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maison de villégiature (villa balnéaire) dite La Lanterne, actuellement Terre Sauvage

Dossier IA83001421 réalisé en 2005

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination maison de villégiature
villa balnéaire
Appellations La Lanterne, Terre Sauvage
Parties constituantes non étudiées jardin d'agrément, conciergerie, serre, portail, temple de jardin, fontaine, garage
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Saint-Raphaël - Saint-Raphaël
Adresse Commune : Saint-Raphaël
Lieu-dit : Boulouris
Adresse : 2536 R.N. 98 de Toulon à Cannes
Cadastre : 1981 AY 487

La villa La Lanterne a été construite en 1910 (permis de construire de 1909, signé de l'architecte Georges Vimort) pour Victor Flachon, directeur du journal anticlérical La Lanterne. Une publication dans la revue L'Architecte de 1912 signale également Pierre Aublé comme co-auteur. Garage et logement du jardinier construits en 1913. En 1919, elle prend le nom de Terre Sauvage et appartient à M. Bernstraete qui en est toujours propriétaire en 1929. Réparation en 1948 par l'architecte F. Margaritis, permis de construire au nom de Bertaud du Chazaud.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1909, daté par source
Auteur(s) Auteur : Aublé Pierre,
Pierre Aublé (1842 - 1925)

La famille de l'architecte Pierre Aublé est originaire du Lyonnais. Son père, employé des Messageries Maritimes de Rhodes avait épousé une Grecque, Marie Clidion. Pierre nait à Rhodes en 1842. Après des études à l’École Polytechnique de Lyon, il travaille comme ingénieur en Turquie à partir de 1869, puis à Saint-Raphaël à partir de 1879, appelé par Félix Martin. Aublé et Martin s’étaient connus lors de leurs études communes à l’École Polytechnique. Ils s’étaient aussi retrouvés en Turquie, lors d’un voyage d’étude de Félix Martin. En 1879, l’architecte de la ville est déjà un Lyonnais, Laurent Vianay. La première grande réalisation de Pierre Aublé est Le Grand Hôtel, à Notre-Dame, premier « palace » de Saint-Raphaël. En 1882, ce sera l’Hôtel Beau-Rivage (détruit), puis en 1882 et 1883, deux édifices d’enseignement, le pensionnat de jeunes filles de Valescure et le collège de garçons de Boulouris. Le grand chantier d’Aublé, c’est la nouvelle église paroissiale Notre-Dame-de-la-Victoire, de 1883 à 1887. Son agence compte alors 20 employés. Il construit dans le même temps une soixantaine de villas à Notre-Dame, Valescure, ou Les Cazeaux.


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architecte, attribution par source
Auteur : Ramelle Auguste,
Auguste Ramelle

Entrepreneur de maçonnerie à Saint-Raphaël dans les années 1910.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source
Auteur : Margaritis F.,
F. Margaritis

Architecte auteur de la restauration de la villa Terre Sauvage à Saint-Raphaël en 1948.


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architecte, attribution par source
Personnalité : Flachon Victor,
Victor Flachon

Directeur du journal anticlérical La Lanterne. Commanditaire de la villa La Lanterne à Saint-Raphaël en 1910.


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commanditaire, attribution par source
Auteur : Vimort Georges-Mathieu,
Georges-Mathieu Vimort (1870 - )

Architecte parisien auteur de nombreuses réalisations en France et au Maroc. Diplômé en 1907 de l'école des Beaux-Arts de Paris. Architecte du Ministère des Colonies. Architecte en chef de l'Ecole coloniale de 1928 à 1941. Il est entre autre l'auteur d'un casino, d'un hôtel et de villas à La Bourboule (63), vers 1928. Il réalise une opération de lotissement à Sainte-Maxime (83) en 1926 et signe les plans de l'une des villas. Auteur de la villa La Lanterne à Saint-Raphaël en 1910.


