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maison de villégiature (villa balnéaire) dite château du mont-Boron, château de l'Anglais, château Smith ou encore folie Smith

Dossier IA06002818 inclus dans secteur urbain du Mont-Boron réalisé en 2016

Fiche

Historique

Le Mont Boron n’est pas encore « la plus voluptueuse, la plus somptueuse des collines niçoises » que décrit en 1920 Dominique Durandy. En 1856 il s’agit encore d’un promontoire vierge de toute construction - exception faite du Mont Alban – et de route. Rocailleux, les terrains dit de « bandites » appartiennent à la ville et sont loués par des bergers descendant de la montagne en hiver. Ce promontoire à l’est de Nice possède néanmoins une vue sur toute la Baie des Anges et bien au-delà. Un colonel anglais à la retraite, Robert Smith (1787-1873), a pour hobby la construction de demeures de style indien. Il a en effet fait toute sa carrière militaire en Inde et à restaurer de nombreux édifices. Peintre à ses heures, il aime croquer sur ses carnets de paysages des bâtiments comme le QutbMinar de Dehli, le Fort Rouge ou la tombe de Sfdar Jang Hean’Red. Ses tableaux évoquant les Indes sont des peintures reconnues. En 1846 il aménage à Rome une villa dans le style indien et en 1854 il conçoit une autre « folie », à Paignton, le Redcliffe Tower, d’inspiration indienne A 69 ans il achète le 6 avril 1856 à la ville de Nice pour 10 000 f un peu plus de 22 406 m², « une terre en friche, sans aucune plantation, presque entièrement rocailleuse et abrupte » où il va établir une troisième folie, variante des précédentes. Il a comme idée : « rendre à la culture une portion de terrain rocailleux et inculte qui se trouve sur le versant du couchant du promontoire de Montboron et y construire une bâtisse qui ne manquera pas de concourir à l’embellissement de ce quartier » En 1860 il devient membre de la Société Centrale d’Agriculture, d’Horticulture et d’Acclimatation de Nice et des Alpes-Maritimes. Il décède en Angleterre en 1873 laissant son œuvre non achevée. Son fils vend en 1875 la propriété qu’il a au préalable agrandie en achetant une petite parcelle triangulaire située à l’est de la propriété en dessous de la route de Villefranche (afin de conserver le mur de clôture construit par le colonel).

Le comte Melchior Gurowski de Wczele, consul d’Autriche-Hongrie à Nice est l’acheteur. La propriété est alors décrite comme « château, rotonde, galeries, villa et autres bâtiments tous incomplets et en mauvais état, et un terrain inculte, rocailleux, complanté de diverses plantes d’agrément, le tout clos de murs sauf du côté de la mer ». Les terrains au-dessus de la route de Nice à Villefranche (dont la villa de la tour du Mont-Boron) ne sont pas compris dans la vente dont le montant est de 45 000 F. Le comte agrandit le domaine en achetant en avril 1875 la propriété qui le jouxte à l’est, en dessus et en dessous de la nouvelle route de Villefranche. C'est sans doute le Comte qui plante de nombreux arbres car le site était, du temps de Smith, encore très largement rocailleux, comme le montrent les illustrations de l'époque. Il meurt en 1908. Dominique Durandy signale en 1920 que ces cendres reposent dans la petite « fabrique » (petite construction élevée dans un jardin) en forme de mausolée miniature au bout de la propriété, actuellement située au 13 avenue Jean Lorrain. Mais aucun document ne le prouve.

Comme pour Robert Smith, aucun document ou presque ne nous est parvenu si ce n’est le plan et sa réalisation en 1913 d’un pavillon de gardien de plan carré, d’environ 5m de côté, sommé de deux tourelles à bulbes. Son esthétique respecte celle instaurée par Smith, ce qui laisse penser que le comte Gurowski et son fils Dudley lui ont été fidèles par certains côtés. Cependant de nombreux bouleversements ont transformé profondément l’idée originelle, notamment l’ajout d’un étage qui annule l’effet des deux tours latérales ou la modification du crénelage.

