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maisons

Dossier IA04001373 réalisé en 2008

Fiche

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Contexte de l'enquête

Le repérage

Ce dossier concerne les maisons de la commune d'Ubraye (canton d'Annot). Le terme "maison" comprend les édifices totalement dévolus à l'habitation, ainsi que ceux comprenant une partie habitation et une partie agricole (étable, remise, fenil…) réunies sous un même toit.

Les conditions de l'enquête

Le repérage des maisons sur la commune d'Ubraye a été effectué au cours des mois de mai et juin 2008. Le recensement s'est fait à partir du cadastre le plus récent disponible, édition mise à jour pour 1988. Le plan cadastral dit "napoléonien", levé en 1830 et 1831, a servi de point de repère et de comparaison pour les bâtiments antérieurs à cette date ; l'ensemble des états de section de ce cadastre a été consulté.

Toutes les constructions portées sur le cadastre actuel ont été vues, au moins de l'extérieur.

Le repérage a été effectué à l'aide d'une grille de description morphologique propre aux maisons et décrivant :

- la ou les fonction(s) visible(s) du bâtiment,

- la présence éventuelle et la caractérisation des espaces libres,

- la mitoyenneté,

- les matériaux principaux et secondaires et leur mise en œuvre,

- la forme du toit et la nature de la couverture et de l'avant-toit,

- le nombre d'étages visibles,

- la description des élévations et des baies,

- les décors extérieurs,

- les aménagements intérieurs (escalier, cheminée, cloisons…)

- les inscriptions historiques : dates portées, inscriptions…

Cette grille de repérage a donné lieu à l'alimentation d'une base de données destinée à faire un traitement statistique et cartographique.

Le repérage est toujours confronté à la question de l'état du bâti. Ainsi, ont été repérés les bâtiments ayant subi quelques modifications de détail n'affectant pas leur lecture architecturale. Les bâtiments ruinés mais dont le parti pris architectural d'origine restait lisible ont également été repérés. En revanche, les bâtiments ayant subi des transformations majeures rendant illisibles leurs caractères architecturaux n'ont pas été retenus. Les bâtiments non retenus sont principalement ceux qui ont été très remaniés à une période récente, selon des normes de construction, des matériaux et un vocabulaire architectural très éloignés de ceux de l'architecture locale : élévations entièrement repercées de grandes ouvertures rectangulaires masquant les baies anciennes, utilisation de matériaux récents rendant illisible le parti d'origine, restructuration intérieure totale ou profonde…

Datations

Les plus vieilles maisons du Village pourraient dater du 16e siècle ou du 17e siècle. Celles de Rouainette et du Touyet ne semblent pas remonter au-delà du 17e siècle. De nombreuses maisons ont été construites à la fin du 18e siècle et au 19e siècle. Les aménagements intérieurs anciens des maisons datent de la seconde moitié du 19e siècle et du début du 20e siècle.

Quelques maisons de la commune portent une date. On note une date du 17e siècle et une du 18e siècle. Six sont du 19e siècle : de l'An 9 jusqu'à la fin des années 1890.

Caractères morphologiques

84 maisons ont été repérées, 7 maisons ont été sélectionnées (8,5 % du corpus).

Implantation et composition d'ensemble

Façade ouest d'une maison d'Ubraye.Façade ouest d'une maison d'Ubraye.Toutes les maisons de la commune ont été repérées au village ou dans les hameaux et écarts : 40% au Village d'Ubraye, 25% à Rouainette, 25% au Touyet, 6% à Jaussiers et 4% à Laval.

Dans les villages et les hameaux, les bâtiments sont regroupés en îlots, souvent adossés à la pente, étirés en longueur et desservis par des rues étroites. Ces rues suivent les courbes de niveaux, des passages (éventuellement couverts) permettent de rejoindre ces axes parallèles. Dans les îlots, les parcelles sont fréquemment traversantes et donnent souvent sur une rue haute et une rue basse. Seulement 7 % des maisons sont isolées ; 31,5 % ont un côté mitoyen 49,5 % ont deux côtés mitoyens ; 12 % ont trois côtés mitoyens.

Les îlots de maisons d'habitation sont plutôt concentrés dans la partie centrale des agglomérations, alors que les franges sont dévolues aux entrepôts agricoles.

Les maisons sont des blocs en hauteur, dont la façade est préférentiellement tournée vers la rue basse. 28,5 % d'entre elles possèdent une cour (notamment au Village et au hameau du Touyet où ce phénomène concerne 60 % des maisons), 8,5 % possède un jardin mitoyen.

