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Maison de villégiature (villa balnéaire) dite La Safranède

Dossier IA83001527 réalisé en 2011

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

DESCRIPTION

La villa La Safranède est construite sur un terrain de 910 mètres carrés, accidenté, avec une forte différence de niveau entre l'avant et l'arrière de la parcelle. Elle est au centre de celle-ci et en occupe une grande partie (276 mètres carrés). Elle est entourée par un espace dallé. Le jardin est planté d'essences méditerranéennes, cyprès, oliviers, pins.

Vue d'ensemble prise du sud.Vue d'ensemble prise du sud.Le garage est à l'avant, au niveau du boulevard. Un portail piéton fermé par une grille permet de pénétrer dans un petit corps de bâtiment abritant un escalier qui relie la rue à la terrasse en terre-plein en calcaire du Gard où se situe l'accès principal à la maison. La piscine (4 mètres X 9 mètres) occupe une partie de la terrasse.

La villa, de plan irrégulier, présente un ensemble de volumes composites organisés sur 7 demi-niveaux et articulés autour d'une tour. La toiture est un étagement d'appentis et de terrasses.

Le soubassement est en partie taillé dans le rocher. Il comporte un garage pour trois voitures et des locaux techniques (chaufferie, Etage de soubassement en partie taillé dans le rocher.Etage de soubassement en partie taillé dans le rocher.laverie...) Un escalier intérieur le relie au rez-de-chaussée. Au soubassement de la tour se situe un salon-télévision-coin de feu et un bar mais ces espaces ne sont accessibles qu'à partir du salon-séjour, au rez-de-chaussée.

Le rez-de-chaussée surélevé est le niveau principal. L'entrée, sur la façade antérieure sud, est abritée par un porche. La menuiserie de la porte est compartimentée en panneaux, cloutée de clous à tête en étoile. Un premier hall-vestibule ouvre sur le séjour, à droite, et sur un hall de réception, dans la tour, d'où part l'escalier principal. La distribution est approximativement tripartite autour de cet espace circulaire central : au sud-est, le séjour, au sud-ouest, la salle à manger et l'office aménagé pour le petit-déjeuner. Dans le volume nord-ouest se trouvent un vestiaire de réception, la cuisine, deux chambres d'amis avec salles de bains dont une avec entrée indépendante, une salle de bains et l'escalier de service qui dessert la maison du soubassement au dernier étage.

Le salon-séjour est largement ouvert sur l'extérieur par des portes-fenêtres au sud et à l'est. Dans l'angle nord-est se trouve un escalier qui descend au salon-télévision, escalier surmonté d'une mezzanine. Séjour. Escalier descendant au coin de feu et mezzanine.Séjour. Escalier descendant au coin de feu et mezzanine.Le sol est en travertin. Le plafond est supporté par de grosses poutres apparentes.

Le plafond de la salle à manger est compartimenté de caissons de plâtre à décor de turlupets en bois. Le mur nord est percé d'une fenêtre à deux vantaux donnant sur le vestibule devant la cuisine. La salle à manger ouvre sur une terrasse couverte faisant office de salle à manger d'été.

Salle à mangerSalle à manger

Le premier étage occupe une surface réduite par rapport au rez-de-chaussée. Il est en retrait au sud. Le palier donne sur une terrasse. Il fait office de bibliothèque. Le corps de bâtiment occidental est occupé par trois chambres dont la chambre de maître avec alcôve et salle de bains ouvrant sur une terrasse au sud, une salle de bains, une roberie et deux chambres au nord. Le bureau est dans l'aile orientale.

Le deuxième étage n'est constitué que du volume carré au nord-ouest et de la tour. Au nord-ouest, on a deux chambres dont une couverte d'une fausse voûte d'ogives, un W.C., une salle de bains et un espace de gymnastique ouvrant sur une terrasse. La partie haute de la tour est occupée par une chambre éclairée par deux baies géminées à colonnette centrale.

NOTE DE SYNTHÈSE

Edmond Benzaquen était à la tête de l'Atelier d'Architecture régionale situé au Palais de la Mer à Sainte-Maxime dans les années 1960-1970. Il a réalisé de nombreuses villas dans tout le golfe de Saint-Tropez. Il revendique "tout en respectant la tradition provençale d'avoir su la rajeunir, l'adapter aux exigences modernes". Si l'on y retrouve les constantes du régionalisme depuis les années 1930 (plans et volumétries composites, pierre apparente locale utilisée en contrefort, pigeonniers ...), ces villas sont cependant très représentatives du régionalisme des années 1960-1970 où se mêlent modernité et "rusticité" assumée. De la modernité on retient la multiplicité et la largeur des ouvertures, les nombreux décrochements de toiture ménageant terrasses et loggias, la largeur des espaces intérieurs parfois non cloisonnés. Le rustique est surtout le fait des aménagements intérieurs : poutres apparentes, crépi, carreaux de Salernes ou tomettes.

Ici, le style d'Edmond Benzaquen se distingue plus particulièrement par l'usage appuyé des demi-niveaux, par l'utilisation des remplois, menuiseries de portes, grilles, ou bien par la copie d'éléments architecturaux d'époques ou de pays divers (cheminées médiévale ou renaissance, culots sculptés ...), qui lui confèrent un certain éclectisme maniériste.

