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rue dite Plage de l'Estaque

Dossier IA13001444 réalisé en 1998

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Dossiers de synthèse

  • rues
    Marseille 16e arrondissement, L'Estaque

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La Plage de l'Estaque est la voie la plus importante du secteur. Elle joue un double rôle de route de traversée et de grand'rue avec commerce, services publics, marché hebdomadaire. La fonction villégiature avec cafés, restaurants, échoppes et sociétés de plaisance est très présente. Il s'agit de la seule portion de voirie où sont aménagés de larges trottoirs.

Appellations Plage de l'Estaque
Parties constituantes non étudiées port, mur de soutènement, échoppe, restaurant, café, boutique, embarcadère, promenade
Dénominations rue
Aire d'étude et canton Grand Projet de Ville, l'Estaque-les Riaux
Adresse Commune : Marseille 16e arrondissement
Lieu-dit : quartier de l' Estaque-Eglise ou de l'Estaque-Plage, l' Estaque, quartier de la Fontaine-des-Tuiles, l' Estaque, quartier de la Falaise
Adresse : plage de l' Estaque
Cadastre : 1978 Estaque I non cadastré ; 1978 Estaque K non cadastré ; 1978 Estaque L non cadastré ; domaine public

La Plage de l'Estaque est un tronçon du chemin du Littoral (nom porté par une portion du chemin de grande communication n° 30 de Marseille à Martigues par le Rove et Carry, actuellement R.D. 568). La dénomination Plage de l'Estaque a vraisemblablement été attribuée à cette portion de route en 1946, quand la rue de la Plage est devenue la rue Martial-Reynaud (Référence IA13001055 ).

En 1819, aucune route ne suivait le littoral. En 1872, une pétition demande la prolongation du chemin du Littoral jusqu'à l'Estaque. Les travaux commencent vers 1875 jusqu'au village de l'Estaque et se poursuivent à partir de 1885 de l'Estaque à la pointe de la Lave. En 1890, l'entreprise des frères Veyssere, de Brioude, est mentionnée comme chargée de la construction du chemin du Littoral.

Seule la rive nord est bâtie : les alignements centraux (entre le boulevard Roger-Chieusse et la traverse Mistral) se constituent dans les années 1870-1890. Dès les années 1870 apparaissent des constructions qui formeront l'îlot en avant de la rue Martial-Reynaud, notamment des terrasses en charpente au-dessus de la mer. A la fin du 19e siècle, des restaurants, des terrasses de cafés, des établissements de bains s'installent et voisinent avec les pêcheurs qui tiraient leurs barques sur les berges aménagées en rampe. Les alignements périphériques, en deça du boulevard Roger-Chieusse et au-delà de la traverse Mistral se constituent vers 1900-1910. La rive sud, au niveau du quartier de la Fontaine-des-Tuiles, à la fin du 19e siècle était hérissée d'embarcadères pour les tuileries situées en retrait.

Depuis le 19e siècle, le tracé du littoral a fortement changé, du fait de la construction des espaces portuaires et des multiples remblais, avec des déblais provenant des grands travaux d'infrastructures et de l'installation des usines. L'élargissement de la voirie, qui est doublée au niveau de la partie centrale, date vraisemblablement des années 1970.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Veyssere Frères, entrepreneur, attribution par source

Ce tronçon du chemin du Littoral, situé entre le passage Ferrari et la montée Antoine-Castejon, long d'environ 1 km, est la partie la plus urbaine du front de mer. Seule la rive nord est bâtie, la rive sud est en surplomb sur des ports de plaisance soigneusement clôturés et sur le port de l'Estaque et continue de plain-pied avec l'espace Mistral, promenade liée à la mer.

