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section Saint-André-les-Alpes - Digne-les-Bains de la voie ferrée des Chemins de fer de Provence

Dossier IA04002117 réalisé en 2010

Fiche

Appellations section Saint-André-les-Alpes - Digne-les-Bains de la voie ferrée des Chemins de fer de Provence
Dénominations voie ferrée
Aire d'étude et canton voie ferrée de la ligne Nice - Digne-les-Bains
Hydrographies Asse l' Bléone la
Adresse Commune : Alpes-de-Haute-Provence

Entre Saint-André-les-Alpes et Digne-les-Bains, le train circule sur la portion la plus ancienne de la ligne, commencée à l'époque où devait être réalisée la jonction Digne-les-Bains - Draguignan par Castellane. Sa construction avait débuté dès 1883. Quand ce projet fut abandonné, le chantier, déjà bien avancé, devint celui de la future ligne Nice - Digne-les-Bains. Jusqu’à ce que la jonction fût établie avec la ligne Nice - Puget-Théniers, la ligne Digne-les-Bains - Saint-André-les-Alpes fonctionna de manière autonome. Elle fut mise en service en deux temps : la première partie en 1891, de Digne-les-Bains à la gare de Mézel-Châteauredon, et la seconde l'année suivante, de cette gare à Saint-André-les-Alpes. Cette portion ne fut pas, techniquement, beaucoup plus facile à construire que les autres. Les bords de l'Asse ont demandé l'aménagement de nombreux murs de soutènement de grande dimension, dans des passages où la voie est assez étroitement coincée entre le lit de la rivière et les falaises qui l'encadrent. Son tracé ne fut pas non plus des plus aisés à déterminer : même si la seule solution réellement envisageable était de suivre l'Asse et sa branche passant par Moriez, des variations sont pourtant intervenues, puisqu'un premier projet avait envisagé de suivre l'Asse de Moriez sur sa rive gauche et non sur sa rive droite comme cela fut finalement décidé en 1885. Une autre portion de cette section a également fait l'objet de nombreuses négociations. Pour la partie dignoise, plusieurs possibilités s'offraient. Trois avaient été sérieusement envisagées. La plus courte, par la vallée des Bains, présentait l'inconvénient de rendre inévitable la construction de nombreux, longs et coûteux tunnels. C'est la solution que réclamaient les habitants de Barrême par pétition en 1878. La deuxième, un peu plus longue, passait par Châteauredon en suivant le tracé de l'actuelle RN 85. La troisième, encore plus longue, passait par Champlong, au sud de Châteauredon. Ce tracé imposait une large boucle pour rejoindre la vallée de la Bléone. Comme pour le contournement du Puy de Rent, l'administration choisit le tracé le plus long, cherchant par tous les moyens à réduire les coûts du chantier quitte à alourdir les contraintes de l'exploitation de la ligne après sa mise en service.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1891, daté par source

En quittant Saint-André-les-Alpes, la ligne doit changer de vallée et quitter les bords du Verdon qu'elle suivait depuis le tunnel de la Colle Saint-Michel pour les rives de l'Asse. Elle monte donc jusqu'au col des Robines en laissant sur sa gauche la retenue d'eau du barrage de Castillon qui barre le cours du Verdon en amont de Castellane. Elle passe sous le col à environ 940 m d'altitude grâce à un tunnel de 1 195 m de longueur, le souterrain de Moriez, et commence sa descente vers Barrême, Chaudon-Norante puis Mézel-Châteauredon. La ligne quitte ensuite la vallée de l'Asse pour rejoindre celle de la Bléone. Le col à franchir, à hauteur de l'arrêt Les Lavandes, est fort modeste. Les deux seuls ouvrages d'art importants avant le pont de la Bléone se trouvent quelques kilomètres après le passage de ce col. Il s'agit du viaduc de Roche-Chave, qui permet d’enjamber le torrent du même nom grâce à cinq arches en plein cintre de 7 m de large. Deux kilomètres plus loin, le train entre dans le souterrain des Hermittes. D'une longueur de 300 m, il s'inscrit dans une grande courbe semi-circulaire et donne accès à la vallée de la Bléone.

(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Buffa Géraud