Précision dénomination maison de villégiature
villa balnéaire
Appellations La Safranède
Parties constituantes non étudiées piscine, garage
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Sainte-Maxime - Grimaud
Adresse Commune : Sainte-Maxime
Adresse : 10 boulevard Bellevue
Cadastre : 2011 AB 85

La villa a été réalisée pour lui-même par l'architecte Edmond Benzaquen en 1971. Certains éléments du second œuvre sont utilisés en remploi. La grille en fer forgé de la porte sur le boulevard proviendrait de la prison des Baumettes, à Marseille. La menuiserie de la porte d'entrée vient du Portugal. Le garde-corps de la mezzanine du séjour a été réalisé chez un ferronnier de Saint-Tropez.


Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle , porte la date
Dates 1971, porte la date
Auteur(s) Auteur : Benzaquen Edmond,
Edmond Benzaquen (1937 - )

Architecte à la tête de l'Atelier d'Architecture régionale, sis à Sainte-Maxime (83). Il réalise de nombreuses villas de style régionaliste dans les années 1960-1970 dans tout le golfe de saint-Tropez.


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auteur commanditaire, architecte, signature

La villa La Safranède s'élève sur deux étages carrés au-dessus d'un rez-de-chaussée surélevé sur un étage de soubassement. La toiture est constituée de plusieurs appentis couverts de tuiles creuses. L'escalier principal est tournant, à deux volées courbes ; l'escalier de service est tournant à retours sans jour. Des volées droites de quelques marches sont réparties à plusieurs endroits de la maison et desservent les différents demi-niveaux. L'alcôve de la chambre de maître est couverte d'une fausse voûte en arc-de-cloître déprimée et une chambre du deuxième étage est couverte d'une fausse voûte d'ogives.

Murs béton parpaing de béton crépi
Toit tuile creuse
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés
Couvrements fausse voûte d'ogives
fausse voûte en arc-de-cloître
Couvertures appentis

Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie
Typologies plan-masse composite, volumétrie composite, élévation sans axe, caractère régionaliste provençal
Techniques sculpture
sculpture
ferronnerie
papier peint
céramique
Représentations personnage profane pomme de pin tulipe, volute putto ailé ornement fleur colonne, tête d'homme, tête de femme chou crochet, ornement géométrique
Précision représentations

Le plafond du hall vestibule est compartimenté par des moulures et orné d'un chou feuillagé central.

Au départ de l'escalier principal, l'amortissement est sculpté en forme de pomme de pin.

Le vestiaire-réception est revêtu de papier peint métallisé à motifs abstraits. Le robinet du lavabo figure un amour (putto ailé) chevauchant un monstre marin. Le siège d'aisance des W.-C. porte un décor floral.

La mezzanine du séjour est supportée par deux paires de colonnes jumelées, l'une couplant une colonne circulaire et une colonne octogonale ornée d'un visage masculin, l'autre, une droite et une torsadée portant un visage féminin. Le garde-corps de la mezzanine (108 sur 308 centimètres) est en fer forgé à motifs de tulipes et volutes. On retrouve ce même décor ornant la barre à rideaux de la porte-fenêtre.

Au palier du deuxième étage, les poutres reposent sur des culots sculptés de personnages profanes.

Les baies géminées de la salle de gymnastique sont séparées par une colonnette dont le chapiteau est orné de crochets, d'un motif géométrique et d'un personnage. Dans la chambre de la tour, deux grandes baies géminées ont des chapiteaux à personnages.

Maisons Maxime

Titre courant maison de villégiature (villa balnéaire) dite La Safranède
Sélection oui
Adresse Bellevue (boulevard) 10
Datation à partir de 1970
Date 1971
Architecte Benzaquen Edmond
Type Villa "moyenne" à traitement architectural soigné
Plan-masse composite
Volumétrie composite
Elévation principale sans axe
Caractères régionaliste provençal
Couronnement Génoise
Entrée principale position sur façade antérieure
Entrée principale niveau rez-de-chaussée surélevée ou 1er étage
Entrée secondaire position sur façade antérieure
Entrée secondaire niveau soubassement ou rez-de-chaussée
Escalier extérieur oui
Perron non
Porche oui
Terrasse oui
Pergola non
Balcon oui
Galerie non
Loggia non
Bow-window non
Corps en arrondi oui
Date de saisie 2012-10-15T00:00:00.000+02:00
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Tableau représentant La Safranède dans les années 1980. / Gouache sur papier, par C. Courtois-Basso, [ca 1980]. Collection particulière.

  • Demeures de France, anciennes et modernes. 10 intérieurs. / Impr. photoméc., illustration de périodique, par Dajoux-Bouron, 1972. Dans : "Demeures de France", n° 31, couverture, avril 1972.

    La villa en 1972, lorsqu'elle appartenait à son architecte Edmond Benzaquen.
Bibliographie
  • Dajoux-Bouron. Un architecte à Ste-Maxime. La Safranède. Dans : Demeures de France, novembre 1972, numéro 38, couverture, p. 44-51. Article illustré par 19 photos.

    La villa en 1972, lorsqu'elle appartenait à son architecte Edmond Benzaquen.
  • Dajoux-Bouron. Votre villa personnalisée de l'esquisse à la remise des clés. - Aulnay-sous-Bois : Éditions de l’Échiquier, sans date, 16 p.

    Document publicitaire présentant des exemples de réalisations de l'architecte Edmond Benzaquen.
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