Le fils de Melchior, le comte Dudley Beaumont Gurowski de Wczele se défait de la propriété en 1926 pour un montant de 1 925 000F. L’acquéreur est la société à responsabilité limitée dite « Château du Mont-Boron », également désignée comme « société du Cap de Nice », société formée entre M. Guenot et M. Léon Klibansky, banquier. La création d’un lotissement est approuvée en septembre 1927 et le bâtiment principal et ses annexes sont transformés en apprtements. Le Château passe de société civile en société civile et en 1934 sa destruction est envisagée. Il faut croire que le Château est devenu un emblème niçois car l’annonce de cette destruction créé une grande émotion dans la population et le projet est annulé. En 1945 il semblerait qu’un restaurant de luxe ainsi que studios et appartements aient pris place dans le Château qui redevient une copropriété dès 1958, ce qu'il est toujours aujourd'hui. .

Description

Le bâtiment principal

Le plan de 1872, un an avant la mort de Smith, fournit un état relativement précis de la propriété. La nouvelle voie, le boulevard Carnot, prévue au moment de la vente en 1856 a été réalisée entre 1859 et 1862, isolant la partie nord-est du domaine. Des bâtiments sont toujours en construction au nord comme au sud. Le bâtiment principal se compose d’un long corps formant une galerie à arcades dont le centre est surmonté d’une tour ronde massive à fenêtres et oculi et dont les extrémités sont formées de deux tourelles. Un escalier à double révolution descendait jusqu’à une rotonde dont la coupole est percée d’ouvertures. Le château, élevé sur un rez-de-jardin abritant une partie des communs, comportait deux niveaux. Un rez-de-chaussée à arcades couvrant toute la longueur de la bâtisse était surmonté d’un étage consacré aux chambres dont les fenêtres s’ouvraient sur une large terrasse. Au-dessus, sur le toit-terrasse, un escalier extérieur permettait de rejoindre la tourelle centrale ornée de larges créneaux et d’échauguettes à bulbe rappelant les palais indiens. Pour parachever son œuvre, Robert Smith ajouta sur ce toit deux constructions aux allures de frontons semi-circualires dentelés rappelant, encore une fois sans les imiter, les édicules coiffant le sommet des temples de Madurai ou du Palais des vents à Jodphur. C’est Hippolyte Mayrargues qui décrit le plus le lieu en 1877 (in De villa en villa, Nice, Malvano, 1877) : « A peine entré dans le jardin, on voit, à gauche, une maison bâtie en briques rouges et dont l’aspect est vraiment monumental. Cette maison a trois étages : le rez-de-chaussée est divisé en salon, boudoir, salle à manger, salle de billard. Au milieu d’une vaste antichambre qui sépare le salon des communs, est un magnifique escalier en marbre, menant à une salle de spectacle de forme ronde où peuvent tenir quatre à cinq cent personnes. Le plafond de cette salle est vitré, ce qui permet d’y jouer, même en plein jour. De petites loges l’entourent ; elles sont séparées par des cloisons, de manière à former, les jours de fêtes, autant de petits salons pour les soupers." A l’intérieur, elle est décorée de médaillons de Victoria et d’Albert ainsi que de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. Cette rotonde permet, entre autres, l'exposition des toiles réalisées par Smith. le comte Gurowski, quant à lui, est un collectionneur d’antiquités et transforme la Rotonde en musée qu’il espère léguer à la ville de Nice. Dominique Durandy évoque les « marbres héraldiques, les colonnes de style grec, des vasques élégantes, des chapiteaux finement ciselés, des pierres tombales anciennes, des sculptures païennes, des tableaux médiocres, un nombre considérable de statues et de bustes » (in Mon Pays : villages et paysages de la Riviera, Nice, Van Oest, 1920)

On ne sait si c'est le Major Smith ou le Comte Gurowski qui a inséré des touches plus anglaises au moyen d’appliques en terre cuite : des masques de lions, des médaillons représentant Saint Georges terrassant le dragon et d’autres médaillons symbolisant les nations britanniques, la rose, le chardon et le trèfle. Ces derniers sont d’ailleurs repris en décoration intérieure dans la coupole de la Rotonde. D’autres éléments, comme des croix en relief ou des animaux marins viennent compléter le dispositif décoratif.

La propriété

Parmi les différentes « fabriques » ou pavillons on trouve une piscine circulaire au bord de la mer, des réservoirs d’eau, un bassin d’agrément dans la cour d’entrée, une rotonde au-dessous du Château. Elisée Reclus, en 1864, (in Les villes d’hiver de la Méditerranée et les Alpes-Maritimes, Hachette, 1864, p.243) évoque « Au-dessous de la villa, des jardins suspendus, taillés à grand frais dans le rocher, descendent de terrasses en terrasses jusqu’à la mer ». En 1861 Auguste Burnel parlait déjà des « parterres garnis de roses, de géraniums et de fleurs rares …éparpillés çà et là sur le rebord de la corniche élevée qui domine la mer » (in La Revue de Nice).

