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maison de villégiature (villa) dite Les Mimosas, actuellement Le Bois dormant

Dossier IA83000618 réalisé en 2003

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination maison de villégiature
Appellations Villa Les Mimosas, Le Bois dormant
Parties constituantes non étudiées portail, jardin d'agrément, communs, conciergerie, écurie
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Saint-Raphaël - Saint-Raphaël
Adresse Commune : Saint-Raphaël
Lieu-dit : le Rebori
Adresse : 152 boulevard du Rebori
Cadastre : 1981 AW 255

Villa construite en 1883 par l'architecte Pierre Aublé pour le comte de Carnazet. En 1919, Les Mimosas appartiennent à de Reverseaux. La villa Les Mimosas a été très modifiée en 1924 par René Darde, alors qu'elle appartenait à un Argentin, artiste-peintre, Antonio Gonzales-Moreno. Le recensement de 1926 nous apprend qu'il y vit avec sa femme, ses filles nées en France en 1917 et en 1920 et deux domestiques (femmes). Dans la conciergerie, vivent le chauffeur et sa femme domestique. C'est de cette époque que dateraient le décor néo-gothique du salon et de la salle à manger et la porte de l'entrée secondaire.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Dates 1883, daté par travaux historiques, daté par source
1924, daté par source
Auteur(s) Auteur : Aublé Pierre,
Pierre Aublé (1842 - 1925)

La famille de l'architecte Pierre Aublé est originaire du Lyonnais. Son père, employé des Messageries Maritimes de Rhodes avait épousé une Grecque, Marie Clidion. Pierre nait à Rhodes en 1842. Après des études à l’École Polytechnique de Lyon, il travaille comme ingénieur en Turquie à partir de 1869, puis à Saint-Raphaël à partir de 1879, appelé par Félix Martin. Aublé et Martin s’étaient connus lors de leurs études communes à l’École Polytechnique. Ils s’étaient aussi retrouvés en Turquie, lors d’un voyage d’étude de Félix Martin. En 1879, l’architecte de la ville est déjà un Lyonnais, Laurent Vianay. La première grande réalisation de Pierre Aublé est Le Grand Hôtel, à Notre-Dame, premier « palace » de Saint-Raphaël. En 1882, ce sera l’Hôtel Beau-Rivage (détruit), puis en 1882 et 1883, deux édifices d’enseignement, le pensionnat de jeunes filles de Valescure et le collège de garçons de Boulouris. Le grand chantier d’Aublé, c’est la nouvelle église paroissiale Notre-Dame-de-la-Victoire, de 1883 à 1887. Son agence compte alors 20 employés. Il construit dans le même temps une soixantaine de villas à Notre-Dame, Valescure, ou Les Cazeaux.


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architecte, attribution par travaux historiques, attribution par source
Auteur : Darde René,
René Darde (1883 - 1960)

René Darde est issu de l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il travaille dans l'atelier des architectes parisiens Henri Sauvage et Charles Sarazin pour lesquels il vient, en 1911, suivre le chantier du Golf Hôtel de Beauvallon à Grimaud (83). Il s'installe définitivement à Sainte-Maxime à partir de 1913. Avec deux autres agences à Saint-Raphaël et Cannes, il serait l'auteur de près de deux cents villas dans le Var et les Alpes Maritimes. Il est considéré comme l'un des chefs de file du mouvement néo-régionaliste en Provence. Victime d'une hémiplégie en 1950, il réduit son activité mais réalise encore quelques villas jusqu'à son décès en 1960.


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architecte, attribution par source

La villa est située au centre d'un jardin d'environ 6400 mètres carrés. Elle se présente comme un volume irrégulier constitué de corps de bâtiment de différentes hauteurs aux façades animées par un jeu de décrochements, de terrasses et de bow-windows. Au rez-de-chaussée surélevé, l'entrée principale, sur la façade sud, ouvre sur une terrasse accessible par une volée d'escalier. L'entrée secondaire, également au rez-de-chaussée surélevé, est sur la façade latérale. Le soubassement abritait la cuisine, des pièces de service et une chambre de domestiques, le rez-de-chaussée un salon, une salle à manger et un boudoir, le premier étage deux chambres avec alcôve et boudoir en façade et une salle de bain. L'étage supérieur était occupé par des chambres de domestiques.

Murs pierre
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit tuile plate mécanique
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
Typologies plan-masse régulier, volumétrie composite, élévation avec axe, caractère éclectique
Techniques ferronnerie
sculpture
céramique
Représentations ornement végétal colonne acanthe rose chou balustre
Précision représentations

Vantaux de l'entrée principale en ferronnerie (ornements végétaux). Porte de l'entrée secondaire à encadrement en terre cuite sculptée à motifs d'acanthes, de roses et de choux. Vantail en chêne sculpté, à colonnes torses.

Villa-Château aristocratique ou bourgeoise ; 1880-1919

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • [Saint-Raphaël.] Statistiques de population. 1793-1946. Archives communales, Saint-Raphaël : 1 F 4.

    Recensement de 1926.
  • CARLINI, Marcel. Collection Carlini. 1875-1950. Médiathèque de Saint-Raphaël : non coté.

    Bulletin de l'Association de Boulouris, 1888.
Documents figurés
  • Saint-Raphaël. Villa Les Mimosas. Vue de volume. / Photographie par Pierre Aublé, 4e quart 19e siècle; Collection particulière.

    Collection particulière
  • St-Raphaël (Var). - Villa des Mimosas / Carte postale, début du 20e siècle. Collection particulière.

    Collection particulière
Bibliographie
  • Les Tablettes de la Côte d'Azur, revue bimestrielle, années 1919-1933.

    10 juillet 1919. 5 novembre 1924.
  • JEANNIN-MICHAUD, Emilie. Saint-Raphaël, naissance d'une station. Étude architecturale. Th. doct. : Paris 10 : 1983.

    P. 120 et 489.
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