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Parc de la maison de villégiature (villa balnéaire) dite Bellevue

Dossier IA83001924 réalisé en 2015

Fiche

Le "petit château d'eau".Le "petit château d'eau".Château d'eau-belvédère. Vue d'ensemble.Château d'eau-belvédère. Vue d'ensemble.La villa Bellevue est construite au centre d'un parc de 3,5 hectares situé sur un terrain en pente vers la mer et dont la régularisation a nécessité de gros travaux de terrassement afin d'aménager escaliers et terrasses en terre-pleins contenues par des murs de soutènement. Ces travaux ont été accompagnés par l'aménagement d'un réseau hydraulique destiné à l'irrigation et à l'embellissement du parc. Dans la partie basse de la parcelle, en limite de la route, une citerne accompagnée d'un château d'eau et un puits abrité dans un petit bâtiment, recueillent les eaux de surface et de ruissellement, ensuite relevées jusqu'à un grand château d'eau, au point le plus haut du terrain. L'eau va ensuite par gravitation, suivant un réseau de canalisations enterrées, qui ne sont plus en service actuellement, servir pour l'irrigation et alimenter une mare artificielle, un miroir d'eau et un carré d'eau.

Ancien miroir d'eau.Ancien miroir d'eau. Le jardin régulier ordonné autour d'un carré d'eau.Le jardin régulier ordonné autour d'un carré d'eau.

Allée de front descendant en pente douce vers la mer.Allée de front descendant en pente douce vers la mer.De plan triangulaire, le parc est organisé en plusieurs secteurs structurés par un axe est-ouest (l'allée de front reliant le portail principal à la villa) et un axe nord-sud, donné par les bâtiments (chai, villa, maison de gardien) et les allées qui les relient, l'allée sud aboutissant à un portail secondaire.

Le secteur à l'est, à l'avant de la parcelle est le moins accidenté. De part et d'autre de l'allée de front, à l'origine bordée d'eucalyptus et à présent de lauriers-roses et d'une haie de pittosporums, se trouvaient deux champs de vignes remplacés par des pinèdes.

L'allée frontale contourne la terrasse en terre-plein devant la villa pour rejoindre l'espace devant le garage, sur le côté, espace qui se prolonge jusqu'à un pressoir à vin et un chai (désaffectés) en partie enterrés.

Pressoir à vin et chai. Vue de situation.Pressoir à vin et chai. Vue de situation. Intérieur de la cuve du pressoir à vin.Intérieur de la cuve du pressoir à vin.

A cet espace de service, de l'autre côté de la villa, au sud, correspond un espace d'agrément, un petit jardin régulier ordonné autour d'un carré d'eau, donnant à l'est sur un belvédère à pergola à présent masqué par des cycas. Ce jardin est prolongé par un boulodrome, légèrement en contrebas, puis par un escalier descendant à une serre à côté de laquelle se trouvent d'anciens châssis dont ne restent que les coffres en béton.

Jardin régulier. Le carré d'eau et le belvédère à pergola.Jardin régulier. Le carré d'eau et le belvédère à pergola. Le toit de la serre est longé par un passage en béton translucide.Le toit de la serre est longé par un passage en béton translucide.

Carrefour d'allées dont celle amenant à l'ensemble d'escaliers panoramiques et au château d'eau. Carrefour d'allées dont celle amenant à l'ensemble d'escaliers panoramiques et au château d'eau. L'avant et l'arrière de la villa et de ses annexes connaissent une importante différence de niveau rachetée par plusieurs escaliers dont celui adossé au mur ouest du jardin régulier. Cet escalier aboutit à un petit carrefour en demi-lune agrémenté de bancs, où convergent trois allées délimitées par des rochers artificiels en béton. L'allée centrale, Pergola et départ de l'escalier montant à l'allée panoramique.Pergola et départ de l'escalier montant à l'allée panoramique.curviligne, est bordée de figuiers de Barbarie. Elle monte en pente douce jusqu'à un espace circonscrit par une composition monumentale en hémicycle rythmée par des pergolas et d'où part au centre une volée d'escalier courbe aboutissant à une première terrasse puis à des pas d'âne en retours qui permettent d'atteindre la partie la plus haute de la propriété où se trouve un imposant château d'eau-belvédère. D'une capacité de stockage de 1000 mètres cube, le réservoir est couvert d'une terrasse formant belvédère. Accessible par un escalier d'une volée droite à repos, la terrasse est équipée d'un banc orienté vers la mer et de jarres décoratives. Un regard fermé par une grille en fer forgé à motifs Art Déco permet d’accéder à l'eau. Une cascade artificielle (hors service) évacuait le trop plein d'eau vers le bas par de petits ruisseaux alimentant entre autre le miroir d'eau.

