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parfumerie Méro et Boyveau, puis Méro et Boyveau, Bénard et Honnorat successeurs

Dossier IA06001589 réalisé en 2007

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations parfumerie Méro et Boyveau
Dénominations parfumerie
Aire d'étude et canton Alpes-Maritimes - Grasse
Adresse Commune : Grasse
Lieu-dit : quartier Sainte-Lorette
Adresse : 53, 55 boulevard Victor-Hugo , rue Max-Vidal
Cadastre : 1973 BN 159, 160

A ses débuts dans les années 1830, la parfumerie J. Méro était implantée dans le centre ancien de Grasse (IA06001594). A partir de 1860, Joseph Méro, fondateur de la société, fait construire une autre usine sur une propriété agricole, à l'ouest de la ville. Ce terrain est vendu avec une maison et une villa des années 1850. Le nouveau site industriel se compose d'une chaufferie avec cheminée d'usine et d'un hangar placés de part et d'autre du bâtiment principal où se trouvaient la production (distillation, enfleurage ...) et l'administration. En 1861, Joseph Méro forme avec Alfred Boyveau une société en nom collectif qui prend le nom de Méro et Boyveau en 1867. Joseph Méro se retire en 1872 et décède en 1874. Il lègue son usine à Nicolas Lerch qui renouvelle le bail de location de l'usine à la société. En 1879, il finance la construction d'ateliers supplémentaires, contre la face postérieure du bâtiment principal. Alfred Boyveau décède en 1885. Sa veuve poursuit seule l'activité jusqu'en 1894, date à laquelle elle s'associe à Albert Sittler et Emile Baube. La raison devient alors Boyveau, Sittler et Baube. En 1901, Mme Boyveau et M. Baube prennent leur retraite. En 1913 et 1914, Albert Sittler s'associe à son gendre, Henri Bénard et à René Honnorat. L'extension du site industriel semble reprendre à cette époque avec la construction des ateliers qui se trouvent entre le bâtiment principal et l'ancienne maison d'exploitation. Ces constructions vraisemblablement destinées à l'extraction par solvants ont dû changer d'affectation après la construction dans les années 1920 du site annexe de l'entreprise, réservé à ce mode de production. La direction de la société, composée depuis 1916 d'Henri Bénard et René Honnorat, confie à Léon Le Bel, également dans les années 1920, la rénovation du hall d'accueil et des bureaux. L'architecte est sans doute l'auteur de deux autres bâtiments construits au même moment : le bâtiment d'angle et le nouveau distilloir, comprenant aussi une nouvelle chaufferie et une nouvelle cheminée d'usine. Le site ne connaît plus de modifications significatives jusqu'aux années 1950 et la construction du bâtiment des laboratoires à la place du premier ensemble chaufferie et cheminée, ainsi que l'aménagement un peu plus tard (années 1960) d'ateliers industriels contre la face arrière de la villa. Cette phase de travaux s'accompagne de l'arrivée à la même période d'une nouvelle équipe dirigeante. La société est vendue au groupe Sanofi en 1983. Un incendie a lieu dans le distilloir peu de temps après le rachat de l'entreprise (source orale). Cet évènement semble précipiter la fermeture du site certainement envisagée depuis la construction dans les années 1970 d'une nouvelle usine (IA06001596). La démolition de la cheminée a eu lieu semble-t-il à cette époque. La marque Méro Boyveau, Bénard et Honnorat se fond à la fin des années 1980 dans la firme industrielle qu'elle a intégrée. Restée sans affectation durant une vingtaine d'années, l'usine a été presque entièrement démolie durant l'hiver 2007. Elle est actuellement remplacée par un programme immobilier.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates 1860, daté par source
1879, daté par source
Auteur(s) Auteur : A. Mayoud, architecte, (?), attribution par source
Personnalité : Joseph Donat Méro, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Albert Sittler, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Henri Bénard, commanditaire, attribution par source
Personnalité : René Honnorat, commanditaire, attribution par source
Auteur : Le Bel Léon
Léon Le Bel (1883 - 1968)

DPLG, 1907. Élève de Maurice Denis, se lie avec Vlaminck et Derain. Spécialité avant-guerre de villas pour les industriels grassois et après-guerre de bâtiments industriels pour les parfumeries. Conçoit également des décors intérieurs et fait appel à des artistes comme Louis Süe, Rulhmann, Jaulmes, Jean-Gabriel Domergue, Richard Desvallières et Da Sylva. A travaillé à Cannes pour M. Hachette.


