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Magnanerie Fabre, puis hôtel de voyageurs des Mimosas, actuellement hôtel de ville

Dossier IA83001538 réalisé en 2011

Fiche

Appellations magnanerie Fabre, Hôtel des Mimosas
Parties constituantes non étudiées garage
Dénominations magnanerie, hôtel de voyageurs, hôtel de ville
Aire d'étude et canton Sainte-Maxime - Grimaud
Adresse Commune : Sainte-Maxime
Lieu-dit : Bellevue
Adresse : boulevard des Mimosas
Cadastre : 2012 AB 987

La magnanerie a été créée entre 1891 (où elle ne figure pas dans le recensement de la population) et 1896. A cette date elle est habitée par Philippe Fabre, sériciculteur, 51 ans, ses parents âgés de 83 et 86 ans, son épouse et leurs enfants, Aristide (24 ans) et Siméon (22 ans) tous deux également qualifiés de sériciculteur, Antonin (18 ans), Gaston (17 ans) et Henri (4 ans). Aristide Fabre sera un érudit, passionné de sériciculture, de cynégétique et archéologue amateur. Siméon Fabre, propriétaire de la magnanerie jusqu'au début des années 1920 sera maire de Sainte-Maxime de 1928 à l'année de son décès (1935).

Extérieurement, le bâtiment de la magnanerie est très semblable au bâtiment actuel. Pendant la guerre de 1914-1918 il est utilisé comme hôpital militaire. Il fait l'objet en 1922 d'une demande d'autorisation pour "la réfection de la magnanerie à l'usage d'un hôtel". Les travaux de transformation sont demandés à l'architecte René Darde et à l'entrepreneur de maçonnerie Paul Nicolet.

L'Hôtel des Mimosas présente 25 chambres. Le fronton de l'avant-corps central a été supprimé. Des garages sont rajoutés en 1926. Une publicité de 1929 nous apprend que le propriétaire de l'hôtel est monsieur J. Carron, que le restaurant propose de la cuisine lyonnaise et que l'hôtel est équipé du chauffage central. En 1937, il change de propriétaire et devient l'Hôtel Mirador. Il est réquisitionné par les troupes d'occupation lors de la dernière guerre. Un projet de remise en état avec surélévation d'un étage pour augmenter la capacité de 19 chambres est déposé en 1947. Ce projet n'est pas réalisé. L'hôtel est racheté en 1952 par un organisme allemand promouvant les vacances des jeunes européens et devient la Maison européenne de la jeunesse. Il est acheté par la ville en 1983. Restauré en 1985 par l'architecte Gilbert Romano, c'est à présent l'hôtel de ville de Sainte-Maxime. L'escalier en fer à cheval qui donnait un accès direct au rez-de-chaussée surélevé a été détruit. Un autre escalier en fer à cheval entourant une fontaine à été réalisé entre la terrasse en terre-plein et le boulevard des Mimosas.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 1er quart 20e siècle , daté par source
Secondaire : 4e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1922, daté par source
1985, daté par source
Auteur(s) Auteur : Darde René,
René Darde (1883 - 1960)

René Darde est issu de l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il travaille dans l'atelier des architectes parisiens Henri Sauvage et Charles Sarazin pour lesquels il vient, en 1911, suivre le chantier du Golf Hôtel de Beauvallon à Grimaud (83). Il s'installe définitivement à Sainte-Maxime à partir de 1913. Avec deux autres agences à Saint-Raphaël et Cannes, il serait l'auteur de près de deux cents villas dans le Var et les Alpes Maritimes. Il est considéré comme l'un des chefs de file du mouvement néo-régionaliste en Provence. Victime d'une hémiplégie en 1950, il réduit son activité mais réalise encore quelques villas jusqu'à son décès en 1960.


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architecte, attribution par source
Auteur : Romano Gilbert,
Gilbert Romano (1929 - )

Entrepreneur de maçonnerie (projeteur ENAD) puis architecte DPLG, actif à Sainte-Maxime (83) de la fin des années 1950 au milieu des années 1980.


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architecte, attribution par source
Auteur : Nicolet Paul,
Paul Nicolet

Entrepreneur de maçonnerie, collaborateur de l'architecte René Darde à Sainte-Maxime (83) au milieu du 20e siècle.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source

Le bâtiment est vraisemblablement construit en moellons de pierre, sans chaîne en pierre de taille, enduits. Les toits à longs pans sont couverts de tuiles plates mécaniques.

Il est élevé de deux étages carrés sur rez-de-chaussée. Il se présente selon un plan symétrique constitué d'une aile principale rectangulaire cantonnée de deux avant-corps. L'élévation principale est ordonnancée autour d'une travée centrale en ressaut précédée au rez-de-chaussée par un escalier en fer-à-cheval (détruit) desservant le premier étage. L'élévation est cantonnée par les deux travées en ressaut des deux avant-corps, couronnées chacune par un fronton-pignon (celui du centre a été détruit) plein-cintre brisé au centre duquel se trouve une lucarne surmontée d'un fronton triangulaire et cantonnée d'ailerons à volutes.

Le rez-de-chaussée de l'hôtel de voyageurs comportait à l'avant la salle à manger, le salon et le bar, ouvrant sur l'extérieur, ainsi que le bureau d'accueil. L'arrière était occupé par les pièces de service (cuisine, plonge, lingerie, chaufferie) ayant un accès direct à l'extérieur sur une cour anglaise. Aux étages se trouvaient une douzaine de chambres. Le premier étage était directement accessible par l'escalier en fer-à-cheval. L'escalier intérieur, tournant à retours avec jour, situé au centre de l'édifice adossé au mur du fond, dessert les trois niveaux.

Murs pierre moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
Toit tuile plate mécanique
Plans plan rectangulaire symétrique
Étages rez-de-chaussée, 2 étages carrés
Couvrements
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval, en maçonnerie
Typologies plan-masse régulier, volumétrie symétrique, élévation avec axe, caractère éclectique
États conservations remanié
Techniques maçonnerie
Représentations fronton, volute
Précision représentations

Les lucarnes de l'étage de comble sont couronnées de frontons et cantonnées d'ailerons à volutes.

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • Recensements de la population de 1836 à 1906 (Sainte-Maxime. 83). 1836-1906. Archives départementales du Var, Draguignan : 11 M 2.

    Recensements de 1891 et 1896.
  • Registre des déclarations concernant les constructions nouvelles, reconstructions, additions de constructions... 1891-1939. Archives communales, Sainte-Maxime : Série T.

    Demande d'autorisation de travaux de 1922.
  • Sainte-Maxime. Matrice cadastrale des propriétés bâties de 1910 mise à jour. Archives communales, Sainte-Maxime : 1 G.

    1937 : l'hôtel appartient à Monsieur françois di Nunzio et prend le nom de Mirador.
Documents figurés
  • Hôtel des Mimosas. 2e étage. 1er étage. Rez-de-jardin. [Sainte-Maxime]. / Tirage de plan, par René Darde, 1922. Dans : Demande de permis de construire pour l'Hôtel Mirador, 1947. Archives communales, Sainte-Maxime : 200 W 3.

    Projet de l'architecte René Darde de 1922. Inclus dans la demande de permis de construire de 1947.
Bibliographie
  • Germond, Jean-Daniel de. Sainte-Maxime. - Marguerittes : Editions de l'Equinoxe, 1993, 99 p.

    P. 78.
  • Guide de Sainte-Maxime (Var). - Edité par le Syndicat d'Initiative, imprimerie de l'Eclaireur de Nice, [ca 1929].

    Publicité pour l'Hôtel de Mimosas.
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Négrel Geneviève