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pont sur la Vaïre

Dossier IA04001135 inclus dans village d'Annot réalisé en 2007

Fiche

Appellations pont sur la Vaïre
Dénominations pont
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Annot
Hydrographies la Vaïre
Adresse Commune : Annot
Cadastre : 1830 F non cadastré domaine public ; 2007 C non cadastré domaine public ; 2007 D non cadastré domaine public ; 2007 F non cadastré domaine public

Un pont de bois permettait de traverser la Vaïre à Annot lorsque les États de Provence, en 1679, décidèrent la construction d'un pont en pierre. Le devis fut établi le 26 septembre de cette même année, par Jean Jaubert, architecte de la province. il se montait à 3800 livres. La réception des travaux, confiés aux maçons locaux Louis Bourrely, Richard François et Louis Fabre, eut lieu en 1681. Seules les piles étaient en pierre, le tablier restait en bois. En 1681, les ailes du pont furent renforcées de murs en pierre. Les arches en bois ayant été emportées par la crue de 1704, elles furent petit à petit reconstruites en pierre à partir de 1713, sous la direction de Laurent II Vallon, architecte de la province. En 1744, plusieurs arches, en rive droite, étaient encore en bois. Lassée de devoir les faire réparer trop régulièrement, les consuls d'Annot décidèrent que toutes les arches seraient reprises en maçonnerie. Ce pont débouchait autrefois directement sur la chapelle Saint-Joseph aujourd’hui détruite et visible sur les cartes militaires des années 1765-1775.

En 1897, d'importants travaux ont été entrepris pour l'agrandissement de la place. Le pré en pente qui bordait la rivière a été transformé en surface plane au moyen d'un vaste remblais. Les trois dernières arches de la rive gauche ont ainsi été enterrées. Les parapets en grès ont été refaits en pierres de taille de grand appareil grossièrement hachurées. Rive droite, le pont a été légèrement réduit en longueur en 1932 : le large mur qui le prolongeait sur la rive a été détruit. Enfin, le pont a été doublé dans sa largeur en 1986 (témoignage oral), la partie nouvelle étant accolée à l'ancienne face amont. Dès les premières années du 20e siècle, le pont de la Vaïre devint un sujet récurent pour les photographes et les éditeurs de cartes postales. Une vingtaine de cartes postales différentes ont été éditées pendant la première moitié du siècle.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 1er quart 18e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Dates 1679, daté par source
1897, daté par source
1986, daté par tradition orale
Auteur(s) Auteur : Jean Jaubert,
Jaubert Jean

Architecte de la province d'Aix-en-Provence à la fin du XVIIe siècle.


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architecte de la province, attribution par source
Auteur : Vallon Laurent II ,
Laurent II Vallon (1652 - 1724)

Occupe le poste d’architecte de la ville puis de la province d’Aix-en-Provence. Il a construit de nombreux édifices notamment à Aix (églises, hôtels particuliers) ainsi qu'un grand nombre de ponts dans toute la province.


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architecte de la province, attribution par source
Auteur : Fabre Louis,
Louis Fabre

Maçon et entrepreneur du pont d'Annot (1680).


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source
Auteur : Richard François,
François Richard

Maçon et entrepreneur du pont d'Annot (1680).


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source
Auteur : Bourrely Louis,
Louis Bourrely

Maçon de la ville d'Annot actif dans la seconde moitié du 17e siècle.


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maçon, attribution par source

Le pont actuel présente un visage fortement altéré par rapport à son état initial. Il n'est plus constitué que de quatre arches maçonnées reposant sur deux culées en ailes et trois piles dont les becs sont triangulaires. Les parties du 17e siècle (pile et culée côté aval) sont constituées de pierres de taille calcaires de grand appareil, bossagées. Les avant becs ajoutés au 20e siècle ont été construits en reprenant le même modèle. Les arches sont segmentaires, composées d'un unique rang de claveaux de pierres de taille de petit appareil dans chacun des deux fronts du pont, très régulièrement extradossées, en grès pour la partie du 18e siècle et en calcaire pour l'extension du 20e siècle. L'intrados de la voûte laisse voir une maçonnerie de blocage entre les deux fronts. Le reste de la maçonnerie du pont est en blocage, mêlant le grès, le calcaire, des galets. Le pont actuel porte de nombreuses traces visibles de ses transformations successives. Côté ancien, en aval, les arches construites au début du 18e siècle se raccordent fort mal aux piles et viennent s'appuyer sur l'intérieur de la maçonnerie des arrière becs. Cette dispositions bancale n'a pas été reprise pour l'extension du 20e siècle, et, côté amont, les arches tombent exactement au droit de la maçonnerie des piles, ce qui donne une forme évasée aux ouvertures des arches, qui atteignent, de la rive gauche à la rive droite, 490 cm, 510 cm et 470 cm côté aval, et 520, 510 et 520 cm côté amont. Seule la partie ancienne a été renforcée de tirants dont les ancres en forme de x et de s ne se voient naturellement que du côté aval.

