer parallèlement la nécessité d’extension du périmètre clos de la ville, dont la densité de population atteint le seuil critique d’un habitant pour huit mètres carrés, resserrés dans une surface totale intra-muros de Édouard Picot, directeur des fortifications de Toulon. Le projet Picot, adopté par le comité des fortifications, implante l'extension nord de l'enceinte de la ville à la place d'un retranchement de campagne , dit de Sainte-Anne, créé en 1707 lors du siège anglais de Toulon, et jamais supprimé. L’ensemble projeté constitue une nouvelle et vaste enceinte, jalonnée de onze bastions neufs à flancs droits (cotés A -B-C-D-E-G-H-I-K-M-N) et de deux demi-lunes (F,L), enveloppant, à distance variable, l’ensemble des
    Cadre de l'étude :
    enquête thématique régionale architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
    Référence documentaire :
    Plan général de Toulon 1841, actualisé en 1850. / Dessin à l'encre aquarellé, 1841-1850. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1858. Projet spécial de 1843 [...] pour organiser les fortifications du camp retranché de Ste-Anne ... [futur bastion K]. / Dessin à l'encre aquarellé, 1843. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH Projet Couronné de Castigneau. 1843. / Dessin à l'encre aquarellé avec retombe, 1843. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1860. Castigneau-Malbousquet]. Dessin à l'encre aquarellé, signé A. Long, 1845. Service Historique de la Défense l'encre aquarellé. Par Picot, 1843. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1860. , signé Picot, 1845, échelle de 0, 001 pour 5 mètres. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH Projet d'agrandissement de la place de Toulon. Dessin à l'encre aquarellé, signé Picot,1845 échelle
    Murs :
    pierre pierre de taille
    Description :
    De la seconde enceinte bastionnée de Toulon, bâtie en extension et remplacement de la première, ne poterne dite porte Sainte-Anne), enveloppant l'ancien quartier militaire (arsenal de terre, caserne Lamer ) situé au nord de la gare et des voies de chemin de fer. La moindre pression de la croissance urbaine portions de l'enceinte aient été épargnées par le démantèlement. Les bastions de cette grande extension de 1849-1861 sont tous plus larges que ceux de l'enceinte antérieure, à flancs droits, faces longues , angle de capitale obtus, séparés entre eux par des courtines plus courtes que les bastions sont larges . Le bastion K implanté à la pointe nord de l'enceinte, diffère nettement de ce modèle et fait exception : il est relativement étroit, à angle de capitale aigu, flancs retirés créant un plan en as-de -pique et coupure de retranchement à la gorge. Au droit de cette coupure, ou petit fossé intérieur (cloisonné du grand fossé), le revêtement du corps de place continue à la gorge du bastion, en formant un
    Auteur :
    [entrepreneur de maçonnerie] Arnavieille [entrepreneur de maçonnerie] Quinié
    Annexe :
    Déclassement et démantèlement des enceintes de Toulon La démolition de l’ancienne enceinte, 1859 Dans son récit de circonstance publié en 1859, destiné au voyageur touriste empruntant la nouvelle ligne ouverte dans l’année, l’essayiste marseillais Adolphe Meyer donne une idée de l’avancement encore limité des travaux de lotissement de la nouvelle ville, l’emprise de l’ancienne enceinte n’étant pas encore libérée : « De la gare (de Toulon), on descend vers la ville par un boulevard nouveau qui coupe l’ancienne ceinture de remparts. On les démolit avec activité, et leurs débris servent à combler les énormes la démolition de l’ancienne enceinte, mais le déclassement et la remise aux Domaines des terrains des fortifications de cette enceinte furent annoncé en mars 1858, deux semaines après que le comité du Génie eut délibéré qu’il était avantageux que « la démolition des anciens remparts de Louis XIV à Toulon (fut) faite par les particuliers qui se rendront acquéreurs des lots de terrains à bâtir ». Cette solution fut
