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secteur urbain dit faubourg Italien actuellement faubourg Foch

Dossier IA13000734 inclus dans ville réalisé en 2000

Fiche

Œuvres contenues

I. PRESENTATION HISTORIQUE

Le faubourg Italien est l'un des premiers faubourgs à s'installer, dès la fin du XIXe siècle. C'est la toponymie officielle, telle qu'elle est reportée sur les plans cadastraux, dressés en 1936 qui est toujours en usage sur ceux datés de 1982. Seul secteur urbain à posséder une double terminologie, il est appelé également « faubourg Foch », au lendemain de la première guerre mondiale mais cette terminologie n'a pas été reprise par les plans cadastraux.

Situé sur l'emplacement des baraques de chantier (au nord-ouest du faubourg) montées lors du creusement du canal et du port entre 1864 et 1871, ce secteur est un des premiers pôles de peuplement. Toutefois, les arrivants italiens ne s'installent pas.

Au début du 20e-:siècle, ce sont essentiellement les Arlésiens, liés à la Compagnie de Navigation du Rhône qui habitent ce quartier. Nous savons que la maison éclusière construite par les Ponts-et-Chaussées date de 1864. Le poste de Douanes établi proche de l'écluse est construit vers 1870. Les immeubles à logements sont construits par la Compagnie Générale de Navigation dans les années 1880 (avant 1886) ; c'est la même Compagnie qui construit des hangars le long du chenal (l'un d'entre eux existe encore aujourd'hui) dans les années 1890.

Les premières habitations individuelles, datées de 1880-90 commencent à former un ensemble. triangulaire tandis que des maisons de ville apparaissent sur l'avenue Anatole France. C'est vers 1890 qu'est construit le restaurant qui existe encore aujourd'hui. Dans les années 1910-20, on assiste à la construction d'un nombre important d'habitations le long de l'avenue Anatole France et Camille Pelletan. Le faubourg s'étend également au nord-ouest. Vers 1940 sont construits les pavillons de la cité ouvrière; c'est dans les années 1955-60 que la partie sud-est du faubourg est occupé par un lotissement composé de « cités d'urgence », aujourd'hui détruites. L'agrandissement de la cité administrative des Douanes date de 1940-50 Dans les années 1970-80, l'extension s'établit au nord-est.

II. DESCRIPTION

1. Situation

Le faubourg Italien situé sur la partie ouest de l'île et au-delà de l'écluse demeure excentré. Placé au sud-est de la ville, il est délimité au nord par le bassin du port, à l'ouest par le Rhône, au sud par la route Napoléon qui conduit aux plages. A l'est du faubourg se trouvent des terrains inoccupés,le long du canal. Le milieu naturel est proche. Aucun bâtiment industriel ne semble avoir existé dans ce faubourg, exceptée une usine d'acides construite en 1919 par la Compagnie des Phosphates de Constantine et détruite six ans plus tard.

2. Composition d'ensemble

Le faubourg Italien est essentiellement composé de rues au tracé assez irrégulier, apparent sur le cadastre. Les habitations ne sont pas nécessairement alignées bien que mitoyennes pour la majorité d'entre elles. La majorité des maisons de ville n'étant pas accessibles directement de la rue, il faut traverser une cour ou un jardin pour y arriver. Cet enchevêtrement avait pour but de rentabiliser au maximum tous les espaces disponibles, car ceux-ci étaient assez rares à l'époque.

La Compagnie Générale de Navigation a établi ici les premières cités ouvrières, à la fin du siècle : ce sont les premiers immeubles à logements situés au sud du faubourg. Les maisons de ville occupent essentiellement la partie nord-ouest du faubourg.

L'habitat pavillonnaire le plus ancien se situe sur la rue Mirabeau. Des pavillons plus récents se trouvent au nord du secteur urbain. L'immeuble à logements est localisé de l'autre côté de l'écluse, comme les autres immeubles à appartements situés sur le même lieu; ces immeubles appartiennent à la cité administrative des Douanes. A l'est du faubourg se situe l'immeuble à appartements le plus récent du quartier qui date des années 1990. C'est là également que se situe le centre de vacances « le Mazet ».

3. Principaux caractères typologiques discriminants

Le pavillon est caractérisé ici par un jardin qui entoure l'édifice. Les maisons sont en rez-de-chaussée ou à un étage. Leur façade principale est le mur-gouttereau. Les parties constituantes bâties sont essentiellement des appentis ou des garages. Le toit allongé a deux longs pans. Les matériaux de couverture sont généralement constitués de tuiles creuses mécaniques ou de tuiles plates mécaniques.

L'habitat pavillonnaire est à caractère régionaliste dans les quartiers les plus récents, identifié notamment par la présence de la génoise et de l'enduit rugueux. Les pavillons de caractère éclectique à tendance traditionnelle sont essentiellement visibles le long des avenues Anatole France et Camille Pelletan tandis que les quelques rares maisons de caractère moderne apparaissent exclusivement le long de l'avenue Camille Pelletan. La datation de ces édifices correspond essentiellement à deux périodes situées en 1920-1930 et 1960-1970.

