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ponts des Chemins de fer de Provence

Dossier IA00141301 réalisé en 2006

Fiche

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Définition du corpus

Ce dossier concerne les ponts sur lesquels passe la voie ferrée de la ligne de chemin de fer Nice-Digne-les-Bains, ce qui exclut les ouvrages d’art aménagés au-dessus de la ligne, même s’ils l’ont été lors de sa construction, y compris les aqueducs galeries servant de surverses aux torrents de montagne franchis par la ligne (aqueduc-galeries des cornillons, ceux de Touët-sur-Var, du Salvaret et de Gaubert…). Sont également exclus les buses et franchissements de cours d’eau de petite taille. Ces derniers sont en très grand nombre sur la ligne. On compte des centaines de petits aqueducs voûtés de moins d’un mètre, ou de dalots, ou de siphons… En excluant également les petits ponts, constitués d’une poutre métallique d’un mètre ou deux le plus souvent, ou élevés en maçonnerie lorsqu’ils s’inscrivent dans un mur de soutènement, on arrive en tout à 687 items qui n’ont pas paru significatifs pour ce dossier.

Ont donc été pris en compte pour le repérage les 102 ouvrages d’au moins 5 m d'ouverture et 16 ont été sélectionnés.

Ponts en maçonnerie ou ponts métalliques

Cette question est très ouverte. Elle est fonction de l'environnement du pont, mais aussi des ingénieurs chargés de concevoir la ligne, et du moment où a été mis au point le projet.

Avant l’apparition du béton, quelques éléments sont des critères objectifs qui plaident pour l'une ou pour l'autre solution :

  • pour les grandes portées, le métal s'impose pour des raisons techniques et financières ;
  • l'impossibilité d'établir la ligne selon un tracé rectiligne favorise le choix de la maçonnerie si on peut multiplier les piles ;
  • les ponts biais sont de préférence en métal. Quelques voûtes biaises ont été construites sur la ligne des Chemins de fer de Provence, mais elles ont été réservées aux ponts de très faible ouverture (moins de 5 m) ;
  • la difficulté d'accès au chantier peut disqualifier les poutres métalliques ;
  • la provenance et l’éloignement des matériaux est un facteur important pour les ponts en maçonnerie ;
  • la maçonnerie nécessite moins d'entretien sur le long terme ;
  • la hauteur de l'ouverture est aussi un facteur dans la mesure où une voûte est plus épaisse que la poutre ;
  • le type de main d’œuvre disponible peut jouer dans la mesure où les ouvriers ne sont pas les mêmes.

La construction de la ligne de chemin de fer a duré suffisamment longtemps pour que cette question ait reçu une réponse différente au début et à la fin du chantier. Les ponts construits dans les années 1880 aux extrémités de la ligne sont métalliques dès que cela est possible, pour des raisons d'économie. En revanche, on ne compte que deux ponts métalliques de grande portée, ceux de la Trinité et de Pont-de-Gueydan, dans la section centrale entre Puget-Théniers et Saint-André-les-Alpes alors que c’est bien dans cette section que se trouve le plus grand nombre de viaducs. En tout, la section Puget-Théniers – Saint-André-les-Alpes ne comporte que 9 ponts métalliques de plus de 5 m d'ouverture. Les vingt années qui séparent la conception de ces différentes parties expliquent largement ces choix.

En effet le rejet du métal s'est accentué d'année en année au profit de la maçonnerie. Cette évolution s'explique d'une part parce qu'il paraissait souhaitable de réduire au maximum les coûts d'entretien qui alourdissait considérablement les charges d'exploitation d'une ligne de chemin de fer, surtout en zone reculée, mais aussi, dans le cas particulier des Chemins de fer de Provence, parce que la maçonnerie pouvait s'adapter plus facilement à l'écartement normal (voir infra).

De Puget à Saint-Benoît, tous les ponts de plus de 5 m sont encore métalliques. A partir de Saint-Benoît, c'est-à-dire là où la ligne commence réellement à prendre de l’altitude, ils sont tous en maçonnerie. Le 29 novembre 1901, l’ingénieur ordinaire Bérengier note dans un rapport préparatoire au premier lot de la portion Puget-Annot : « Il est prévu pour ce premier lot trois ponts d’ouverture supérieure à 20 m. Pour ces trois ouvrages, nous avons prévu des arches en maçonnerie à l’exclusion de tabliers métalliques. Ces derniers en effet, en admettant qu’ils conduisent à une moindre dépense de premier établissement, ce qui est contestable lorsque l’ouverture dépasse trente mètres, sont toujours d’un entretien plus coûteux que les ouvrages en maçonnerie, ils ne présentent jamais les mêmes garanties de préservation et leur stabilité est limitée aux charges pour lesquelles ils ont été calculés ce qui nécessite leur remplacement lorsque ces charges viennent à être dépassées par suite de la modification du matériel ou de la largeur de la voie1 ». L'année suivante, il se fait encore plus précis : « Sauf le pont sur la Vaïre, tous ces ouvrages sont en maçonnerie. L’emploi de ponts en maçonnerie a, dans le cas présent, d’autant plus d’avantages qu’ils se prêtent sans difficulté aux modifications de matériels et de voie qui sont prévues en cours d’exploitation. Nous rappelons, en effet, que la plateforme est calculée en vue de l’établissement possible d’un troisième rail2 ».

Encore en 1907, un autre ingénieur, Guignard, note à son tour : "Cette exclusion voulue du métal présente en dehors de l’avantage d’assurer aux ouvrages une durée indéfinie avec des frais d’entretien presque nuls un avantage spécial non moins important propre à la ligne de Saint-André à Puget-Théniers 3».

Finalement, entre Annot et Saint-André, c'est à-dire sur la dernière partie mise en service et conçue après 1900, un seul pont métallique de taille moyenne (20 m d'ouverture) a été construit, celui sur la Vaïre. La nécessité de laisser une grande ouverture pour faire face aux crues a conduit à renoncer à établir une pile. La ligne devant absolument être en courbe à cet endroit pour amorcer son entrée dans le tunnel, le pont maçonné devenait beaucoup plus coûteux. C'est ce qui explique que ce pont soit le seul pont métallique de la ligne sur une portion courbe (la poutre est biaise à 60° par rapport au cours d'eau, la ligne est courbe selon un rayon de 150, le pont adopte une pente de 5 m pour 1000)4. Tous les autres ponts de la ligne devant porter une portion courbe de la voie sont en maçonnerie.

