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secteur urbain dit faubourg Hardon

Dossier IA13000740 inclus dans ville réalisé en 2000

Fiche

Œuvres contenues

I. PRESENTATION HISTORIQUE

Le faubourg Hardon fait partie des premiers à s'installer, vers la fin du XIXème siècle.

Ce secteur urbain doit son nom à l'ingénieur Hardon, entrepreneur du canal de Suez qui est un des promoteurs de Port-Saint-Louis-du-Rhône. On peut penser que ce faubourg, bâti selon un plan en damier, a été loti par Hardon vers 1890. A la fin du 19e siècle apparaissent les premières habitations (aujourd'hui disparues), alignées sur les rues parallèles principales.

Vers 1900-1910, l'extension se fait vers l'est où de nombreuses maisons de ville complètent les îlots rectangulaires. De nombreux pavillons et maisons de ville sont construits dans la partie sud-est du faubourg, nouvellement bâtie, vers 1920.

L'extension s'établit vers l'est où des lotissements concertés apparaissent dès 1950 comme le lotissement communal du faubourg Hardon. Les pavillons les plus récents, datés de 1980-90 appartiennent au lotissement appelé « les Flamands roses».

II. DESCRIPTION

1. Situation

Situé au sud-est de la ville, ce secteur urbain est délimité au nord par la ligne de chemin de fer, au sud par le canal Saint-Louis, à l'ouest par le bassin et à l'est par de nombreuses usines aujourd'hui désaffectées. Ainsi, il apparaît comme le faubourg industriel par excellence. Avant la première guerre mondiale de nombreux bâtiments industriels étaient déjà construits tels que les usines André, le Grand Moulin, les hangars de Daher, la Maison Cessieux (entrepôt de bois), la Société Lille-Bonnières-Colombes. D'autres édifices industriels seront construits par la suite comme les bâtiments de Pétronaphte en 1928.

2. Composition d'ensemble

Le faubourg Hardon se compose d'un plan en damier avec des rues se coupant à angle droit. Les quartiers d'habitation sont très circonscrits car ils ont toujours été entourés par des terrains appartenant à des sociétés (terrains qui furent rapidement utilisés pour des constructions d'usines et d'entrepôts). Les îlots en front de bassin ont une vocation particulièrement affirmée où se trouvaient les hangars, les entrepôts, le siège des Compagnies maritimes et des organismes portuaires. A l'arrière, les maisons de ville, datées des années 1900-20 forment un ensemble regroupé essentiellement au sud-ouest du secteur. La cité ouvrière André (édifiée vers 1890 et agrandie vers 1910) est composée d'un ensemble d'immeubles à logements. Construits sur un parcellaire en lanières très étroites, les logements mitoyens de la Cité ne sont pas alignés le long de la rue mais situés approximativement au milieu de la parcelle, dans le sens de la longueur. L'habitat pavillonnaire le plus ancien se situe face au bassin, au nord-ouest du faubourg. Les pavillons datés des années 1955-65, comme la cité Lopofa avec laquelle ils forment un lotissement concerté occupent le côté sud-est du quartier.

Les immeubles à appartements appartenant à la cité S.N.C.F.qui se situent le long de l'avenue de la République (nord-est) sont construits dans les années 1940-50. L'immeuble à appartements le plus récent du faubourg, daté des années 1960-70 se trouve au nord-est du secteur urbain.

L'habitat pavillonnaire le plus récent est représenté par le lotissement «les Flamands roses ».

3. Principaux caractères typologiques discriminants

L'habitat pavillonnaire est identifié par la présence d'un jardin qui entoure l'édifice.

Les maisons sont en rez-de-chaussée ou avec étage. Leur façade principale est représentée par le mur-gouttereau ou le mur-pignon. Nous remarquons des édifices avec garage, avec appentis ou sans partie constituante. Le toit à longs pans ou à croupe est recouvert de tuiles plates mécaniques ou de tuiles creuses mécaniques.

Le caractère de l'habitat pavillonnaire est régionaliste, illustré notamment par une volumétrie composite dissymétrique, la présence de génoises et d'enduit rugueux.

Les maisons construites dans les années 1930-40 et 1950-60 sont de caractère éclectique, identifié notamment par le toit en croupe, des fenêtres larges; les maisons les plus récentes, celles datées de 1980-90 appartiennent aux lotissements les plus récents surtout présents au lotissement « les Flamands roses ».

La maison de ville est largement représentée. Caractérisée par la mitoyenneté et l'alignement, elle peut avoir ou non un jardin à l'avant. Elle est avec étage ou en rez-de-chaussée. De caractère éclectique à tendance traditionnelle, le type de la façade principale est le mur-gouttereau. Certaines présentent un appentis jouxtant l'édifice tandis que d'autres ne possèdent aucune partie constituante. Le toit à longs pans est couvert de tuiles plates mécaniques. La datation est estimée autour des années 1900-1920.