Matériaux et mise en œuvre

Les bâtiments sont principalement construits en maçonnerie de moellons calcaires, souvent complétée avec des blocs de grès (au Village et à Rouainette) ou de tuf (au Village, au Touyet, à Laval et à Jaussiers). Hormis le tuf, les blocs sont généralement peu équarris. Les murs sont montés en assises relativement régulières. Les moellons sont liés entre eux par un mortier de chaux et de sable. Les angles sont renforcés par des moellons plus gros, mieux équarris ; des chaînages en pierre de taille de tuf ont été repérés sur 9,5 % des maisons. Les enduits anciens conservés sont à pierres vues (15 % du corpus), lisses (6 %) ou à inclusions de petits cailloux (5 %). Il faut cependant signaler que plus des deux-tiers des maisons (67 %) possèdent un enduit récent.

Les encadrements des fenêtres sont le plus souvent en maçonnerie façonnée au mortier (de chaux ou de gypse), avec un linteau en bois. Il en est de même pour les encadrements de porte. Seulement 18 % des maisons du corpus possèdent un encadrement de porte en pierre de taille (calcaire, quelques cas en grès), dont les trois-quarts au Village. Ces encadrements sont en arc segmentaire (60 %), en arc plein-cintre (26,5 %) ou à linteau (13,5 %).

Les contrevents anciens, qui occultent les fenêtres, ont été remplacés par des équivalents récents dans 75 % des cas. Cependant, les contrevents en bois plein représentent 86 % des cas restants, 14 % pour les contrevents à persiennes.

L'étage de soubassement est très souvent voûté (repéré sur 43 % du corpus : voûtes en berceau segmentaire ou voûtes d'arêtes au village ou au hameau du Touyet) et il abrite une étable ou une resserre.

Le Touyet. Etable en étage de soubassement, couvrement en voûte d'arêtes.Le Touyet. Etable en étage de soubassement, couvrement en voûte d'arêtes.

Les pièces des étages supérieurs possèdent généralement un plancher sur solives. Les sols des pièces à usage d'habitation sont souvent couverts en carreaux de terre cuite carrés (de 15cm à 20cm de côté), en carreaux de terre cuite rectangulaires, par des tomettes hexagonales (plusieurs tailles différentes, de la petite à la grande) ou des carreaux de ciment teintés. Sol en carreaux de ciment. Rouainette.Sol en carreaux de ciment. Rouainette.

Le sol de l'étable est en terre battue, le sol du fenil est en plancher rustique et reçoit parfois une chape au mortier de chaux ou de gypse.

Les murs des pièces d'habitation reçoivent un enduit lisse réalisé au mortier de gypse et sont souvent peints en blanc avec des plinthes de couleur foncée (brun, noir, rouge, etc.). Les cloisons intérieures sont réalisées principalement en maçonnerie légère et pans de bois. Les matériaux de cette maçonnerie légère peuvent être divers : petites pierres, lauzes sur chant, briques pleines ou creuses, blocs de béton de chaux moulés, etc. Les plafonds des pièces d'habitation reçoivent parfois un enduit lisse au plâtre.

Village. Cheminée adossée au mur d'un logis.Village. Cheminée adossée au mur d'un logis.La pièce servant de cuisine dispose d'une cheminée adossée ou a demi-engagée dans un mur. La forme des manteaux de cheminée est généralement rectangulaire, avec une corniche moulurée à la base de l'avaloir, parfois des petits corbeaux en maçonnerie ; le manteau des cheminées est construit en ossature bois avec un remplissage de carreaux de terre cuite, de lauzes ou de gravas et un enduit de finition lissé. Cette cheminée est souvent flanquée d'une niche regroupant un potager de cuisson (une ou deux grilles, souvent rectangulaires mais parfois rondes) et un cendrier. Une pile d'évier est aménagée dans un angle de la cuisine ou sous une fenêtre. Des placards muraux ou en maçonnerie légère sont installés dans la cuisine et les chambres.

Les éventuels escaliers intérieurs sont construit en maçonnerie légère de chaux et de plâtre sur une structure en bois. Les contre-marches sont façonnées au mortier ou sont en bois, les nez de marche sont en bois et les marches reçoivent généralement des carreaux de terre cuite.

Structure, élévation, distribution

Les maisons ont de deux à cinq niveaux d'élévation : deux niveaux (2,5 %), trois niveaux (63,5 %), quatre niveaux (24,5 %), cinq niveaux (9,5 %, toutes situées au Village sauf une au Touyet).

Près de 66 % des maisons de la commune ne possèdent pas d'élévation ordonnancée en travées. Pour les maisons possédant une élévation organisée en travées, la répartition se fait ainsi : 27 % à une travée, 61,5 % à deux travées, 11,5 % à trois travées.