Murs calcaire petit appareil
grès petit appareil
calcaire grand appareil
grès moellon
calcaire moellon
Statut de la propriété propriété publique
Intérêt de l'œuvre à signaler
Sites de protection site inscrit
Précisions sur la protection

L'arrêté du 16 juin 1946 a inscrit en tant que site le pont et les platanes de la place.

Annexes

  • Documents d'archives relatifs à la construction du pont sur la Vaïre à Annot.

    Documents d'archives relatifs à la construction du pont sur la Vaïre à Annot.

    [Devis du pont à construire sur la Vaïre à Annot],

    26 septembre 1679. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : C 46.

    […] etant sur le lieu où led. pont doibt estre constuict et en la presance des susnommés avons donne ordre aud. Jaubert de faire la visitte des endroits les plus commode où led. pont puisse estre construict avec plus de suretté et durée et icelluy satisfaisant nous a declaré que un pont a chaux et a sable seroit d’une trop grande despance et qu’il falait seulement faire des piles couvertes de bois. Ayant este apreuvé par les sieurs consuls et autres plus aparants de lad. ville d’annot et ce faict annoncé derechef, donne ordre aud. Jaubert de mesurer et canner l’endroict où led. pont doibt estre construict et de quelle manière. A quoy led. Jaubert satisfaisant nous a déclaré que ledit pont doibt estre construit a l’endroict où estoit le vieux pont de bois et à droicte ligne de la chapelle de saint-Joseph et pour cet effaict sera fait deux pieds droits distant de vingt sept cannes l’un de l’autre, de douze pans largeur et huict pans proffondeur de l’espesseur, de huit pans comprins la pierre de taille qui sera uniquement au devant, scavoir dix pans dans le fondement et huict pans au-dessus et en cas que le ferure ne se tienne, sera pilotté avec pilottins de chaisne ou pin de six pans longueur demy pan espesseur frapé avecque la masse ou moutton.

    Sera faict six pilles au milieu pour laisser sept ouvertures de vingt pans et demy chacune lesd. pilles seront de douze pans espesseur trois cannes largeur comprins six pans de pointe de chasque costé lesd. pilles seront de la mesme hauteur proffondeur pilotage que les pieds droits et la taille qu’il y sera employée tant auxd. pilles que pieds droits seront de plus gros cartiers que faire se pourra a tout le moings qui ayent de deux pans à un pan et demy de aut et le dedans sera rampli de bonne massonnerie a chaux et a sable mortier gras.

    Sera encore faict deux murailles du coste de la ville pour servir d’aisses aud. Pont, celle du coste de l’advenue de l’eau de vingt quatre cannes de longt tiran a droicte ligne d’une vieille muraille ja faicte par la comm[unau]té et l’autre muraille du costé de la fuite de l’eau de quatre cannes de longueur et de la hauteur de dix huict pans comme les piles et pieds droits de l’espesseur de six pans dans le fondement et reduites a quatre pans au dessus le tout bonne massonnerie et en y employant de plus gros cartiers de pierre que faire se pourra. Le dessus desd. pilles sera couvert avecque trois pieces de bois de chaisne ou chastagnier d’un pan en carré de trois cannes de longt chacune posées en fasson que le pont aye douze pans largeur, lesd. poutres seront couvert avecque des tables de roure de douze pans longueur et d’un quart de pan espesseur arrestées avecque trois clous chacune table et ramplie de gravier lesd. pilles pour aller de l’hauteur desd. saumiers et tables et y paver au-dessus.

    Sera faict quatre murailles pour servir d’advenue aud. Pont, celles du costé de la ville de six cannes de longt chacune et celle du coste de la chapelle de saint-Jospeh de trois distantes l’une de l’autre de deux cannes fondées trois pans dans terre et de trois pans espesseur ramplis l’entredeux de terre et gravier et pavée au dessus avec pante esgalle.