Ponts en maçonnerie

Type d’arche

On trouve sur la ligne des chemins de fer de Provence des ponts en maçonnerie adoptant trois types d’arche différents : des ponts en arc segmentaire, des ponts en arc plein-cintre et des ponts en arc elliptique.

Le choix d’utiliser tel type d’arc est fonction à la fois de la topographie du lieu où est établi le pont et de la période à laquelle il a été conçu.

La portion la plus ancienne de la ligne (la partie niçoise, conçue dans les années 1880 comme une portion de la ligne Nice Meyrargues), est aménagée sous l’autorité du PLM et fait appel exclusivement à des arcs plein-cintre. Seuls les viaducs à plusieurs travées et courbes sont en maçonnerie. Ils juxtaposent des arches de faible portée (moins de 10 m). On retrouve exactement la même logique pour les ponts de la section Digne-Saint-André.

Dans la seconde moitié des années 1880, le métal s'impose déjà moins naturellement pour les faibles portées (entre 5 et 20 m). Le choix de la maçonnerie se double d'une nette préférence pour l'arc surbaissé. L’altitude de la voie à chaque point de franchissement étant une contrainte incontournable, l’arc surbaissé est en effet souvent mieux adapté. Ainsi, dans la portion Colomars-Puget l’arc segmentaire est adopté parfois même avec des lignes assez peu surbaissées, voire très peu surbaissées comme pour le franchissement du ravin d'Aigues Salade.

On l'a vu, la section Puget-Saint-André a encore davantage préféré les ponts en maçonnerie. Pour les plus grands et plus hauts viaducs, elle a systématisé l’emploi de successions d’arcs plein-cintre appuyés sur des piédroits fortement évasés.

A partir d'Annot, les ponts moins longs adoptent la forme d’arcs elliptiques (Vers-la-Ville et arche centrale du viaduc de la Beïte à Annot, pont sur le Verdon à la sortie du tunnel de La colle-Saint-Michel, pont sur l’Ivoire, pont de Quarante mètres et pont sur l’Issole). Les ponts elliptiques ont des lignes plus ou moins surbaissées (au tiers pour les premiers, au quart pour celui de Quarante mètre et au cinquième pour celui sur l’Issole).

Les ouvertures des arcs plein-cintre y sont plus grandes que pour les ouvrages inaugurés dix ans plus tôt : 14 ou 15 m en général, et même 17 m pour le viaduc de la Donne. Pour les viaducs en pente, le dessin de ces arcs ne correspond pas parfaitement à un plein cintre. Ce sont des arcs rampants dont le dessin s'obtient par la juxtaposition de deux quarts de cercle de rayons légèrement différents et de centres décalés de haut en bas. Ce dessin permet de racheter la pente du pont tout en maintenant visuellement à la même hauteur la naissance de deux arcs de part et d'autre d'une même pile.

Deux ponts, aux dessins très proches et très atypiques pour la ligne des chemins de fer de Provence, échappent totalement à ces principes. Il s’agit du viaduc de Thorame-Haute et de celui du Gros-Vallon à Saint-Benoît. L'ouverture de leurs arcs plein-cintre atteint 22 m. Les arcs, du fait de l’évasement des piles, ont l’apparence d’arcs outrepassés. Leur masse et leur ligne sont allégées pas des voûtes d'élégissement.

Les ponts des ravins des Blocs et des Étroits, conçus selon le projet de 1907 pour être des ponts à un arc elliptique de 25 et 30 m d’ouverture, ont finalement été construits sous la forme de ponts en arc plein-cintre de 15 m d’ouverture. Le choix a donc finalement été fait de construire de hautes et longues culées pour réduire leurs portées.

Deux ponts mêlent arc plein-cintre et arc segmentaire : ceux de Touët et de la Beïte à Annot. Dans ces deux cas, l’arc segmentaire est encadré d’arcs plein-cintre de plus petite portée car il fallait établir un franchissement assez important sans pile. Cette contrainte a empêché de juxtaposer de petits arcs plein-cintre comme c’est le cas pour les autres viaducs.

Enfin, un seul pont juxtapose une arche maçonnée et des poutres métalliques : celui du ravin d’Hyèges, commune de Moriez. Ce choix s’explique car le pont est à la fois courbe et biais par rapport au cours d’eau qu’il franchit. Les franchissements latéraux devant être très courts, de l’ordre de deux mètres, il a paru plus simple aux ingénieurs de les prévoir en métal plutôt que de multiplier les voûtes biaises.

Composition des parements et de la maçonnerie

On observe une véritable variété des parements des ponts et de la maçonnerie des arcs. Les devis laissent du reste une certaine marge de manœuvre aux ingénieurs pour chaque ouvrage d'art, comme l'indique un rapport de 1902 : "les parements vus des piédroits, des murs en aile ou des murs en retour et les parements des tympans prolongés par les murs en retour, seront exécutés en moellons têtués, soit par assises réglées, soit à joints incertains, suivant les prescriptions données en cours d’exécution" (cf annexe).

Néanmoins, la plupart des viaducs ont une composition similaire : base de la pile (de plan rectangulaire) en pierres de taille, piles en maçonnerie de moellons et parement de moellons soigneusement équarris et disposés en assises régulières ; pierre de taille pour l’arc, en assises régulières, formant un léger bossage rustique au droit des faces du pont ; beaux moellons réguliers et soigneusement équarris (ou pierres de taille), disposés en assises régulières pour les parement des faces ; pierres de taille, éventuellement chanfreinées, éventuellement à bossages rustiques, pour les bandeaux latéraux formant corniche au niveau de la voie.

Seuls les viaducs du Gros-Vallon (à Saint-Benoît), de Thorame et du Verdon (à Thorame) ont des piles dont les angles sont arrondis (piles de plan rectangulaire prolongées à l’amont et à l’aval par des becs en demi-cercle).

Les viaducs de Moriez, du ravin d’Hyèges et de Roche-Chave, ainsi que les ponts des Étroits et des Blocs, ont le parement de leurs élévations en moellons à tête dressée disposés en opus incertum. Ce traitement des élévations se retrouve partiellement pour le viaduc du Gros-Vallon et pour les ponts de faible portée.

L’appareil en opus incertum est choisi pour les culées de tous les ponts de la ligne, à l’exception des premiers ponts construits dans la partie niçoise.

Les arcs sont composés d’un claveau par assise pour les ponts les plus anciens (ponts niçois, ponts situés entre Digne et Saint-André) ou de deux claveaux disposés en liaison pour les autres parties de la ligne.

