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place forte de Colmars

Dossier IA04000044 réalisé en 1993

Intérêt stratégique

Comme Seyne, Colmars possédait une enceinte médiévale la mettant à l'abri des coups de main et du brigandage, enceinte remontant, semble-t-il, à la fin du XIVe siècle, comme en témoignent des archères cruciformes conservées. Cette enceinte semble avoir été améliorée par François Ier selon une inscription datée de 1527 et placée au-dessus de l'avant-porte de France, peut-être à la suite de la première invasion de la Provence par Charles Quint.

En 1672, le bourg fut dévasté par un incendie accidentel. En 1690, peu après l'ouverture de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, le duc de Savoie, notre allié depuis plus d'un demi-siècle, changea subitement de camp et, en juin 1690, rejoignit la coalition de nos adversaires. Bien renseigné, Louvois avait pressenti le coup, et ordonné, par précaution, des travaux de mise à hauteur des places frontières.

Notre système de défense de la frontière du sud-est n'avait pas été réorganisé depuis les campagnes de Lesdiguières, à la fin du XVIe siècle, et les seules places modernes étaient surtout sur le versant oriental des Alpes : Exilles, Fenestrelle, Casal et Pignerol. Derrière, on ne trouvait que des bicoques médiévales comme Briançon, Guillestre, Embrun, Seyne, Colmars, Entrevaux. Il fallait reculer jusqu'à Sisteron, Fort Barraux et Grenoble pour retrouver quelque chose de quelque valeur.

Pont de Saint-Roch (sur le Verdon, ancienne route de Provence) vu de l'est. A droite, le fort de France.Pont de Saint-Roch (sur le Verdon, ancienne route de Provence) vu de l'est. A droite, le fort de France.

Premier projet de Niquet

Plan de la ville de Colmars et des ouvrages à y faire pour la fortifier. 1690Plan de la ville de Colmars et des ouvrages à y faire pour la fortifier. 1690Aussi, l'ingénieur Niquet adresse-t-il au ministre, le 15 octobre 1690, de Saint-Paul-de-Vence (en même temps que le projet de Seyne) un projet de mise à hauteur de l'enceinte du bourg. Contrairement à Seyne, où l'enceinte médiévale est inutilisable, et où une ceinture neuve s'impose, l'enceinte de Colmars, distincte des habitations, est flanquée de deux tours rondes, trois tours carrées sans compter les quatre tours encadrant les deux portes précédées de barbacanes à front plat: on peut se contenter de l'améliorer. Tirant parti de cet acquis, Niquet propose :

- d'ajouter deux tours bationnées neuves

- de transformer en tours bastionnées les tours carrées

- d'ajouter des "réduits" pentagonaux devant les portes

- d'ajouter un demi-bastion entre la porte de Savoie et le Verdon

- d'ajouter un magasin à poudre.

Pour tenir les hauteurs dangereuses toutes proches, il suggère :

- sur la hauteur du Calvaire, une petite redoute en losange

- sur la hauteur de Saint-Martin, un curieux ouvrage fermé en U très ouvert.

Le tout ne saurait tenir que contre l'incursion d'un parti dépourvu d'artillerie de siège. Ceci dans un strict souci d'économie : la dépense est estimée à 38 035 livres. Les fonds sont accordés, et les travaux, exécutés assez rapidement (sauf pour les deux ouvrages extérieurs), donnent au bourg l'allure qu'il a encore aujourd'hui.

Entre temps, un parti savoyard, commandé par le marquis de Parelle a tenté un raid contre Colmars ; devant l'arrivée d'un détachement français, il dut se retirer précipitamment en abandonnant une pièce d'artillerie, après avoir incendié le hameau du Villars, le 10 décembre 1690 (ce qui semble indiquer l'absence d'enneignement cette année-là). La même entreprise avait failli réussir à Seyne, et avait réussi à brûler Saint-Vincent.

La campagne de 1692, sans affecter directement Colmars, va être beaucoup plus chaude. Exploitant les lacunes de notre système défensif, le duc de Savoie Victor-Amédée II passe, en juillet, les cols de Larche puis de Vars avec 40 000 hommes, tombe sur Guillestre qu'il prend en trois jours, puis, tournant vers la gauche, envahit la vallée de la Durance, prend Embrun après un siège assez rude, dévaste Gap et tout le pays environnant avant de se retirer en septembre. Devant l'ampleur de cette affaire, Louis XIV ordonne à Vauban, alors à Namur, de se rendre sur les Alpes pour inspecter les places et proposer les mesures à prendre pour redresser la situation.

