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viaduc ferroviaire de Moriez

Dossier IA04000635 réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination viaduc ferroviaire
Appellations viaduc de Moriez
Dénominations viaduc
Aire d'étude et canton voie ferrée de la ligne Nice - Digne-les-Bains
Hydrographies Grau la
Adresse Commune : Moriez
Cadastre : 1983 B non cadastré ; domaine public

En 1885, le projet d'implantation de la voie en rive gauche de l'Asse de Moriez entre Barrême et le souterrain de Moriez est révisé. Le passage en rive droite qui en découle implique de franchir deux cours d'eau, le torrent de la Grau et celui d'Hyèges. La solution envisagée en 1885 pour ces deux franchissements consistait à former de grandes boucles d'environ 2 km pénétrant profondément dans ces vallons. En 1890, il est décidé que pour faciliter la circulation des trains, la construction de deux ponts s'impose. Le viaduc de Moriez est le plus imposant des deux. Son projet est approuvé le 14 octobre 1890 et le chantier est mené à bien à partir de 1890 sur les plans de l'ingénieur Daime. La section Digne-Saint-André, qui est alors une portion du projet de la liaison ferroviaire entre Digne et Draguignan, est ouverte à l'exploitation commerciale le 15 mai 1892.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Jourdan ,
Jourdan

ingénieur des ponts et chaussées ayant travaillé à la fin du 19e siècle dans les Alpes-de-Haute-Provence


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ingénieur, attribution par source

Le viaduc de Moriez permet à la ligne de chemin de fer Nice-Digne-les-Bains de franchir le torrent de la Grau et la route nationale. D'une longueur de 108,5 m, dont 68,7 dessinant une courbe de 150 m de rayon, il aligne 9 arches de 8 m d'ouverture. La partie courbe du viaduc correspond au franchissement de la rivière et de la route. Le viaduc a une hauteur maximale de 12,5 m et la pile la plus haute dépasse de peu 7 m de hauteur. Les piles centrales du viaduc ont été fondées sur un massif de béton. Le dessin des arcs ne correspond pas parfaitement à un plein cintre. Ils sont légèrement rampants : les deux naissances de chaque arc sont décalées de 0,245 cm de haut en bas. Ce dessin permet de racheter la pente du pont de 0,025 m par mètre tout en maintenant la naissance de deux arches à une hauteur identique de part et d'autres d'une même pile. Les douelles sont composées d'un unique rang de claveaux en pierre de taille et les parements des faces sont en moellons à tête dressée disposés en blocages. Leur mise en œœuvre est soulignée de joints rectilignes. Les parapets sont métalliques.

Murs calcaire
moellon
pierre de taille
Statut de la propriété propriété publique, []

Références documentaires

Documents d'archives
  • CAUVIN. Ponts et Chaussée / Service du contrôle des Chemins de fer / Ligne de Digne à Saint-André / Conférence au 1er degré / viaduc de Moriez. 1891. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice, 211 J 126.

    Historique et descriptif du viaduc.
Documents figurés
  • Chemin de fer du sud de la France / Ligne de Digne à Draguignan / Section de Digne à Saint-André / Ouvrages d'art / Viaduc de Moriez à 9 arches de 8 m d'ouverture [plan, élévations et coupes]. / Dessin à l'encre sur papier signé Daime, vers 1890. Collection particulière.

  • MORIEZ (B.-A.) Le Viaduc. Carte postale, Bourillon éditeur, 1ère moitié 20e siècle.

Bibliographie
  • BANAUDO, José. Le siècle du Train des Pignes. Breil-sur-Roya : Éditions du Cabri, 1991, 320 p. : ill.

    p. 33 : le tunnel de 1195 m est achevé le 25 février 1892 malgré d'importantes difficultés dues à la nature marneuse du sol qui s'avéra gorgé de poches d'eau.
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