Plus des trois-quarts (76,5 %) des maisons du corpus possèdent de un à trois étages de soubassement. Pour ces maisons, la répartition se fait ainsi : 59 % possèdent un unique étage de soubassement ; 15 % possèdent deux étages de soubassement ; 2,5 % possèdent trois étages de soubassement. Au niveau de la répartition des étages, le cas le plus fréquent (30 % du corpus total) correspond aux maisons organisées ainsi : un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage de comble.

Dans le cas de maisons bloc élémentaires, chaque niveau est accessible indépendamment depuis l'extérieur en utilisant le dénivelé ou en faisant appel à un escalier de distribution extérieur, en maçonnerie (présent sur 31 % des maisons). Cet escalier extérieur peut être construit perpendiculairement (50 % des cas) ou parallèlement (50 % des cas) à la façade. Dans cette dernière configuration, un repos est souvent aménagé devant la porte du logis.

Dans les cas où un escalier intérieur a pu être observé (9,5 % du corpus), cet escalier se trouve en façade dans 62,5 % des cas, en fond de parcelles dans 25 % des cas et en milieu de parcelle dans 12,5 % des cas. Il est tournant dans 75 % des cas, sinon il est droit. Dans cette configuration, il reste néanmoins courant qu'il n'y ait pas de communication intérieure entre la partie habitation et l'étable située en soubassement.

58,5 % des maisons possèdent une étable, 43 % possèdent un fenil, 39,5 % possèdent une resserre. Deux fours à pains et un pigeonnier ont été repérés.

Couverture

Les toits sont à longs pans (55 % du corpus) ou à un pan (45 %). Cette proportion est cependant inversée au Village, où les toits à un pan sont majoritaires ; les écarts de Jaussiers et de Laval ne comportent que des maisons couvertes d'un toit à longs pans.

Dans la plupart des bâtiments visités, et quelque soit la forme du toit, les charpentes sont à pannes (panne faîtière et pannes intermédiaires, pas de panne sablière). Quelques grands bâtiments couverts d'un toit à longs pans possèdent une charpente à fermes avec entraits et poinçons.

Le traitement des avants-toits et de la saillie de rive des pignons est réalisé avec différentes techniques. Cependant, il faut rappeler que 13 % des maisons du corpus possèdent un avant-toit non significatif du fait d'une modernisation de la toiture. 6 % des maisons du corpus possèdent un avant-toit constitué par le débord des chevrons de toiture. Le traitement en génoise est le plus courant : un rang (53 %) ou deux rangs (32 %) génoises maçonnées.

Plus de la moitié des maisons du Village possèdent deux rangs de génoises. Près d'un quart des maisons de la commune possèdent une saillie de rive réalisée avec un rang de génoise.

La couverture traditionnelle est la tuile creuse (19 % du corpus), parfois remplacée par de la tuile plate mécanique (2,5 %) ou des matériaux modernes (ciment-amiante, tôle ondulée = 79% des maisons de la commune).

Décor

Rouainette. Porte de logis : menuiserie moulurée et décorée.Rouainette. Porte de logis : menuiserie moulurée et décorée.Les décors de façades ne concernent qu'un petit nombre de maisons (6 % du corpus). Ils se présentent sous forme de faux encadrements peints, de faux appareil peint, les deux étant parfois associés.

Quelques huisseries décorées et sculptées ont également été repérées (10,5 % des maisons de la commune).

Typologie

A1 : Maison avec partie agricole, commerciale ou artisanale en partie basse (40 % du corpus) - (34 repérées ; 4 sélectionnées) - Logis au-dessus ou à côté d'une partie agricole ou commerciale

A2 : Maison avec partie agricole en partie haute (1 % du corpus) - (1 repérée ; 0 sélectionnée) - Logis en dessous ou à côté d'un fenil

A3 : Maison avec parties agricoles en parties basses et hautes (32 % du corpus) - (27 repérées ; 3 sélectionnées) - Logis entre les parties agricoles

B : Maison sans partie agricole, commerciale ou artisanale (27 % du corpus) - (23 repérées ; 0 sélectionnée) - Absence de partie agricole

Interprétation de la classification

Les données statistiques montrent que, sur la commune d'Ubraye, les modes de vie et les modes d'habiter impliquaient une certaine mixité des hommes et des bêtes. Cependant, la typologie majoritaire connaît de forts écarts de représentation en fonction des hameaux.

La catégorie qui prédomine (40% du corpus), est celle des maisons qui possèdent un logis situé au-dessus d'un premier niveau à vocation agricole (étable, resserre ou remise), artisanale (atelier) ou commerciale (boutique). Cette catégorie est très largement majoritaire au village même, où elle représente les deux tiers des maisons.

