Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

maisons de La Palud-sur-Verdon

Dossier IA04002763 réalisé en 2014

Voir

Contexte de l'enquête

Le repérage

Ce dossier concerne les maisons de la commune de La Palud-sur-Verdon (canton de Moustiers-Sainte-Marie, Pays Asses-Verdon-Vaïre-Var, département des Alpes-de-Haute-Provence). La commune de La Palud-sur-Verdon est née en 1974 de la fusion-association de la commune de La Palud-sur-Verdon (La Palud jusqu'en 1961) et de Châteauneuf-les-Moustiers.

Le terme "maison" comprend les édifices totalement dévolus à l'habitation, ainsi que ceux comprenant une partie habitation et une partie agricole (étable, remise, fenil…) réunies sous un même toit.

Les conditions de l'enquête

Le repérage des maisons sur la commune de La Palud-sur-Verdon a été effectué au cours des mois d'avril, mai, juin et septembre 2014. Le recensement s'est fait à partir du cadastre de l'édition mise à jour pour 1985. Le plan cadastral dit "napoléonien", levé en 1835, a servi de point de repère et de comparaison pour les bâtiments antérieurs à cette date ; l'ensemble des états des sections de ce cadastre a été consulté.

Toutes les constructions portées sur le cadastre de 1985 ont été vues, au moins de l'extérieur.

Le repérage a été effectué à l'aide d'une grille de description morphologique propre aux maisons et décrivant :

- la ou les fonction(s) visible(s) du bâtiment,

- la présence éventuelle et la caractérisation des espaces libres,

- la mitoyenneté,

- les matériaux principaux et secondaires et leur mise en œuvre,

- la forme du toit et la nature de la couverture et de l'avant-toit,

- le nombre d'étages visibles,

- la description des élévations et des baies,

- les décors extérieurs,

- les aménagements intérieurs (escalier, cheminée, cloisons…)

- les inscriptions historiques : dates portées, inscriptions…

Cette grille de repérage a donné lieu à l'alimentation d'une base de données destinée à faire un traitement statistique et cartographique.

Le repérage est toujours confronté à la question de l'état du bâti. Ainsi, ont été repérés les bâtiments ayant subi quelques modifications de détail n'affectant pas leur lecture architecturale. Les bâtiments ruinés mais dont le parti pris architectural d'origine restait lisible ont également été repérés. En revanche, les bâtiments ayant subi des transformations majeures rendant illisibles leurs caractères architecturaux n'ont pas été retenus. Les bâtiments non retenus sont principalement ceux qui ont été très remaniés à une période récente, selon des normes de construction, des matériaux et un vocabulaire architectural très éloignés de ceux de l'architecture locale : élévations entièrement repercées de grandes ouvertures rectangulaires masquant les baies anciennes, utilisation de matériaux récents rendant illisible le parti pris d'origine, restructuration intérieure totale ou profonde…

Localisation et contexte historique

143 maisons ont été repérées, 23 maisons ont été sélectionnées (16 % du corpus).

Plus de 78 % des maisons ont été repérées au village de La Palud, quartier de L'Hôpital compris (9% des maisons du corpus paluard). Le village de Châteauneuf regroupe 16 % du corpus communal. Parmi les hameaux de la haute vallée du Baou, seul le hameau des Subis a permis le repérage de cinq maisons ; ailleurs, les îlots de maisons sont tous ruinés ou rasés. On note également la présence d'une maison au hameau des Allaves (ancienne commune de Châteauneuf) et une autre à celui du Brec (ancienne commune de La Palud).

LOCALISATION

village de La Palud

78, 5 %

village de Châteauneuf

16 %

hameau des Subis

3,5 %

hameau des Allaves

1 %

hameau du Brec

1 %

Localisation des maisons de La Palud-sur-Verdon

Sur l'ensemble de la commune, seules sept maisons portent une date. Elles sont gravées, sauf deux qui sont peintes.

La plus ancienne a été relevée sur une maison du hameau du Brec : 1723. Deux autres dates du 18e siècle ont été repérées au village de La Palud. L'une de 1730, peinte sur un enduit de la rue principale, à l'entrée ouest du village, accompagnant un cartouche portant une inscription. L'autre, 1776, est placée sur une maison de l'îlot fermant le côté ouest de la place de l'église.

Deux dates de la première moitié du 19e siècle ont été notées au village de La Palud, dont une peinte sur un enduit (1835, bâtiment du « Vieux Four », accompagnant un décor peint de fausse chaîne harpée) et une gravée (1838). Une autre a été relevée au village de Châteauneuf : 1826.

Une seule date de la fin du 19e siècle (1892) a été notée, et encore est-elle gravée dans un enduit de pignon d'une ruelle de Pausine.

Village de La Palud. Date gravée (1776), sur une fenêtre avec encadrement en pierre de taille en arc segmentaire. (C1 652)Village de La Palud. Date gravée (1776), sur une fenêtre avec encadrement en pierre de taille en arc segmentaire. (C1 652)

Village de Châteauneuf. Porte de logis (052W3 72i) avec encadrement en pierre de taille en arc segmentaire, portant une date gravée (1826).Village de Châteauneuf. Porte de logis (052W3 72i) avec encadrement en pierre de taille en arc segmentaire, portant une date gravée (1826).

Au hameau des Subis, l'état actuellement visible des maisons ne paraît pas antérieur au 18e siècle, avec de larges reprise au 18e siècle. L'une d'elle date de la seconde moitié du 19e siècle.

Au Brec, la maison est datée du premier quart du 18e siècle, et la maison des Allaves ne semble pas antérieure.