    Texte libre :
    Historique et typologie générale Extension de l’arsenal et de l’enceinte du corps de place à l’ouest, le couronné de Castigneau, 1841-1845 Le projet d’amélioration du fort Malbousquet avait été proposée initialement pour 1841 « dans l’hypothèse de la construction du couronné de Castigneau ». Ce dernier ouvrage de fortification également projeté pour 1841 était destiné à retrancher vers l’ouest une aire importante située immédiatement hors l’enceinte de la darse neuve (ou darse Vauban), à l’ouest / sud-ouest dans la plaine littorale de Castigneau, aire destinée à une extension de l’arsenal constituée d’un nouveau bassin à flot ou darse associé à des formes de radoub et des cales de construction supplémentaires. Plusieurs projets concurrents pour cette extension de l’arsenal extra-muros côté Castigneau avaient déjà été proposés à partir de 1823, mais dans certains cas sans traiter de façon aboutie la question du retranchement défensif de ces infrastructures. En février 1830 le chef du génie de Toulon avait
    Illustration :
    Repérage des 3 sous-ensembles de l'enceinte de Toulon reporté sur le plan Teissier 1873 Plan de repérage des restes conservés de l'enceinte urbaine, des bâtiments militaires de la ville et de l'Arsenal de la Marine. IVR93_20158301340NUC1A Plan général de la ville de Toulon en 1841, actualisé en 1850. IVR93_20158300475NUC1A Projet spécial de 1843 [...] pour organiser les fortifications du camp retranché de Ste-Anne Projet "couronné de Castigneau". 1843. Détail. IVR93_20158300480NUC1A Projet d'agrandissement de la place de Toulon. 1845. IVR93_20158300483NUC1A [Projet pour l'extension nord-ouest de l'enceinte de Toulon] 1848. Détail autour de la porte [Projet pour l'extension nord-ouest de l'enceinte de Toulon] 1848. Détail : front nord Sainte-Anne [Plan général du projet d'enceinte de ville Picot-Long] 15 mars 1848. IVR93_20158300489NUC1A
  • fortification d'agglomération, extension Missiessy-Malbousquet
    fortification d'agglomération, extension Missiessy-Malbousquet Toulon - 3ème fortification d'agglomération
    Copyrights :
    (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
    Historique :
    Au début de 1855, avant l’achèvement de la nouvelle darse de Castigneau et de son enceinte, le conseil d’amirauté envisage de porter les limites de l’arsenal au-delà de cette limite, la généralisation de la marine à vapeur laissant présager l’insuffisance des darses et équipements existants. Une nouvelle extension de 55 hectares vers l’ouest, incluant le château de Missiessy, capable d’accueillir des , permettant à la nouvelle enceinte de joindre le fort Malbousquet plutôt que d’être dominée par cet ouvrage détaché. Approuvé par le ministre de la Guerre le 30 mai 1857, le projet est pris en charge (acquisition des terrains, coûts des travaux de l'enceinte et des équipements) par ses deux bénéficiaires, le département de la Guerre pour les 3/4, la Marine pour le solde. La part majoritaire de la Guerre s’explique par le coût élevé de la construction d’une grande extension de l’enceinte fortifiée de la place, le génie se réservant en outre un tiers de l’aire intérieure créée. La mise en œuvre de cette nouvelle
    Cadre de l'étude :
    enquête thématique régionale architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
    Référence documentaire :
