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viaduc routier de Pont-Saint-Esprit dit ancien pont du Saint-Esprit

Dossier IA84000914 réalisé en 2011
Précision dénomination pont routier
Vocables Saint-Esprit
Appellations pont du Saint-Esprit
Dénominations viaduc
Aire d'étude et canton bassin du Rhône - Bollène
Hydrographies Rhône (le)
Adresse Commune : Lamotte-du-Rhône
Lieu-dit : le Bout du Pont
Adresse : R.D. 994
Cadastre : 2008 AY, BH non cadastré ; domaine public
Précisions oeuvre située en partie sur le département 30
oeuvre située en partie sur les communes Mondragon, Pont-Saint-Esprit

Au 13e siècle, on décide de remplacer le bac [sans référence] qui permettait de franchir le Rhône à Pont-Saint-Esprit - carrefour commercial important entre le nord et le Midi de la France, entre les Etats du Pape et ceux du roi de France - par un pont en pierre. Le procès verbal de la pose de la première pierre par dom Jehan de Thianges, seigneur et prieur du lieu, date du 12 septembre 1265. L'Oeuvre du pont est alors créée pour subvenir aux besoins de la construction puis à l'entretien et à la gestion de l'ouvrage et de ses annexes. Le pont est terminé en 1309 tandis qu'un hôpital est commencé en 1308 sur la rive droite. A cet hôpital seront joints un second hôpital, une chapelle et la maison du Roi, qui abrite les recteurs de l'Oeuvre du pont. Après le 13e siècle, le pont reçoit quelques modifications. Celles-ci sont d'abord défensives jusqu'au 16e siècle : en 1358, adjonction de la chapelle Saint-Nicolas sur une des piles, d'une prison et de deux tours à la demande de la papauté ; en 1585, une citadelle est élevée à l'emplacement des hôpitaux par les protestants puis par Henri IV. L'époque moderne consolide le pont : au 16e siècle, l'arche de rive gauche est remplacée par quatre petites arcades ; en 1686, le pont est élargi par des consoles en encorbellement et la chapelle et les tours sont détruites ; au 17e ou au 18e siècle, de nouveaux avant et arrière-becs sont édifiés. Le 19e siècle adapte le pont aux nouvelles exigences du trafic terrestre et fluvial : au début du siècle, l'ajout d'encorbellements permet aux voitures de traverser l'ouvrage avec leur chargement - jusque-là un bac [sans référence] transportait les marchandises. En 1856, les deux arches de rive droite sont remplacées par une arche marinière en fonte, édifiée selon les plans de l'ingénieur Aymard et sous la direction d'Emile Martin (bombardée en 1944, cette arche est reconstruite en béton en 1954, sous les ordres de l'ingénieur J. R. Robinson et selon l'idée de Nicolas Esquillan, directeur technique de l'entreprise Boussiron chargée du chantier). De 1861 à 1870, le pont est élargi sur toute sa longueur sur un projet des ingénieurs Thouvenot et Aurès. Les travaux sont adjugés à Jean-Baptiste Guillier et Jean-Louis Gay.

Période(s) Principale : 3e quart 13e siècle
Principale : 1er quart 14e siècle
Principale : 3e quart 14e siècle
Principale : 4e quart 16e siècle
Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Secondaire : 16e siècle
Secondaire : 17e siècle , (?)
Secondaire : 18e siècle , (?)
Dates 1265, daté par travaux historiques
1308
1358
1585
1686
1856
1861
1954
Auteur(s) Auteur : Thianges Dom Jehan de, maître d'oeuvre, attribué par travaux historiques
Auteur : Aymard, ingénieur
Auteur : Martin Emile,
Emile Martin (1794 - 1871)

1794 à Soissons- 1871 à Rions (Gironde)- Fils de Pierre Dominique Jacques Martin (1771-1855), ingénieur des ponts et chaussée qui participe à l'expédition d'Egypte, gendre de Georges Dufaud, créateur des fonderies de Fourchambauit, qui est une pièce maitresse de la révolution industrielle. Par la famille Duffaud il est allié à la famille Crawhay, un des plus important maitres des forges du pays de Galle.

Ingénieur polytechnicien (X1812). Fondateur propriétaire des Fonderies de fer et cuivre Emile Martin et Cie à Fourchambault (Nièvre). Pionnier des constructions métalliques en fonte et fer, grands ponts, charpentes, machines à vapeur. Liens amicaux avec Georges et Robert Stephenson. Crée et dirige les fonderies de Decazeville (Aveyron, 1829), d'Alais (Alès, Gard, 1834). Actionnaire et propriétaire de diverses forges , fournisseur de diverses sociétés ferroviaires dont Lyon -Avignon- Marseille avec Paulin Talabot. Il est membre fondateur de la société Louis Benet et compagnie (construction de chemin de fer à La Ciotat et construction de navire à vapeur, avec les frères Talabot et Théophile Perier).

Emile Martin a œuvré avec le sculpteur Barye sur la colonne de Juillet. Charles Cordier, qui a un atelier à Marseille, réalise un buste pour lui. Une de ses filles épouse la peintre Charles-François Eustache (1820-1870) qui a représenté les usines de Fourchambault et est venu à Chateau-Fallet. Le peintre paysagiste Georges-Achille Dufaud (1831-1890) fait partie de sa famille.