Cet ordre fait apparaître clairement qu'à Versailles, on a compris :

- que les Alpes n'étaient pas cette barrière hermétique qu'on imaginait et que l'organisation défensive était à réorganiser complètement, après une longue période de sommeil Vauban lui-même n'avait fait que traverser les Alpes pour aller organiser nos places en versant piémontais, qui se révèlent, désormais, comme singulièrement en l'air.

- que depuis 1690, le duc de Savoie n'est plus la quantité négligeable qu'on croyait et le simple vassal du roi de France. Sachant encaisser les coups et exploiter au mieux la conjoncture politique, il contribue, par l'appoint de ses forces et de chefs comme le prince Eugène, à rendre encore plus difficile la situation de la France face à la coalition. Il a ouvert, dans la guerre, un "second front", qui nous amène à distraire des effectifs du théâtre d'opérations principal du nord-est, et amènera, comme en 1692 puis en 1706-1707 après la défaite de Turin, des situations momentanément très critiques.

L'intervention de Vauban marque la promotion d'une nouvelle conception qui restera la constante de la stratégie française sur le théâtre d'opérations du sud-est, à quelques exceptions près, jusqu'en 1940, finies les guerres d'Italie et les campagnes en Piémont et Milanais. Désormais, le théâtre d'opérations principal, où se décidera le sort des guerres, est le nord-est : l'essentiel des forces doit y être consacré. L'armée des Alpes, réduite au minimum indispensable, devra protéger le territoire national en s'appuyant d'une part sur la fortification et, d'autre part, en manoeuvrant au mieux sur les flancs et les communications d'un ennemi obligé de s'étirer dans les vallées. Déjà pratiquée par Catinat, à partir de 1692, cette stratégie sera portée à sa perfection par Berwick, lors de la guerre de succession d'Espagne, avec son système de "navettes" qui sera longtemps la référence de notre état-major général.

Malheureusement en 1692 - Louvois est mort subitement l'année précédente - les moyens ne sont plus du tout à la hauteur des besoins.

Arrivé - tardivement, et pour cause - le 22 septembre à Grenoble, Vauban va s'astreindre à visiter la plupart des places, et envoyer au fur et à mesure, à Le Peletier, directeur général des fortifications de terre et de mer, des projets chiffrés souvent hâtivement rédigés.

Compte tenu de l'état des chemins, et de plus gêné par sa bronchite chronique, il ne peut passer à Colmars. C'est donc sur plans qu'il examina la place avec Niquet et qu'il en adresse, de Nice, le 31 janvier 1693, son projet (la lettre transmise est du 16 février).

Premier projet Vauban - 1693

Plan de Colmars. 1693Plan de Colmars. 1693Les travaux de première urgence de Niquet ont été exécutés. Vauban, lui, part de l'hypothèse qu'on peut amener du canon devant Colmars. Aussi prévoit-il une nouvelle enceinte qui, adossée au cours du Verdon donnée immuable -, développe, face à la campagne, quatre fronts flanqués par des tours bastionnées à canon (analogues à celles qu'il a inventées en 1687 pour Besançon, Belfort, Landau et Neuf-Brisach) avec fossé, chemin couvert, et une demi-lune devant chaque porte.

Pour les hauteurs du Calvaire, et de Saint-Martin, il propose deux "redoutes à mâchicoulis", pièces dont il est assez friand.

L'avantage de ce projet réside dans les tours casematées à trois étages dont deux voûtées à l'épreuve, mettant l'armement de flanquement à l'abri du tir fichant des hauteurs dominant la place de tous côtés (les tours de Niquet étaient simplement planchéiées et couvertes en bardeaux de mélèze, non à l'épreuve et faciles à incendier). Le tout est estimé à 212 012 livres et 10 sols. Parallèlement, Vauban demande au ministre de confier la place à Richerand (directeur des fortifications du Dauphiné) pour soulager Niquet surchargé et souffrant.

Sur ces entrefaites, le 2 mars, Catinat, qui commande le théâtre d'opérations du sud-est, écrit de son côté pour demander la fortification d'urgence de la colline de Saint-Martin. En fin de compte, rien ne se fera de ce projet à l'enceinte de ville. En revanche, Richerand va construire, entre 1693 et 1696, les deux forts du Calvaire et Saint-Martin.