    Etat des projets à présenter pour 1858-1859, apostilles du chef du Génie. (Projet de l'enceinte de l'enceinte Missiessy-Malbousquet). Service Historique de la Défense, Vincennes : Art. 8 carton 32 l'encre aquarellé, signé A. Long, 1860, échelle de 0, 001 pour 1 mètre. Service Historique de la Défense A. Long, 26 avril 1862, échelle de 0, 004 pour 1 mètre. Service Historique de la Défense, Vincennes [Enceinte ouest : état des projets 1864]. Dessin à l'encre aquarellé, 1864. Service Historique de Projets pour 1864-1865. Bâtiments militaires : compléter la caserne de retranchement K, caserne Gardanne. / Dessin à l'encre aquarellé, signé Petit, 1864, échelle de 0, 005 pour 1 mètre. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1874. . Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1874. Place de Toulon. [Enceinte ouest] état de lieux 1866. Dessin à l'encre aquarellé, 1866. Service
    Représentations :
    scène de genre personnage profane scène de la vie sociale Les cellules du demi-bastion 5 sont ornées de 29 peintures murales en couleurs ou en camaïeu : paysages, scènes de genre ou personnages isolés (scène de taverne, baigneuses, danseuse, vagabond dans un
    Murs :
    pierre pierre de taille
    Description :
    La dernière en date des extensions de l'enceinte bastionnée de la place forte de Toulon , enveloppant exclusivement des terrains militaires et la darse de Missiessy, est celle dont subsiste le tronçon le plus étendu, ainsi que les plus important restes monumentaux d'ouvrages de fortification. Ces restes consistent en la majeure partie du front nord et du front ouest conservés en continu (de la dehors (11-12) du bastion 3 ont disparu, de même que les tenailles des courtines, l'ancien fort Malbousquet, devenu un dehors hors normes, subsiste en totalité dans son état de 1870 au point haut du site parties conservées de l'enceinte sont celles qui ne relevaient pas de la Marine, mais du département de la Guerre, et enserraient la part de l'aire intérieure qui lui était affectée. Les bastions de cette enceinte ouest de 1860-1869 sont comparables -en moins régulier- à ceux de l'enceinte de ville 1849-1861 par leur plan à flancs droits, faces longues, angle de capitale obtus, et par leur grande largeur, en
    Annexe :
    Déclassement et démantèlement des enceintes de Toulon La démolition de l’ancienne enceinte, 1859 Dans son récit de circonstance publié en 1859, destiné au voyageur touriste empruntant la nouvelle ligne ouverte dans l’année, l’essayiste marseillais Adolphe Meyer donne une idée de l’avancement encore limité des travaux de lotissement de la nouvelle ville, l’emprise de l’ancienne enceinte n’étant pas encore libérée : « De la gare (de Toulon), on descend vers la ville par un boulevard nouveau qui coupe l’ancienne ceinture de remparts. On les démolit avec activité, et leurs débris servent à combler les énormes la démolition de l’ancienne enceinte, mais le déclassement et la remise aux Domaines des terrains des fortifications de cette enceinte furent annoncé en mars 1858, deux semaines après que le comité du Génie eut délibéré qu’il était avantageux que « la démolition des anciens remparts de Louis XIV à Toulon (fut) faite par les particuliers qui se rendront acquéreurs des lots de terrains à bâtir ». Cette solution fut
    Texte libre :
    Historique et typologie générale Au début de l’année 1855, avant l’achèvement de la nouvelle darse de Castigneau et de son enceinte, le conseil d’amirauté envisageait de porter les limites de l’arsenal au-delà de celles de Castigneau, la généralisation de la marine à vapeur laissant présager l’insuffisance des darses et équipements existants. De plus, le nombre limité des casernes et leur dissémination récupéré par le ministère de la Guerre après la Révolution) et du Jeu de Paume, était incertain, un futur extension vers l’ouest, jusque dans la plaine de Missiessy, des limites de l’arsenal, extension capable d’accueillir des casernements, et comportant une nouvelle darse avec ses équipements, au pied du château de Missiessy, domaine privatif de 33 hectares 67 ares, avec petit château à quatre tourelles. Un premier projet de principe fut établi dès 1855, avec une emprise de 55 hectares couverte par une nouvelle enceinte bastionnée couronnant les hauteurs de Missiessy et se refermant sur le front de mer. Cependant, le