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Le terrain situé à flanc de colline présente une forte pente. La villa et la maison d'exploitation se trouvaient sur la partie haute du terrain à l'ouest et disposaient chacune d'un portail d'accès à proximité. Des ateliers industriels leur avaient été accolés sur les faces postérieures. En contrebas, les bâtiments industriels étaient placés en bordure de propriété, le long des limites est et nord du terrain et formaient un L. La partie est du L se composait du bâtiment principal, qui présentait un plan rectangulaire, un niveau de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé directement accessible par l'arrière et un niveau de combles aménagés. Un ensemble de constructions comptant deux halles rectangulaires lui était accolé contre la face ouest, au niveau du rez-de-chaussée et formait un corps secondaire. Le bâtiment des laboratoires s'appuyait contre le bâtiment principal à son extrémité sud. Il s'agissait d'un édifice de trois corps de bâtiments positionnés autours d'une courette centrale. Sa structure était en béton avec toit terrasse et réservoir d'eau en couverture. Le corps principal de ce bâtiment, haut de trois niveaux, sans sous-sols, était dans l'alignement du corps secondaire du bâtiment principal. La partie nord du L se composait, de bas en haut, d'un bâtiment situé à l'angle nord-est de la propriété. Il s'agissait d'un édifice en béton de trois niveaux, toiture en terrasse avec réservoir d'eau en couverture. Lui étaient accolés contre la face ouest, deux bâtiments parallèles : le distilloir et le bâtiment des expéditions. Ces deux structures faisaient la jonction entre le bâtiment d'angle et la petite maison d'exploitation, autrement dit entre le bas et le haut de la propriété. Tous les bâtiments communiquaient entre eux par des liaisons couvertes. Les espaces non abrités du site étaient les voies de circulation et l'aire centrale de stationnement des véhicules, ainsi que les cours intérieures et notamment celle qui se trouvait entre le bâtiment principal et la villa, et qui servait d'aire de réception et de départ des marchandises. Enfin, une rue intérieure de circulation occupait la limite sud du terrain.

Murs béton
enduit
moellon
Toit tuile mécanique, béton en couverture
Couvrements charpente en bois apparente
charpente métallique apparente
charpente en béton armé apparente
Couvertures terrasse
toit à longs pans
lanterneau
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
États conservations détruit après inventaire
Statut de la propriété propriété d'une société privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 01/10/1861, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03Q03185.

    Transcription d'un bail de location passé entre J. D. Méro et sa société : location de la propriété et de bâtiments d'usine en cours de construction.
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 11/08/1860, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 400Q02/239.

    Transcription hypothécaire d'un acte de vente d'une propriété à Grasse, quartier Sainte-Lorette : descriptif de l'état de la propriété au moment de l'achat.
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 07/08/1872, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03U02/647.

    Rapport d'expertise : description du site Méro et Boyveau
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 14/06/1861, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03Q03711.

    Transcription d'un acte sous seings privés de formation d'une société en nom collectif entre J. D. Méro et A. Boyveau.
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 14/06/1861, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03Q03711.

    Transcription d'un acte sous seings privés de formation d'une société en nom collectif entre J. D. Méro et A. Boyveau : changements successifs de la raison sociale prévus à l'avance. Entre 1861 et 1864 la R.S. est J. Méro, qui devient entre 1864 et 1867 J. Méro & Cie, puis enfin entre 1867 et 1870 J. Méro et Boyveau.
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 28/10/1870, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 06U03/100.

    Tribunal de commerce de Grasse, jugement rendu à l'audience du 05/01/1872 : acte de dissolution de la société en nom collectif Méro et Boyveau et retrait de J. D. Méro.
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 12.11.1875, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03Q03825.

    Déclaration de mutation par décès de J. D. Méro décédé le 01.03.1874
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 12/11/1879, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03E078/305.

