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présentation de l'étude sur l'architecture militaire des Alpes-Maritimes

Dossier IA06000008 réalisé en 1996

Fiche

L'étude

Cette étude a fait suite à l'étude de l'architecture militaire des Alpes-de-Haute-Provence, en particulier de l'organisation défensive de l'Ubaye, laquelle par la commune de Saint-Dalmas-le-Selvage, débouche dans les Alpes-Maritimes sur les vallées de la Tinée et de la Vésubie. A l'exception de l'ouvrage de Saint-Dalmas, les 6 autres édifices situés à Saint-Dalmas font partie intégrante du système défensif de l'Ubaye.

Chronologie des études

1991-1992 : commune de Saint-Dalmas-le-Selvage

1994 : ouvrages de l'Authion, du Mont-Ours et de la position principale de résistance

1996 : ouvrages dépendant de la place forte de Nice (compléments de 2005 à 2007)

2001 : fortifications italiennes du Vallo Alpino

2003 : château de Guillaumes

2005 : redoute de Menton, compléments position de résistance (Sainte-Agnès, La Tour, Tournefort)

2006- 2007 : places fortes d'Antibes, de Saint-Paul-de-Vence, de Sainte-Marguerite

Maîtrise d'oeuvre

Toutes les enquêtes lancées par le service de l'Inventaire sur la thématique de l'architecture militaire ont été externalisées auprès de chercheurs spécialisés.

De 1991 à 1996, les enquêtes ont été réalisées par le colonel Philippe Truttmann, également auteur des précédentes études sur l'Ubaye, le Briançonnais et les îles d'Hyères.

De 2001 à 2007, les études ont été menées par Christian Corvisier.

Corpus étudié

Les édifices militaires des Alpes-Maritimes se répartissent en deux grands groupes chronologiques.

Les ouvrages de l'Ancien Régime

Ils sont principalement implantés sur ou en retrait du littoral : les places fortes du royaume de France (Antibes, Saint-Paul-de-Vence, Sainte-Marguerite) ou du duché de Savoie (Nice, Villefranche-sur-Mer) appartiennent aux fortifications bastionnées mises au point par les italiens au XVIe siècle et généralisées aux XVIIe et XVIIIe siècles par les ingénieurs français. Quant à la redoute de Menton, ouvrage isolé, elle relevait des seigneurs de Monaco.

Seul édifice non côtier de cette période, le château de Guillaumes, est un château médiéval comtal, devenu royal après la réunion de la Provence à la France et dont la position de verrou frontalier face au duché de Savoie, a justifié d'importants travaux de bastionnement au XVIIe siècle.

Les ouvrages postérieurs à la réunion du comté de Nice à la France en 1860

Ouvrages Séré de Rivières, puis Maginot, ils ont été édifiés pour renforcer la place forte de Nice, puis pour constituer une "position principale de résistance" dans les vallées de la Tinée et de la Vésubie faisant obstacle à l'invasion italienne par le nord.

Une série d'ouvrages de la même époque et du même type, construits par l'Italie, se déploie sur les communes de Tende et La Brigue, devenues françaises en 1947.

Sur l'ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le département des Alpes-Maritimes est probablement le plus riche en édifices ou ensembles militaires et tous n'ont pu être étudiés, en raison des grandes difficultés d'accès et de l'éparpillement des ouvrages. Certains d'entre eux, connus par les archives du Service Historique de la Défense, ne sont plus localisables sur le terrain.

Cent dix-sept dossiers ont été constitués (pour 60 dans les Alpes-de-Haute-Provence et 53 dans les Hautes-Alpes).

La plupart des dossiers ont été regroupés en fonction de leur appartenance à des ensembles stratégiques, géographiques, historiques ou aux programmes militaires successifs.

Aires d'études Alpes-Maritimes
Adresse Commune : Alpes-Maritimes
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Truttmann Philippe - Corvisier Christian - Faure-Vincent David