    Couvrements :
    voûte en arc-de-cloître
    Illustration :
    Plan de repérage des restes conservés de l'enceinte urbaine, des bâtiments militaires de la ville et de l'Arsenal de la Marine. IVR93_20158301340NUC1A Repérage des 3 sous-ensembles de l'enceinte reporté sur le plan Teissier de 1873 Projets pour 1864-1865. Bâtiments militaires : compléter la caserne de retranchement K, caserne Place de Toulon. [Enceinte ouest] état de lieux 1866. IVR93_20158300502NUC1A Projets supplémentaires pour 1868-1869. Fortifications [...] agrandissement de l'enceinte à l'ouest [Plan général de Toulon] 1870. IVR93_20158300507NUC1A Casemates de la face droite du bastion 29 et des fronts 20-30 et 30-31. Malbousquet. Plan des casemates J et de celles des culées adjacentes. 1875. IVR93_20158300511NUC1A Extension Malbousquet. Front nord, 3-4 : faces et angle de capitale du bastion 3, début de galerie
  • porte Malbousquet
    porte Malbousquet Toulon
    Copyrights :
    (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
    Historique :
    La porte Malbousquet, est l'une des deux issues terrestres ménagées dans le front nord de la grande extension ouest du corps de place de Toulon, pour enclore des terrains militaires, dont la darse Missiessy (Marine) et un clos réservé à la guerre à l'ouest de l'ancien fort Malbousquet. Cette porte était celle desservant la partie de l'aire intérieure de l'enceinte à l'usage de la guerre. (voir dossier IA83001927 sur l'enceinte III du corps de place de Toulon) La disparition de la plupart des portes fortifiées des 3 enceintes successives de Toulon confère à la porte Malbousquet valeur de témoin et d'échantillon Monuments Historiques en 1989 ; le texte de l’arrêté du 19 septembre précise que la protection s’étend aux corps de garde, à la courtine et aux deux bastions.
    Cadre de l'étude :
    enquête thématique régionale architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
    Observation :
    La protection se fait dans le cadre du percement de part et d’autre de la porte, d’une arche de passage routier aux dépens de deux casemates, cette issue étant alors devenue l’entrée routière principale de l’Arsenal.
    Référence documentaire :
    Feuille 38. Corps de garde A-H de la porte Malbousquet dans la courtine 28-29 et magasins à poudre des ouvrages 50-53. [Plan, élévations de la porte, coupes sur les pavillons]. / Dessin à la plume
    Précisions sur la protection :
    Porte, y compris les corps de garde, la courtine et les deux bastions (cad. CS 12 ; DO 1
    Dénominations :
    porte de ville
    Murs :
    pierre pierre de taille
    Statut :
    propriété de l'Etat
    Description :
    Aménagée dans la courtine 4-5 du front nord de l'enceinte III, en position non centrée, la porte revêtement de la majeure partie des fronts nord et ouest de cette enceinte. Le passage d’entrée à voie unique, d’une largeur équivalente à celle d’une des casemates de la galerie, est sobrement voûté en berceau, et l’encadrement architecturé de ses arcades d’entrée et de sortie est d’un style néo-classique minimaliste, sans recherche d’ornementation ou de monumentalité. La façade côté fossé, intégrant l’arcade d’entrée adaptée à un pont-levis « à la Poncelet », est encadré de deux piliers en faible saillie (cette harpés en pierre de taille blanche lisse et trumeau en assises réglées de pierres appareillées grises . Ces piliers reposent sur un soubassement par l’intermédiaire d’un corps de moulure torique ou cordon . L’arcade proprement dite, en pierre de taille blanche lisse, a été agrandie au XXe siècle aux dépens de ses piédroits en retaillant un arc plein cintre plus ample dans la maçonnerie au-dessus de l’ancien, démonté
    Texte libre :