La description que fait Hippolyte Mayrargues en 1877 ne distingue pas les travaux de Smith de ceux de Gurowski mais elle permet néanmoins d’avoir une vue d’ensemble des aménagements à cette date : « Un vaste bassin, en rocaille, dessiné d’une manière très pittoresque, domine le terrain de la villa et alimente toute la propriété. De l’autre côté de la route se trouvent d’autres constructions de même style auxquelles l’ancien propriétaire de la villa avait donné le nom de "Melon Lodge". On descend de deux façons à la mer : par une route et par un escalier. J’ai parlé plus haut de la route ; l’escalier a plus de deux cents marches. Du reste, il n’est pas fatigant, car de distance en distance, se trouve, soit un pavillon, soit un abri, soit une terrasse où l’on se repose sur de beaux bancs en marbre et l’on admire le paysage qui s’étend devant vos yeux ravis. L’escalier conduit à un port en miniature creusé dans le roc ; de chaque côté de l’anse on a percé un abri : l’un pour un yacht de plaisance que l’on peut facilement mettre à l’eau ; l’autre sert de cabine aux habitants du château lorsqu’ils veulent se baigner. Enfin, sur des rochers qui s’avancent dans la mer, une croix de marbre blanc indique les limites de la propriété. L’on peut venir s’y asseoir, y pêcher ou contempler la mer qui s’étend aussi loin que l’on jette les yeux et dont la frange blanche vient se briser à vos pieds. Je crois qu’il est impossible de trouver à Nice un endroit plus poétique, plus beau, plus souverainement imposant que ce coin de terre. Tout dans la villa de Wczelle est fait pour charmer la vue, élever l’esprit et réjouir le cœur. »

Ultime folie d’un siècle qui, à côté de descriptions louangeuses, produit des textes amusants. Ainsi, Emile Négrin parle de « quelque chose, cauchemar des architectes classiques » (in Les promenades de Nice, Nice, Gilletta, 1862). Quant à Stephen Liegeard, il la décrit longuement dans La côte d’azur (Paris, Quentin, 1887) (1887) : « A la pointe extrême du cap miroite cette agglomération de bâtisses aussi disgracieuses que bizarres, qui n’est ni un château, ni un palais, ni une tour, ni un bastion, ni une villa, ni une pièce montée, ni un gâteau de Savoie, ni rien qui ait un nom dans aucune langue : cascade aride de murs et de terrasses escarpées roulant du promontoire à la mer, âpre décor sans goût planté sur un roc sans herbe, qu’on appelle la folie Smith (Smith’folly), faute d’une autre désignation, et bien que cette aberration singulière ait changé deux fois de titulaire, depuis qu’elle sortit du cerveau d’un fils d’Albion, son criminel auteur. »

Précision dénomination maison de villégiature
villa balnéaire
Appellations château de l'Anglais, château du Mont-Boron, folie Smith, château Smith
Parties constituantes non étudiées pavillon de jardin
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Nice - Nice
Adresse Commune : Nice
Lieu-dit : Mont-Boron
Adresse : 179 boulevard Carnot , 29 avenue Jean Lorrain
Cadastre : 2016 KH 0160 à 0164 Des éléments du Château persistent dans d'autres parcelles KH0154 : mausolée ; KH0165 ; KH0123 maison de gardien

Le colonel et ingénieur anglais à la retraite, Robert Smith (1787-1873), a pour hobby la construction de demeures de style indien. Il a en effet fait toute sa carrière militaire en Inde et à restaurer de nombreux édifices. A 69 ans il achète le 6 avril 1856 à la ville de Nice pour 10 000 f un peu plus de 22 406 m², « une terre en friche, sans aucune plantation". Son idée : « rendre à la culture une portion de terrain rocailleux et inculte qui se trouve sur le versant du couchant du promontoire de Montboron et y construire une bâtisse qui ne manquera pas de concourir à l’embellissement de ce quartier ». Il décède en Angleterre en 1873 laissant son œuvre non achevée. Son fils vend en 1875 la propriété qu’il a au préalable agrandie en achetant une petite parcelle triangulaire située à l’est de la propriété en dessous de la route de Villefranche.