Au village abandonné de Châteauneuf, plus d'un tiers des maison semblent avoir une base de la fin du 15e siècle ou du 16e siècle. Elles se caractérisent par la présence de maçonnerie avec des rangs en appareil oblique parfois alterné, regroupés de façon très variable selon les bâtiments, et que l'on remarque plus particulièrement sur les parement intérieurs. Les autres maisons de Châteauneuf semblent remonter au 17e siècle ou au 18e siècle. Elles ont bien sûr connu ensuite des remaniements, et au moins une maison a été entièrement reprise en 1826.

La configuration générale du village de La Palud a peu changé depuis les 16e siècle et 17e siècle.

Le cœur du village à la fin de l'époque médiévale est compris entre le château et l'îlot fortifié devant l'église, avec sans doute un petit quartier au pied oriental de cette dernière. Il est limité côté sud par le talus qui domine la dépression des Ferralhs, et côté nord par un rempart dont on trouve ponctuellement la trace dans les bâtiments du grand îlot nord.

Dès le 16e siècle, le village sort de cette enceinte et développe un faubourg, d'une part le long du rempart nord, et d'autre part des deux côtés de la route à l'entrée ouest du village.

L'origine de l'îlot de bâtiments regroupés au sud de l'actuelle école pourrait remonter au 17e siècle, alors qu'à cette époque s'agrandit également le quartier de L'Hôpital.

Cependant, dans leur état actuel, plus de la moitié des maisons du corpus du village de La Palud ne semblent pas antérieures au 18e siècle.

Un peu moins d'un quart des maisons ont été construites au 19e siècle, et seulement 8% à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle.

Ces datation tentent de donner un cadre chronologique à la construction de ces maisons, mais il est évident que dans la plupart des cas, les façades, les toitures et les aménagements intérieurs ont été régulièrement repris jusqu'à aujourd'hui.

Par ailleurs, on remarque que plus d'un quart des maisons de La Palud ont été anciennement loties, soit par division du bâtiment en plusieurs parcelles, soit plus rarement par regroupement de deux bâtiments sur une parcelle.

La qualité architecturale du corpus communal est relativement bonne, puisque 44,5 % des maisons peuvent être considérées comme « préservées » et 18 % comme « restaurées ».

En revanche, 21,5 % des maisons ont été « dénaturées », et cette proportion monte à 60 % au hameau des Subis.

Enfin, 16 % des maisons sont « ruinées » - ce qui correspond in-extenso au corpus du village abandonné de Châteauneuf - mais permettent encore de lire leurs caractères structurels et fonctionnels.

Caractères morphologiques

Implantation et composition d'ensemble

Dans les deux villages, l'urbanisation est dense et les bâtiments sont regroupés en quelques îlots séparés par des ruelles étroites. Cependant, il n'existe aucun passage couvert.

Le hameau des Subis est constitué d'un unique îlot de maisons, et de deux fermes.

Seules deux maisons ne possèdent pas de murs mitoyens, une au Brec et une à La Palud.

Aux Subis, trois maisons sur cinq possèdent un seul mur mitoyen, une deux murs mitoyens parallèles et une est entourée par trois mitoyennetés.

A Châteauneuf, plus de la moitié des maisons possèdent un seul mur mitoyen, en extrémité d'îlot. Le reste est partagé entre deux murs mitoyens, parallèles en cœur d'îlot, ou perpendiculaires. Cette répartition illustre l'étroitesse des îlots bâtis, constitués d'une seule rangée de bâtiments traversants.

A La Palud, 22 % des maisons possèdent un seul mur mitoyen, en extrémité d'îlot. 35,5 % possèdent deux murs mitoyens, perpendiculaires dans plus des trois quart des cas. Enfin, 40,5 % des maisons sont entourées par trois murs mitoyens. Cette répartition témoigne d'îlots massif, avec de nombreuses maisons à façade unique.

MITOYENNETE

village de La Palud

village de Châteauneuf

hameau des Subis

0 mur

1 %

0 %

0 %

1 mur

22 %

52 %

60 %

2 murs

35,5 %

48 %

20 %

dont 2 murs //

22,5 %

45,5 %

100 %

dont 2 murs T

77,5 %

54,5 %

0%

3 murs

40,5 %

0 %

20 %

Mitoyenneté des maisons de la commune de La Palud-sur-Verdon

La densité du bâti se traduit également par le fait que les espaces libres sont peu présents autour des maisons. Effectivement, seulement 10,5 % des maisons possèdent une cour attenante et 7,5% possèdent un jardin mitoyen.

Les maisons sont de petits blocs en hauteur. A La Palud, elles sont souvent traversantes sur les îlots périphériques, mais elles sont enclavées dans les îlots du centre du village.

Les façades sont placées en mur gouttereau pour 82 % du corpus communal (86 % à La Palud, 80 % aux Subis, mais seulement 74 % à Châteauneuf), sinon en mur pignon.

Aux Subis, toutes les maisons possèdent une façade antérieure constituée de niveaux d'habitation placés entre des niveaux agricoles. Il n'y a pas de façade postérieure.

A Châteauneuf en revanche, on ne trouve presque jamais de niveau supérieur à fonction agricole en façade antérieure, qui sont constituées de niveaux d'habitation placés au dessus d'une partie agricole (78 % des cas) ou uniquement de niveau d'habitation (18 % des cas). Presque toutes les maisons ont une façade postérieure. Dans plus d'un tiers des cas, on note une façade postérieure qui possède un niveau agricole au-dessus du logis. Elle est uniquement à usage d'habitation dans 60 % des cas.

A La Palud, 36 % des maisons possèdent une façade antérieure constituée de niveaux d'habitation placés entre des niveaux agricoles. 24 % possèdent une façade antérieure constituée de niveaux d'habitation placés au dessus d'un niveau agricole. 7 % possèdent un niveau d'habitation placé sous un niveau agricole. 13,5 % possèdent une partie commerciale, artisanale ou un atelier. 19,5 % sont uniquement dévolues au logis.