Pour ce dernier, il est contraint de démolir l'église du même nom. En 1693, une épidémie apportée par un régiment de passage provoque la mort d'un tiers de la population.

Deuxième projet Vauban - Octobre 1700

Plan de la ville et des forts de Colmars. 1700Plan de la ville et des forts de Colmars. 1700La paix revenue (1696-97) c'est plus à loisir que Vauban peut revenir sur la frontière des Alpes contrôler l'avancement des travaux prescrits ou proposés sept ans

plus tôt. Rien n'ayant été fait à la ville, mais les deux forts extérieurs étant réalisés, il élabore un second projet.

Une enceinte nouvelle relie les deux ouvrages et est flanquée cette fois par cinq tours à canon rondes et à éperon, de conception nouvelle. Dérivant des tours bastionnées du deuxième système, mais sensiblement réduites et d'inspiration médiévale, ces tours ont été conçues par Vauban en 1700 comme organes de flanquement à moindre coût pour la défense des petites places de montagne dominées de tous côtés : il les distribue allègrement dans ses projets pour Oulx, Fenestrelle, Seyne, Saint-Vincent etc. mais sans succès, car les caisses sont vides, et il faudra bien se contenter des travaux de première urgence de Niquet. Aucune suite, donc, pour l'enceinte urbaine.

Pour les deux ouvrages extérieurs, par contre, Vauban décerne un satisfecit pour le fort du Calvaire, dont il se contente de proposer de développer les locaux intérieurs.

Mais, pour le fort Saint-Martin, le commissaire général critique vivement la tour ronde et le tracé du bas fort qu'il veut voir remplacer, du côté de la ville, par un front bastionné. Mais, là non plus, compte tenu de la situation financière, rien - ou presque ne se fera, et beaucoup plus tard.

Les choses vont rester désormais en l'état, pratiquement, jusqu'à la fin de l'existence de la place en tant que telle, c'est-à-dire après 1870.

La place a, comme garnison normale, deux compagnies d'invalides logés, faute de caserne, chez l'habitant (la population est d'environ 500 habitants - 678 dénombrés en 1775). Les quelques événements ou travaux complémentaires survenus après le dernier passage de Vauban sont :

- Construction en 1774-76 d'un épi pour protéger la partie nord-ouest de l'enceinte des crues du Verdon. Il est réputé en partie détruit dès 1783.

- Inspection, en 1791, par les généraux d'Arçon (génie) et Rostaing (artillerie). On propose, là comme ailleurs, la construction d'une lunette à la d'Arçon, pour 90 000 livres, plus 52 000 pour améliorer l'enceinte : aucune suite.

- Fermeture de la tour ronde du fort Saint-Martin et son rattachement au fort supérieur. Construction de deux nouvelles échauguettes et d'un haha avec pont-levis dans le même ouvrage (1819).

- Conversion en caserne de l' "Hôpital des Bourgeois" (caserne Gassendi).

- Construction d'un parapet crénelé (d'infanterie) au fort du Calvaire (vers 1825).

- Aménagement de casemates pour 55 hommes dans la caserne du fort Saint-Martin (vers 1843).

A noter que depuis le milieu du XVIIIe siècle, le fort du Calvaire est désigné sous le nom de "fort de France" puis, sur décision ministérielle de 1887 "fort Soult". De même, le fort Saint-Martin est devenu "fort de Savoie" puis "fort Desaix" . De ces trois désignations successives, c'est la seconde qui est la plus usuellement pratiquée actuellement. Ce n'est pas tant le rattachement de l'Ubaye à la France en 1713 qui réduisit effectivement l'importance stratégique de Colmars la frontière était bien reportée plus loin, au col de Larche, mais le système fortifié resta longtemps ce qu'il était, c'est-à- dire constitué par des ouvrages semi permanents ou passagers, les redoutes "de Berwick" (vite délabrées) et la position du camp de Tournoux, tous dépourvus de garnison permanente.

Aussi la situation ne changea-t-elle réellement que vers 1860, avec l'achèvement de la forteresse de Tournoux, qui plaçait Colmars en deuxième ligne. Mais, simultanément, la mise en service de l'artillerie rayée - dont des pièces de 4. de montagne très mobiles - vint achever de rendre indéfendable une petite place déjà dominée de toutes parts et dont une nouvelle modernisation, très coûteuse, ne se justifiait plus.