Ponts métalliques

section

5 m d'ouverture

6 m d'ouverture

7 m d'ouverture

8 m d'ouverture

10 m d'ouverture

12 m d'ouverture

total

Nice-Puget

5

4

0

10

1

1

32

Puget-Saint-André

1

2

0

0

2

0

10

Saint-André-Digne

1

4

2

1

4

1

44

Répartition des ponts d'une ouverture comprise entre 5 et 15 m.

Technique et matériaux

Seules les poutres, dont aucune n'est à hauteur variable, sont métalliques. Les culées et les piles sont toujours en maçonnerie.

- les ponts cages sont utilisés pour les plus grandes portées (à partir de 40 m). Ils sont situés dans les Alpes-Maritimes5 ;

- les poutres latérales en treillis sont utilisées pour les portées moyennes (le pont de la Bléone, à poutres latérales, a malgré tout des ouvertures de 42 m) ;

- les poutres sont disposées sous la voie pour les petites portées.

Les techniques de production de l’acier ont connu un bouleversement radical durant les années 1850-1870 avec la mise au point des procédés de production Bessemer puis Gilchrist-Thomas et Siemens-Martin. Mais l’acier tarde à s’imposer dans la construction métallique. Au début des années 1880, les ponts métalliques sont encore des ponts en fer qui répondent au règlement du 9 juillet 1877. Mais la réglementation et les pratiques vont finir par évoluer. Le premier règlement qui accorde à l’acier une large place dans le calcul des résistances admises pour les chantiers de ponts, notamment ferroviaires, date du 29 août 1891. Cette évolution a eu des conséquences directes sur la construction des ponts métalliques de la ligne des Chemins de fer de Provence. Les chantiers conduits avant 1892, entre Saint-André-les-Alpes et Digne d’une part et entre Nice et Puget-Théniers de l’autre, aboutissent à la construction d’ouvrages d’art en fer. Celui des premières années du 20e siècle, entre Puget-Théniers et Saint-André-les-Alpes a, lui, utilisé des ponts en acier. Le choix de l'acier ne s'est pourtant pas imposé d'emblée pour l'ensemble des ponts métalliques envisagés sur cette portion. Pour le premier lot, qui concernait trois ponts (un grand, celui sur le Var, un moyen, celui sur la Chalvagne, et un petit pont de 3,5 m), il avait été prévu, en 1899, de réserver l'acier au pont sur le Var. Dès 1899, pourtant, l’ingénieur Rabut préconise de généraliser l'acier : "l'acier proposé pour le plus grand ouvrage seulement, est à préférer pour les deux autres aussi, comme offrant plus de garantie de bonne qualité que le fer, sans coûter sensiblement plus cher. La Cie de l'Ouest construit en acier ses plus petits tabliers6". Après 1900, l'acier extra doux est systématiquement adopté pour les ponts métalliques.

En dehors de la section Puget-Saint-André, les poutres des ponts dont l'ouverture est inférieure à 10 m sont sous la voie : il s'agit de treillis plus ou moins hauts voire d'âmes pleines en fonction de la longueur du pont. Au-delà de 15 m d'ouverture, les poutres, en treillis, sont latérales. Un seul pont échappe à cette règle : celui du Vallonet, dont les deux imposantes poutres treillis sont entretoisées et disposées sous la voie.

Les ponts sont en général perpendiculaires aux cours d'eau ou aux routes traversés. De nombreux ponts sont cependant construits de biais, cette disposition étant beaucoup plus simple à mettre en œuvre pour un pont métallique que pour un pont maçonné. La poutre biaise a été préférée lorsque l'environnement du pont aurait engendré des coûts supérieurs pour le disposer perpendiculairement, par exemple s'il avait fallu réaménager le cours de la rivière. Le pont de Pont-de-Gueydan aurait ainsi pu être moins biais par rapport au lit de la rivière, mais "il aurait fallu allonger la digue de rive droite pour que le guidage de l'eau fût convenable"7. Dans le cas du pont de la Trinité, il aurait fallu creuser un tunnel pour établir un pont perpendiculaire au Var.

2, 3 ou 4 rails?

Cette question a occupé une bonne part du temps des discussions lors de la conception de la ligne, des années 1880 au début du 20e siècle. Il faut rappeler que la voie a été commencée avec l’écartement normal, puis ramenée à l’écartement métrique en 1884, puis à nouveau pensée comme pouvant être utilisée par des trains à écartement normal. En 1891, la compagnie a fait accepter l’idée de disposer un 3e rail et de décentrer la voie métrique pour réaliser des économies et ainsi éviter d’adopter deux séries de rails centrés sur l’axe de la voie.

Cette question était particulièrement sensible pour les ponts métalliques, puisque ces derniers devaient être conçus de manière à pouvoir résister uniformément aux différentes poussées exercées par le passage des trains. Elle s’est posée pendant tout le chantier. Tous les ouvrages ont la largeur nécessaire au passage des trains à écartement normal, mais certains ont été conçus pour les deux écartements avec deux séries de rails (ce fut encore le cas du pont de l’Ablé en juillet 1891), et d’autres pour les deux écartements avec seulement un troisième rail.

L’arrivé de nouvelles équipes pour la conception de la partie centrale fait resurgir ce problème, les autres lignes de la compagnie, notamment entre Draguignan et Nice, ayant été aménagées avec 4 rails. Ainsi, en 1901, Arnaud et Zürcher sont encore au prise avec ce débat : installer deux fois deux rails disposés chacun à la même distance de l'axe central de la voie garantirait une usure équivalente des rails et éviterait que certains trains ne passent de manière dissymétrique sur les ponts. Mais ils militent activement pour la solution à trois rails : "On a admis, sur les ponts, trois rails au lieu de quatre rails symétriquement placés par rapport à l'axe [...] la dyssymétrie [sic] n'a aucun inconvénient, puisqu'elle n'existe réellement que pour le matériel de la voie étroite, beaucoup plus léger que celui de la voie normale". Les ingénieurs poursuivent en rappelant que les préalables établis par les voies à 4 rails n'ont pas valeur de décision de principe et que depuis l'expérience a montré qu'ils n'étaient pas justifiés. Ils ajoutent que la voie ayant déjà été commencée avec trois rails entre Nice et Puget, "la présence d’appareils spéciaux (passage de 3 à 4 rails) en pleine voie, loin d'une gare et de toute surveillance, pourrait avoir de sérieux inconvénients8".