Le comte Melchior Gurowski de Wczele, consul d’Autriche-Hongrie à Nice est l’acheteur. La propriété est alors décrite comme « château, rotonde, galeries, villa et autres bâtiments tous incomplets et en mauvais état, et un terrain inculte, rocailleux, complanté de diverses plantes d’agrément, le tout clos de murs sauf du côté de la mer ». Les terrains au-dessus de la route de Nice à Villefranche (dont la villa La Tour) ne sont pas compris dans la vente. Le comte agrandit le domaine en achetant en avril 1875 la propriété qui le jouxte à l’est, en dessus et en dessous de la nouvelle route de Villefranche. Les travaux sur le bâtiment principal ont transformé profondément le profil originel, notamment par l’ajout d’un étage qui annule l’effet des deux tours latérales, ou encore la modification du crénelage.

Le fils de Melchior, le comte Dudley Beaumont Gurowski de Wczele se défait de la propriété en 1926. La création d’un lotissement est approuvée en septembre 1927. Le Château passe de société civile en société civile et en 1934 sa destruction est envisagée. Il faut croire que le Château est devenu un emblème niçois car l’annonce de cette destruction créé une grande émotion dans la population et le projet est annulé. En 1945 il semblerait qu’un restaurant de luxe ainsi que studios et appartements aient pris place dans le Château qui redevient une copropriété en 1958.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1856, daté par source
1927, daté par source
Auteur(s) Auteur : Smith Robert, dit(e) colonel Smith,
Robert Smith , dit(e) colonel Smith (1787 - 1873)

Ingénieur du génie civil à partir de 1803 pour le compte de la Compagnie des Indes Orientales, il restaure comme architecte plusieurs monuments indiens : le Fort-Rouge, la mosquée Qutb Minar de Dehli ou la tombe de Sfdar Jang Hean'Read. Il construit dans un style néo-gothique les églises Saint-James à Dehli et Saint-George à Pennang en Malaisie. En 1846 il aménage à Rome une villa dans le style moghol et en 1854 il construit à Paingnton le Redcliffe Tower, d'inspiration indienne.


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auteur commanditaire, architecte, attribution par source
Auteur : Gurowski de Wczele Melchior
Melchior Gurowski de Wczele (1830 - 1908)

Le comte Melchior Gurowski de Wczele, consul d'Autriche-Hongrie à Nice. Il est également Commandeur de l'ordre royal d'Isabelle la catholique, Officier de l'Instruction publique, Commandeur de l'ordre souverain de Malte, Chevalier de la couronne de fer ou Chevalier de la Légion d'honneur. Il est propriétaire du château du Mont-Boron de 1875 à 1908. Son fils vendra la propriété en 1926.


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Le plan de 1872, un an avant la mort de Smith, fournit un état relativement précis de la propriété. La nouvelle voie, le boulevard Carnot, prévue au moment de la vente en 1856 a été réalisée entre 1859 et 1862, isolant la partie nord-est du domaine. Des bâtiments sont toujours en construction au nord comme au sud de la propriété.

Le bâtiment principal se compose d’un long corps formant une galerie à arcades dont le centre est surmonté d’une tour ronde massive à fenêtres et oculi et dont les extrémités sont formées de deux tourelles.

Un escalier à double révolution descendait jusqu’à une rotonde dont la coupole est percée d’ouvertures.

Le château, élevé sur un rez-de-jardin abritant une partie des communs, comportait deux niveaux. Un rez-de-chaussée à arcades couvrant toute la longueur de la bâtisse était surmonté d’un étage consacré aux chambres dont les fenêtres s’ouvraient sur une large terrasse. Au-dessus, sur le toit-terrasse, un escalier extérieur permettait de rejoindre la tourelle centrale ornée de larges créneaux et d’échauguettes à bulbe rappelant les palais indiens. Pour parachever son œuvre, Robert Smith ajouta sur ce toit deux constructions aux allures de frontons semi-circualires dentelés rappelant, encore une fois sans les imiter, les édicules coiffant le sommet des templs de Madurai ou du Palais des vents à Jodphur.

En 1875, le nouveau propriétaire surélève le bâtiment principal, modifie crénelage et ouvertures. La transformation en copropriété à partir des années 30 modifie encore l'ensemble en, notamment, fermant des loggias et rajoutant des balcons filants.