Seulement la moitié des maisons de La Palud possèdent une façade postérieure. Dans 28 % des cas, il s'agit d'une façade à niveaux d'habitation surmontés d'un niveau agricole. Dans 28 % des cas, il s'agit de niveaux d'habitation placés au-dessus d'un niveau agricole, artisanal ou commercial. Dans 21 % des cas, il s'agit uniquement de niveaux d'habitation. Dans 20 % des cas, il s'agit de niveaux d'habitation placés entre des niveaux agricoles.

Il est à noter que certaines maisons possèdent des parties basses (étable, cellier...) et des logis appartenant à différents propriétaires ; quelques-unes sont même séparées horizontalement en appartements. Au village de La Palud, d'après les données du cadastre de 1835, la multipropriété des maisons concernait à l'époque un tiers des « maisons » mentionnées au cadastre. Outre le château, partagé entre une quinzaine de propriétaires, les parcelles concernées sont pour la plupart de petite dimensions, et situées dans le cœur médiéval du village.

En revanche, à Châteauneuf, seules 2 maisons étaient concernées, sur une vingtaine (10 %). Aux hameau des Subis, un quart des maisons étaient concernées.

Mais c'est au hameau des Bondils que ce phénomène était le plus remarquable. Le cadastre de 1835 montre que près des trois-quart des « maisons » et « bâtiments » étaient alors concernés par la multipropriété.

Matériaux et mise en œuvre

Les maisons sont construites en maçonnerie de moellons calcaires, généralement peu équarris, montés au mortier de chaux et de sable. L'usage de blocs de tufs a en outre été repéré de façon ponctuelle pour 4 % du corpus communal, à Châteauneuf et à La Palud.

Les chaînes d'angles sont généralement en moellons. Néanmoins, dans quelques cas, il s'agit de gros blocs mieux équarris. La présence de chaînes d'angles en pierre de taille n'a été repérée que pour 7 % des maisons, et encore dans quelques cas il s'agit d'appareil mixte moellons-pierre de taille.

L'usage du tuf en chaîne d'angle a été constaté pour 5 % des maisons, en moellons ou en pierre de taille, dont près des trois-quart à Châteauneuf.

Une chaîne à bossage se trouve sur le côté ouest de l'îlot de la place de l'Eglise.

6 % des maisons, situées en cœur d'îlot, ne possèdent pas de chaînes d'angle. Elles sont par ailleurs toutes mitoyennes sur trois côtés, ou deux côtés parallèles.

Détail d'un enduit rustique. (C1 788a)Détail d'un enduit rustique. (C1 788a)Détail d'un enduit à la tyrolienne, avec mouchetis bleu projeté. (C1 94b)Détail d'un enduit à la tyrolienne, avec mouchetis bleu projeté. (C1 94b)

Les enduits anciens sont conservés pour 60 % du corpus communal (20 % aux Subis, 53 % à La Palud et 87% à Châteauneuf).

A Châteauneuf, près d'un quart des maisons possèdent un enduit lisse, et plus de la moitié un enduit à pierres vues. 13 % possèdent un enduit rustique.

A La Palud, moins d'un quart des maisons possèdent un enduit lisse et 13 % un enduit à pierres-vues. 10 % ont un enduit rustique, et 10% un enduit à la tyrolienne. Un cas d'enduit à la tyrolienne orné d'un mouchetis bleu à été observé au quartier de Pausine. Cependant, près de la moitié des maisons de La Palud possèdent un enduit récent.

12% des maisons de la commune de La Palud possèdent plusieurs types d'enduits selon les élévations.

Enfin, sur plusieurs maisons, on remarque que l'enduit rustique a été appliqué avec des balais de genêts, qui laissent des traces caractéristiques.

ENDUITS

village de La Palud

village de Châteauneuf

hameau des Subis

à pierres vues

13 %

52 %

0 %

à inclusions

10,5 %

0 %

0 %

rustique

10 %

13 %

20 %

à la tyrolienne

10 %

0 %

0 %

lisse

19,5 %

22 %

0 %

sans enduit

0 %

13 %

0 %

enduit récent

47 %

0 %

80 %

Nature des enduits sur les maisons de La Palud-sur-Verdon

Presque toutes les maisons possèdent des encadrements de fenêtres en maçonnerie, avec un linteau en bois ; l'enduit de finition est réalisé au mortier de gypse lissé portant une feuillure.

Néanmoins, des encadrements de fenêtre en pierre de taille ont été notés pour 5 % du corpus communal. Hormis deux linteaux monolithes, il s'agit d'encadrement en arc segmentaire, en pierre de taille calcaire ou de tuf.

On relève aussi quelques rares fenêtres en briques, en arc segmentaire.

Plusieurs fenêtres du cœur ancien de La Palud possèdent des appuis en pierre de taille. D'autres sont en carreaux de terre cuite.

Un encadrement de jour en fente en pierre de taille a également été relevé.

7 % des maisons ne présentent plus d'encadrements significatifs.

Les contrevents anciens, qui occultent les fenêtres, ont disparu (à Châteauneuf) ou ont été remplacés par des équivalents récents pour les deux-tiers du corpus communal.

Dans un tiers des cas, ce sont des contrevents en bois plein, avec quelques cas à cadres qui ont été repérés à La Palud.

Le reste est composé par la famille des contrevents à persiennes. Celles-ci peuvent être sur la partie basse du contrevent (43%), sur toute la hauteur (38% des cas), sur la partie médiane (19%), ou sur la partie haute (5%). Dans 8 % des cas, les maisons possèdent différents types de contrevents.

