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moulin à farine, à ressence, à huile et filature, actuellement logements

Dossier IA06001649 réalisé en 2010
Précision dénomination moulin à huile (moulin à ressence)
Destinations immeuble à logements
Dénominations moulin à farine, moulin à huile, filature
Aire d'étude et canton Alpes-Maritimes - Grasse
Hydrographies Foux la Tierçade la
Adresse Commune : Grasse
Lieu-dit : quartier du Paradis
Adresse : 25 chemin de la Madeleine supérieure
Cadastre : 1809 A5 11 à 113, 117 ; 2006 BK 9

Au milieu du 17e siècle, ce moulin hydraulique à blé appartient à Antoine de Castellane, seigneur de Rougon. Celui-ci le cède en 1690 à Auguste Cresp, procureur du roi, qui le lègue à son fils. François Latil, marchand "renardier" en devient propriétaire en 1712. Il le conserve jusqu'en 1734, date à laquelle il le vend à Jacques Roubaud. Celui-ci ne le conserve que trois ans puis le cède à Antoine Maure, marchand. Ce site se transmet ensuite entre les descendants de M. Maure jusqu'au milieu du 19e siècle. Une ressence est aménagée "dans le même corps de bâtiment" que le moulin à blé entre 1750 et 1773. Au tournant du siècle, l'établissement arrive, sans doute par voie matrimoniale, aux mains de Jean Laurent Roustan Maure Escoffier, parfumeur. Son fils Jean Joseph agrandit le moulin à partir de 1816. Il fait construire un nouveau corps de bâtiment à l'ouest de la propriété, contre le bâtiment du moulin. Ce bâtiment a vraisemblablement accueilli la filature de soie indiquée dans les actes. Un moulin à huile, également mentionné sur la propriété à partir du premier quart du 19e siècle, est probablement installé dans l'ancienne ressence. Selon le cadastre, cette dernière est semble-t-il déplacée dans un nouveau bâtiment édifié vers 1839, à l'ouest de la filature. En 1851, Marie Claire Cavallier, épouse de Jacques Charrier, acquiert l'établissement, constitué d'un moulin à huile à deux meules, une ressence, un moulin à huile et une filature de soie. Toutefois, cette cession ne comprend pas les "objets existant dans la filature", que l'ancien propriétaire doit enlever. Celui-ci les installe dans un autre moulin acquis par lui à la même époque (IA06002443). Le moulin à farine est supprimé par la suite, puisque lors de la cession du site en 1897 à François Antoine Emmanuel Cresp, négociant en huile, on n'y trouve plus que le moulin à huile et la ressence. Le site reste en activité jusqu’au milieu des années 1950 (source orale), puis est reconverti progressivement en habitations.

Période(s) Principale : Temps modernes
Principale : 1er quart 19e siècle

Ce moulin porte les traces de nombreuses modifications. Au bâtiment de plan carré d'origine ont été adjointes plusieurs extensions qui ont abouti à un plan complexe. Il comporte une sorte d'étage de soubassement dans lequel se trouve un dédale de galeries et de chambres hydrauliques d'anciennes roues horizontales, un rez-de-chaussée surélevé et deux étages carrés. Seul l'étage de soubassement et le rez-de-chaussées surélevé ont été occupés par les installations techniques. Les deux étages carrés sont aujourd’hui comme le reste des constructions qui prolongent le bâtiment d’origine vers l'ouest, dévolus à des fonctions de logement. Un bâtiment est accolé au sud du bâtiment principal. Il comporte en étage de soubassement des bassins de ressence et des enfers et d'anciennes chambres de roues horizontales et au rez-de-chaussée surélevé, un broyeur. A ce même étage, au moment de l'enquête, on trouvait le reste des installations techniques : des presses métalliques (de marque Giordan frères, à Nice), une grande roue verticale, des scourtins, et les traces d'aménagement antérieurs (vestiges de broyeurs etc.).

Énergies énergie hydraulique
roue hydraulique verticale
États conservations restauré, remanié, menacé

étages non visités dans l'enquête

Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Buffa Géraud - Benalloul Gabriel