La maison de ville est caractérisée par la présence d'une cour ou/et d'un jardin situé à l'arrière de l'édifice. Nous notons des maisons en rez-de-chaussée ou à un étage. La façade principale est représentée par le mur-gouttereau. L'appentis demeure la partie constituante la plus représentée. Le toit à longs pans est couvert de tuiles plates mécaniques. De nombreuses maisons de ville, alignées, sont caractérisées par la façade principale en mur pignon. Au nord du faubourg se trouve un ensemble de 3 maisons avec façades principales en mur-pignon et en mur-gouttereau, unique dans la ville, qui pourrait correspondre à l'agrandissement de la partie habitable. Le caractère de la maison de ville est éclectique à tendance traditionnelle, identifié ici par la corniche, les fenêtres plus hautes que larges, l'enduit lisse. La datation de ces édifices est estimée autour des années 1900-1920.

Les immeubles, sans partie constituante, présentent des espaces d'agrément ainsi que des parkings pour le stationnement. On ne compte que deux immeubles à appartements dans ce secteur urbain. L'un, couvert d'un toit à croupe, est daté des décennies 1960-70 ; il est inclus dans la cité administrative dite cité des Douanes. L'autre, couvert de toit à longs pans , daté des années 1990 est à caractère régionaliste, identifié notamment par sa volumétrie composite dissymétrique et son enduit rugueux. L'un et l'autre sont couverts de tuiles creuses mécaniques.

L'immeuble à logements est davantage représenté (six édifices repérés regroupés en deux ensembles) dans ce faubourg. Tous ont un seul étage sur le rez-de-chaussée. La façade principale est le mur-gouttereau. Le toit à longs pans est recouvert de tuiles creuses mécaniques pour les immeubles les plus récents (datés des années 1960-1970) ou de tuiles plates mécaniques pour les plus anciens ( datés des années 1880-1900). Les immeubles à logements formés de deux barres parallèles composent la cité ouvrière sont de caractère éclectique à tendance traditionnelle.

Appellations faubourg Italien
Destinations faubourg Foch
Parties constituantes non étudiées immeuble, maison, rue
Dénominations secteur urbain
Aire d'étude et canton Port-Saint-Louis-du-Rhône
Adresse Commune : Port-Saint-Louis-du-Rhône
Adresse : avenue Anatole-France , rue Camille-Pelletan ,
Cadastre : 1982 C7

Ce faubourg est l'un des premiers à s'installer dès 1860 ; il s'étend au nord-est jusque dans les années 1970-80.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle

On distingue des pavillons de caractère régionaliste dans les quartiers les plus récents ; les pavillons de caractère éclectique à tendance traditionnelle sont visibles essentiellement le long de l'avenue Anatole-France et Camille-Pelletan ; les pavillons de caractère éclectique occupent les extrémités de l'avenue Camille-Pelletan tandis que les quelques rares pavillons de caractère moderne apparaissent exclusivement le long de l'avenue Camille-Pelletan ; les maisons de ville sont exclusivement de caractère éclectique à tendance traditionnelle ; les immeubles sont de caractère régionaliste et éclectique à tendance traditionnelle.

Murs béton
pierre
enduit
pierre de taille
Toit tuile creuse mécanique, tuile plate mécanique, béton en couverture
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré, 2 étages carrés, 3 étages carrés
Couvertures terrasse
toit à longs pans
croupe
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • ROUGET, Jean. Le port de Saint-Louis-du-Rhône. 1931. Archives communales, Port-Saint-Louis-du-Rhône : 145 B.

  • Mesures à prendre pour éviter les accidents (Port-Saint-Louis-du-Rhône). 1886. Archives communales, Port-Saint-Louis-du-Rhône : non coté.

  • Bulletin municipal d'Information (de Port-Saint-Louis-du-Rhône). Juin 1967. Archives communales, Port-Saint-Louis-du-Rhône : 310 D.

Documents figurés
  • 914. Port-Saint-Louis-du-Rhône. Faubourg Italien. [Vue des premières maisons alignées sur l'avenue Anatole France.] / Carte postale, ELD. Collection particulière.

  • Plan du lotissement composé de 2 cités d'urgence au faubourg italien à Port-Saint-Louis du Rhône / Dessin. Archives communales, Port-Saint-Louis-du-Rhône : non coté.

  • Faubourg italien. Port St Louis du Rhône. [Vue des premières habitations sur l'avenue Anatole France] / Carte postale, J. Charrier, photographe-éditeur, Arles-sur-Rhône, timbrée [vers 1930]. Collection particulière.

  • Port-Saint-Louis-du-Rhône. Faubourg italien. Le remblai. [Maisons alignées et hangars sur l'avenue Anatole France, construits dans les années 1880] / Carte postale [vers 1930]. Collection particulière.

  • Port-Saint-Louis-du-Rhône. Faubourg italien. [Vue des premières habitations du 19e siècle sur le faubourg Italien] / Carte postale [vers 1930]. Collection particulière.

  • Plan de Port-Saint-Louis-du-Rhône. 1921. Archives communales, Port-Saint-Louis-du-Rhône : non coté.

Bibliographie
  • MASSON, Paul (Dir.). Dans Les Bouches-du-Rhône. Encyclopédie départementale. Paris : Champion / Marseille : Archives départementales des Bouches-du-Rhône, tome IX, 1922.

    p. 679
  • GONTIER, Claudie, MEYER, Mireille. Port-Saint-Louis-du-Rhône, 1881-1981. Mode d'occupation d'un espace inoccupé par des migrants (...) et création d'un paysage urbain. Port-Saint-Louis-du-Rhône, Office municipal de la Culture, 1983.

  • BENELLI, Gino. Etude urbaine et économique de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Mémoire de Géographie : Université d'Aix-en-Provence, 1964.

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