Fenêtre avec faux encadrement peint, équipée de contrevents à persienne basse. (C1 169)Fenêtre avec faux encadrement peint, équipée de contrevents à persienne basse. (C1 169)

Au hameau des Subis, toutes les maisons possèdent un porte de logis dont l'encadrement est façonné au mortier, avec linteau monoxyle.

Au village de Châteauneuf, plus de la moitié des maisons possèdent une porte de logis avec un encadrement façonné au mortier et un linteau en bois. Une seule maison possède un encadrement de porte de logis en pierre de taille, en arc segmentaire. Une autre possède une porte de remise-étable en pierre de taille de tuf, en arc segmentaire. En effet, le pillage des matériaux réalisé sur le site a fait disparaître les autres encadrements en pierre de taille.

Au village de La Palud, près des deux-tiers des maisons possèdent une porte de logis avec un encadrement façonné au mortier et un linteau en bois. Deux encadrements de portes de maisons sont en brique avec un linteau en bois.

Un peu moins d'un quart des maisons possèdent une porte de logis dont l'encadrement est en pierre de taille. Il s'agit d'encadrements avec arc en plein-cintre (environ un tiers des cas), avec parfois une agrafe saillante et passante, ou avec arc segmentaire (un autre tiers des cas), et un cas d'arc en anse de panier a été noté. Un quart de ces encadrements en pierre de taille sont avec une platebande, pour moitié à platebande lisse et pour moitié à platebande avec clef saillante et passante. Quelques cas de linteau monolithes ont également été notés, et deux cas d'encadrements avec piédroit en pierre de taille et linteau monoxyle.

Ces encadrements en pierre de taille sont en calcaire, sauf pour deux cas au quartier de L'Hôpital, où ils sont en pierre de taille de tuf.

Enfin, quelques maisons ne possèdent pas de porte de logis, elles sont accessibles par les parcelles mitoyennes.

Porte de logis avec encadrement en pierre de taille en arc segmentaire. (C1 269b)Porte de logis avec encadrement en pierre de taille en arc segmentaire. (C1 269b) Porte de logis, détail d'un mascaron à figure anthropomorphe (C1 192).Porte de logis, détail d'un mascaron à figure anthropomorphe (C1 192).Porte de logis avec encadrement en arc plein-cintre.(C1 775)Porte de logis avec encadrement en arc plein-cintre.(C1 775)

ENCADREMENTS

des portes de logis

village de La Palud

village de Châteauneuf

hameau des Subis

bois - façonné

63 %

56,5 %

100 %

pierre de taille

23 %

4,5 %

0 %

dont linteau

monolithe

11,5 %

0 %

0 %

dont platebande

27 %

0 %

0 %

dont arc segmentaire

30,5 %

100 %

0 %

dont arc plein-cintre

30,5 %

0 %

0 %

dont anse de panier

4 %

0 %

0 %

brique

2 %

0 %

0 %

sans objet

5,5 %

0 %

0 %

non significatif

7 %

39 %

0 %

Nature des encadrements des portes de logis des maisons de La Palud-sur-Verdon

Au village de La Palud, 15 % des maisons possèdent une porte d'étable, de remise ou de remise-étable avec un encadrement remarquable. Il est en pierre de taille avec un arc segmentaire dans 35 % des cas, ou avec des piédroits en pierre de taille et un linteau monoxyle dans 53 % des cas. On relève également deux encadrements avec piédroits en brique et linteau en bois ou en poutrelle métallique.

Portes de logis et d'étable-remise, avec encadrements en pierre de taille en arc segmentaire. (C1 271a)Portes de logis et d'étable-remise, avec encadrements en pierre de taille en arc segmentaire. (C1 271a)

46 % des maisons de la commune possèdent une baie fenière. Cette proportion est de 100 % au hameau des Subis, de 44 % au village de La Palud, et de 43,5 % au village de Châteauneuf.

Ces baies fenières consistent en des portes hautes ou en de larges baies. Les encadrements de ces baies fenières sont traités de la même manière que les fenêtres, à savoir façonnés au mortier avec un linteau en bois. Un cas d'encadrement en brique avec linteau monoxyle a été relevé à La Palud.

A La Palud, un huitième des maisons possèdent une baie boutiquière. Son encadrement est la plupart du temps façonné au mortier, avec un linteau en bois. Cependant, on note deux encadrements en pierre de taille, avec une ouverture asymétrique formant baie d'échoppe et étal.

La présence de voûte a été repérée dans une seule maison, à Châteauneuf. Il s'agit d'une voûte en berceau plein-cintre.

Une maison possédant des voûtains a été repérée à La Palud.

L'absence de voûte a été notée pour 30 % du corpus communal, mais l'observation de ce critère n'a été possible que pour moins d'un tiers des maisons.

En l'absence de voûte, les pièces des étages supérieurs possèdent un plancher sur solives. Les sols des pièces à usage d'habitation sont généralement couverts en carreaux de terre cuite carrés ou rectangulaires, en tomettes hexagonales ou en carreaux de ciment teintés. A Châteauneuf, quelques cas de sol dallés ont été notés, dont un sol sur solivette couvrant une citerne en sous-sol.

Les murs sont enduits, avec un décor de plinthes peintes.

Les cloisons intérieures sont réalisées principalement en maçonnerie légère et pans de bois. Les plafonds sont souvent enduits au plâtre.

Le sol de l'étable ou des resserres est en terre battue. Le sol des fenils ou des séchoirs est un plancher rustique, quelques fois recouvert d'une chape de mortier.

La pièce servant de cuisine dispose d'une cheminée adossée ou, plus souvent, à demi-engagée dans un mur. La forme des manteaux de cheminée est généralement rectangulaire, parfois galbée, avec une corniche moulurée. Un placard-niche est aménagé à proximité de la cheminée, il servait notamment à conserver les huiles.