    Et ayant ledi. Jaubert considéré toute la despance tous les matériaux pierre de taille pierre pastouire bois ferrement mains et manœuvre et généralement tout ce qui sera necessaire pour la construction dud. pont a le tout estimé a la somme de trois mil huit cens livres (3800).

    Faict aud. Annot ce vingt six septembre mil six cent soixante dis neuf […]

    Devis de la reparation qu’il convient faire ensuitte de la deliberation sy dernier aux murailles de dessus et dessous le pont de la vaire pour employer deux cents livres portées par icelle

    15 août 1704, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains E DEP 008 / BB3.

    Ce jourd’huy quinzieme aoust mil sept cent quatre ensuitte de la deliberation cydessus nous maire et consuls accompagnes de sieur Antoine Requiston consul vieux Me Antoine Roux antoine garnier Sr Jospeh Beroard Jacques andré et autres aurions envoyé prendre barthelemi feraud et gaspard pelegrin maitres massons de cette ville et tous ensemble se serions portés au quartier des quatre cannes pour voir les reparations utiles et necessaires qu’il convient faire auxdits lieux pour La conservation de la ville et trouvé qu’il seroit necessaire de faire une muraille prenant au bout de l’ancienne qui avait esté faite par Jean Fabre masson et par teste dicelle passant au jardin d’angelin roccas majeur et aboutissant au bout de l’ancre que les particuliers habitans aux maisons du barri ont fait

    Laquelle muraille sera de quatre pans despaisseur aux fondements lesquels mettront sur le ferme reduit a trois de la meme auteur que lad. muraille ancienne reaussée qu’elle soit de quatre pans comme est porté par le prix fait déjà donné a barthelemi feraud et suivant la meme regularité et hauteur et faisont audit endroit une montée et dessente avec des marches et degrés et croteront [ie = vouteront] au-dessus le canal, pour luy faire passer l’eau qui vient du costé du barri.

    De Plus fairont ceux qui auront ledit prix faits sept pieds droits en façon d’ancre pour obtenir pour soutenir et fortifier les murailles anciennes qui y sont au derriere dicelles d’une canne en largeur et quatre pans d’epaisseur au pied reduit a trois qu’ils creuseront quatre pans en profondeur et a l’egard des dits piedsdroits en sera fait quatre a la plus haute muraille et trois a celle qu’il convient faire ou a partie de celle qui est faite au dessous du pont laquelle muraille emportée sera refaite de nouveau et jusques a La Concurrence des dittes deux cents livres toutes lesquelles murailles seront bordées et couvertes ou cubercellées de pierre route et a l’egard de Lad. muraille emportée ils trouveront les fondemens qui y sont encore et suivront iceux a La meme regularité et en cas qu’il soit trouvé a propos de faire encore un ou deux piedsdroits dessus ou dessous du pont ceux qui auront ledit prix fait seront obligés de le faire au meme prix qu’il sera convenu et a l’egard de la sable pour faire led. travail sera prise au gravier et ayant fait voir et leu mot a mot le susd. devis auxdits barthelemi feraud et gaspard pelegrin maitres massons et demandé a iceux s’ils vouloint faire ledit travail et a quel prix ils nous auroint demandé ils nous auroint demandé [sic] cinq livres de chaque canne en quarré et apres avoir beaucoup marchandé auroit esté convenu de Leur en donner quatre livres quatre sols de La Canne le fort portant le faible y compris la susditte montée et dessente et avec cette Condition que lesdits massons ont voulu que en cas que lorsqu’ils auront fait partie dudit travail s’il y auroit quelque ravage dans le temps dudit travail la com[munau]tté y aura egard pourvu que quand ils l’auront commencéé elle ne soit point discontinuée et les payements seront faits en trois tiers l’un au commencement l’autre au mitan dudit travail et le dernier apres la recepte faite et en outre si la com[munau]tté trouvoit a propos de continuer la muraille plus bas et joindre la partie qui reste encore iceux sont obligés de la faire au meme prix et ainsi recepté Convenu et arresté et soussignés lesquels massons fairont tout ledit travail bon et de recepte et y maitront la main incessement.

    Enchère[s] des réparations du pont de la Vaïre,

    septembre-octobre 1744. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP008-BB4.

