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mine de charbon de Pierre Grosse

Dossier IA05000638 réalisé en 1998

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination mine de charbon
Parties constituantes non étudiées terril, transporteur automatique par câbles, voie ferrée, salle des machines
Dénominations mine
Aire d'étude et canton Monêtier-les-Bains (Le) - Monêtier-les-Bains (Le)
Adresse Commune : Le Monêtier-les-Bains
Lieu-dit : près de Monêtier-les-Bains

Le gisement de charbon a été exploité activement par les habitants de la vallée. Une concession communale est instituée en 1863. En 1951, l'exploitation est amodiée à la Société Carvin qui installe un câble aérien. En 1958, un grand travers-bans est percé sous la concession sans grands résultats. La mine ferme en 1963.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1951, daté par source
Auteur(s) Auteur : maître d'oeuvre inconnu

La galerie principale éboulée débouche sur un carreau équipé d'une voie ferrée. Un ponton est suivi de goulottes en tôle, puis de deux trémies de stockage en bois qui encadrent la station de départ du câble transporteur. Ces ouvrages sont disloqués et menacent de s'effondrer. Il reste beaucoup de mobilier : berlines, bennes, pièces mécaniques du transporteur,compresseur. Dans la vallée subsiste la trémie d'arrivée du câble.

Murs bois
brique
Toit tôle ondulée
Couvrements charpente en bois apparente
Couvertures toit à un pan
États conservations menacé
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Rapport du BRGM : mise en sécurité de 34 concessions d'anthracite du Briançonnais. Concession de Pierre Grosse.

    NATURE ET IMPORTANCE DES TRAVAUX

    Les travaux effectués depuis la période qui a précédé l'institution de la concession jusqu'à 1960 peuvent être classés en trois catégories.

    1. Les travaux artisanaux (jusqu'en 1951)

    Les rares plans du XJXe qui sont conservés à la DRIRE de Marseille et les rapports manuscrits qui y sont joints font état de galeries sans suite ouvertes en différents points de la concession (galeries de Pierre Grosse, Petit Rif, Gros Rif, Picard, Grand Creuzène, la Terre de Carde, rive gauche du torrent de Chirouze, La Garde, Le Merdze, La Draye, Grand Clôt, la Bessonne, les Sirnondes, etc. La grande dispersion des points d'attaque semble indiquer que le gisement n'est pas une seule couche, mais un faisceau de veines ou couches lenticulaires de direction moyenne NW-SE, pendage de 20°NE à 0°, parfois subvertical, et vraisemblablement replissées. La tenue de ces divers travaux était très mauvaise. Il n'en a pas été retrouvé de plan utilisable. La production cumulée déclarée est d'environ 5 000 t pour la période 1921-1951.

    2. Les travaux de la SMISE

    • Quartier du Grand Creuzène et du Gros Rif.

    Dès 1951, les Mines de Carvin ont commencé l'aménagement de la concession. Elles se sont focalisées sur un panneau NW-SE de la couche n° 7 qui semble présenter les plus belles puissances (allant jusqu'à 2 m) et qui avait été exploré partiellement par une ancienne galerie paysanne, la galerie Bouchard. En tout cinq travers-bancs ont été utilisés, percés à divers niveaux :

    + 1675 : travers-bancs ancien ayant recoupé les veines 1 et 2 ;

    + 1710 : travers-bancs de base (400 m vers le nord-est), qui a recoupé les veines 3, 4, 5, 6 et 7 ;

    + 1757 : galerie Barotte (ou Joseph Arduin) au quartier du Pied de Noël, qui dessert un traçage au niveau 1764 ;

    + 1768 : travers-bancs et galerie Bouchard, niveau principal de desserte des chantiers modernes ;

    + 1809 : ancien travers-bancs accédant à la descenderie du chantier Philippe (qui aboutit à la cote + 1764 au traçage de la galerie Barotte).

    L'ensemble représente environ 1 100 m de galeries et recoupes cartographiées sur les plans de 1956. L'allongement total de ces travaux est de 350 m. La couche n° 7 y a été tracée et exploitée sur 300 m du nord-ouest au sud-est et sur un aval-pendage de 100 m environ. Les dépilages et stots figurés couvrent une surface d'environ 6 500m2.

    La production de cette période peut être évaluée à 10 000-15 000 t.

    Durant les années 1956-1958, la SMISE a réalisé à partir d'un point du travers-bancs de base (1710) situé à 280 m environ de l'entrée, le percement d'une bowette montante à 38°, de 71 m, pour rejoindre l'aval-pendage de la couche n° 7 (veine Baratte) qui était exploitée à partir du travers-bancs Bouchard (1768) dans la voie de fond Bouchard, la voie de fond n° 1 et la voie de fond n° 2. Ultérieurement, elle a également prolongé le travers-bancs de base vers le nord-est de façon à recouper au niveau 1710 l'aval-pendage de la veine Barotte. Ces travaux ne sont pas portés sur les plans.

    3. Le travers-bancs BRGM en aval pendage

    Ce travers-banc a été percé dans le cadre des recherches entreprises par le BRGM à la demande des Pouvoirs Publics, de 1958 à 1960. Il a été attaqué sur la rive gauche du torrent du Gros Rif, à la cote 1590, à partir de la concession de Freyssinet. Il sort de l'emprise de cette concession au bout de 70 m et il explore l'aval-pendage des concessions de Pierre Grosse et de I'Aréas. Dirigé ENE, il a 2 040 m de long, plus 600 m de recoupes en direction des couches traversées. Il a recoupé une dizaine de couches de charbon plus ou moins redressées, de puissance comprise entre quelques décimètres et un mètre, parfois un peu plus. Des essais géophysiques (PS, mise à la masse) ont été faits. La qualité de l'anthracite est généralement médiocre et l'extension des couches en allongement est souvent interrompue par des brouillages ou des accidents, et par des intrusions éruptives ce qui a conduit le BRGM à conclure que toute exploitation industrielle est exclue.

    PUISSANCE DE LA COUCHE, QUALITÉ, PRODUCTION

    La formation exploitée a une puissance de 0,6 à 0,8 m en moyenne, avec des renflements de 2 m épisodiques. La plupart du temps, les rapports ne signalent qu'une seule couche exploitée (n°7), les autres passant vraisemblablement à de minces lits de puissance centimétrique. La SMISE faisait état, dans ses rapports, de sept veines traversées.

    1. Qualité

    Bien que Pierre Grosse n'ait jamais été classée parmi les mines grisouteuses, une teneur de 1 à 2 % de grisou en travers-bancs a été constatée, et une flambée de grisou blessant cinq ouvriers s'est produite le 29/05/1958.

    Le minerai exploité était une anthracite fiable (qualité à bouletter) pénalisée par des teneurs en cendres élevées en général de plus de 20 % et exceptionnellement 16 %.

    2. Production

    On peut l'évaluer au total à une fourchette de 20 à 35 000 t. Le minerai était bouletté dans l'usine de la SIMSE à Briançon.

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