Dans les cuisines, on note également la présence régulière d'une paillasse regroupant un potager de cuisson et un cendrier, et une pile d'évier. Cet aménagement a été plusieurs fois observé avec une structure métallique, remplie en maçonnerie de plâtre, sur laquelle sont scellés des carreaux de terre cuite vernissés ou glaçurés. Les quelques sorties de pile d'évier repérées sont en terre cuite, en tôle ou en pierre de taille.

Des placards muraux ou en maçonnerie légère sont installés dans la cuisine et dans les chambres.

Cheminée dans le logis d'une maison. Quartier du Brec. (W3 329)Cheminée dans le logis d'une maison. Quartier du Brec. (W3 329)Vue de volume d'une cuisine. (C1 196)Vue de volume d'une cuisine. (C1 196)

La présence d'un balcon extérieur ancien n'a été noté que sur 3,5 % des maisons, toutes situées à La Palud. On note aussi que 5 % des maisons possèdent un balcon moderne.

En outre, deux maisons de La Palud possèdent une terrasse ancienne, installée sur un porche maçonné.

Lorsqu'il y en a un, l'escalier de distribution extérieur est construit en maçonnerie, avec des marches généralement en pierre de taille.

Les escaliers intérieurs sont construits en maçonnerie légère de chaux sur une structure en bois (planches ou lattis). Les contre-marches sont généralement façonnées au mortier ; les nez de marches sont en bois, faisant parfois corps avec la marche ; les marches sont en carreaux de terre cuite.

A La Palud, une maison possède un escalier hors œuvre en vis, entièrement construit en plâtre (sans ossature), sur un noyau creux.

Structure, élévation, distribution

Les maisons ont de deux à cinq niveaux d'élévation, avec une importante majorité pour trois niveaux.

Aux Subis, toutes les maisons ont trois niveaux.

A Châteauneuf, les trois-quart des maisons possèdent également trois niveaux et 17,5 % ont quatre niveaux. Une maison possède cinq niveaux et une autre seulement deux niveaux.

A La Palud, plus de la moitié des maisons ont trois niveaux et un tiers des maisons possèdent quatre niveaux. Une maison possède cinq niveaux. Seulement 8 % des maisons paluardes possèdent deux niveaux.

NIVEAUX

village de La Palud

village de Châteauneuf

hameau des Subis

un

0 %

0 %

0 %

deux

8 %

4,5 %

0 %

trois

58,5 %

74 %

100 %

quatre

32 %

17 %

0 %

cinq

1,5 %

4,5 %

0 %

Nombres de niveaux en élévation sur les maisons de La Palud-sur-verdon

Aucune maison du corpus communal ne possède d'élévation ordonnancée.

Cependant, 8,5 % des maisons de Châteauneuf et 18,5 % des maisons de La Palud possèdent une élévation organisée en travées régulières : travée unique (un quart des cas), deux travées (un peu plus de la moitié des cas) ou trois travées. Une maison de La Palud possède une élévation organisée en quatre travées ; située au bord de la route au quartier de Pausine, il s'agit d'une construction de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle.

Pour le reste, les façades des maisons ne sont pas organisées de façon régulière, mais possèdent néanmoins des axes généraux.

Maison (C1 274) avec façade de type A1a, avec porte de remise-étable et baie fenière. Maison de type A3 : habitation située entre des parties agricoles en parties basse et haute.Maison (C1 274) avec façade de type A1a, avec porte de remise-étable et baie fenière. Maison de type A3 : habitation située entre des parties agricoles en parties basse et haute.Dans 78 % des cas, la façade possède alors un seul axe général de fenêtre. La porte du logis est décentrée sur un côté de la façade dans les deux-tiers des cas, ou renvoyée sur une façade latérale pour l'autre tiers des cas. Ce dernier cas représente 20 % de toutes les maisons de Châteauneuf, et 25 % de toutes les maisons de La Palud.

Dans 8,5 % des cas, la façade possède deux axes généraux de fenêtre. La porte du logis est en position centrale centrale dans les trois-quarts des cas, ou renvoyée sur une façade latérale pour l'autre quart des cas.

Enfin, dans 3 % des cas, la façade possède trois axes généraux de fenêtre. La porte du logis est le plus souvent renvoyée sur une façade latérale.

Plus d'un quart des maisons du corpus communal possèdent un ou deux étages de soubassement.

Mais cette disposition traduit une adaptation à une déclivité marquée. Ainsi cette proportion est plus forte au hameau des Subis (80 %) ou à Chateauneuf (70 %). A l'inverse, à La Palud, seulement 15 % des maisons possèdent un étage de soubassement.

Les autres maisons sont directement installées en rez-de-chaussée.

On note néanmoins une maison à Châteauneuf qui possède une petite partie en sous-sol.

ETAGE DE

SOUBASSEMENT

village de La Palud

village de Châteauneuf

hameau des Subis

un

15 %

61 %

80 %

deux

0 %

9 %

0 %

trois

0 %

0 %

0 %

sans objet

85 %

30 %

20 %

Nombres d'étages de soubassement pour les maisons de La Palud-sur-Verdon

Au niveau de la répartition des étages, le cas le plus fréquent (44,5 % du corpus communal) correspond aux maisons avec : un rez-de-chaussée + un étage carré + un second étage carré OU un étage de comble.

Mais la distribution est sensiblement différente selon les endroits.

Ainsi, au hameau des Subis, 80 % des maisons possèdent une répartition des étages du type un étage de soubassement + un rez-de-chaussée surélevé + un étage carré OU un étage de comble. Le reste est organisé sur le principe un rez-de-chaussée + un étage carré + un étage de comble.