Il est le père de Pierre Blaise dit Pierre-Emile Martin(1824-1915), ingénieur, chercheur et inventeur en sidérurgie, inventeur du procédé Martin. (acier Martin)


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architecte
Auteur : Thouvenot, ingénieur des Ponts et Chaussées
Auteur : Aurès, ingénieur des Ponts et Chaussées
Auteur : Guillier Jean-Baptiste, entrepreneur
Auteur : Gay Jean-Louis, entrepreneur
Auteur : Robinson J. R., ingénieur
Auteur : Esquillan Nicolas, ingénieur
Auteur : Boussiron, entrepreneur

Le viaduc routier de Pont-Saint-Esprit, dit ancien pont du Saint-Esprit, permet à la R.D. 994 de franchir le Grand Rhône entre Pont-Saint-Esprit, côté Gard, en rive droite, et le Bout du Pont, hameau sis entre les communes de Lamotte-du-Rhône et de Mondragon, côté Vaucluse, en rive gauche. Ce pont médiéval en pierre d'environ 800 m de long ressemble au pont Saint-Bénezet d'Avignon (Référence : IA84000918). La première partie de la rive droite jusqu'à la pile Saint-Nicolas (douze travées) est perpendiculaire au fleuve ; le pont oblique ensuite (sur huit travées) à partir de cette dernière pile qui est coudée. L'ouvrage compte, sur un total de vingt arches, dix-huit arches d'environ 30 m d'ouverture et voûtées en berceau légèrement brisé. Elles reposent sur des piles en pierre de taille, de 9 à 11 m d'épaisseur. Les piles côté est sont construites sur la terre ferme, celles du côté opposé sur le rocher même ; les autres sont bâties sur pilotis. Les piles sont protégées à la base par des massifs d'enrochement hauts de 2 m au-dessus de l'étiage du Rhône et consolidées par des avant et arrière-becs appareillés en bossage. Les tympans des piles sont ouverts par des ouïes en plein cintre qui permettent l'écoulement des eaux en cas de crues : elles sont de petites dimensions en rive droite et plus importantes en rive gauche. La première arche (arche marinière), en rive droite, est construite en béton armé sur 62 m de long et 8,70 m de large et voûtée en anse de panier. Sur 7 m de large, la chaussée bidirectionnelle à deux voies de circulation est bordée de deux petits trottoirs. Des refuges prennent place sur l'actuelle pile de rive droite, sur la pile Saint-Nicolas et sur une des piles de rive gauche. C'est à ces emplacements que se trouvaient les trois tours du "Roy", de "garde" et "devers l'Empire" ainsi que la chapelle Saint-Nicolas et la prison, puis plus tard la Porte du Dauphiné. Trois escaliers, en rive droite aval, en aval de la pile Saint-Nicolas et un petit en rive gauche amont, permettent d'accéder au pont. En rive droite se trouvent les restes de l'ancien hôpital, devenu citadelle (Fig. 36), et la Maison du Roy (Fig. 37).

Murs pierre pierre de taille bossage
béton
Couvrements voûte en berceau brisé
voûte en berceau plein-cintre
voûte en berceau en anse-de-panier
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie
Typologies pont voûté à travées continues, TYPO2 pont voûté
Techniques maçonnerie
Précision représentations

Gargouilles à intervalles réguliers.

Repérage cartographique. D'après la carte de Cassini. Pont de la R.D. 994 franchissant le Rhône entre le Vaucluse (à cheval sur les communes de Lamotte-du-Rhône et de Mondragon) et le Gard (commune de Pont-Saint-Esprit). Propriété : Gard (base CNR-Oasis).

Statut de la propriété propriété du département
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents figurés
  • 23. Pont-St-Esprit - Un remorqueur sous l'arche marinière. /Carte postale, 1ère moitié 20e siècle.Rhône, Givors, Maison du Fleuve Rhône: DUR-0131.

  • [Pont-Saint-Esprit. Vue panoramique prise de la terrasse de la cathédrale]. /Carte postale, 1ère moitié 20e siècle. Rhône, Givors, Maison du Fleuve Rhône: RON-1282.

  • Le Gard illustré - Pont-Saint-Esprit - 31. Le Pont. Crue du Rhône, 12 décembre 1910. /Carte postale, vers 1910. Rhône, Givors, Maison du Fleuve Rhône : RON-1238.

  • Elévations actuelle et future du pont dans la partie où doit être établie la deuxième arche marinière / Armand ; Hugues. 1:500. 27 février 1909. 1 plan : en coul. ; 83 x 31 cm (AD Vaucluse : 3S 200). /Dessin, 83 x 31 cm, 1909. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 S 200.

  • 1. Pont-Saint-Esprit (Gard) - Le Pont sur le Rhône, vue prise du levant. /Carte postale, 1ère moitié 20e siècle. Rhône, Givors, Maison du Fleuve Rhône : RON-1265.

  • 9. Pont-Saint-Esprit. - Pont sur le Rhône (vue prise de la ville). /Carte postale, 1ère moitié 20e siècle. Rhône, Givors, Maison du Fleuve Rhône : RON-1229.

  • 6. Pont-Saint-Esprit (Gard). - L'arche marinière et les confluents de l'Ardèche et du Rhône. /Carte postale, 1ère moitié 20e siècle. Rhône, Givors, Maison du Fleuve Rhône : RON-1253.

  • Vue générale du Pont-Saint-Esprit au XVIIIe siècle. /Carte postale, avant 1905. Rhône, Givors, Maison du Fleuve Rhône : RON-1251.

  • Pont-Saint-Esprit (Gard) - Le grand pont sur le Rhône. /Carte postale, 1ère moitié 20e siècle. Rhône, Givors, Maison du Fleuve Rhône : RON-1275.

    Rhône, Givors, Maison du Fleuve Rhône : RON-1275
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