Il y a donc une grande diversité de cas sur l’ensemble de la ligne. Les plus anciens ponts ont été aménagés avec 4 rails, les derniers avec 3. Et la plupart des ponts ayant connu d’importants travaux au cours du 20e siècle ont été refaits avec le seul écartement métrique recentré. Les ponts disposant d’un longeron pour la pose d’un troisième rail se font de plus en plus rares. Ceux qu’on pouvait encore voir dans la partie niçoise ont été refait en 2011. Dans la partie centrale, c’est encore le cas du pont sur la Vaïre ou du pont sur l’Asse de Moriez.

Liste des ponts de la ligne étudiés

25+170 : pont ferroviaire de la Vésubie IA06001653

30+248 : pont ferroviaire de la Mescla IA06001658

59+924 : pont ferroviaire de la Trinité IA04000626

70+128 : pont ferroviaire de Pont de Gueydan IA04000627

74+556 : viaduc ferroviaire du Gros-Vallon IA04000629

75+681 : viaduc ferroviaire de la Donne IA04000624

78+841 : viaduc ferroviaire de la Beïte IA04000625

82+119 : viaduc ferroviaire de Fontbouisse IA04000622

82+402 : viaduc ferroviaire des Rayets IA04000628

87+547 : viaduc ferroviaire de la Guillaumasse IA04000630

88+290 : viaduc ferroviaire de Maouna IA04000631

93+986 : pont ferroviaire sur le Verdon IA04000643

95+203 : viaduc ferroviaire de Thorame IA04000632

103+023 : pont ferroviaire de 40 mètres IA04000633

110+078 : viaduc ferroviaire de Moriez IA04000635

147+976 : viaduc ferroviaire de la Bléone IA04001897

Deux ponts, qui ne sont pas au sens strict des ponts de la ligne, ont malgré tout été étudiés dans la même aire d'étude :

vers 25+170 : pont Durandy IA06001655

vers 30+500: pont de La Mescla IA06001657

Tableau des ponts repérés

PK

n° Mérimée

si étudié

commune

obstacle franchi

longueur

totale

ouverture

type pont

précision structure et angle

2.714

Nice

le ravin Verani

26

12

1 arche maçonnée

plein-cintre

2.791

Nice

la ravine du Nègre

10

1 arche maçonnée plein-cintre

2.99

Nice

à la traversée du Ravin du Pied de Saint-Pierre

3 arches maçonnées plein-cintre

3.394

Nice

Chemin de la Madeleine

6

1 arche maçonnée plein-cintre

3.491

Nice

le chemin de la Costière

12

1 Poutrelle enrobée

4.11

Nice

le ravin de Magnan ; Bd de la

Madeleine

10

5.989

Nice

la route du PAL

15

15

1 poutre béton armé

6.433

Nice

le chemin de Crémat

15

15

1 poutre béton armé

7.225

Nice

le chemin des Serres

6

Poutrelles enrobées

7.473

Nice

le vallon de Lingostière

10

1 poutre acier

10.633

Nice

le vallon de St-Sauveur

6

1 arche maçonnée

14.342

Colomars ; Castagniers

le torrent de Roguez

14

1 arche maçonnée surbaissée

16.463

Castagniers

le torrent de Baumet

10

1 arche maçonnée surbaissée

18.073

Saint-Blaise ; Saint-Martin-du-Var

le torrent de l'Ouanas

14

1 arche maçonnée surbaissée

19.463

Saint-Martin-du-Var

le torrent de Récastron

6

2 arches maçonnées surbaissées

22.102

La Roquette

le torrent de Roche Abei

10

1 arche maçonnée surbaissée

25.169

pont ferroviaire sur la

Vésubie IA06001653

Utelle ; Levens

la Vésubie ; chemin

100

50

2 poutres cages fer

treillis multiples

26.404

Utelle

le Vallon du Chaudan

5

1 poutre fer

30.247

Pont du Reveston ou pont

ferroviaire de la Mescla IA06001658

Malaussène ; Utelle

le Var

60

60

1 poutre cage fer

treillis simple (croix de St

André)

31.977

Malaussène

le Ravin d'Aigues Salade

9.75

1 arche maçonnée

32

Malaussène

5

1 arche maçonnée

32.464

Malaussène

le ravin de l'Ebouioun

5

1 arche maçonnée

33.683

Malaussène

le ravin d'Egleros ; accès à

la carrière Bermont

5

1 poutre fer

poutres sous voie

38.402

Malaussène

le ravin du Touronnet

6

1 poutre fer

poutres latérales

40.118

Pont de l'Ablé

Malaussène ; Villars-sur-Var

le Var

100

50

2 poutres cages fer

treillis multiples

40.679

Villars-sur-Var

le torrent de l'Espagnole

8

1 arche plein cintre

voûte en plein cintre

41.909

Villars-sur-Var

8

1 poutre fer

poutres latérales

43.318

Villars-sur-Var

le Riou Blanc

15

1 poutre fer

treillis simple (croix de St

André)

47.218

pont de Valcros

Touët-sur-Var

le ravin de Valcros

20

1 poutre fer

treillis simple (croix de St

André)

47.327

Touët-sur-Var

ravin de Lauvette

6

1 poutre fer

poutres sous voie

48.406

pont de Touët

Touët-sur-Var

le ravin de Touët de Beuil ;

