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usine électrométallurgique dite usine Péchiney, actuellement magasins de commerce

Dossier IA05000616 réalisé en 1998

Fiche

Appellations usine d'aluminium Péchiney
Destinations magasin de commerce
Parties constituantes non étudiées fonderie, atelier, voie ferrée
Dénominations usine électrométallurgique
Aire d'étude et canton Argentière-la-Bessée (L') - L'Argentière-la-Bessée
Hydrographies la Durance la Gyronde
Adresse Commune : L'Argentière-la-Bessée

En 1907 la Société Electro-Métallurgique Française de Froges décide de s'implanter sur le site de l'Argentière. L'usine est édifiée sur le lit majeur de la Durance nouvellement canalisée et démarre en 1910. Elle permet la fabrication d'aluminium par une procédé électrolytique dans des cuves à 9 000 A, grâce à la centrale hydro-électrique construite par Planche. En 1920, la S.E.M.F. fusionne et devient la Cie A.F.C. (Compagnie de Produits Chimiques et Electro-métallurgiques Alais, Froges et Camargues). En 1930, on utilise de nouvelles cuves à 27 000 A, à 50 000 A en 1936 puis à 100 000 A en 1948. En 1950, l'entreprise passe sous le contrôle du groupe Péchiney. dans les années 1960 puis 1970 l'usine est modernisée et de nombreux bâtiments sont transformés ou remplacés. En 1973 la centrale hydro-électrique, gérée par E.D.F., est transférée sur l'autre rive de la Durance. En 1985 l'usine est arrêtée, puis en partie démantelée en 1988. Les bâtiments les plus récents sont en partie reconvertis en fonderie d'acier, les plus anciens accueillent de petites entreprises. La voie ferrée est partiellement démontée.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1910, daté par source
Auteur(s) Auteur : maître d'oeuvre inconnu

Du compexe industriel d'origine desservi par un embranchement ferroviaire, il reste sept bâtiments reconnaissables sur les anciennes photographies, agencés aujourd'hui autour d'une cour. L'ancien magasin comprend 14 travées, un toit en tuiles avec un lanterneau. A côté, un magasin jumeau a perdu sa travée de façade et a été surélevé. Un troisième magasin a été fortement remanié et ne conserve que 10 travées d'origine. L'ancienne centrale a conservé sa façade mais les longs murs latéraux sont à présent masqués par des constructions rapportées. L'ancien hangar à creuset a conservé sa nef centrale et sa nef latérale droite avec ses 15 travées. L'ancien atelier ne conserve que l'une de ses nefs à lanterneau avec une croisée centrale et 11 travées. Les anciens bureaux, construits plus tardivement en béton, paraissent peu remaniés et présentent un étage et des fenêtres cloisonnées. Les autres bâtiments en tôle datent des années 60 et 70. L'embranchement ferroviaire est conservé en partie aux abords de la nouvelle fonderie-acierie.

Murs béton
moellon
Toit tuile mécanique, tôle nervurée
Étages 1 étage carré
Couvrements charpente métallique apparente
Couvertures toit à longs pans
lanterneau
Énergies énergie hydraulique
roue hydraulique verticale
États conservations remanié
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • BALESTRA, R. De Durance en Gyronde. Images retrouvées. Dans Chroniques de l'Argentiérois, 1994.

    P. 83-85.
  • MERLE, Roger. Images du Briançonnais 1750-1950. Vol. 1 : les sites ; vol. 2 : les hommes. Aix-en-Provence : Edisud, 1991. 2 x 139 p.

    Vol. 1 : p. 92.
  • BLANCHARD, Raoul. L'usine de L'Argentière. Dans Revue de géographie alpine, 1950.

    185.
  • SIMON. Les Hautes-Alpes industrielles. Dans Bulletin de la Société d'Etudes des Hautes-Alpes, 1920, 34 p.

    P. 73-74.
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