    Bail à loyer de l'usine Méro et Boyveau passé entre Nicolas Lerch et Alfred Boyveau : évocation de travaux que le propriétaire se propose d'effectuer sur le site.
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 20/11/1885, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03Q03830.

    Déclaration de mutation par décès d'A. A. Boyveau. La veuve d'A. Boyveau hérite du fonds de commerce de parfumerie.
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 09/04/1894, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 06U03/0022.

    Formation d'une société en nom collectif entre Mme Boyveau et MM. Sittler et Baube
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 12/06/1901, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03Q03724

    Acte de dissolution de la société en nom collectif Boyveau, Sittler et Baube : Mme Boyveau et M. Baube se retirent de la société.
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 10/01/1913, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 04U07/115.

    Formation de la société en nom collectif Méro et Boyveau et Sittler et Bénard successeurs entre A. J. Sittler, H. Bénard.
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 21/03/1914, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 04U07/115.

    Formation de la société en nom collectif Méro et Boyveau et Sittler et Bénard successeurs entre A. J. Sittler, H. Bénard et R. Honnorat.
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. 09/12/1932, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 04U07/128.

    Remplacement de statuts : retrait d'A. Sittler.
  • [Arrêté autorisant la société Méro et Boyveau à construire une usine d'extraction par solvants, au quartier Tournamy, commune de Mougins]. 10/03/1926, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 05M425.

    Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 05M425
Documents figurés
  • Etablissement Méro et Boyveau pris de l'est. / Musée d'Art et d'Histoire de Provence, Grasse : non coté.

  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. Vue générale de la façade sud de l'usine. / Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice.

  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. Vue générale du bâtiment d'angle. / Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice

  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. Le bâtiment d'angle avant démolition. / Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice

  • Parfumerie Méro et Boyveau à Grasse, plan de masse. /plan à l'encre sur papier, vers 1907, Archives communales, Grasse : 05I2/1.

    Archives communales, Grasse : 05I2/1
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. Le bâtiment d'angle pris de l'est. /Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice

  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. Vue d'ensemble de la façade sud. / Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice

  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. Vue d'ensemble de l'usine. /gravure noir et blanc, vers 1900, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 120J 007

  • Vue d'une partie de la cour de l'usine Méro et Boyveau. /extrait d'un catalogue de la société Méro et Boyveau, 1ère moitié du 20e siècle, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 117J 0044.

    Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 117J 0044
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. Vue d'ensemble de l'usine prise de l'est. /photographie noir et blanc, fin 19e siècle, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : non coté.

  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. Vue des anciens laboratoires. / Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice.

  • Plan d'ensemble de la ville de Grasse. /plan à l'encre sur papier, vers 1907, Archives communales, Grasse : 05I2/1.

    Archives communales, Grasse : 05I2/1
  • [Parfumerie Méro et Boyveau]. Vue d'ensemble du bâtiment d'angle. / Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice.

  • Ensemble des nouvelles usines de Grasse en 1932. /gravure noir et blanc, 1932, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 117J 0044.

    Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 117J 0044
  • Etablissements Méro et Boyveau. Usine de Grasse. Aménagement des Bureaux. /plan à l'encre sur calque, années 1920, collection particulière.

    Collection particulière
  • [Plan calque extrait d'un ensemble de plans établis dans le cadre du même projet qui concerne l'usine Méro et Boyveau]. plan à l'encre sur calque ; 1/50e, années 1920, Collection particulière.

    Plan calque extrait d'un ensemble de plans établis dans le cadre du même projet qui concerne l'usine Méro et Boyveau et dont certains portent le tampon du cabinet d'architecture Léon Le Bel, conservés par un architecte successeur de Jean Boucher lui-même successeur de Léon Le Bel
Bibliographie
  • BENALLOUL, Gabriel. Méro et Boyveau, 2007. P. 7, p. 187 à 197.

    Historique et description de l'usine Méro et Boyveau. P. 74 à 161.
  • BENALLOUL, Gabriel. Méro et Boyveau, 2007. P. 7, p. 187 à 197.

    Historique de la société Méro et Boyveau .
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général ; (c) Musée International de la Parfumerie, Grasse - Benalloul Gabriel