ave G. Pompidou

30 m*

1 X 12 m ; 2 X 3 m

3 arches maçonnées ; 1 surbaissée

50.006

Touët-sur-Var ; Rigaud

le Cians

40

40

une poutre cage en fer

treillis multiples

50.894

Rigaud

le ruisseau de Font Blancia

5

1 poutre fer

52.882

Rigaud ; Puget-Théniers

le ravin de Ribas

5

53.548

Puget-Théniers

ravin de St-Martin

6

1 poutre fer

poutres sous voie

54.646

Puget-Théniers

8

1 poutre fer

54.716

Puget-Théniers

8

1 poutre fer

54.771

Puget-Théniers

le Ravin du Gralet

8

1 poutre fer

54.814

Puget-Théniers

8

1 poutre fer

55.217

Pont des Olives ou Blanqueries

Puget-Théniers

5

1 poutre métallique

58.127

Puget-Théniers

le torrent de la Roudoule

12

1 poutre fer

poutres latérales

59.924

Pont de la Trinité IA04000626

Entrevaux ; Puget-Théniers

le Var

112

56

2 poutres cages acier

treillis multiples

64.983

pont de la Chalvagne

Entrevaux

le torrent de la Chalvagne

21

1 poutre acier

poutres latérales

66.799

Entrevaux

le ravin de St-Jean

10

1 poutre acier

poutres sous voie

67.911

Entrevaux

le ravin de Champ Long

10

1 poutre acier

poutres sous voie

70.15

pont ferroviaire de Pont de Gueydan IA04000627

Entrevaux ; Saint-Benoît

le Coulomp

90*

44*

2 poutres métalliques

71.097

Saint-Benoît

le ravin de Combe Crouest

6

1 poutre acier

poutres sous voie

71.964

Saint-Benoît

6

1 poutre acier

poutres sous voie

74.556

viaduc du Gros-Vallon IA04000629

Saint-Benoît

le Gros-Vallon

100*

22

3 arches maçonnées plein-cintre

75.731

Viaduc ferroviaire de la Donne

IA04000624

Saint-Benoît ; Annot

le Coulomp

17

5 arches maçonnées plein-cintre

75.871

Annot

le chemin de Braux D110

5

1 arche maçonnée

77.296

Annot

cours

d'eau

5

1 arche maçonnée

78.617

Annot

le ravin de Vers la Ville

10

1 arche maçonnée elliptique

baissée au 1/3

78.84

Viaduc ferroviaire de la Beïte

IA04000625

Annot

la Beïte

123

1 X 34 ; 4 X 10

5 arches maçonnées plein-cintre

82.119

viaduc ferroviaire de Fontbouisse IA04000622

Le Fugeret

torrent de Fouent Bouisse

105*

14

5 arches maçonnées plein-cintre

82.402

viaduc ferroviaire des Rayets IA04000628

Le Fugeret

D908

14

6 arches maçonnées plein-cintre

83.525

Le Fugeret

5

1 arche maçonnée

biais à 73°

84.056

Le Fugeret

le ravin du Gros-Vallon

10

1 arche maçonnée baissée au

1/3

85.194

Viaduc du Gros-Vallon

Le Fugeret

le ravin du Gros-Vallon

100

14

3 arches maçonnées plein-cintre

86.086

viaduc de l'Ubac

Le Fugeret

le ravin de l'Hubac

96

15

4 arches maçonnées plein-cintre

86.314

Le Fugeret

D210

10*

10*

1 poutre béton armé

87.157

pont des Etroits

Méailles

le ravin de l'étroit

50

15

1 arche maçonnée plein cintre

87.373

pont des Blocs

Méailles

le ravin des Blocs

42

15

1 arche maçonnée plein cintre

87.547

viaduc ferroviaire de Guillaumasse IA04000630

Méailles

le ravin de Guillaumasse

121

15

5 arches maçonnées plein-cintre

88.290

viaduc ferroviaire de Maouna IA04000631

Méailles

197

15

9 arches maçonnées plein-cintre

89.740

Méailles

5

1 arche maçonnée

90.454

pont de la Vaire

Méailles ; Thorame-Haute

20

1 poutre acier

93.986

pont sur le Verdon IA04000643

Thorame-Haute

le Verdon

50*

20

2 arches maçonnées elliptiques

baissées au 1/3

95.203

viaduc ferroviaire de Thorame IA04000632

Thorame-Haute

le Verdon

88

22

3 arches maçonnées plein-cintre

96.12

viaduc de La Condamine

Thorame-Haute

le ravin du Riou Frey (anciennement de la Condamine)

47

10

3 arches maçonnées plein-cintre

98.406

Allons-Argens

7

1 arche maçonnée plein cintre

98.667

pont de la Mine

Allons-Argens

le ravin de la Condamine

35

12

1 arche maçonnée

99.58

Pont l'Ivoire

Allons-Argens

l'Ivoire

30*

10

1 arche maçonnée elliptique

baissée au 1/3

100.027

pont-soutènement de l'Ubac

Allons-Argens

ravin de l'Ubac

1 X 3 ; 1 X 24

1 arche maçonnée

100.406

Allons-Argens ; La Mure-Argens

le ravin de la Malamouille

15*

7

1 arche maçonnée

103.023

pont ferroviaire dit pont de Quarante mètres IA04000633

La Mure-Argens

le Verdon

65*

40

1 arche maçonnée elliptique surbaissée au 1/4

105.372

pont de l'lssole

La Mure-Argens ; Saint-André-les-Alpes

l'Issole

41

25

1 arche maçonnée elliptique

baissée au 1/5

105.734

Saint-André-les-Alpes

la route de Lambruisse (D2)

5

5

1 poutre acier

biais 74°

106.228

Saint-André-les-Alpes

la RN202

21.1

10

1 poutre béton précontraint

biais 82.5°

110.077

viaduc ferroviaire de Moriez IA04000635

Moriez

le ravin de la Grau

109

8

9 arches maçonnées

courbe

111.495

pont d'Hyèges

Moriez

torrent d'Hyèges

25

6

1 arche maçonnée et deux poutres fer

112.667

pont de Bouquet

Moriez

le ravin du Bouquet

12

12

1 poutre fer

poutre âme pleine sous la voie

113.452

Barrême

le ravin de la Gourre

10

10

1 poutre fer

poutre âme pleine sous la voie

114.727

Barrême

le ravin de Reichard

10

10

1 poutre fer

poutre âme pleine sous la voie

115.509

pont de l’Asse de Moriez

Barrême

l'Asse de Moriez

18

18

1 poutre fer

treillis simple (croix de St

André) biais à 45°

116.101

Barrême

le ravin de la Tuilière

5

5

1 poutre fer

119.192

Barrême

l'Asse de Clumanc

30

30

1 poutre fer

biais à 80°

120.994

Barrême

le ravin du Riou Blanc

10

10

1 poutre fer

122.446

Chaudon-Norante

le ravin de Rouvière ou de

Pépetin

6

6

1 poutre fer

poutre sous voie biaise à 76°

125.994

Chaudon-Norante

le ravin de Chaudon

15

15

1 poutre fer et 1 poutre béton

127.84

Chaudon-Norante

N85

30

7 +7

1 poutre fer et 1 poutre béton

129.16

pont de Couinier

Chaudon-Norante ; Entrages

le ravin de Couinier

20

20

1 poutre fer

biais

129.95

Entrages

le ravin de la Blache

6

6

1 poutre fer

poutre sous voie

132.433

Entrages

le ravin de la Fuby

8

8

1 poutre fer

poutre sous voie

133.682

Châteauredon

le ravin de la Blache

10

10

1 poutre fer

136.121

pont du Vallonnet

Châteauredon

les ravins de St-Jean et du

Valonnet

20

20

1 poutre fer

poutre sous voie biaise à 45°

136.604

Mezel

la RD907 (ancienne RN 205)