    20 septembre 1744

    "Il sera mis trois poutres neuves de chaine ou de chatagnier de bonne qualité et de recepte d'un pan en quarre a l'arcade la plus éloignée de la ville du pont de la Vaïre, que lesdites pouttres s'apuyeront un grand pan de chaque côté sur les piliers dud. pont, qu'il sera mis de bonnes planches du même bois de dix pans de long et de cinq au pan que le délivrataire sera obligé de faire poser lesd. poutres comme aussy lesd. planches sur lad. arcade et dÿ mettre les clous necessaires que la communeauté lui fournira [...]." Après quatre enchères infructueuses, "François André, fils de Joseph, menuisier de cette ville, a fait offre de faire l'arcade du pont de la Vaere tout a neuf, c'est a dire dÿ mettre lesd. trois poutres de la meme epaisseur que celles qui ÿ sont et toutes les planches necessaires et neuves entre icÿ et aux fetes de la noel prochain et de poser les poutres et planches qui ÿ sont actuellement ou les sieurs consuls luÿ indiqueront moyenant la somme de soixante livres."

    11 octobre 1744

    Après quatre enchères infructueuses, "François André, fils de Joseph, menuisier de cette ville, a fait offre de faire l'arcade du pont de la Vaere tout a neuf, c'est a dire dÿ mettre lesd. trois poutres de la meme epaisseur que celles qui ÿ sont et toutes les planches necessaires et neuves entre icÿ et aux fetes de la noel prochain et de poser les poutres et planches qui ÿ sont actuellement ou les sieurs consuls luÿ indiqueront moyenant la somme de soixante livres."

    25 octobre 1744

    "Les consuls ont encore proposé qu'ayant mis a l'enchère la reparation des ponts de la vaire, il a été fait en premier lieu une offre de faire de neuf le pont le plus eloigné, moyenant soixante livres, mais qu'il semblerait plus a propos pour une fois eviter les frais que ces reparations nous coutent annuellement, de faire vouter toutes ces arcades, avec un parepied de chaque coté, y ayant des personnes qui ont paru disposées a en prendre l'entreprise [...] Surquoy il a été délibéré de faire mettre aux enchères l'entreprise de vouter lesd. arcs sur et en conformite du devis qui sera etabli a la premiere enchere."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre des délibérations des États de Provence, 1676-1680, C 49. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : C 49.

    f° 110 V°, 404, 440, 448 V°, 477, 481
  • [Devis du pont à construire sur la Vaïre à Annot], 26 septembre 1679. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : C 46.

  • Registre des délibérations des États de Provence, 1680-1687. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : C 51.

    f° 39 V°, 41 V°, 44 V°,
  • [Procès verbal de reception du pont sur la Vaïre à Annot], 10 décembre 1681. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : C 46.

  • [Procès-verbal de visite pour établir les besoins de réparations dus à la crue de la Vaïre], 5 juin 1707, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 008 / BB3.

    Le 5 juin 1707, le procureur du pays accompagné de l'architecte Vallon inspectent les dégâts causés par la crue de la Vaïre de 1704 et examinent la nécessité de reconstruire le pont de la Donne à Saint-Benoît et le pont de la Vaïre à Annot.
  • Enchère[s] des réparations du pont de la Vaïre, septembre-octobre 1744. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 008 / BB4.

  • Proces verbal à l'occasion des ravages des eaux, 8 août 1704, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 008 / BB3.

  • Registre des délibérations du conseil général de la communauté d'Annot, 1754-1771. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 008 / BB6.

    En 1764, les consuls mettent aux enchères, sans réussir à attribuer les travaux, la suppression des quatre arches de la rive gauche du pont suivant les ordres des procureurs du pays.
Documents figurés
  • Commune d'Annot. Agrandissement de la place publique. Dessins [Profils]. / Dessin à l'encre sur papier, signé Barlatier (architecte), 14 mars 1897. Archives communales, Annot, non coté.

  • [Le pont sur la Vaïre à Annot avant les travaux de 1897] / Photographie anonyme, 4e quart 19e siècle. Collection particulière, non coté.

  • [Le pont d'Annot au début du 20e siècle]. / Photographie anonyme sur plaque de verre, vers 1900. Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Direction de la Culture, Service Inventaire et Patrimoine, Marseille : 76040026X

Bibliographie
  • Auran, Philippe, Barruol, Guy et Ursch, Jacqueline. D'une rive à l'autre, Les Alpes de lumières n° 113, 2006, 143 p.

    p. 56.
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