La rive bâtie présente plusieurs séquences : un alignement continu, de plain-pied, où se trouvent les commerces et la plupart des équipements. Entre la rue du Rouget et l'impasse Mistral, l'alignement un peu irrégulier, en retrait, fait place aux terrasses de café. Entre la traverse Mistral et le boulevard Roger-Chieusse, la chaussée s'élargit et devient une voie à séparation centrale qui isole la circulation de transit de la circulation de proximité. Elle est plantée de platanes et abrite sur le terre-plein central des échoppes à panisses et chichi-fregis. De part et d'autre de cette zone centrale, la rive nord est constituée de murs de soutèment des jardins des villas situées en contre-haut.

Typologies voirie primaire, rue principale

La Plage de l'Estaque est la voie la plus importante du secteur. Elle joue un double rôle de route de traversée et de grand'rue avec commerce, services publics, marché hebdomadaire. La fonction villégiature avec cafés, restaurants, échoppes et sociétés de plaisance est très présente. Il s'agit de la seule portion de voirie où sont aménagés de larges trottoirs.

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • Acquisition de deux parcelles de terrains (par la ville de Marseille) pour l'établissement d'une place publique dans le village de l'Estaque-Plage, 1907

  • Délibération du Conseil Municipal de Marseille sur le doublement de la RN 568 à l'Estaque, 1969. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : Oatt -1034.

Documents figurés
  • Plan topographique réduit du plan cadastral parcellaire de la commune de Marseille(...)terminé sur le terrain en 1821, sous l'administration de monsieur le comte de Villeneuve, maitre des requêtes, préfet, mr le marquis de Montgrand maire et sous la direction de mrs les chevaliers Reyer Dupré et Dieuset, directeur des contributions, Mr Delavau, géomètre en chef ancien ingénieur vérificateur par mm les géometres du cadastres du département des Bouches-du-Rhone. [échelle 1/40000e ]/fichier numérique. Archives communales, Marseille : 126 Fi 1

  • [Plan de l'Estaque-Plage en 1883] /Dessin à l'encre sur papier, échelle 1/1000e, 1883. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 4 U 18 174.

  • Etablissement d'une terrasse en charpente pour Noceto Bernard (à l'Estaque, Marseille). Plan de situation, coupe de l'état actuel, coupe sur l'objet de la demande : agrandissement de la terrasse sur pilotis au-dessus de la mer. [Les premières constructions au-dessus de la Plage, tracé de 1875, furent sans doute de ce type]. /Dessin à l'encre sur calque, 40X 30 cm, échelle 1/500e pour le plan de situation, 1/100e pour la coupe sur la terrasse, 1875. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 2 Q 108.

  • Etablissement d'un terre-plein. Demande du sieur Carvin. Plan. [Plan des îlots de bord de mer avec terrasses devant certaines maisons dans la partie centrale de l'Estaque-Plage à Marseille en 1881]. /Dessin à l'encre sur calque, 30X 20,5 cm, 1881. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 2 Q 108.

  • Délimitation du rivage de la mer entre le village de l'Estaque et la pointe de la Lave (à Marseille). Plan joint au procès-verbal de bornage du 19 décembre 1885./Dessin à l'encre sur calque, 31X 290 cm, 1885. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 2 Q 109.

  • Etablissement d'une terrasse en charpente pour Noceto Bernard. Plan du 3 avril 1875. [Premiers établissements sur la Plage de l'Estaque qui formeront l'îlot actuel entre la Rue Martial-Reynaud et la Plage de l'Estaque, partie centrale]./Dessin à l'encre sur calque, 40X 30 cm, 1875. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 2 Q 108.

  • Enquête commodo et incommodo. Dépot de déblais sur le rivage de la mer (à l'Estaque, Marseille). Pétition Kuhlmann. 1918. Plan. Dépôt de déblais sur le rivage de la mer. 18 juillet 1918./Tirage de plan sur papier, surchargé à l'encre, 31X 43 cm.Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 2 Q 111.

Bibliographie
  • VERANY, Félix. Notice historique sur l'Estaque. Marseille : Boy-Estellan et V. Boy fils, 1874, 39p.

    p. 33-34
  • BLES, Adrien. Dictionnaire historique des rues de Marseille. Marseille : Editions Jeanne Lafitte, 1989. 441 p.

    p.215, 151
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