Murs enduit
Couvrements
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures
Énergies
Typologies avant 1860
Techniques maçonnerie
décor stuqué
Représentations ornement, trèfle, plante, rose, animal, ornement en forme d'objet, symbole national ornement figuré, symbole chrétien
Précision représentations

Smith ou Gurowski ont néanmoins inséré des touches plus anglaises au moyen d’appliques en terre cuite : des masques de lions, des médaillons représentant Saint Georges terrassant le dragon et d’autres médaillons symbolisant les nations britanniques, la rose, le chardon et le trèfle. Ces derniers sont d’ailleurs repris en décoration intérieure dans la coupole de la Rotonde. D’autres éléments, comme des croix en relief ou en retrait, des animaux marins viennent compléter le dispositif décoratif.

Z Nice repérage

01-DENO maison
02-CHRONO avant 1860
09-MATERIAUX non
16-BELVEDERE non
Statut de la propriété propriété d'une société privée
Éléments remarquables jardin
Protections inscrit MH, 2000/06/20
Précisions sur la protection

Façades et toiture du bâtiment principal (château de l'Anglais proprement dit) ; façades et toiture du bâtiment des garages, en bordure de l'avenue Jean-Lorrain ; ensemble de la parcelle KH 162 constituant la cour et les jardins du château ; bâtiment de la rotonde en totalité, avec son décor, y compris l'escalier souterrain montant vers le château ; à l'intérieur du château : plafond peint et décor des murs de l'appartement du rez-de-chaussée de la tour centrale (ancien vestibule - lot 68) , ensemble des quatre pièces principales en enfilade de l'appartement du premier étage de l'aile sud avec leur décor (lot 53) , ensemble des autres plafonds à décor peint, à savoir : deux plafonds dans l'appartement du rez-de-chaussée de l'aile sud (lot 51) , un plafond divisé par des cloisons dans l'appartement du premier étage de la tour centrale (lot 56) , deux plafonds dont un divisé par une cloison dans l'appartement du premier étage de l'aile nord (lot 60) , un plafond dans l'appartement du deuxième étage de l'aile sud (lot 54) , trois plafonds dans l'appartement du deuxième étage de la tour centrale (lot 57) , un plafond dans l'appartement du deuxième étage de l'aile nord (lot 61) (cad. KH 160, 162).

protection au titre du PLU (n°430) pour le pavillon de gardien (parcelle KH0123)

Références documentaires

Documents d'archives
  • Demandes de permis de construire. Archives communales, Nice : 2T

    2T 289 378 (pavillon de gardien)
Documents figurés
  • Jules DEFER. Vue nocturne du Château de l'Anglais sur la basse corniche. Huile sur toile, 22,5 cm. x 33 cm. - Signée b.g., n.t., n.d. Collection particulière.

Bibliographie
  • Luc Thévenon, Les folies : fantaisies architecturales de la Belle Époque à Nice. / Nice : Serre , 2003. 127 p.

    p.20
  • MAYRARGUES, Hippolyte. De Villa en Villa (Nice). Nice : Imprimerie Anglo-Française Malvano & Cie, éditeurs, 1877.

    p.79 BMVR de Nice - bibliothèque Romain Gary : FR.A.662
  • GAYRAUD, Didier. Demeures d'azur. Breil-sur-Roya : Les Editions du Cabri, 1998.

    p.54
  • STEVE, Michel. Histoire de l'architecture à Nice de 1830 à nos jours. Nice : Institut d'études niçoises, 2018. 280 p.

    p.96
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Dallo Roberte
Roberte Dallo , né(e) Dallo (18/03/1972 - )

Historienne de formation, elle travaille depuis 15 ans sur le patrimoine architectural. Son sujet de prédilection concerne les matériaux des façades. Elle a contribué au Guide du Ravalement de la Ville de Nice et poursuivi ses recherches au sein de l'association Gloria Mansion dont elle est présidente. Elle est l'auteure de l'ouvrage Art déco, une méditerranée heureuse, éd. Gilletta, 2015 ainsi que de quelques articles de l'ouvrage Les 75 monuments historiques de Nice, éd. Mémoires millénaires, 2017. Elle a publié un article dans la revue ANABF "Le béton coloré : un patrimoine Art déco, un matériau d'avenir". Elle participe régulièrement au Salon International du Patrimoine Culturel à Paris et à co-organisé le séminaire "Façades en ciments colorés, une identité niçoise à valoriser" en 2017.


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