6

1 poutre fer

poutre sous voie biaise à 60°

141.065

Viaduc de Roche-Chave

Mézel ; Chaffaut-Saint-Jurson

ravin de Roche-Chave

60

7

5 arches maçonnées

courbe

142.276

Chaffaut-Saint-Jurson

le ravin de Baste Somme ou Bât

de l'Anesse

10

1 arche maçonnée

144.838

Digne-les-Bains

le ravin des Beaumes

35

1 X 5 ; 2 X 4

3 arches maçonnées

148.035

viaduc de la Bléone IA04001897

Digne-les-Bains

la Bléone et la N85

160

3 X 42* ; 25

3 poutres fer + 1 poutre acier

treillis simple (croix de St-André). Biais à 63°

149.388

Digne-les-Bains

le ravin de St-Véran

7

7

1 poutre fer

biais à 77°

Tableau des ponts repérés. Les valeurs suivies d'une astérisque sont approximatives

1Rapport de Bérengier, 29 novembre 1901, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1095.2Rapport de l’ingénieur ordinaire, 27 oct. 1902, chapitre "grands ponts". Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1097.3Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers, section de St-André à Annot. Conférence avec les services hydrauliques ordinaire et vicinal […] Exposé de l’ingénieur Guignard, 15 avril 1906, p. 21. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1098.4Le chantier étaient en outre compliqué par la présence de remblais issus du percement du tunnel. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1098.5Le pont de Pont-de-Gueydan était le seul pont-cage de la ligne dans le département des Alpes-de-Haute-Provence jusqu'à la crue de 1994 (référence IA04000627). Le pont de la Trinité est à la limite des deux départements.6Projet des ponts sur le Var et la Chalvagne et d'un pont de 3,5 m, 15 août 1899. Rabut, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, S 1104. 7Rapport de l'ingénieur ordinaire Arnaud, 27 juin 1902. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, S 1103. 8Rapport de l'ingénieur ordinaire Arnaud, 1er juin 1901. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1104.
Aires d'études voie ferrée de la ligne Nice - Digne-les-Bains
Dénominations pont
Adresse Commune : Provence-Alpes-Côte d'Azur

Dans leur immense majorité, les ponts de la ligne des chemins de fer de Provence sont d'origine et ont été construits entre 1883 et 1911. De nombreux ponts ont subi d'importants dégâts pendant la Seconde Guerre mondiale et ont dû être reconstruits quasi intégralement (pont sur la Vésubie) ou réparés (viaduc de la Bléone, de la Donne, du Verdon etc...). Un certain nombre de ponts ont également été reconstruits plus récemment. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, C'est le cas du pont sur la RN85 à Chaudon-Norante, de celui sur la RN202 à la gare de Saint-André-les-Alpes, de celui de Pont-de-Geydan ou de celui de la D210 au lieu-dit les Chalées dans la commune du Fugeret. Dans les Alpes-Maritimes, cinq ponts ont été refaits à partir de 2011 entre les points kilométriques 3 et 10, dans l'agglomération niçoise.

La ligne compte des ponts métalliques et des ponts maçonnés. Les ponts longs situés dans les Alpes-Maritimes sont en fer, tandis que les grands et hauts viaducs qui se trouvent dans la partie centrale sont en maçonnerie. La plus grande ouverture est atteinte au pont sur le Var à l'entrée du tunnel de la Mescla (poutre métallique de 60 m) et le pont de Quarante mètres a la plus grande ouverture pour un pont en maçonnerie.

Décompte des œuvres étudié 16
repéré 102

Annexes

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers, 2e section d'Annot à Puget-Théniers. Extrait du rapport de l'ingénieur en chef.

    Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1103. Rapport de l'ingénieur en chef. Signé Zürcher et Arnaud, le 27 juin 1902.

    [...]

    b. Parements vus des maçonneries.

    Emploi des moellons têtués et parements. En règle général, pour tous les ouvrages d’art, les parements vus des piédroits, des murs en aile ou des murs en retour et les parements des tympans prolongés par les murs en retour, seront exécutés en moellons têtués, soit par assises réglées, soit à joints incertains, suivant les prescriptions données en cours d’exécution. Les tympans encadrés par des murs en aile et la douelle, dans le corps des voûtes, seront revêtus en moellons parementés.

    c. définition et emploi des moellons piqués et de la pierre de taille

    On comptera comme moellons piqués les moellons de petits appareil (cubant au plus 1/10 de mètre cube) en forme de parallélépipèdes droits, même avec un fruit sur deux faces n’excédant pas 1/50 de dimensions définies en tous sens, et ceux de même cube maximum en forme de parallélépipèdes obliques, dont une des dimensions, au moins, ne sera pas formellement prescrite. Les pierres de grand appareil (cubant plus de 1/10 de mètre cube) et celles de petit appareil de formes plus compliquées que les parallélépipèdes obliques (voussoirs de tête, crossettes pentagonales ou sommiers pentagonaux des murs en aile, plinthe etc. ) seront comptées comme pierre de taille. Seront exécutés en moellons piqués : les angles des piédroits des ponts, ponceaux, aqueducs, les rampants des murs en aile, les seuils des garde-radiers, les couronnements des parapets, les cordons non délardés ou refouillés etc. Seront exécutés en pierre de taille : les plinthes, les voussoirs des têtes des ponts, ponceaux et aqueducs, les crossettes et sommiers des rampants des murs en aile, les angles des piédroits et les voussoirs des têtes des souterrains etc.

    d. Voûtes

    Le corps des voûtes comprendra, en douelle, de la maçonnerie de moellons parementés dont les claveaux correspondront aux claveaux en pierres de taille des têtes ; les rangées adjacentes de claveaux se découperont de 0,1 m au moins et pour les voûtes de plus de 0,6 m d’épaisseurs, les moellons auront les longueurs de queues prescrites par l’article 25 du devis. Pour les voûtes d’épaisseur inférieure à 0,6 m les longueurs de queue varieront entre les 2/3 et les ¾ de l’épaisseur des voûtes, les longueurs inégales des queues seront alternées de manière à s’enchevêtrer avec la maçonnerie ordinaire superposée. La maçonnerie ordinaire, qui complétera les voûtes, sera formée de moellons dont les lits seront dressés dans les plans des voussoirs de douelle.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Chemins de fer du Sud de la France / Viaduc de Manda. Poutres métalliques : calculs de résistance d'après les prescriptions du règlement de 1891. Description de l'ouvrage. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice, 211 J 0033.