Au village de Châteauneuf, 48 % des maisons possèdent une répartition des étages du type un étage de soubassement + un rez-de-chaussée surélevé + un étage carré OU un étage de comble. 22 % des maisons sont organisées sur le principe un rez-de-chaussée + un étage carré + un second étage carré OU un étage de comble, et 13 % sur le type simple un étage de soubassement + un rez-de-chaussée surélevé.

Au village de La Palud, 51,5 % des maisons possèdent une répartition des étages du type un rez-de-chaussée + un étage carré + un second étage carré OU un étage de comble. 25 % des maisons sont organisées sur le principe un rez-de-chaussée + deux étages carrés + un troisième étage carré OU un étage de comble, et seulement 7 % sur le type simple un rez-de-chaussée + un étage carré.

On relève également deux maisons possédant deux étages de comble.

La présence d'un escalier de distribution extérieur concerne à peine plus d'un quart du corpus communal. Mais là encore, il existe de grandes disparités selon les endroits.

Aux Subis, 80 % des maisons en sont pourvues. A La Palud, 24 % des maisons en possèdent et 22 % à Châteauneuf.

Escalier de distribution extérieur, avec perron couvert, desservant le logis au premier étage. (C1 236)Escalier de distribution extérieur, avec perron couvert, desservant le logis au premier étage. (C1 236)Ils sont adossés parallèlement à la façade (81 % des cas) ou plus rarement perpendiculairement (19 % des cas). Dans plus d'un tiers des cas, ils se prolongent par un repos devant la porte du logis, et même par une petite terrasse dans 19 % des cas.

Deux cas d'escaliers bâtis sur une logette voûtée ont été relevés à Châteauneuf. Aux Subis, un escalier extérieur est prolongé par une passerelle en bois.

A La Palud, 18,5 % des escaliers extérieurs de distribution desservent deux maisons.

Plus des trois-quart des maisons du corpus communal possèdent un escalier intérieur. Néanmoins sa forme et sa position précise n'ont pu être renseignés que pour un quart de l'ensemble.

Sur ce nombre restreint, on observe que les trois-quarts des escaliers intérieurs sont placés en angle de parcelle, côté rue et sont directement accessibles depuis la porte du logis. Quelques cas d'escaliers installés en bord-milieu de parcelle ont également été notés.

Ces escaliers sont majoritairement tournants voire à retours, sinon droits.

Deux maisons de La Palud possèdent un escalier hors œuvre en vis, l'une située juste à côté du château et l'autre au quartier de L'Hôpital, immédiatement en contrebas de l'église.

Au hameau du Brec, la maison possède une montée de grange sur arcade, dispositif incongru dans le corpus communal.

Porte d'étable-remise avec encadrement en partie en remplois, et linteau monoxyle. (C1 276)Porte d'étable-remise avec encadrement en partie en remplois, et linteau monoxyle. (C1 276)La nature et l'association des parties constituantes des maisons nous renseignent sur leur intégration à l'activité locale.

Au Subis, 80 % des maisons possèdent une étable et un fenil, et 20 % possèdent en plus une remise.

A Châteauneuf, un tiers des maisons possèdent une étable et un fenil. 17 % des maisons possèdent uniquement une étable. Une maison possède une étable et un pigeonnier, et une autre une resserre et un fenil. Enfin, 13 % des maisons sont uniquement destinées à l'habitation.

La présence d'une citerne a été notée pour plus d'un tiers des maisons de Châteauneuf. Ces aménagements, qui témoignent d'un manque d'eau chronique à cet emplacement, ne semblent pas antérieurs à la seconde moitié du 19e siècle.

Une maison située à l'entrée sud du village possédait un four à pain dont la bouche est encore visible.

A La Palud, 57,5 % des maisons possèdent une étable, 45 % possèdent un fenil et 26,5 % possèdent une remise. L'association étable + fenil (+ autre) a été relevée pour 39 % du corpus villageois, et celle étable + fenil + remise (+ autre) pour 19,5 %. Cela indique que plus de la moité des maisons du village sont aménagées pour assurer la stabulation et le nourrissage hivernal au moins partiel du bétail. Ce phénomène se traduit aussi par la quasi-absence de quartier d'entrepôts agricoles placés en périphérie du village, alors qu'on l'observe souvent dans les autres villages du Moyen Verdon.

17,5 % des maisons possèdent un séchoir (parfois à loggia) et dans un quart des cas il s'agit de la seule partie agricole de la maison. La présence d'un cellier a été notée pour 10,5 % des maisons.

On relève que 17,5 % des maisons sont uniquement destinées à l'habitation.

Porte de boutique. (C1 239b)Porte de boutique. (C1 239b)Quinze boutiques, cafés ou ateliers ont également été repérés. Les trois fours à pain intérieurs mentionnés dans le cadastre de 1835 n'existent plus aujourd'hui.

Enfin, la présence d'un pigeonnier a été observé pour deux maisons.

Couverture

Les toits sont tous en pente douce et ils sont très majoritairement à un pan (76,5 % du corpus communal), sinon à longs pans (21 %).

Aux Subis, toutes les maisons ont un toit à un pan et à Châteauneuf, cette proportion est de 91,5 %. A La Palud, elle est de 73 %, et les 23 % de maisons qui possèdent un toit à longs pans sont pour moitié des maisons traversantes, qui ne possèdent qu'un mur mitoyen.

Deux cas de toitures associant toit à un pan et toit à longs pans ont été notés, ainsi que deux toits à longs pans et croupe.

De façon complémentaire, on note deux cas de surélévation ancienne qui ont amené à la transformation d'un toit à longs pans symétriques en toit à longs pans asymétriques, un cas de surélévation ayant amené à l'inversion du sens du toit à longs pans, et deux cas de surélévation avec conservation du sens du toit à longs pans.

