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maison d'industriel du lotissement Crillon

Dossier IA13001326 inclus dans quartier de l'Estaque-Gare réalisé en 2000

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

  • maisons
    Marseille 16e arrondissement, L'Estaque

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Cet édifice sophistiqué avec un souci de composition exceptionnel sur ce terrain, forme avec la maison voisine (Référence IA13001325) et celle d'en face (Référence IA13001447) un ensemble de maisons d'industriels tuiliers construites vers 1850-1880, au croisement de la rue Le-Pelletier et de l'avenue de la Gare, non loin du croisement du boulevard Fenouil. La longueur et la composition des façades et le jeu entre pierre et brique rendent cet ensemble unique dans le secteur. Peut-être ce jeu brique/pierre répond-il à celui de l'usine de la Plata, de "construction fort coquette, coupée par des lignes de briques rouges d'un effet charmant" selon la description qu'en fait Verany. Cette usine, appartenant à Sacoman et Boët, faisait presque face à ces maisons, de l'autre côté de la voie ferrée.

Pierre Sacoman dit l'Abbé est fils de Jean-Jacques Sacoman, tuilier et de Marie Thérèse Maurel. Il sera un des fondateurs de la Société Générale des Tuileries de Marseille en 1894.

Cet ensemble étant fermé, nous n'avons pu le visiter.

Genre d'industriel
Parties constituantes non étudiées allée, jardin, puits, portail
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Grand Projet de Ville, l'Estaque-les Riaux
Adresse Commune : Marseille 16e arrondissement
Lieu-dit : quartier de l' Estaque-Gare
Adresse : 29 à 35 rue Le-Pelletier
Cadastre : 1978 Estaque E 75, 76, 77

Mathieu Rolandin, important propriétaire foncier domicilié aux Guérites où il possède des tuileries, acquiert en juillet 1849 et mars 1850 deux parcelles mitoyennes dans le lotissement Crillon nouvellement créé. Il fait construire le corps de bâtiment central décrit comme "une maison d'habitation à la moderne en grand pavillon en briques" lors de sa vente en 1868 à Pierre Sacoman, propriétaire et fabricant de tuiles. Celui-ci, qui possédait l'usine de la Plata, avait en fermage la tuilerie de Rolandin située de l'autre côté du chemin depuis au moins 1861. Il acquiert en même temps que la maison et la propriété des Guérites, les propriétés de Rolandin dans le massif de la Nerthe (sur les communes de Marseille, des Pennes-Mirabeau, du Rove, de Sausset et à Méjean) dont le domaine de Cossimont (Référence IA13001463). A ce moment, le jardin situé devant la maison ne lui appartient pas, mais relève de la bastide Nalin voisine. Le terrain du jardin a été acquis en 1874 et 1894 des enfants Nalin. Pierre Sacoman fait construire les deux corps de bâtiments latéraux, peut-être en 1877, date d'accroissement portée dans les matrices cadastrales. Pierre Sacoman et Martin Boët, architecte, étant associés, on peut faire l'hypothèse que Martin Boët fut l'architecte de ces accroissements. Dans le partage des biens de Pierre Sacoman en 1902, la maison échoit à sa fille Angèle-Marie épouse de Joseph-Laurent Roux, fabricant tuilier, domicilié place de l'Eglise à Saint-Henri. En 1930, les petits-fils de Pierre Sacoman, les frères Roux, envisagent de morceler le jardin en un lotissement Sacoman qui n'est pas réalisé (Référence IA13001438).

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1851, daté par source
Auteur(s) Auteur : Boët Martin, architecte, (?), attribution par source
Personnalité : Rolandin Mathieu, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Sacoman Pierre, dit(e) Abbé (L'), commanditaire, attribution par source

Cette maison est composée de trois corps de bâtiments, d'un étage sur soubassement, couvert de toits à longs pans, avec en façade sur rue un soubassement de pierre percé de soupiraux de forme octogonale et une même hauteur de corniche. Les toits sont couverts de tuiles creuses sur la partie gauche, de tuiles plates mécaniques sur le corps central et l'aile droite. Les élévations antérieures sur rue utilisent la brique et la pierre. Le corps central à deux niveaux ouvre cinq travées de baies couvertes en arcs brisés et compte deux portes au rez-de-chaussée. Il est revêtu de briques avec des éléments de trames de façades en pierre, cependant que les ailes, qui comptent deux travées de baies à linteau droit, sont de pierre. Les élévations sur jardins distinguent aussi corps central, avec loggia, des ailes dont les façades sont faites de lits alternés de briques et de pierres. Une terrasse court le long du corps central. A l'arrière, l'accès carrossable se faisait par un portail en brique, que protégeaient des chasse-roue en calcaire. Devant la maison, quelques platanes. Des traces de jardin symétrique étaient encore visibles lors de l'enquête.

Murs brique
calcaire
pierre de taille
Toit tuile creuse, tuile plate mécanique
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier dans-oeuvre
Typologies maison bourgeoise

Cet édifice sophistiqué avec un souci de composition exceptionnel sur ce terrain, forme avec la maison voisine (Référence IA13001325) et celle d'en face (Référence IA13001447) un ensemble de maisons d'industriels tuiliers construites vers 1850-1880, au croisement de la rue Le-Pelletier et de l'avenue de la Gare, non loin du croisement du boulevard Fenouil. La longueur et la composition des façades et le jeu entre pierre et brique rendent cet ensemble unique dans le secteur. Peut-être ce jeu brique/pierre répond-il à celui de l'usine de la Plata, de "construction fort coquette, coupée par des lignes de briques rouges d'un effet charmant" selon la description qu'en fait Verany. Cette usine, appartenant à Sacoman et Boët, faisait presque face à ces maisons, de l'autre côté de la voie ferrée. £Pierre Sacoman dit l'Abbé est fils de Jean-Jacques Sacoman, tuilier et de Marie Thérèse Maurel. Il sera un des fondateurs de la Société Générale des Tuileries de Marseille en 1894. £Cet ensemble étant fermé, nous n'avons pu le visiter.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables élévation

Références documentaires

Documents d'archives
  • Vente d'un terrain à l'Estaque (Marseille) par Crillon à Mathieu Rollandin, 1849 Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 4 Q 2 3467

    transcription hypothécaire n°64
  • Vente d'un terrain à l'Estaque (Marseille) par Crillon à Mathieu Rollandin, 1850 A chives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille: 4 Q 2 3479

    transcription hypothécaire n°23
  • Vente (de diverses propriétés) par Rolandin Mathieu à Sacoman Pierre à l'Estaque (Marseille), 1868. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 4 Q 2 4115.

    transcription hypothécaire n° 5
  • Partage des biens de Pierre Sacoman à l'Estaque, la Nerthe et Sausset, 1902. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 357 E 665

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