    Recueil des calculs de résistances des poutres métalliques.
  • Projet des ponts sur le Var et la Chalvagne et d'un pont de 3,5 m, 15 août 1899. Rabut, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, S 1104.

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers, 2e section d'Annot à Puget-Théniers. Rapport de l'ingénieur ordinaire Arnaud, 1er juin 1901. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1104.

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers, section de St-André à Annot. Rapport de l'ingénieur ordinaire Bérengier, 29 novembre 1901, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1095

  • Pont et Chaussées et service vicinal. Département des basses-Alpes. Arrondissement de Digne. Rapport de l’ingénieur ordinaire, 27 oct. 1902, chapitre "grands ponts". Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1097.

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers, 2e section d'Annot à Puget-Théniers. Rapport de l'ingénieur ordinaire Arnaud, 27 juin 1902. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, S 1103.

    Pour disposer le pont de Pont-de-Gueydan de façon moins biaise, il aurait fallu allonger la digue de rive droite pour que le guidage de l'eau fût convenable.
  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers, 2e section d'Annot à Puget-Théniers. Rapport de l'ingénieur en chef. Signé Zürcher et Arnaud, le 27 juin 1902. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1103.

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers, section de St-André à Annot. Conférence avec les services hydrauliques ordinaire et vicinal […] Exposé de l’ingénieur Guignard, 15 avril 1906, p. 21. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1098.

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers, section de St-André à Annot. Rapport de l’ingénieur Guignard, 15 avril 1907, p. 21. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1098.

  • LEMOINE et VARVIER. Mémoire descriptif des ouvrages d'art entre le souterrain de la Colle Saint-Michel et le Gros Vallon de Fugeret. 30 avril 1907. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1097.

    Liste des plans contenus dans le dossier : pont sur ravin des Blocs, pont sur ravin de l'Etroit, pont voûté, viaduc à 9 arches sur ravin de Maouna, viaduc à 5 arches sur ravin de Guillaumasse, pont métallique sur la Vaïre
  • Avis d'enquête dans la commune du Fugeret sur l'ouverture des arches du pont sur le ravin de l'Hubac, du 15 mai au 30 mai 1907. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1097. Le document est signé du 5 mai 1907 par le préfet des Basses-Alpes.

  • PERISSOUD et DOMERGUE. [Cahier des charges des tabliers métalliques sur le ravin de Notre-Dame au Fugeret et sur la Vaïre.] 1908/12/21. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1011.

    L'adjudicataire pour les parties métalliques est Antoine Marion, constructeur à Bellegarde, en septembre 1909.
Documents figurés
  • Chemin de fer de Digne à Castellane/Section de Digne à Saint-André/Partie comprise entre la station de Digne et le hameau des Hermittes/Projet d'exécution des travaux/1er lot / Passage inférieur de 3 m d'ouverture métallique, sur un chemin d'exploitation / Dessin à l'encre sur papier signé Daime, 12 juillet 1882. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1071.

  • Section de Digne à Saint-André.Partie comprise entre la station de Digne et le hameau des Hermittes (commune de Chateauredon). Projet d'exécution des travaux. Lot spécial. Ouvrages d'art. Viaduc de 3 ouvertures plein cintre sur le ravin des Beaumes, l'ouverture médiane de 5m, les deux autres de 4m servant de passage, au piquet 5k237m00. / Dessin à l'encre sur papier signé Daime et Jourdan le 12 juillet 1882 ; échelle A 0,002 pour 1 mètre ; échelle B 0,002 pour 1 mètre pour les longueurs, 0,005 pour 1 mètre pour les hauteurs ; échelle C 0,010 pour 1 mètre. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1071.

    Plan général, profil en long de la déviation, élévation générale, coupe transversale suivant l'axe d'une pile suivant l'axe d'une arche, coupe transversale d'une culée, coupe longitudinale, profils en travers-types, profils types des murs de soutènement pour une voie.
  • Chemin de fer de Digne à Castellane/Section de Digne à Saint-André/Partie comprise entre la station de Digne et le hameau des Hermittes [...] /Projet d'exécution des travaux/1er lot / Ouvrages d'art / Ponceau de 2 m d'ouverture plein cintre servant de passage sur le ravin de Davel / Dessin à l'encre sur toile enduite signé Daime et Jourdan, 12 juillet 1882. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1098.

  • Section de Digne à Saint-André.Partie comprise entre la station de Digne et le hameau des Hermittes (commune de Chateauredon). Projet d'exécution des travaux. 1er lot. Ouvrages d'art. Aqueduc à dalles de 1m d'ouverture, biais à 80°-sur un petit ravin-piquet 0k399m00 / Dessin à l'encre sur papier signé Daime et Jourdan le 12 juillet 1882 ; échelle de 0,002 pour 1 mètre ; échelle de 0,020 pour 1 mètre. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1071.

    Plan général, coupes, élévation.
  • Section de Digne à Saint-André.Partie comprise entre la station de Digne et le hameau des Hermittes (commune de Chateauredon). Projet d'exécution des travaux. 1er lot. Ouvrages d'art. Pont métallique de 7m00 d'ouverture avec poutres sous rails -biais à 77°-sur le ravin de St-Véran. Piquet 0k656m00 / Dessin à l'encre sur papier signé Daime et Jourdan le 12 juillet 1882 ; échelle de 0,002 pour 1 mètre ; échelle de 0,010 pour 1 mètre. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1071.

    Plan général, élévation aval, coupe transversale, coupe longitudinale, plan supérieur.
  • Chemin de fer de Digne à Nice par Puget-Théniers / Section de Digne à Saint André / Projet d'exécution des travaux / Lot spécial / Ouvrage d'art / Tablier métallique du pont de 14 m d'ouverture biais à 45° sur le ravin de Saint-Jean. / Dessin à l'encre sur toile enduite signé Daime, 25 avril 1885. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1071.

  • Section de Digne à Saint-André.Projet d'exécution des travaux. Lot spécial. Ouvrages d'art. Tablier métallique du pont de 14m d'ouverture biais 45° sur le ravin Saint-Jean au piquet 13k940m. / Dessin à l'encre sur papier signé Daime et Mocquery ; 27 avril 1885 ; échelle de 0,20 pour 1 mètre ; échelle de 0,050 pour 1 mètre ; échelle de 0,100 pour 1 mètre ; échelle de 0,010 pour 1 mètre. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains,S 1071.