TOIT

village de La Palud

village de Châteauneuf

hameau des Subis

un pan

73 %

91,5 %

100 %

un pan +

longs pans

2 %

0 %

0 %

longs pans

23 %

8,5 %

0 %

longs pans

+ croupe

2 %

0 %

0 %

Forme des toits des maisons de La Palud-sur-Verdon

Pour l'observation des avant-toits, il faut préciser que ce critère n'est significatif que pour 20 % des maisons des Subis et 86 % des maisons de La Palud. A Châteauneuf, seules trois maisons (13 % du corpus de ce village) présentent encore un avant-toit lisible.

Les avants-toits anciens conservés (72 % du corpus) sont très largement traités en génoise : un rang (43 % des cas) ou deux rangs (56 % des cas). Ces génoises sont peintes en blanc dans plus de 50 % des cas, plus rarement peintes en rouge (8 % des cas) et un cas de génoise peinte en bleu a aussi été observé.

A La Palud, on note deux maisons dont l'avant-toit est constitué du simple débord des chevrons de couverture (ou quartons). Un cas d'avant-toit en corniche façonnée a également été repéré à La Palud.

27,5 % des maisons de La Palud reçoivent une saillie de rive des pignons constituée d'une génoise : un rang de génoise (87 % des cas) ou deux rangs (13 % des cas).

AVANT-TOITS

village de La Palud

village de Châteauneuf

hameau des Subis

débord des chevrons

2 %

0 %

0 %

1 rang de génoise

30 %

4,5 %

20 %

1 rang de génoise +

saillie de rive = 1 rang de g.

6 %

0 %

0 %

1 rang de génoise +

saillie de rive = 2 rangs de g.

2 %

0 %

0 %

2 rangs de génoise

31 %

8,5 %

0 %

2 rangs de génoise +

saillie de rive = 1 rang de g.

18 %

0 %

0 %

2 rangs de génoise +

saillie de rive = 2 rangs de g.

2 %

0 %

0 %

3 rangs de génoise

0 %

0 %

0 %

non significatif

14 %

87 %

80 %

Traitement des avant-toits et des saillies de rive des maisons de La Palud-sur-Verdon

En terme de matériaux de couverture, les matériaux modernes (plaques de fibro-ciment notamment) concernent 9 % des maisons de la commune : 80 % des maisons des Subis, 10 % des maisons de La Palud, aucune maison à Châteauneuf. Pour ce dernier, il n'y a presque plus de couverture en place sur les maisons, mais les débris visibles dans les ruines permettent néanmoins leur identification.

Sur l'ensemble de la commune, le matériaux de couverture traditionnel est la tuile creuse.

COUVERTURE

village de La Palud

village de Châteauneuf

hameau des Subis

tuile creuse

90 %

100 %

20 %

tuile plate mécanique

0 %

0 %

0 %

moderne

10 %

0 %

80 %

Matériaux de couverture des maisons de La Palud-sur-Verdon

Décor

Les décors de façades ne sont présents que sur des maisons de La Palud, où 25 % du corpus villageois est concerné.

Ils se présentent principalement sous forme de décors peints : faux encadrements (86 % des cas), cadres de façade (55 % des cas), fausses chaînes d'angles harpées ou faux appareil (21 % des cas).

Ces types de décors sont souvent associés entre eux.

Quelques maisons présentent un faux appareil gravé en soubassement (13 % des cas).

Un cas de bandeau de niveau mouluré a été noté, ainsi qu'un cas de frise peinte juste sous l'avant-toit. A La Palud, le pignon d'une maison située à l'entrée ouest du village possède une fresque récente.

A La Palud, 23 % des maisons possèdent un décor associé à la porte du logis.

Il s'agit d'une menuiserie décorée (panneaux, moulures, etc.) pour 77 % des cas, d'un tympan vitré pour 23 % des cas, ou d'une agrafe décorée dans quelques cas. Ces types de décors sont parfois associés entre eux.

Date peinte dans un cartouche (1835), datant l'enduit et le décor peint de fausse chaîne harpée. (C1 698a)Date peinte dans un cartouche (1835), datant l'enduit et le décor peint de fausse chaîne harpée. (C1 698a)

Typologie

A1 : Maison avec partie agricole, commerciale ou artisanale en partie basse (26,5 % du corpus communal)

(38 repérées ; 4 sélectionnées (10,5 %)) Logis au-dessus ou à côté d'une partie agricole ou commerciale

A2 : Maison avec partie agricole en partie haute (4 % du corpus communal)

(5 repérées ; 1 sélectionnée (20 %)) Logis en dessous ou à côté d'un fenil

A3 : Maison avec parties agricoles en parties basses et hautes (53 % du corpus communal)

(76 repérées ; 15 sélectionnées (19,5 %)) Logis entre les parties agricoles

B : Maison sans partie agricole, commerciale ou artisanale (16,5 % du corpus communal)

(24 repérées ; 4 sélectionnées (16,5 %)) Absence de partie agricole

Interprétation de la classification

Maison (C1 193) avec façade de type A1a, avec porte de remise-étable et baie fenière, et disposant d'un escalier de distribution extérieur. Maison de type A3 : habitation située entre des parties agricoles en parties basse et haute.Maison (C1 193) avec façade de type A1a, avec porte de remise-étable et baie fenière, et disposant d'un escalier de distribution extérieur. Maison de type A3 : habitation située entre des parties agricoles en parties basse et haute.Les données statistiques montrent très clairement que, sur la commune de La Palud, les modes de vie et les modes d'habiter impliquaient une grande mixité des hommes et des bêtes.

