Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

section Nice - Puget-Théniers de la voie ferrée des Chemins de fer de Provence

Dossier IA06001659 réalisé en 2010

Fiche

Précision dénomination section Nice - Puget-Théniers de la voie ferrée des Chemins de fer de Provence
Dénominations voie ferrée
Aire d'étude et canton voie ferrée de la ligne Nice - Digne-les-Bains
Hydrographies Var le le
Adresse Commune : Alpes-Maritimes

Prévue par le plan Freycinet de 1879, cette portion de voie ferrée a été conçue à l'origine comme une ligne de chemin de fer autonome dont l'objectif était de désenclaver la sous-préfecture Puget-Théniers en la reliant à Nice. A partir de 1883, avec la décision de relier Saint-André-les-Alpes à Puget-Théniers, la ligne Nice – Puget-Théniers est devenue une extrémité de la ligne Nice – Digne. Elle partageait avec la ligne Nice – Grasse une portion commune entre Nice et Colomars jusqu'à la suppression de la ligne Nice Meyrargues (qui avait prolongé la ligne Nice – Grasse) après la Seconde Guerre mondiale. Les avant-projets de la portion Nice – Puget-Théniers ont été signés par l’ingénieur de la compagnie Ferrié en 1889. Les versions définitives, signées par l’ingénieur de la compagnie Cornemillot, ont été achevées en 1890. La ligne Nice Puget-Théniers a été inaugurée en 1892. Elle est reliée à Saint-André-les-Alpes et donc à Digne depuis 1911.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1911, daté par source

Cette section de 56 km correspond à la partie de la ligne située dans le département des Alpes-Maritimes. Sur cette section, la ligne suit le cours du fleuve côtier Var qu’elle franchit par deux fois. Après avoir quitté l’agglomération niçoise, elle part vers le nord jusqu’aux gorges de la Mescla où elle bifurque vers l’ouest. Entre Nice et Puget-Théniers, la voie a nécessité la construction de quelques grands ouvrages d’art. Elle compte trois grands viaducs métalliques (deux pour les franchissements du Var et un pour celui de la Vésubie) et deux grands tunnels, celui du Bellet et celui de la Mescla. De Nice à la Vésubie-Plan du Var, la voie se fraye un chemin dans la plaine du Var avant que la vallée ne devienne un couloir très étroit et se transforme en gorges très raides au niveau de la Mescla. Les gares de cette portion, bâtiments isolés, semblent éloignées de toute activité humaine. Elles offrent sans doute à cet égard le visage que devaient avoir à l’origine celles qui sont aujourd’hui incluses dans l’agglomération niçoise. Plus on se dirige vers le nord, plus ces gares ont été édifiées à proximité du lit du fleuve, souvent dans un environnement difficile pour lequel d’importants travaux de terrassement ont été nécessaires. Les villages qu’elles desservent (Bonson, Gilette, Utelle, la Tour, Massoins ou Malaussène) en sont assez éloignés. Situés en altitude, ils dominent en effet de plusieurs centaines de mètres la voie ferrée. Au fond des gorges, les gares sont à l’étroit, ce qui explique qu’elles aient adopté des dispositions particulières constituant des variantes par rapport aux modèles types définis par l’administration.

(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Buffa Géraud