La seconde catégorie (32% du corpus) est celle des maisons dont le logis est compris entre deux parties agricoles : une en partie basse (étable, porcherie, resserre, remise…) l'autre en partie haute (fenil ou séchoir). Cette catégorie, qui est généralement la plus répandue dans les communes aux alentours, représente les trois-quarts des maisons du hameau du Touyet

La catégorie des maisons dont le logis se trouve en dessous d'un niveau à vocation agricole (fenil, séchoir, etc.) est presque absente du territoire communal puisqu'elle concerne à peine 1% du corpus.

Ensemble, ces trois types représentent 73% du corpus. Ce phénomène, s'il montre une imbrication notable des fonctions agricoles dans l'habitat, reste cependant modéré au regard des communes voisines, dont la somme de ces trois catégories représente généralement plus de 80% du corpus.

A contrario, 27 % des maisons du corpus sont entièrement dévolues à l'habitation. Cela se traduit par l'existence systématique, dans le village et les hameaux, de quartiers spécifiquement destinés aux maisons d'habitation (très densément bâtis, avec des ruelles étroites) et d'autres destinés aux entrepôts agricoles (généralement situés aux entrées des agglomérations). Ainsi, au hameau de Rouainette, les deux-tiers des maisons repérées ne comportent pas de partie agricole, mais des caves ou des resserres, et les bâtiments agricoles sont regroupés à l'ouest et au nord du hameau. Au village d'Ubraye, le quartier du Jas est uniquement occupé par des étables et des granges à foin.

types

A1

A2

A3

B

repérés

commune

40%

1%

32%

27%

85

village

63%

3%

17%

17%

35

Jaussiers

20%

0

60%

20%

5

Laval

100%

0

0

0

3

Rouainette

24%

0

9,5%

66,5%

21

le Touyet

15%

0

75%

10%

20

Tableau comparatif de la proportion de chaque type de maison

Aires d'études Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var
Dénominations maison
Adresse Commune : Ubraye

Les plus vieilles maisons du village pourraient dater du 16e siècle ou du 17e siècle. Celles de Rouainette et du Touyet ne semblent pas remonter au-delà du 17e siècle. De nombreuses maisons ont été construites à la fin du 18e siècle et au 19e siècle. Les aménagements intérieurs anciens des maisons datent de la seconde moitié du 19e siècle et du début du 20e siècle. Quelques maisons de la commune portent un chronogramme. On note un chronogramme du 17e siècle et un du 18e siècle. Six chronogrammes datent du 19e siècle : de l'An 9 jusqu'à la fin des années 1890.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Le repérage des maisons sur la commune d'Ubraye a été effectué en 2008. Le recensement s'est fait à partir des cadastres de 1830 et de 1988. 84 maisons ont été repérées, 7 maisons ont été sélectionnées. Toutes les maisons de la commune ont été repérées au village ou dans les hameaux. Elles se répartissent en 3 groupes typologiques. Le plus important est celui des maisons bloc en hauteur dont seule le niveau inférieur a une fonction économique (40% du corpus). Les maisons blocs en hauteur où les parties agricoles occupent les niveaux inférieur et supérieur représentent 32 % du corpus. Le troisième groupe, qui représente 27% du corpus, est celui des maisons uniquement à fonction d'habitation. Les bâtiments sont principalement construits en maçonnerie de moellons calcaires, souvent complétée avec des blocs de grès ou de tuf. Les enduits anciens conservés sont à pierres vues, lisses ou à inclusions de petits cailloux. Les encadrements des fenêtres sont le plus souvent en maçonnerie façonnée au mortier (de chaux ou de gypse), avec un linteau en bois. Il en est de même pour les encadrements de porte. Les maisons ont de deux à cinq niveaux d'élévation. Plus des trois-quarts des maisons du corpus possèdent de un à trois étages de soubassement. L'étage de soubassement est très souvent voûté (voûtes en berceau segmentaire ou plein-cintre, souvent bâtardes, quelquefois voûtes d'arêtes) et il abrite une étable ou une resserre. Pour un tiers des maisons, l'accès aux étages se fait par un escalier de distribution extérieur maçonné. les autres maisons disposent d'un escalier intérieur droit ou tournant. Les toits sont à longs pans ou à un pan (surtout au village). La couverture traditionnelle est la tuile creuse mais elle a été largement remplacée par des matériaux modernes.

Typologies A1 : maison avec partie agricole, commerciale ou artisanale en partie basse, A2 : maison avec partie agricole en partie haute, A3 : maison avec parties agricoles en parties basses et hautes, B : maison sans partie agricole, commerciale ou artisanale
Toits tuile creuse
Murs calcaire
grès
tuf
moellon sans chaîne en pierre de taille
Décompte des œuvres bâti INSEE 100
repérées 84
étudiées 7
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Laurent Alexeï