Effectivement, plus d'un quart du corpus communal correspond à des maisons dont le logis est installé au-dessus d'une partie agricole, plus de la moitié correspond à des maisons où le logis est compris entre une partie basse et une partie haute à vocation agricole, et quelques maisons possèdent uniquement une partie haute agricole.

Ces proportions communales sont à peu près identiques au village de La Palud. En revanche, au hameau des Subis on ne rencontre que des maisons dont le logis est compris entre une partie basse et une partie haute à vocation agricole. A Châteauneuf, si 83 % des maisons possèdent au moins une partie agricole, celles-ci sont uniquement en partie basse dans la moitié des cas, en parties haute et basse pour le reste.

Ce phénomène, qui se traduit par le fait que 83,5 % des maisons de la commune possèdent au moins une partie agricole (étable, remise, fenil, séchoir...), marque une forte imbrication des fonctions agricoles dans l'habitat, notamment la présence d'une étable ou d'une remise en dessous de l'habitation, et d'un fenil ou d'un séchoir au-dessus.

Cela explique également qu'il n'existe pas sur la commune de véritables quartiers d'entrepôts agricoles aux entrées des villages, comme cela se rencontre souvent sur le territoire du Moyen Verdon.

Maison (C1 185) avec façade de type B2. Maison de type B, uniquement destinée à l'habitation. Cette maison est mentionnée « en construction » sur le cadastre de 1835.Maison (C1 185) avec façade de type B2. Maison de type B, uniquement destinée à l'habitation. Cette maison est mentionnée « en construction » sur le cadastre de 1835.On remarque également que 16,5 % des maisons de la commune sont uniquement dédiées à l'habitat, chiffre que l'on retrouve dans les mêmes proportions aux villages de La Palud et de Châteauneuf, mais pas au hameau des Subis.

TYPES

commune de

La Palud-sur-Verdon

village de La Palud

village de Châteaueneuf

hameau des Subis

A1

26,5 %

24,5 %

44 %

0 %

A2

4 %

4 %

0 %

0 %

A3

53 %

54 %

39 %

100 %

B

16,5 %

17,5 %

13 %

0 %

total

100 %

100 %

100 %

100 %

Répartition de la typologie des maisons de La Palud-sur-Verdon

Aires d'études Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var
Dénominations maison
Adresse Commune : La Palud-sur-Verdon

Sept maisons portent une date, en général gravées, sauf deux qui sont peintes.Les plus anciennes remontent au 18e siècle : 1723, 1730, 1776. Les autres dates portées s'échelonnent de 1835 à 1892.

Au village abandonné de Châteauneuf, plus d'un tiers des maison semblent avoir une base de la fin du 15e siècle ou du 16e siècle. Les autres maisons de Châteauneuf semblent remonter au 17e siècle ou au 18e siècle. Elles ont bien sûr connu ensuite des remaniements, et au moins une maison a été entièrement reprise en 1826.

Dans leur état actuel, plus de la moitié des maisons du corpus du village de La Palud ne semblent pas antérieures au 18e siècle. Un peu moins d'un quart des maisons ont été construites au 19e siècle, et seulement 8% à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle. Par ailleurs, on remarque que plus d'un quart des maisons de La Palud ont été anciennement loties, soit par division du bâtiment en plusieurs parcelles, soit plus rarement par regroupement de deux bâtiments sur une parcelle.

Période(s) Principale : 15e siècle, 16e siècle , (détruit)
Principale : 17e siècle, 18e siècle, 19e siècle

Plus de 78 % des maisons ont été repérées au village de La Palud. Le village de Châteauneuf regroupe 16 % du corpus communal. Parmi les hameaux de la haute vallée du Baou, seul le hameau des Subis a permis le repérage de cinq maisons ; ailleurs, les îlots de maisons sont tous ruinés ou rasés. On note également la présence d'une maison au hameau des Allaves et une autre à celui du Brec.

Plus d'un quart du corpus communal correspond à des maisons dont le logis est installé au-dessus d'une partie agricole, plus de la moitié correspond à des maisons où le logis est compris entre une partie basse et une partie haute à vocation agricole, et quelques maisons possèdent uniquement une partie haute agricole.

Les maisons sont construites en maçonnerie de moellons calcaires, généralement peu équarris, montés au mortier de chaux et de sable. L'usage de blocs de tufs a en outre été repéré de façon ponctuelle. Les chaînes d'angles sont généralement en moellons enduits. La présence de chaînes d'angles en pierre de taille n'a été repérée que pour 7 % des maisons, et encore dans quelques cas il s'agit d'appareil mixte moellons-pierre de taille. L'usage du tuf en chaîne d'angle a été constaté à Châteauneuf.

Les maisons ont de deux à cinq niveaux d'élévation, avec une importante majorité pour trois niveaux. Au niveau de la répartition des étages, le cas le plus fréquent (44,5 % du corpus communal) correspond aux maisons avec : un rez-de-chaussée, un étage carré, un second étage carré OU un étage de comble.

Les toits sont tous en pente douce et ils sont très majoritairement à un pan. Sur l'ensemble de la commune, le matériaux de couverture traditionnel est la tuile creuse.

Typologies A1 : maison avec partie agricole, artisanale ou commerciale en partie basse, A2 : maison avec partie agricole en partie haute, A3 : maison avec parties agricoles en parties basses et hautes, B : maison sans partie agricole, artisanale ou commerciale
Toits tuile creuse
Murs calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
tuf moellon sans chaîne en pierre de taille
Décompte des œuvres repérées 143
étudiées 23
bâti INSEE 202

Références documentaires

Documents figurés
  • [Maison, quartier de l'Hôpital, parcelle C1 691. Elévation nord]. / Photographie noir et blanc, hiver 1934., Collection particulière.

(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Laurent Alexeï