Toutes la partie ouest de la propriété est occupée par un parc paysager planté d'essences méditerranéennes (pins, arbousiers ...) mais aussi eucalyptus et platanes. Le mur de clôture nord-ouest est longé par un sentier sinueux dallé, au sol parfois orné de faux troncs en rocaille.

Outre la qualité de la composition, l'originalité de ce parc tient à l'utilisation du ciment armé comme matériaux exclusif : châteaux d'eau, pergolas, rochers artificiels, jarres ...

Escalier du château d'eau.Escalier du château d'eau. Terrasse-belvédère du château d'eau.Terrasse-belvédère du château d'eau.

Parties constituantes non étudiées château d'eau, serre, chai, pressoir à vin, cuvage, escalier indépendant, bassin, pergola, rocher artificiel, allée, allée régulière, chemin de jardin, miroir d'eau, cascade, citerne
Dénominations parc
Aire d'étude et canton Sainte-Maxime
Adresse Commune : Sainte-Maxime
Lieu-dit : Châtaigne
Adresse : 14 avenue du Croiseur-léger-Le-Malin
Cadastre : 2012 AF 16 à 22, 724

Le parc de la villa Bellevue a été aménagé vers 1926 par l'architecte Léon Bailly.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1926, daté par source
Auteur(s) Auteur : Bailly Léon,
Léon Bailly

Architecte diplômé vers 1923, après une formation intégrant les nouvelles techniques de construction dont le béton armé. Ses réalisations d'avant-guerre sont entre régionalisme et modernité. Un projet d'habitat économique en voûtes paraboliques illustre l'utilisation du béton armé dans l'habitat domestique. Après guerre, il se consacre à la réalisation de bâtiments industriels et participe à la construction de cité expérimentale de Noisy-le-sec avec la maison CIMAP (1945).


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architecte, attribution par source
Personnalité : Limousin Claude,
Claude Limousin (1880 - 1953)

Claude Limousin sort diplômé de l’École des Ponts et Chaussées en 1905. En 1907, il fonde à Lyon la Société des Entreprises Limousin. Transférée à Paris en 1919, la Société réalise les plus importantes constructions en béton armé de la première moitié du 20e siècle, dans le domaine des travaux publics, de l'industrie et du génie civil, employant des collaborateurs comme Freyssinet, Maigrot ou Le Marec : hangars d'Orly, soufflerie aérodynamique de Meudon, pont de Villeneuve-sur-Lot, halle de Reims, hangars de Marignane, de Berre, d'Istres, d'Hyères-Palyvestre... En 1925, il fait édifier à Sainte-Maxime sa propre villa qui emploie les techniques du béton et du ciment armé.


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commanditaire, attribution par source

La villa est construite au centre d'un parc paysager de 3,5 hectares aménagé sur un terrain en pente, ponctué de rampes, pergolas, pièces d'eau, rocailles et château d'eau-belvédère qui domine la propriété et la mer. L'ensemble des aménagements est en béton armé.

Murs béton béton armé crépi
Plans jardin mixte
Élévations extérieures jardin en terrasses, jardin accidenté
Escaliers escalier isolé : escalier de type complexe, en maçonnerie
Jardins massif d'arbres, rocaille de jardin, groupe d'arbres
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 2004/01/27
Précisions sur la protection

2004/01/27 : inscrit MH.

Le parc en totalité, avec toutes les constructions qu'il porte ; les façades et toitures de la villa (cad. AF 16 à 22, 724).

Références documentaires

Bibliographie
  • BARTOLI, Pascale, COLONNA, Claudie, LOCHARD, Thierry. L' architecture du XXe siècle dans le Var. Le patrimoine protégé et labellisé, dir. Jean-Lucien Bonillo, Marseille : Editions Imbernon, 2010, 212 p.

  • REMON, G. M. Léon Bailly, architecte. Dans Jardins et Cottages, mars 1927, n°12, p. 161-168.

    Article illustré par trois photos montrant la composition monumentale d'escaliers, de terrasses et de pergolas avant que celle-ci ne soit masquée par la végétation.
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Négrel Geneviève