Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

viaduc ferroviaire de Caronte (avec partie tournante)

Dossier IA13004081 inclus dans canal de navigation de Bouc à Martigues (canal de Caronte) réalisé en 2011
Précision dénomination viaduc ferroviaire
pont tournant
Appellations viaduc de Caronte
Dénominations viaduc, pont mobile
Aire d'étude et canton bassin du Rhône - Martigues
Hydrographies Caronte canal de
Adresse Commune : Martigues
Lieu-dit : port de Caronte, gare de Martigues-Lavéra
Cadastre : 2008 BX 1

Le viaduc ferroviaire du canal de Caronte est un des ouvrages d'’art édifiés sur la ligne de chemin de fer de Marseille à Miramas. Cette dernière, projetée dès 1886, a été mise en place entre 1907 et 1915 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Le pont a été conçu par Paul Séjourné, alors ingénieur en chef au PLM, puis construit, à partir de 1907, par Schneider et Compagnie et Daydé pour les parties métalliques, par Fougerolles pour les piles. Achevé en 1913, après six ans de chantier, le viaduc n'est mis en service qu'en octobre 1915 au moment de l’'ouverture de la ligne ferroviaire. La partie tournante et une travée fixe sont dynamitées en août 1944 par les Allemands. La circulation est rétablie en 1946 grâce à un pont levant provisoire. L’'ouvrage est reconstruit quasiment à l'identique entre octobre 1952 et décembre 1954, de nouveau par Schneider et Cie. Les moteurs à essence d'origine sont alors remplacés par des moteurs électriques. La dernière restauration, visant essentiellement à repeindre les parties métalliques, date de 2007-2008.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Secondaire : 1er quart 21e siècle
Dates 1907, daté par travaux historiques
1952
Auteur(s) Auteur : Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée,
Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
maître d'oeuvre, attribué par travaux historiques
Auteur : Séjourné Paul,
Paul Séjourné (1851 - 1939)

Ingénieur des ponts et chaussées né en 1851 à Orléans et mort en 1939 à Paris. Constructeur de ponts de grande portée en maçonnerie, il démontre l’intérêt de la construction des voûtes par rouleaux successifs et du clavage par tronçons qui modernise la conception des cintres. Il publie entre 1913 et 1916 les six volumes de son traité Grandes voûtes, qui est une synthèse des connaissances sur les ponts en maçonnerie.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
ingénieur
Auteur : Schneider et Compagnie, entrepreneur
Auteur : Etablissements Daydé,
Etablissements Daydé

Henri Daydé, ingénieur des Arts et Métiers, entra en 1868 à l'usine "Lebrun Pillé", atelier de construction de machines et chaudières à vapeur. L'entreprise se développe très vite et la raison sociale "Lebrun Daydé Pillé" est déposée en 1886, pour devenir "Établissement Daydé" en 1909. À cette date, l'entreprise a acquis une renommée mondiale grâce à de nombreuses réalisations (ponts métalliques).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur, attribution par source
Auteur : Fougerolles, entrepreneur

Le viaduc ferroviaire de Caronte permet à la ligne ferroviaire de Marseille à Miramas de franchir le canal de Caronte (Référence : IA13004127) situé entre l’'étang de Berre et la mer Méditerranée, à l’'ouest de l'agglomération de Martigues et du viaduc autoroutier de l'A. 55 (Référence : IA13004082). L'’ouvrage a une longueur de 943 m, dont 114 m pour la partie tournante en deux volées de 57 m. Y compris ces dernières, il comporte huit travées de 82,50 m de long côté sud et deux de 51 m côté nord, soit un total de douze travées. Le tablier est en treillis en acier riveté, soutenu par deux culées et onze piles en maçonnerie de pierre de taille. La partie tournante pivote autour d'’un axe sur une lentille de bronze. Le mécanisme, à l'origine actionné par des moteurs à essence, l'est aujourd'hui par deux moteurs électriques. Les deux volées reposent sur une tour ronde creuse. La cabine de commande se trouve au niveau du tablier au-dessus de la pile. Quand elle est fermée, la travée mobile est haute de 23 m, autorisant le passage de bateaux d’une taille importante, de manière à limiter le nombre de rotations. Ouverte, elle dégage un chenal navigable de 43 m de largeur. Les quatre voies culminent à près de 25 m de hauteur.

Murs acier
pierre pierre de taille

Typologies pont en poutre en treillis, pont mobile
Techniques maçonnerie

Formulaire équipements Rhône

Nature de localisation en usage
Statut de la propriété propriété d'une société privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Pont tournant de Caronte, réglementation. 1914-1938. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille: 6S 801.

Documents figurés
  • Tablier Krupp. Ensemble et détail [du viaduc provisoire] / Dessin, 1946. Extrait de Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. / Carpentier L. dans la revue Travaux, n° 143, sept. 1946, p. 324, Fig. 11.

  • Dispositions d'ensemble de la travée levante [du viaduc provisoire]. / Dessin, 1946, extrait de Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. / Carpentier L. dans revue Travaux, n° 143, sept. 1946, p. 324, Fig. 10.

  • Dispositions d'ensemble du pont provisoire. / Dessin, 1946. extrait de Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. / Carpentier L. Travaux, n° 143, sept. 1946, p. 322, Fig. 7.

  • Travée tournante, dispositions projetées. / Dessin, 1946, extrait de Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. / Carpentier L. dans la revue Travaux, n° 143, sept. 1946, p. 322, Fig. 6.

  • Premier levage de la travée levante [du viaduc provisoire] / Photographie de 1946 extraire de : Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. / Carpentier L. dans la revue Travaux, n° 143, sept. 1946, p. 327, Fig. 17.

  • Viaduc de Caronte /Dessin, 1/200, 62,5 x 15 cm, 1942. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1937 W 432. Extrait d'un recueil de plans du Canal de Marseille au Rhône.

  • Etang de Berre, viaduc de Caronte détruit par les Allemands à la Libération est remis en circulation / 1 photogr. pos. Photographe anonyme n. et b., 9 juillet 1946. Bibliothèque nationale de France, Paris : Va. 13, t. 9, H. 113403).

    Notes : Restauration du viaduc de Caronte.

Bibliographie
  • Canat, Gabriel . La ligne de Miramas à l´Estaque. Le viaduc de Caronte. Dans Annales des Ponts et chaussées, 9e série, t. XIII, 1913, janvier-février, n° 27, p. 584-593.

    p. 584-593
  • Carpentier, L. Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. Dans la revue Travaux, n° 143, sept. 1946

    p. 319-330
  • Contencin, Louis. Abrégé de l´histoire de Martigues. Martigues : Syndicat d´initiatives de Martigues, 1963.

    p. 32, p. 34-35
  • Courtot, Roland, Girard, Nicole, Monnier, Gérard. Le guide de Martigues et de l´étang de Berre. La Manufacture: Lyon, 1988.

    p. 23, p. 67
  • Mauguin, Jules. Chemins de fer : Ligne de Miramas à L´Estaque-Marseille (Chemins de fer de Paris à Lyon à la Méditerranée). dans Le Génie civil, t. LXVII, n° 22, 27 novembre 1915

    p. 337-341
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Pagenot Sandrine - Havard Isabelle - Decrock Bruno