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maison, puis parfumerie Jean Court, puis Jean Court Ossola, puis fromagerie industrielle, actuellement immeuble à logements

Dossier IA06001611 réalisé en 2008

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations parfumerie J.Court, puis Jean Court Ossola
Destinations immeuble à logements
Dénominations maison, parfumerie, fromagerie industrielle
Aire d'étude et canton Alpes-Maritimes - Grasse
Adresse Commune : Grasse
Lieu-dit : quartier Porte neuve
Adresse : 3, 5 place Ossola
Cadastre : 1809 E 541 ; 2006 BI 3, 4

La société J. Court semble être la première société de parfumerie à avoir exploité une usine dans ces locaux, qui s'ouvrent du côté de la rue du Saut. Cette implantation date sans doute de 1857. Les bâtiments où sont installés ces ateliers industriels sont plus anciens puisqu'ils sont reportés sur les plans cadastraux de 1809. La fabrique se trouve dans les parties basses de deux immeubles, eux-mêmes compris dans un îlot de trois immeubles. La reconstruction du bâtiment sud date très certainement de la fin du 19e siècle, moment où y est installé le nouveau bureau de poste de la ville. Celui-ci occupe les étages supérieurs, tandis que les deux niveaux de soubassement conservent encore quelques années leur attribution industrielle. A la fin des années 1870, la société J. Court cesse son activité. La partie nord de la fabrique, faite de caves, est louée à la société de parfumerie Tombarel Frères jusque dans les années 1890. A la même époque, la marque J. Court est reprise par César Ossola. Celui-ci baptise son entreprise Jean Court Ossola, et reprend l'activité dans la partie sud de l'usine, sous le bureau de poste. Cette nouvelle société se spécialise dans la production de crèmes apaisantes pour les pieds et trouve comme débouché principal, l'armée. Alors que la partie supérieure de l'usine semble avoir perdu tous ses liens avec la parfumerie dans les années 1900, la partie sud conserve son attribution jusque dans les années 1920 (?). Une fromagerie reprend l'ensemble (?) du site durant les années 1940 (source orale). Actuellement le site est reconverti en logement.

Période(s) Principale : 18e siècle , (?)
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1750, daté par tradition orale, porte la date
1879, daté par source
Auteur(s) Auteur : ,

L'îlot de constructions où se trouve la fabrique comprend trois immeubles accolés. L'immeuble nord n'a pas été concerné par l'activité industrielle. La partie centrale est visiblement la partie la plus ancienne de l'usine, qui occupait les deux niveaux de soubassements de l'immeuble. Le niveau le plus bas, ouvert sur la chaussée à l'est, comprend cinq caves. Trois caves accolées et parallèles suivent un axe est-ouest. Dans la cave du centre et la cave sud se trouvent deux lavoirs en pierres. Deux caves placées perpendiculairement aux trois précédentes occupent la partie arrière du niveau. Le fond de ce niveau comprend également un monte charge en métal et un escalier en béton qui donnent tous deux accès à l'étage supérieur. Les parties encore visibles de l'ancien dallage sont soit en carreaux de terre cuite soit en pierres taillées. De source orale, ces pierres auraient été récupérées lors de la démolition ou la fermeture d'un ancien couvent, au 19e siècle (partie du couvent des cordeliers ?). L'étage supérieur partiellement habité comprend aussi deux caves et un jardin surélevé. Ces trois dernières structures suivent un même alignement. La première cave, où arrive le monte-charge, comprend au sol les vestiges d'un ancien petit canal d'écoulement de liquides et au plafond les restes de l'ancienne installation électrique, ainsi qu'une cloche frappée de la raison J. Court. La seconde cave se trouve sous la voie de circulation. Le dallage de ces deux caves est constitué de carreaux rectangulaires en terre cuite. L'ensemble (murs et voûtes) des sept caves est enduit. Les parties habitées ainsi que le jardin dépendaient vraisemblablement aussi de la parfumerie. La porte d'entrée donnant accès aux anciens locaux du bâtiment sud, aujourd'hui inaccessibles et de source orale entièrement remaniés, présente sur le fronton l'inscription moulurée suivante : J.C.O. (pour Jean Court Ossola) 1750-1879.

Murs enduit
maçonnerie
Étages 2 étages de soubassement, 3 étages carrés
Couvrements voûte en berceau
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
États conservations établissement industriel désaffecté, remanié
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • [Parfumerie Jean Court] Acte sous seing privé. 30/09/1867. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 06U 03/0020.

    Liquidation de la situation, avec partage du matériel entre les héritiers.
  • [Bail de location de locaux à la place neuve passé entre Mme Granet et la société Tombarel frères]. 01/10/1885. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03Q03771.

Documents figurés
  • Publicité de la maison J. C. Ossola. Début 20e siècle. Collection particulière : non coté.

(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général ; (c) Musée International de la Parfumerie, Grasse - Benalloul Gabriel