    1/2 élévation de la poutre aval, 1/2 coupe longitudinale, plan supérieur, plan montrant le contreventement inférieur.
  • Chemin de fer du sud de la France / Réseau d'intérêt général / Ligne de Saint-André à Nice / Section de la Mescla / Pont surbaissé de 9,73 m / Ravin d'Aigues-Salade / Dessin à l'encre sur papier, 31 X 126, 4e quart 19e siècle. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 211 J 49.

  • Chemins de fer du Sud de la France /Partie comprise entre St-Martin du Var et Puget-Théniers. Viaduc de 100m d'ouverture biaise en 2 travées. / Dessin à l'encre sur papier signé Pilinski ; 23 mai 1891 ; échelle de 0,002 pour les longueurs ; échelle de 0,005 pour les hauteurs. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice, 211 J 0033.

    Plan, coupes et élévation du pont de l'Ablé sur le Var. Plan des maçonneries.
  • Partie comprise entre St-Martin du Var et Puget-Théniers. Section de Villars-sur-Var. Pont métallique de 20, 00m d'ouverture à construire sur le Cros. / Dessin à l'encre sur papier, sans date ; échelle de 0,002 par mètre. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice, 211 J 0054.

    Pont métallique. Profil en long. Plan général. Élévation longitudinale d'une culée. Coupe longitudinale d'une culée. 1/2 élévation transversale d'une culée. Plan des maçonneries au niveau des fondations Détails des cordons des sommiers. Détails de la plinthe.
  • Chemin de fer du sud de la France / Ligne de Saint-André à Nice / Viaduc de 100 m d'ouverture dit de l'Ablé sur le Var / Partie métallique / Elévation et plan d'ensemble ech. 1/200e / Coupe transversale ech. 1/20e. / Tirage de plan, signé Pilinski, 31 X 168, 28 juin 1891. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice,211 J 33.

  • Chemin de fer du sud de la France / Ligne de Saint-André à Nice / Partie comprise entre Saint-Martin-du-Var et Puget-Théniers / Viaduc de 100 m d'ouverture biaise en deux travées, biais à 68° [...] / Plan, Coupe, Élévations [pont de l'Ablé à Villars-sur-Var]. / Dessin à l'encre sur papier signé Pilinski, 30,6 X 188, 28 juillet 1891. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice, 211 J 33.

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers / Section de Saint André à Annot [...] / Partie comprise entre le souterrain de la Colle Saint-Michel et le Gros-vallon du Fugeret / 3e lot / Projet d'exécution des travaux / Ouvrages d'art / N° 28 Pont voûté de 4 m biais à 70° au point 190 / Demi Plan supérieur, Demi Plan et coupe longitudinale / Varvier, avril 1907. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1098.

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers / Section de Saint André à Annot [...] / Partie comprise entre le souterrain de la Colle Saint-Michel et le Gros-vallon du Fugeret / 3e lot / Projet d'exécution des travaux / Ouvrages d'art / N° 28 Pont voûté de 4 m biais à 70° au point 190 / Épure du développement de la voûte. / Varvier, tirage de plan, 09 avril 1907. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1098.

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers / Section de Saint André à Annot [...] / Partie comprise entre le souterrain de la Colle Saint-Michel et le Gros-vallon du Fugeret / 3e lot / Projet d'exécution des travaux / Ouvrage d'art / N°26 Pont élliptique de 30 m d'ouverture surbaissé au 1/3 sur le ravin de l'Etroit au p 187.200. Dessins à l'encre sur papier signé Varvier et Lemoine, 15 avril 1907. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S1098.

  • Plan, profil et coupes du viaduc sur le ravin de l'Hubac dans la commune du Fugeret comprenant : plan les maçonneries découvertes, profil en long, coupe en long suivant l'axe piqueté, coupe en travers suivant AB 1/100, coupe d'une pile suivant CD 1/100. / Dessin et aquarelle sur papier signé Varvier ; 1907 ; échelle de 0,005 pm ; échelle de 0,001 par mètre pour les longueurs et de 0,005 pm pour les hauteurs. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1097.

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers / Section de Saint André à Annot [...] / Partie comprise entre le souterrain de la Colle Saint-Michel et le Gros-vallon du Fugeret / Projet d'exécution des travaux / 3e lot / Ouvrage d'art / N°32 - Viaduc de l'Hubac / Coupes. Dessins à l'encre sur papier signés Lemoine et Varvier, 15 avril 1907. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1098.

  • Pont métallique biais de 20 m d'ouverture droite sur la Vaïre : dessins des maçonneries - plan général, profil en long, élévation aval. / Dessin à l'encre sur papier signé Domergue et Perrissoud ; 21 décembre 1908 ; échelle au 1/100. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1101.

  • Pont droit de 4 m d'ouverture à la traversée du ravin de Notre-Dame au Fugeret : dessins du tablier métallique. / Dessin à l'encre sur papier signé Perrissoud et Domergue ; 21 décembre 1908 ; échelle 0,05 ; échelle de 0,10 p. mètre. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1101.

  • [Pont métallique sur la Vaïre : coupe transversale et détails vérifié et adopté le 17 juin 1909.] / Dessin à l'encre sur papier signé Périssoud et Domergue ; 21 avril 1908 ; échelle de 0,05 m p 1 mètre ; échelle de 0,01 pour1mètre. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1101.

  • [Trottoir du pont métallique sur la Vaïre.] / Dessin à l'encre sur papier signé Perrissoud et Picard ; 21 septembre 1912 ; échelle de 0,02 ; échelle de 0,10. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1101.

  • Chantiers de la ligne des chemins de fer du sud de la France dans la vallée du Verdon / Carte postale, Féraud éditeur, 1er quart du 20e siècle. Collection particulière.

  • Chemin de fer du Sud de la France. - Ligne de Nice à Digne. Village de Méailles (B-H). Dans : Le siècle du Train des Pignes / BANAUDO, José, Breil-sur-Roya : Editions du Cabri, 1991, 320 p. : ill, p. 51.

    Vue ancienne du pont des Blocs à Méailles.
Bibliographie
  • La voie. Dans : Le train du sud, n° 2, 1977.

    p. 8 : réfection des ponts métalliques de la voie en 1977-1978.
  • BANAUDO, José. Le siècle du Train des Pignes. Breil-sur-Roya : Éditions du Cabri, 1991, 320 p. : ill.

  • BOURRIER-REYNAUD, Colette. Ponts et merveilles. En remontant le cours du Var de Nice aux Entraunes : du comté de Nice aux Alpes-Maritimes. - Nice : Serre éditeur ; Nice : Lou Savel, 2010, 206 p.

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