Analyse architecturale

Situation

Cette petite place forte constituée d'une petite agglomération entourée d'une enceinte urbaine et de deux ouvrages détachés (forts de France et de Savoie) est située sur le haut cours du Verdon, en fond d'une vallée étroite, à une vingtaine de kilomètres du pied du versant sud du col d'Allos. Ce col, à 2240 m d'altitude et par une route encore étroite et mal commode aujourd'hui, assure le franchissement de la crête Tête de l'Estrop - le Cimet (3020 m) et met ainsi en communication la vallée de l'Ubaye et celle du Verdon, lui-même affluent de la Durance.

Vue générale prise du nord-est depuis la route du col des Champs. Au centre, en bas, le fort de Savoie. A l'arrière-plan, les falaises de la Barre du Puy.Vue générale prise du nord-est depuis la route du col des Champs. Au centre, en bas, le fort de Savoie. A l'arrière-plan, les falaises de la Barre du Puy.

Tant que l'Ubaye était territoire étranger (jusqu'en 1713, la Savoie possédait le versant sud du col d'Allos jusqu'au village d'Allos. A l'est, la frontière passait au col des Champs où, en 1893, on voyait encore une borne) et, en fait, tant que son accès oriental n'avait pas été solidement verrouillé par la forteresse de Tournoux (1846-66), on peut considérer que le rôle de la place, après son intégration au système de défense des frontières, était celui d'une place de barrage couvrant la haute Provence sur une voie d'invasion (ou plutôt d'infiltration) secondaire. Ce rôle est comparable à celui de Seyne sur la route de Digne et, un temps, celui de Guillaumes sur le Var au débouché du col de la Cayolle, étant entendu que les trois couloirs concernés étaient coupés par la neige une bonne partie de l'année, et de toutes façons, impraticables à un charroi de quelque importance, dont l'artillerie. Leur tracé était d'ailleurs différent de celui des routes actuelles et relevait, à la rigueur, du sentier muletier.

La ville est située dans la vallée du Verdon, à son confluent avec la Lance, torrent descendant du Grand Coyer, au sud-ouest. Elle est bâtie en partie sur une petite bosse rocheuse et dominée, à très courte distance, par deux autres buttes rocheuses plus élevées, bordant les gorges du Verdon, et qui portent les forts.

Enfin, à Colmars, sur la route venant du col d'Allos, s'embranche une route assez récente et encore partiellement renforcée, qui, par le col des Champs (2045 m) conduit à Saint-Martin-d'Entraunes sur la Haute Vallée du Var, et constitue, donc, une rocade, au sens militaire du terme.

Appellations place forte de Colmars
Parties constituantes non étudiées fortification d'agglomération, fort, caserne, poudrière, arsenal
Dénominations place forte
Aire d'étude et canton Alpes-de-Haute-Provence
Adresse Commune : Colmars
Cadastre : 1983 AB

L'enceinte que possède Colmars remonterait à la fin du 14e siècle. Une inscription de 1527 atteste qu'elle fut améliorée sous le règne de François Ier. A l'époque des guerres de la Ligue d'Augsbourg, le duc de Savoie Victor Amédée II devient une menace pour le royaume de France. En 1690, l'ingénieur Niquet, Directeur des fortifications de Provence, élabore le projet d'une mise à hauteur de l'enceinte du bourg. Il se contente de tirer parti de l'enceinte médiévale et d'y ajouter des tours, des réduits, un demi-bastion et un magasin à poudre. Les travaux sont rapidement exécutés. Vauban élabore le projet, en 1693, d'une nouvelle enceinte flanquée de tours bastionnées et de deux redoutes à mâchicoulis. L'ingénieur Richerand fait construire, entre 1693 et 1696, les deux forts du Calvaire et Saint-Martin. En 1700, Vauban revient pour proposer une enceinte reliant ces deux forts. Ce projet, pas plus que ceux qui se succèdent au cours du 18e siècle, n'a de suites. Des améliorations sont apportées au fort Saint -Martin en 1819. L'hôpital de Bourges est converti en caserne. Vers 1843, des casemates sont aménagées dans la caserne du fort Saint-Martin. Vers 1860, la forteresse de Tournoux est achevée, plaçant la place de Colmars en deuxième ligne.