    Analyse architecturale Aménagée dans la courtine 4-5 du front nord de l'enceinte III, en position , qui règne au revers du revêtement de la majeure partie des fronts nord et ouest de cette enceinte voie unique de la porte Malbousquet, d’une largeur équivalente à celle d’une casemate, est sobrement voûté en berceau, et l’encadrement architecturé de ses arcades d’entrée et de sortie est d’un style néo -classique minimaliste, sans recherche d’ornementation ou de monumentalité. Façade extérieure La façade côté fossé, intégrant l’arcade d’entrée adaptée à un pont-levis « à la Poncelet », est encadré de deux fermée) avec chaînages d’angle harpés en pierre de taille blanche lisse et trumeau en assises réglées deux fois moins hautes, de pierres appareillées grises, de même nature que les parements courants du revêtement, mais mieux dressées, à l’instar de celles réservées à l’encadrement des créneaux des casemates . Ces piliers reposent sur un soubassement de même saillie par l’intermédiaire d’un corps de moulure
    Illustration :
    Plan de repérage des restes conservés de l'enceinte urbaine, des bâtiments militaires de la ville et de l'Arsenal de la Marine. IVR93_20158301340NUC1A Corps de garde A-H de la porte Malbousquet dans la courtine 28-29 et magasins à poudre des ouvrages 50-53. [Plan, élévations de la porte, coupes sur les pavillons. 1875. IVR93_20158300512NUC1A Corps de garde A-H de la porte Malbousquet dans la courtine 28-29 et magasins à poudre des ouvrages 50-53. [Plan, élévations de la porte, coupes sur les pavillons]. 1875. Détail : élévation de la porte Façade vers l'intérieur du corps de place. IVR93_20148300396NUC2A
  • édifice logistique dit Manutention des vivres
    édifice logistique dit Manutention des vivres Toulon - 13 rue de Lorgues 155 rue Saint-Bernard
    Copyrights :
    (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
    Historique :
    En 1840, l’administration du génie constatait l’inadéquation de l’édifice affecté à la manutention des vivres militaires, situé en ville, rue Saint-Cyprien, exigu et vétuste, de même que l’insuffisante capacité de la boulangerie militaire située sur le quai est de la darse vieille. Un premier projet de manutention est proposé en 1841 -1842, près de cette boulangerie, à un emplacement qui imposait d’élargir le sous la direction du chef du génie Antoine Long, concerne la construction d’une nouvelle manutention de juin 1857 qui avait fixé la contenance des magasins de subsistances à 3600 quintaux de blé et 6000 quintaux de farine. Le nouvel emplacement choisi intra-muros et contigu à la rue du rempart est rendu possible par la démolition des fronts nord et ouest de l’enceinte des XVIe-XVIIe siècles, remplacés par les nouveaux fronts de l’extension de l’enceinte projetée depuis 1845, exécutée à partir de 1852. Pris dans l’emprise à remblayer de l’ancien fossé, l’emplacement est proche de la rue Saint-Cyprien et du bastion 7
    Cadre de l'étude :
    enquête thématique régionale architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
    Référence documentaire :
    . Service Historique de la Défense, Vincennes : Art. 8 carton 32 (1 VH 1870). lavis, signé Long, 26 avril 1862. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1873 b, feuille n , encre et lavis, signé Long, 26 avril 1862. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1873b . Coupes longitudinales. / Dessin, encre et lavis, par Antoine Long, 1862. Service Historique de la Défense Plan d'ensemble de la manutention à construire. Croquis annexé au procès verbal de conférence en date du 13 février 1865. / Dessin, encre et lavis, signé Long, 13 février 1865. Service Historique de , élévations] / Dessin, encre et lavis, 15 avril 1870. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1878
    Statut :
    propriété publique Propriété de l'Etat, propriété du Département.