Les immeubles à appartements, entourés de jardin sont à deux et cinq étages sur le rez-de-chaussée. Un ensemble d'immeubles plus récent, appartenant à la cité Lopofa, daté de 1955, présente un toit en terrasse. La volumétrie simple, la nudité des élévations, l'enduit lisse et la forme du toit illustrent le caractère moderne.

L'édifice appartenant à la cité S.N.C.F., construite en 1940-50, le long de l'avenue de la République, a la façade principale en mur-gouttereau. Le toit en croupe couvert de tuiles plates mécaniques ainsi que les parois en dalles de gravillons lavés confèrent à cet édifice un caractère éclectique.

Les immeubles à logements de la Cité André, constituée de deux barres parallèles, sont édifiés vers 1890 et 1910. Les 2 immeubles sont composés d'un seul étage sur rez-de-chaussée. Le type de la façade principale est le mur-gouttereau. Les logements ont tous un espace libre individuel. Le toit à longs pans est couvert de tuiles plates mécaniques. Les édifices de la Cité André sont de caractère éclectique à tendance traditionnelle avec les fenêtres plus hautes que larges, l'enduit lisse, la plan au sol longitudinal.

La cité S.N.C.F. présente également deux immeubles à logements avec étage carré; l'un d'entre eux présente un enduit lisse en façade alors que l'autre est revêtu de dalles de gravillons lavés; tous deux, couverts d'une croupe sont de caractère éclectique.

Appellations faubourg Hardon
Parties constituantes non étudiées immeuble, maison, rue
Dénominations secteur urbain
Aire d'étude et canton Port-Saint-Louis-du-Rhône
Adresse Commune : Port-Saint-Louis-du-Rhône
Adresse : rue Hardon , rue Jean-Jaures , rue Crémieux , quai Commandant Favier
Cadastre : 1982 C4

Il fait partie des premiers faubourgs à se construire, vers la fin du 19e siècle.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle

On distingue des pavillons de caractère régionaliste à tendance provençale et de caractère éclectique ; les maisons de ville sont de caractère éclectique à tendance traditionnelle ; les immeubles à appartements sont de caractère moderne ; les immeubles à logements de la Cité André sont de caractère éclectique traditionnelle alors que ceux de la cité S.N.C.F. sont de caractère éclectique.

Murs béton
pierre
enduit
pierre de taille
Toit tuile creuse mécanique, tuile plate mécanique, béton en couverture
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré, 2 étages carrés, 4 étages carrés
Couvertures terrasse
toit à longs pans
croupe
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • ROUGET, Jean. Le port de Saint-Louis-du-Rhône. 1931. Archives communales, Port-Saint-Louis-du-Rhône : 145 B.

  • Bulletin municipal d'Information (de Port-Saint-Louis-du-Rhône). Juin 1967. Archives communales, Port-Saint-Louis-du-Rhône : 310 D.

Documents figurés
  • Port St-Louis-du-Rhône. Faubourg Hardon. [Vue des premières habitations sur le faubourg Hardon, un des premiers à être bâti] / Carte postale, edit. Chamcoumis frères [vers 1920], timbrée. Archives communales, Port-Saint-Louis-du-Rhône : non coté.

  • Port-St-Louis-du-Rhone. Vue panoramique. [Vue du quartier industriel au début du 20e siècle.] / Carte postale, édition Chamcoumis Frères [années 1920]. Collection particulière.

  • Plan de Port-Saint-Louis-du-Rhône. 1921. Archives communales, Port-Saint-Louis-du-Rhône : non coté.

Bibliographie
  • MASSON, Paul (Dir.). Dans Les Bouches-du-Rhône. Encyclopédie départementale. Paris : Champion / Marseille : Archives départementales des Bouches-du-Rhône, tome IX, 1922.

    p. 679
  • ROUGET, Jean. Le Port de Saint-Louis-du-Rhône (son utilité, son importance, son avenir). Union générale des Rhodaniens, 1931, 25 p.

  • GONTIER, Claudie, MEYER, Mireille. Port-Saint-Louis-du-Rhône, 1881-1981. Mode d'occupation d'un espace inoccupé par des migrants (...) et création d'un paysage urbain. Port-Saint-Louis-du-Rhône, Office municipal de la Culture, 1983.

  • BENELLI, Gino. Etude urbaine et économique de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Mémoire de Géographie : Université d'Aix-en-Provence, 1964.

  • RAPHAEL, Claude. La population de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Mémoire de Géographie : Université d'Aix-en-Provence, 1965.

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