Période(s) Principale : 2e moitié 14e siècle
Principale : 1ère moitié 16e siècle
Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Le Prestre de Vauban Sébastien
Sébastien Le Prestre de Vauban (1er mai 1633 - 30 mars 1707)

Ingénieur, architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien et essayiste français. Nommé maréchal de France par Louis XIV. Expert en poliorcétique (c'est-à-dire en l'art d'organiser l'attaque ou la défense lors du siège d'une ville, d'un lieu ou d'une place forte), il a conçu ou amélioré une centaine de places fortes.


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Auteur : Niquet Antoine
Antoine Niquet (vers 1640 - 1726)

Ingénieur général des fortifications de Provence, de Dauphiné, de Languedoc en 1680. En 1700, il est à Toulon où il travaille avec Vauban sur un nouveau projet d'aménagement du site : retranchement de la ville, aménagement du port et de la darse, défense de la ville avec des forts et des tours. Auteur des projets de fortification de la place de Seyne (Alpes-de-Haute-Provence) en 1690.


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Auteur : Creuzet de Richerand Guy
Guy Creuzet de Richerand (15 juillet 1652 - 29 octobre 1704)

Ingénieur militaire, ingénieur en chef de la place de Sarrelouis de 1683 à 1692. Directeur des fortifications du Dauphiné en 1690, il dirige le renforcement des fortifications décidé à la suite de l'invasion savoyarde de 1692, à Saint-Vincent-les-Forts, Seyne et Colmars. Construit le fort Saint-Vincent, le fort Joubert et la tour dite Vauban à Saint-Vincent-les-Forts, la citadelle à Seyne, les forts de France et de Savoie à Colmars, réalise d'importants travaux au château de Guillaumes.


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pierre ; moellon

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan de la ville de Colmars et des ouvrages à y faire pour la fortifier. Dessin. 1690. Service Historique de la Défense, Vincennes : Fonds du Génie. Dépôt des fortifications, Colmars, article 8, section 1, carton 1, pièce 1.

  • Plan de Colmars. 1693. Dessin. 1693. Service Historique de la Défense, Vincennes : Fonds du Génie. Dépôt des fortifications, Tournoux, article 8, section 1, carton 1, pièce 2/3, feuille 1.

  • Colmars. Dessin. 1693. Service Historique de la Défense, Vincennes : Fonds du Génie. Dépôt des fortifications, Tournoux, article 8, section 1, carton 1, pièce 1/4.

  • Plan de la ville et forts de Colmars. Dessin. 1695. Service Historique de la Défense, Vincennes : Fonds du Génie. Dépôt des fortifications, Colmars, article 8, section 1, carton 1, pièce 1/5.

  • Plan de la ville et des forts de Colmars. Dessin. 1700. Service Historique de la Défense, Vincennes : Fonds du Génie. Dépôt des fortifications, Colmars, article 8, section 1, carton 1, pièce 6, feuille 1.

  • Plan et profils pour servir à la construction des tours de l'enceinte de la ville de Colmars. Dessin. 1700. Service Historique de la Défense, Vincennes : article 8, section 1, carton 1, pièce 6, feuille 3.

  • Plan de Colmars et élévation des tours. Dessin. 1845. Service Historique de la Défense, Vincennes : Fonds du Génie. Dépôt des fortifications, Tournoux, article 8, section 1, carton 2.

Bibliographie
  • PERRIN M. (Colonel). Topographie et défense des Alpes françaises. 1894.

  • PERREAU, Joseph. L'épopée des Alpes. Episodes de l'histoire militaire des Alpes. Berger-Levrault, 1903-1912. 3 Vol.

  • ROCHAS D'AIGLUN. Vauban, sa famille, ses écrits. 1910.

  • BORNECQUE, Robert. L'architecture militaire dans les Alpes et le Jura (XVIIe et XVIIIe siècles). Paris : Université de Paris-Sorbonne, thèse de doctorat, 1976. 2 vol., 893 p.

  • BORNECQUE Roger, COLOMB Pierre, GREAVES R. Vauban en Haute-Provence. Dans : Annales de Haute-Provence, n° spécial, t. LII, n° 296, 2e semestre 1983.

  • RIBIERE, Henri. Vauban et ses successeurs dans les Alpes de Haute-Provence. Colmars : Amis des forts Vauban de Colmars ; Paris : Association Vauban, 1992, 123 p.

    P. 87 à 96.
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