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serrure à coulisseaux

Dossier IM04002217 réalisé en 2009

Fiche

Dénominations serrure
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Entrevaux
Adresse Commune : Val-de-Chalvagne
Emplacement dans l'édifice collection particulière

Serrure datable de l'extrême fin du 19e siècle ou de la première moitié du 20e siècle, par analogie avec d'autres serrures du même type étudiées à Braux ou signalées par la bibliographie dans la proche vallée de l'Estéron (Alpes-Maritimes).

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle
Dates

Le boîtier, le pêne et la clef sont chacun monoxyles, en bois non identifié. Le boîtier est grossièrement taillé, de forme oblongue, aux extrémités adoucies. Dans sa partie basse, un évidement reçoit le pêne qui coulisse perpendiculairement à l'axe du boîtier. Sur la face latérale du boîtier, un trou permet d'introduire la clef. A l'intérieur du boîtier sont creusées deux rainures verticales où sont logés les coulisseaux.

Catégories menuiserie
Matériaux bois, monoxyle
Précision dimensions

l = 45 ; la = 30

Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Annexes

  • Principe de fonctionnement d'une serrure à coulisseaux

    Boîtier de forme rectangulaire chanfreinée, fixé verticalement sur le battant d'une porte.

    Dans sa partie inférieure, le pêne coulisse latéralement à l’intérieur du boîtier pour se loger dans la gâche. Celle-ci n’est souvent qu’une cavité ménagée dans le chambranle de moellons. Le mécanisme à coulisseaux est actionnable par une clef en bois qui s’introduit latéralement, dans la partie supérieure du boîtier.

    A l’intérieur du boîtier sont creusés entre 2 et 4 rainures verticales, les coulisses.

    Dans les rainures sont logées des pièces mobiles (les coulisseaux), bâtonnets verticaux présentant une encoche.

    Dans la partie inférieure du boîtier est ménagé le logement qui permet d’introduire et de faire glisser le pêne.

    Le pêne est creusé d’autant d’échancrures qu’il existe de coulisseaux.

    Les coulisseaux glissent par gravité à l’intérieur de la coulisse et viennent s’encastrer dans les échancrures du pêne, ce qui le bloque et empêche de le dégager de la gâche.

    Au 2/3 de la hauteur du boîtier, le trou destiné à la clef est parallèle au logement du pêne.

    La clef adopte la forme d’un bâtonnet découpé d’encoches, qui dessinent autant de tenons qu’il existe de coulisseaux.

    La clef introduite dans la serrure positionne ses tenons sous les encoches des coulisseaux.

    Il suffit de soulever la clef pour que les coulisseaux soient entraînés verticalement et se dégagent des échancrures du pêne, libérant celui-ci.

Références documentaires

Bibliographie
  • FONTANA, Jean-Loup. Les serrures en bois de Roquestéron. Dans : L'Entrelus n° 4, novembre-décembre 1976, p. 6-11.

  • LINLAUD, Mathieu. Serrures médiévales. VIIIe-XIIIe siècle. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2014. Collection Archéologie et Culture. 344 p. ; 30 cm.

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