    Description :
    extérieures restaurées, les deux bâtiments de l’ancienne manutention ont été profondément redistribués et méconnaissables, empêchant de vérifier la possible conservation de certains éléments, comme les piliers redécoupés en de nombreux bureaux, avec cloisons isolantes et faux plafonds suspendus. Le bâtiment de l’administration et des magasins, coté A-B, le plus monumental, est haut de cinq niveaux : soubassement (caves ) voûté d’arêtes, rez-de-chaussée et trois étages sous un comble à faible pente et à croupes. Il comportait vingt travées de fenêtres sur la longueur développée de sa façade extérieure, à raison de treize pour l’aile B et sept pour l’aile A, en retour d’angle obtus au nord-est de la précédente. Les deux ailes A et B ont exactement la même largeur, et se caractérisaient par le traitement particulier de leur pour accueillir une travée de fenêtres. Cette disposition est conservée seulement à l’extrémité de l’aile B car dans l’état actuel, l’aile A est amputée des deux tiers de sa longueur, réduite en façade
    Étages :
    étage de soubassement rez-de-chaussée surélevé étage de comble
    Localisation :
    Toulon - 13 rue de Lorgues 155 rue Saint-Bernard
    Texte libre :
    , au moins en partie, dans l’ancienne emprise de la ville intra-muros, agrandie au nord et à l’ouest en 1852-1860, datent tous de la seconde moitié du XIXe siècle et ont donc été établis postérieurement à cet agrandissement. Les autres bâtiments militaires encore en place font partie intégrante de l’enceinte, comme ceux de la porte d’Italie, et sont à cet égard traités dans la monographie d’inventaire générale consacrée à l’enceinte du corps de place de Toulon. Avant l’agrandissement de 1852-1860, le parcellaire urbain « plein comme un œuf » pour citer l’expression de Vauban, ne laissait pas de place intra -muros, hors de l’arsenal de la Marine, pour de véritables bâtiments militaires non incorporés aux ouvrages de l’enceinte, ce qui exclut ceux logés dans l’aire intérieure de certains bastions, comme la fonderie de la Marine, dans le bastion 9, le parc d’artillerie dans le bastion 8, le magasin à poudres , dans le bastion 6, tous remontant soit à l’époque de Vauban, soit au XVIIIe siècle. Les autres
    Illustration :
    Plan de repérage des restes conservés de l'enceinte urbaine, des bâtiments militaires de la ville et de l'Arsenal de la Marine. IVR93_20158301340NUC1A Plan d'ensemble de la manutention à construire. Croquis annexé au procès verbal de conférence en . Coupes longitudinales. 1862. Détail : élévation générale le long de la rue militaire, élévation des Bâtiment C (anc. Boulangerie), vu de l'est, et bâtiment A-B en arrière plan. IVR93_20148300261NUC2A Bâtiment A-B, détail de la charpente. IVR93_20148300266NUC2A Bâtiment C (anc. Boulangerie), intérieur du rez-de-chaussée voûté. IVR93_20148300265NUC2A Bâtiment C (anc. Boulangerie), intérieur du rez-de-chaussée voûté, travée de l'entrée
  • fort Malbousquet
    fort Malbousquet Toulon
    Copyrights :
    (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
    Historique :
    A l’ouest de la ville, la hauteur Malbousquet, de forme allongée dans un axe nord-ouest / sud-est , avec point haut au nord-ouest, était deux à trois fois plus distante des fronts bastionnés de l’enceinte XVIe-XVIIIe siècle de Toulon que ne l’étaient, à l’est et au nord-est, les forts Lamalgue et , par une extension de l’enceinte du corps de place. En 1814, une solide lunette fossoyée de plan pentagonal, avec petit corps de garde, est construite sur le site de l'ancienne redoute. Ce n'est qu'en 1841 que le projet général du chef du génie de Toulon A. Louis comporte l'établissement d'un véritable fort bastionné autour de la lunette de Malbousquet. L'un des objectifs est d'assurer, depuis ce point haut, la défense de barrage de l'extension de l'arsenal vers l'est, à Castigneau. Le projet du fort , discuté, est complété et amplifié, au début de sa réalisation en 1843, par les chefs de bataillon du génie Corrèze et Dautheville. Achevée en 1848, l'enceinte du fort entourant la lunette, de plan polygonal
