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maison d'architecte (villa) dite Villa Aublé

Dossier IA83000625 réalisé en 2003

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Genre d'architecte
Précision dénomination villa
Appellations Villa Aublé
Parties constituantes non étudiées portail, jardin d'agrément
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Saint-Raphaël - Saint-Raphaël
Adresse Commune : Saint-Raphaël
Lieu-dit : Notre-Dame
Adresse : 152 avenue du Maréchal-Lyautey
Cadastre : 1981 AV 267

Cette villa a été construite en 1882 par l'architecte Pierre Aublé (1842-1925) pour abriter ses bureaux. Un des médaillons sculptés de la façade sud-ouest porte la date 1885 et la signature P. Aublé, en caractères grecs. Dans le recensement de 1886, nous notons qu'il est âgé de 44 ans, qu'il est mentionné comme ingénieur-architecte et qu'il réside en sa villa en compagnie de sa femme Marguerite Didier (37 ans), de son beau-père Charles Didier (78 ans), de sa fille Nicole (17 ans), d'une cuisinière et d'une femme de chambre. Il y habita jusqu'à sa mort en 1925. La villa appartient toujours à ses descendants. Endommagée pendant la dernière guerre, elle a été restaurée en 1997 et transformée en plusieurs appartements et un cabinet médical.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1882, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Aublé Pierre,
Pierre Aublé (1842 - 1925)

La famille de l'architecte Pierre Aublé est originaire du Lyonnais. Son père, employé des Messageries Maritimes de Rhodes avait épousé une Grecque, Marie Clidion. Pierre nait à Rhodes en 1842. Après des études à l’École Polytechnique de Lyon, il travaille comme ingénieur en Turquie à partir de 1869, puis à Saint-Raphaël à partir de 1879, appelé par Félix Martin. Aublé et Martin s’étaient connus lors de leurs études communes à l’École Polytechnique. Ils s’étaient aussi retrouvés en Turquie, lors d’un voyage d’étude de Félix Martin. En 1879, l’architecte de la ville est déjà un Lyonnais, Laurent Vianay. La première grande réalisation de Pierre Aublé est Le Grand Hôtel, à Notre-Dame, premier « palace » de Saint-Raphaël. En 1882, ce sera l’Hôtel Beau-Rivage (détruit), puis en 1882 et 1883, deux édifices d’enseignement, le pensionnat de jeunes filles de Valescure et le collège de garçons de Boulouris. Le grand chantier d’Aublé, c’est la nouvelle église paroissiale Notre-Dame-de-la-Victoire, de 1883 à 1887. Son agence compte alors 20 employés. Il construit dans le même temps une soixantaine de villas à Notre-Dame, Valescure, ou Les Cazeaux.


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auteur commanditaire, architecte, attribution par travaux historiques

La villa est située en avant d'une parcelle traversante, plantée d'arbousiers, de palmiers, de yuccas et de lauriers, qui occupait à l'origine une superficie d'environ 5400 mètres carrés. Elle se présente comme un volume régulier constitué d'un rez-de-chaussée surmonté d'un étage en retrait au sud-ouest, dégageant ainsi l'espace d'une terrasse d'agrément cantonnée par deux loggias en avancée. La partie antérieure (nord-est) est couverte d'un toit à longs pans, à croupe, la partie sud-ouest est couverte d'une terrasse sur laquelle ouvre l'étage de comble. L'ensemble est couronné par une corniche. A l'origine, les bords du toit étaient ornés d'une bordure découpée.

Une citerne sous la maison, alimentée par une source en amont, permettait de remplir par une pompe une cuve de zinc installée sur le toit. Lorsque celle-ci était pleine, le surplus s’égouttait par des canalisations dans les deux niches flanquant la façade antérieure, formant fontaines.

Le rez-de-chaussée était occupé par les bureaux, la cuisine et les pièces de service. L'étage noble comportait la salle à manger à l'ouest, communiquant avec la cuisine par un monte-plats, le salon et les chambres. Les combles était occupés par les chambres des domestiques.

Murs pierre
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit tuile plate mécanique
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée, jardin accidenté
Couvertures terrasse
toit à longs pans
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
Typologies plan-masse régulier, volumétrie symétrique, élévation avec axe, caractère pittoresque
États conservations restauré
Techniques peinture
sculpture
Représentations pilastre ordre composite colonne ordre ionique médaillon fleur tête homme ornement végétal animal fantastique rinceau feuillage portrait tête femme symbole professionnel
Précision représentations

Fontaines des niches à décor en rocaille imitant des concrétions. L'ensemble des façades est rythmé, à chaque ressaut, par des pilastres cannelés composites. Les arcs des ouvertures des loggias, au sud-ouest, retombent sur des colonnes cannelées ioniques. Chaque écoinçon porte un médaillon, l'un à motif de pivoine, un autre à visage d'Apollon, les deux derniers ayant des outils symbolisant les différents métiers du bâtiment. Dans les loggias, des bancs de pierre sont sculptés d'ornements végétaux et d'animaux fantastiques à tête de lion.

Dans le salon sud-est, cheminée en marbre blanc à décor de rinceaux de feuillage en haut relief, surmontée d'un miroir à encadrement de bois sculpté d'un petit portrait féminin de profil.

Villa de villégiature moyenne à traitement architectural soigné ; 1880-1919

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • [Saint-Raphaël.] Statistiques de population. 1793-1946. Archives communales, Saint-Raphaël : 1 F 4.

    Recensement de 1886.
Documents figurés
  • Saint-Raphaël. Villa Aublé. Vue de situation prise du nord. / Photographie noir et blanc par Pierre Aublé, 4e quart 19e siècle. Collection particulière.

  • Saint-Raphaël. Villa Aublé. Vue de volume prise du sud. / Photographie noir et blanc par Pierre Aublé, 4e quart 19e siècle. Collection particulière.

  • Saint-Raphaël. Villa Aublé. Vue prise d'une loggia en direction de la mer et de l'arrière de l'hôtel Beau-Rivage. / Photographie noir et blanc par Pierre Aublé, 4e quart 19e siècle. Collection particulière.

    Collection particulière
Bibliographie
  • BERTORA, Élodie. La Villa Aublé. Étude universitaire, 1997/98. 37 p., ill.

  • JEANNIN-MICHAUD, Emilie. Saint-Raphaël, naissance d'une station. Étude architecturale. Th. doct. : Paris 10 : 1983.

    P. 428-429.
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