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architecte, attribution par source

La villa est située à l'avant d'une grande parcelle d'environ 8000 mètres carrés, en balcon sur la mer. Le jardin, parcouru d'allées, est planté de palmiers, de pins, de cyprès et de cèdres. L'entrée principale est au nord, sur la façade antérieure, en rez-de-chaussée surélevé accessible par un perron aux marches de marbre, abrité par un auvent à structure de bois et à toit de tuiles. Les vantaux de la porte d'entrée sont en fer forgé et verre. De ce côté les élévations jouent sur les décrochements de toitures et les pleins et les vides. La travée centrale présente ainsi les vides du porche dans-œuvre au rez-de-chaussée et d'une galerie au second étage. Ce corps central est flanqué de deux travées symétriques puis de deux pavillons en rez-de-chaussée couverts de loggias (à présent fermées en vérandas). Deux fontaines sont adossées sur les élévations latérales de ces pavillons. Au sud, un autre perron de marbre donne accès à une galerie au plafond à poutres apparentes, couverte d'une terrasse d'agrément. Le perron et les baies de l'étage sont protégés par des auvents de tuiles. Au nord, l'avant-toit est ouvert, à chevrons apparents. Au sud, les élévations sont couronnées par une balustrade au-dessus du premier étage, qui sert de garde-corps à la terrasse sur laquelle ouvre le second étage en retrait. La villa s'organise autour d'un vestibule central à l'italienne, occupé sur son côté ouest par l'escalier. Toute la moitié sud du plan est occupée par le salon et la salle à manger formant un seul espace et largement ouverts sur la galerie extérieure. Au nord-est, se trouvent la cuisine et l'office, directement accessibles par l'extérieur, l'office communiquant avec la salle à manger. Le nord-ouest abritait la bibliothèque et un laboratoire photographique. A l'étage, une galerie dessert les différentes chambres et le bureau. L'escalier principal s'arrête à ce niveau. Un escalier de service part de l'office et monte jusqu'au second qui était occupé par les chambres des domestiques.

Murs pierre
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit tuile creuse
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées, jardin de niveau
Couvertures toit à longs pans
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie
Typologies plan-masse régulier, volumétrie symétrique, élévation avec axe, caractère éclectique
Techniques sculpture
ferronnerie
Représentations balustre colonne ordre toscan mascaron raisin guirlande fleur ornement architectural lierre
Précision représentations

Sur la façade sud, côté jardin, garde-corps des terrasses des premier et deuxième étages à balustres, et galerie à colonnes toscanes. Deux colonnes toscanes encadrent également le porche de l'entrée nord et soutiennent les pergolas des angles nord-ouest et nord-est. Les fontaines adossées à ces pavillons sont ornées d'un encadrement de pilastres dont les parties basses imitent des concrétions, et qui supportent un entablement à guirlande de fleurs. Les arrivées d'eau sont des mascarons (satyres barbus couronnés de raisin). Les guirlandes de fleurs se retrouvent sur les entablements des fenêtres du premier étage, au sud, et sur les vases cantonnant les angles de la villa. Vantaux de la porte d'entrée nord en ferronnerie à motif de lierre. Au premier étage, bureau à lambris sculptés d'ornements architecturaux néo-grecs. Temple de jardin à colonnes toscanes.

Villa-Château aristocratique ou bourgeoise ; 1880-1919

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Saint-Raphaël. Matrices cadastrales. 1827-1914, 1921-1966. Archives communales, Saint-Raphaël : série N.C.G4.

    Série N.C.G6-13. Case n°249.
  • Saint-Raphaël. [Anciens] permis de construire. Archives communales, Saint-Raphaël : Série W.

    2004-1 W 16.
  • Saint-Raphaël. Impôts sur les constructions nouvelles. Archives communales, Saint-Raphaël : 1 G 6 / 1.

    Sous dossier 29.
Documents figurés
  • Boulouris-sur-Mer. Villa "La Lanterne" et la terrasse. / Carte postale, 1er quart 20e siècle. Médiathèque, Saint-Raphaël : Fonds Carlini.

Bibliographie
  • Villa à Saint-Raphaël. Dans : L'Architecte, 1912, p. 7 - 8, pl. 3 - 4, fig.

    Plans, façades, photos.
  • Les Tablettes de la Côte d'Azur, revue bimestrielle, années 1919-1933.

    10 juillet 1919.
  • JEANNIN-MICHAUD, Emilie. Saint-Raphaël, naissance d'une station. Étude architecturale. Th. doct. : Paris 10 : 1983.

    P. 438-439.
  • PASQUALINI, Frédéric. Saint-Raphaël. Formation d'une ville balnéaire. Diplôme : Unité pédagogique d'Architecture de Marseille : 1984.

    P. 122.
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Négrel Geneviève