    Cadre de l'étude :
    enquête thématique régionale architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
    Référence documentaire :
    . Par Charles-François Marie d'Aumale, directeur des fortifications de Toulon et de Basse Provence, 1775 . Service Historique de la Défense, Vincennes : Bibliothèque du Génie, Atlas des places fortes n° 64. , 1791. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1839. . Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1840. . Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1840. Plan du fort Malbousquet. / Dessin plume et encre, 1814. Service Historique de la Défense couleur, [1841]. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1860. Fort Malbousquet et poudrière Milhaud. / Dessin à l'encre en couleur, 1843. Service Historique de . / Dessin à l'encre en couleur, 1847. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 1864. coupes. / Dessin encre et lavis, signé Corrèze, 1848. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH
    Description :
    subi entre 1862 et 1868, qui l'ont amputé de deux de ses fronts, le front d'entrée et le front de gorge , avec la la caserne qui s'y élevait. Le deux fronts subsistants de 1848 enveloppent de près dans l’aire triangulaire qu’ils définissent, l’ancienne lunette pentagonale de 1814 (n°6), conservée comme réduit défilant le magasin à poudres (de temps de paix, n° 10) niché à sa gorge. Le front de tête, face au nord / nord-ouest, est composé d’un rempart formant deux angles, celui de droite obtus (2) l’autre droit (3 ), avec banquettes d’artillerie ; ces angles sont épaulés de deux demi bastions plus bas, de modestes dimensions (1, 4), faisant saillie exclusivement sur les fronts latéraux. Au milieu de ce front, un ouvrage plus grand, fortement saillant, dit « l’As de pique » (5) en forme de bastion à flancs fortement retirés, est aussi haut que le rempart (2 -3) qu’il défile entièrement. En retour d’angle droit de ce front de tête (1-2-3-4-5), le front gauche de l’ancien fort est conservé sur les trois quart de son
    Texte libre :
    solide plancher d’entresol régnant au niveau des sommiers de la voûte en berceau. La salle haute seule La redoute Malbousquet, ouvrage détaché ouest de la ville A l’ouest de la ville, la hauteur Malbousquet, de forme allongée dans un axe nord-ouest / sud-est, avec point haut au nord-ouest, était deux à trois fois plus distante des fronts bastionnés de l’enceinte urbaine que ne l’étaient, à l'est et au d’imaginer qu’un peu plus d’un demi-siècle plus tard, une extension de l’enceinte du corps de place se déploierait de ce côté ouest jusqu’à atteindre et inclure la hauteur Malbousquet. En 1770, les forts Lamalgue et Sainte-Catherine étaient en voie d’achèvement, à grands frais, selon le projet général de Milet de Monville. Par comparaison, la hauteur Malbousquet, située à l’arrière de la place, était de très faible atlas militaire de Toulon : « …redoute en pierres sèches commencée en 1770 qu’on eut quelque crainte de la guerre ». En vertu de son analyse stratégique de la position de Toulon, d’Aumale affirme ensuite
    Illustration :
    Plan de repérage des restes conservés de l'enceinte urbaine, des bâtiments militaires de la ville et de l'Arsenal de la Marine. IVR93_20158301340NUC1A Projet supplémentaire pour 1861 Fortifications. Fronts 5-9 et 6-7 de la nouvelle enceinte à l'ouest Mur de profil de la courtine 4-7 du fort, donnant sur le fossé entre fort et front 6-7 de Mur de profil de la tenaille de la courtine 4-7 du fort, donnant sur le fossé entre fort et front 6 -7 de l'enceinte. IVR93_20148300305NUC2A Coupure interne dans le rempart 4-7 du fort, couronnement et dame du mur de fermeture crénelé Coupure interne dans le rempart 4-7 du fort; fossé intérieur coupant le chemin de ronde Fossé et face droite (revêtement bas et rempart) de l'ouvrage de tête (5) dit ""As de pique Poterne passant de l'angle 2 du front de tête au demi-bastion 1; arcade d'entrée vers le chemin de
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