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maison de villégiature (villa) dite Le Maquis

Dossier IA83000582 réalisé en 2004

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination maison de villégiature
Appellations Villa Le Maquis
Parties constituantes non étudiées jardin d'agrément, écurie, portail, conciergerie, pergola, puits, citerne
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Saint-Raphaël - Saint-Raphaël
Adresse Commune : Saint-Raphaël
Lieu-dit : Valescure
Adresse : 547 avenue des Mimosas
Cadastre : 1981 AM 625

La villa a été construite en 1886 pour Félix Martin, alors maire de Saint-Raphaël, par l'architecte Jacob-Walton Houtelet. Elle est alors destinée à la location. En 1888, l'agence d'architectes Ravel et Lacreusette la propose à la location et en donne une description. Elle est vendue en 1889 à un érudit anglais, Mr Bullock Hall, dont l'épouse dépose en 1905 un permis de construire pour des travaux d'agrandissement et de transformation (architecte : Léon Sergent). La villa lui appartient toujours en 1929. En 1930, Le Maquis appartient au commandant Godefroy. Les écuries sont à présent détruites. Les colonnes et les carreaux de céramique de la cheminée de l'atelier de peintre sont vraisemblablement des remplois.

Remploi
Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Dates 1886, daté par travaux historiques
1905, daté par source
Auteur(s) Auteur : Houtelet Jacob-Walton,
Jacob-Walton Houtelet ( - 1891)

Architecte actif à Saint-Raphaël dans le 4e quart du 19e siècle.


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architecte, attribution par travaux historiques, attribution par source
Auteur : Sergent Léon,
Léon Sergent (1861 - 1931)

Architecte, auteur du grand hôtel de Boulouris, de l'église anglicane de Valescure en 1899, des villas Les Lauriers roses (vers 1900), Call (1898) et Les Asphodèles (1885), à Saint-Raphaël.


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architecte, attribution par source
Personnalité : Martin Félix,
Félix Martin (1842 - 1899)

Créateur de la station de Saint-Raphaël. Né en 1842 à Pont-de-Vaulx dans l’Ain, il entre à l’école Polytechnique de Lyon vers 1860 où il se lie avec Pierre Aublé qui sera l’architecte majeur de Saint-Raphaël de 1880 à 1913. Il en sort ingénieur des Ponts et Chaussées et est affecté à Draguignan où il est chargé des travaux pour le canal d’irrigation à partir de la Siagne et du Loup. En 1867, il épouse Berthe Meissonnier, fille de Jean-Baptiste Meissonnier haut fonctionnaire au Ministère des Transports. Après un séjour à Paris il effectue un long voyage d’étude en compagnie de son beau-père en Roumanie et en Turquie où il visite et s’informe sur les chemins de fer orientaux. En 1873, il entre à la compagnie PLM, puis il dirige en 1885 les travaux des Chemins de Fer du Sud dont il devient directeur général en 1887. Nous ne savons pas à quelle date il s’était installé à Saint-Raphaël mais il est élu maire le 2 juin 1878 et le demeure jusqu’en 1895 où, compromis dans le scandale des Chemins de fer du Sud, il est suspendu de son mandat. Il décède à Grasse en 1899.


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commanditaire, attribution par travaux historiques

La villa est située en avant d'un grand jardin vallonné d'environ 7200 mètres carrés, traversé par un ruisseau et agrémenté de pergolas, d'une balustrade et d'un puits avec une citerne. En 1888, il est décrit comme étant entouré de bois de pins, de myrtes et de chênes-lièges, avec vue sur les bois et la mer. L'entrée principale de la villa est sur la façade antérieure, au nord, accessible par un porche fermé hors-œuvre. L'entrée de service est sur la façade latérale orientale, également abritée par un porche hors-œuvre. Au rez-de-chaussée surélevé, l'élévation sud est précédée d'une terrasse (sur laquelle ouvre le grand salon) qui communique avec le jardin par un escalier droit. Cette élévation est également animée par un bow-window couvert d'un balcon. L'escalier principal, dont le départ se fait directement dans le grand salon, est complété par un escalier secondaire, dans œuvre, tournant à retours autour d'un jour, en chêne. Il monte jusqu'aux combles où il dessert l'appartement des domestiques. Le corps de bâtiment ouest est occupé par un logement de gardien au soubassement surmonté d'un atelier de peintre. Les pièces du rez-de-chaussée ont des plafonds à poutre apparentes. Les salons et l'atelier sont parquetés et ont des cheminées en bois. La salle à manger est carrelée de tomettes et a une cheminée en brèche rose. Cuve à vin dans le soubassement. A l'origine, au sous-sol se trouvaient la chambre de bonne et les caves, au rez-de-chaussée la cuisine, l'office, la salle à manger, le grand hall et le salon. Le premier étage était occupé par six chambres de maîtres et un cabinet de toilette, l'étage de comble par une chambre de maître et trois chambres de bonnes. Il y avait une source d'eau et un W.C. à tous les étages.

Murs pierre
enduit
Toit tuile plate mécanique
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
pignon couvert
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
Typologies plan-masse régulier, volumétrie composite, élévation avec axe, caractère régionaliste normand
Techniques sculpture
céramique
Représentations colonne ordre composite pomme de pin ornement
Précision représentations

Cheminée de l'atelier de peintre en bois, cantonnée de deux colonnes torses à décor de pommes de pin et à chapiteaux composites. Rétrécissement à décor de carreaux de céramique, vraisemblablement de provenance hollandaise, à ornements figurés.

Villa de villégiature moyenne à traitement architectural soigné ; 1880-1919

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • Les Tablettes de la Côte d'Azur, revue bimestrielle, années 1919-1933.

    13 janvier 1930.
  • JEANNIN-MICHAUD, Emilie. Saint-Raphaël, naissance d'une station. Étude architecturale. Th. doct. : Paris 10 : 1983.

    P. 364-365.
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